la vérité sur les cosmétiques

La Vérité Cosméto du Mois : Masque cheveux Réveil’ Color Rose de DESSANGE revu à la loupe

DESSANGE Masque cheveux Réveil’ Color Rose précieuse, cheveux colorés 250 ml, 5,60 €

On retrouve la présentation du produit Dessange sur différents sites de revendeurs avec des variations autour des formulations suivantes:

« Formulé avec de la rose, reine des fleurs reconnue pour ses propriétés revitalisantes, le masque est un véritable bain d’éclat pour vos cheveux. Réparée, vitre chevelure révèle une couleur riche et éclatante pour longtemps. »* Par ailleurs, le spot publicitaire de la marque tourne clairement aussi autour de ces fameux «pouvoirs de la rose précieuse» pour «redonner de l’éclat aux cheveux».

DESSANGE Color Rose – formulé avec de la rose, oui, mais

La rose fait partie des formulation cosmétique depuis…des lustres, elle est particulièrement appréciée pour ses nombreuses propriétés intrinsèques. Dans les formulations cosmétiques, elle intervient en tant que parfum, elle est utilisée pour son effet émollient, prévient la déshydratation et a des vertus réparatrices. Reste à savoir si elle joue réellement un rôle dans cette formulation du produit Dessange.

Allons jeter un coup d’oeil derrière les coulisses pour vérifier la composition exacte du produit 

INCI* : AQUA / WATER • HYDROXYPROPYL STARCH PHOSPHATE • QUATERNIUM-87 • STEARYL ALCOHOL • BEHENTRIMONIUM CHLORIDE • AMODIMETHICONE • CETYL ESTERS • CI 77891 / TITANIUM DIOXIDE • MICA • LINALOOL • GERANIOL • ROSA GALLICA FLOWER EXTRACT • ROSA CANINA FLOWER EXTRACT • SORBITOL • CANDELILLA CERA / CANDELILLA WAX • TRIDECETH-6 • SODIUM HYDROXIDE • 2-OLEAMIDO-1,3-OCTADECANEDIOL • PHENOXYETHANOL • LIMONENE • PROPYLENE GLYCOL • ISOPROPYL ALCOHOL • CAPRYLYL GLYCOL • CAPRYLIC/CAPRIC GLYCERIDES • CETRIMONIUM CHLORIDE • CITRONELLOL • ETHYLHEXYL SALICYLATE • BENZYL SALICYLATE • BENZYL ALCOHOL • PARFUM / FRAGRANCE

 

Analyse des composants du masque Dessange 

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit. Et parmi ces premiers composants, présents en plus grande quantité,  on retrouve surtout des agents antistatiques, des conditionneurs capillaires de synthèse (type silicone), des conservateurs de synthèse controversés. La rose fait son apparition au milieu de la formule, un peu noyée au milieu de composants plus ou moins naturels ou de synthèse, – plus ou moins controversées, timidement épaulée par de la cire de candelilla.

Quelques substances problématiques et controversées se sont glissées dans la formule :

  1. Behentrimonium Chloride un conservateur de synthèse ou conditionneur capillaire (antistatique), qui fait partie des Quats, substances peu biodégradables et légèrement irritantes.
  2. Amodimethicone, composant à base de silicones, peu biodégradables, donc problématique pour l’environnement.
  3. Le Phenoxyethanol, conservateur de synthèse controversé, potentiel toxique avéré (nocif pour le foie, notamment)
  4. Trideceth-10, un émulsifiant qui fait également partie de la catégorie des PEG. Les PEG ce des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et sont peu biodégradables, donc polluantes.
  5. Le démêlant Cetrimonium Chloride et QUATERNIUM-87, qui font aussi partie des Quats, substances peu biodégradables et légèrement irritantes.
  6. Le filtre UV ETHYLHEXYL SALICYLATE (Octisalate), perturbateur endocrinien supposé.
  7. L’HYDROXYPROPYL STARCH PHOSPHATE, un amidon modifié,  agent de contrôle de la viscosité (composant de synthèse, composé ethoxylé, PEG, problématique environnementale, entre autre)

Verdict 

L’extrait de rose tant vanté fait son apparition discrète milieu de liste du masque capillaire Dessange mais ce composant végétal tout à fait respectable se trouve un peu seul, au milieu d’une formulation qui préfère les composants « neutres » ou de synthèse plus ou moins controversés, qui posent aussi  et surtout problème à l’environnement. Et on ne répétera jamais assez, les composants polluants qui ne respectent pas l’environnement sont tout aussi problématique que les composants avérés toxiques pour l’homme, car un environnement pollué se répercute au final sur notre santé (et celle des animaux)… assez rapidement.

Et cela concerne bien entendu de nombreuses autres marques ou produits (comme dans les différents  articles  du site), qui s’affichent parfois même avec des labels « vegan », mais qui formulent en grande partie avec des ingrédients ou processus polluants ou problématiques pour l’environnement. Ce qui rendra notre contexte environnemental encore plus problématique…que ce soit pour nous, ou les animaux.

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Note ; cet article date de 2020

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Yves Rocher
Rouge à lèvres
Rouge Vertige
Effet Brillant
30 ml
6,50 €

   

En s’appliquant du rouge à lèvres quotidiennement, quelle quantité est ingérée, d’après vous ?

Le magazine de consommateurs allemand « Ökotest » évoque une étude du comité scientifique de l’EU qui a calculé que cela représentait environ 20 grammes par an environ : ce qui représente environ 4 rouges à lèvres/an. Raison de plus de regarder de plus près la composition des rouges à lèvres, qui ont parfois des compositions assez contestables. Dans son édition de mars 2018 le magazine »Ökotest » avait d’ailleurs également analysé la composition d’une sélection de rouges à lèvres.Le test comportait en tout 22 produits, à la fois des marques conventionnelles, «classiques» et des marques certifiées de cosmétique naturelle et bio.                                                         

Verdict :

  • 7 produits classés «très bien» (dont 6 de cosmétique naturelle et bio) 
  • 1 produit classé  « satisfaisant »
  • 1 produit classé  « suffisant » et le reste des produits conventionnels passent directement aux cases «déconseillés ».                                                                                  

Les produits -analysés sur la base de leurs formulations-, ont été déclassés à cause des composants suivants :                    

  • Composants à base d’huiles minérales qui contenaient des MOSH et MOAH,(hydrocarbures aromatiques), substances classées potentiellement cancérigènes, accumulation dans les tissus 
  • Des composés organo-halogénés, potentiel allergène plus élevé
  • Des colorants azoïques allergènes Tartazin CI19140
  • Des traces de métaux lourd (plomb), neurotoxique 
  • Des filtres UV de synthèse controversés (perturbateur endocriniens ou autres)     
  • Des composants à base de silicone, polluants          

Revenons à l’analyse de notre produit, le rouge à lèvres de Yves Rocher

Bénéfices produit du rouge à lèvres, –  présentés sur le site de Yves Rocher :

DESCRIPTION

Rouge Vertige Effet Brillant

« Des couleurs rayonnantes qui habillent, un soin nourrissant qui enveloppe.
54 nuances et effets du plus délicat des nudes au plus intense des rouges; d’infinies variations pour sublimer toutes les femmes.
Des couleurs rayonnantes associées à une texture soin à l’huile de Cerise nourrissante pour un confort absolu. Son + : Texture fondante Actif Végétal : Huile de Cerise L’huile de cerise, par sa composition en acides gras, est reconnue pour ses propriétés émollientes et nourrissantes. Testée en efficacité biologique in-vitro, elle s’est révélée efficace sur le renouvellement cellulaire. »

Donc, selon Yves Rocher, la matière active la plus importante, celle qui mérite en tout cas à être mise en avant en tant qu’actif végétal, serait «l’huile de cerise»…aux propriétés émollientes et nourrissantes…

Allons jeter un coup d’oeil sur la formulation du rouge à lèvres Yves Rocher désormais.

Ingrédients/INCI* :

  • PENTAERYTHRITYL TETRAISOSTEARATE, PROPYLHEPTYL CAPRYLATE BIS-DIGLYCERYL,POLYACYLADIPATE-2 POLYBUTENE, OCTYLDODECANOL, HYDROGENATED POLYISOBUTENE, POLYETHYLENE VP/EICOSENE COPOLYMER, METHYL HYDROGENATED ROSINATE, CANDELILLA CERA/EUPHORBIA CERIFERA (CANDELILLA) WAX/CIRE DE CANDELILLA, CERA ALBA/BEESWAX/CIRE D ABEILLE, SYNTHETIC WAX, HYDROGENATED MICROCRYSTALLINE WAX, PRUNUS AVIUM (SWEET CHERRY) SEED OIL, (HUILE DE NOYAU DE CERISE,) PARFUM/FRAGRANCE, BHT, BENZYL ALCOHOL, LECITHIN [+/- (MAY CONTAIN/PEUT CONTENIR) MICA SILICA (SILICE) SYNTHETIC FLUORPHLOGOPITE, TIN OXIDE, CI 12085 (RED 36) CI 15850 (RED 6) CI 15850 (RED 7 LAKE) CI 16035 (RED 40 LAKE) CI 19140 (YELLOW 5 LAKE) CI 42090 (BLUE 1 LAKE) CI 45380 (RED 21 LAKE) CI 45410 (RED 27 LAKE) CI 73360 (RED 30) CI 77491 (IRON OXIDES) (OXYDE DE FER) CI 77492 (IRON OXIDES) (OXYDE DE FER) CI 77499 (IRON OXIDES) (OXYDE DE FER) CI 77891 (TITANIUM DIOXIDE) ] 3020v0

 

Analyse des composants :

 

 

 

 

Analyse des composants du rouge à lèvres Yves Rocher :

Ce qui saute aux yeux, quand on regarde l’ensemble de la formulation, c’est que les composants d’origine végétale sont loin de jouer le premier rôle… Dans la première partie, celle qui détermine le profil global du produit, (car les composants y sont présents en plus grande quantité), on retrouve surtout un mélange d’huiles minérales ou de cires de synthèse. Avec quelques huiles ou cires végétales coincées au milieu de la formule, mais qui vont jouer un rôle plutôt accessoire.Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » global du produit. Ces huiles minérales ou synthétiques présentes en première partie de la liste (POLYBUTENE, HYDROGENATED POLYISOBUTENE, POLYETHYLENE VP/EICOSENE COPOLYMER) procurent hydratation, -certes-, mais posent problème à d’autres niveaux (voir ci-dessous). Les huiles minérales représentent par ailleurs aussi un réel problème environnemental : le processus d’extraction et du raffinage du pétrole présentent un bilan écologique désastreux.

Précisions concernant les huiles minérales en cosmétique

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Le BFR allemand a récemment publié une conclusion rassurante concernant l’application cutanée de produits cosmétiques à base d’huiles minérales, – qui ne poseraient pas de problématique de santé. Ce qui n’enlève pas la problématique de l’effet occlusif en forte concentration, ni la qualité  «inerte» de la matière première, la rendant moins intéressante que les huiles minérales, et la problématique environnementale. « According to the currently available scientific knowledge, no health risks are to be expected for consumers who apply cosmetic products to their skin, in the view of the BfR. »  En ce qui concerne les % d’huiles minérales appliqués sur les lèvres (contenus dans les produits pour les lèvres: baumes, mais aussi rouges à lèvres et gloss), le BFR estime qu’il n’y a pas de problématique de santé, non plus, à partir du moment où les fabricants respectent la typologie des huiles minérales utilisées et le taux maximal d’ingestion potentielle quotidienne. (aussi appelé « ADI » : Acceptable Daily Intake, qui vaut aussi pour l’alimentaire.)

Mais est-ce que les fabricants respectent toujours ce seuil ‘ADI’, et la typologie des huiles minérales recommandées ?

Pas toujours, dans le même communiqué le BFR admet que des études portant sur de produits de soin pour les lèvres en Suisse et en Allemagne ont démontré que la recommandation n’est souvent tout simplement pas respectée par les fabricants. « According to Recommendation No. 14 from Cosmetics Europe (2014), only those mineral oil hydrocarbons for which an ADI value has been derived should be used in lip care and oral care products. » (….) The examination of more than 200 lip care products from the Swiss market (Niederer et al., 2015) showed that the mineral oil quality used in numerous products did not comply with Recommendation No. 14 of Cosmetics Europe (Cosmetics Europe 2014). (….) Analysis of lip care products in Switzerland and Germany demonstrate, however, that mineral oils which do not comply with this recommendation were also used in a number of products. The BfR advises manufacturers of lip care products to comply with the recommendation of Cosmetics Europe.

Par ailleurs, selon certaines analyses de test produits du magazine allemand Ökotest le taux de MOAH contenu dans les produits à base d’huiles minérales varie fortement, et peut parfois même atteindre jusqu’à 5%. (Ökotest 01_2018)

Concernant l’analyse du rouge à lèvres de Yves Rocher

Ce qui peut être considéré comme problématique dans cette formulation, – en dehors des composants issus de la pétrochimie (huiles minérales, voir plus haut)

Quelques substances controversées se sont glissées dans la formule du rouge à lèvres d’Yves Rocher:

  1. Un grand nombre de composants de synthèse, issus de la pétrochimie ou silicones, problématiques environnementale et peu intéressants en terme de substances de soin.
  2. Le BHT antioxydant chimique (classé perturbateur endocrinien supposé)
  3. Le Synthetic Fluorphlogopite, est un composant de synthèse, régulateur de viscosité, ou aussi parfois employé comme pigment de synthèse («synthetic mica»), alors que de nombreuses alternatives naturelles (pigments minéraux naturels) existent.
  4. Des colorants de synthèse controversés (les colorants azoïques) CI 12085 (RED 36) /CI 15850 (RED 6)/CI 16035 (RED 40 LAKE)/CI 19140 (YELLOW 5 LAKE), présents en qualité variable en fonction des différentes nuances. Les colorants azoïques (pigments de synthèse) peuvent déclencher des allergies, certains colorants azo sont classés «cancérigènes possibles».

Verdict

Une formulation où les composants de synthèse hydratants (huiles et cires minérales) et composants colorants (colorants azoïques) jouent le rôle principal... L’huile de cerise, vantée par Yves Rocher dans la présentation du produit joue un rôle purement anecdotique et sert d’alibi pour « verdir » la formule, la faire paraître plus naturelle et végétale qu’elle ne l’est en réalité.

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Vous trouverez d’autres articles et tests produits  sur le site.

Note ; cet article date de 2019

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Uriage
Bébé – 1er Lait Hydratant
Soin Quotidien Douceur
200 ml
12,60 €

Lait Bébé Uriage, analyse de la formulation

C’est souvent à l’arrivée du premier bébé que les familles commencent à s’intéresser aux compositions des cosmétiques qu’ils utiliseront pour leurs enfants.Et très souvent, ce questionnement est accompagné d’une prise de conscience au sens plus global. C’est généralement l’occasion de se poser de vraies questions : dans quel monde mon enfant va-t-il évoluer ? Quels produits j’achète ? Quelle alimentation, quelle crème serait la meilleure pour mon bébé ?….. et aussi : quels produits seraient les meilleurs pour le monde dans lequel il va grandir ?

Formulation Produits pour Bébé & Tout petits

Et dès que l’on penche son nez dans la formulation de produits pour bébés ou tout-petits, (comme ici le lait hydratant Uriage Bébé) on s’aperçoit qu’il y a encore beaucoup trop de formulations contestables.

Même si la plupart des fabricants ont allégés leur formules; -pas forcément toujours parce que cela correspond à leur éthique du départ-, mais surtout parce que les consommateurs sont de plus en plus regardants.De manière générale, les bébés, les tout-petits et les femmes enceintes sont particulièrement vulnérables et ne devraient donc pas être exposés davantage à des substances potentiellement toxiques, que ce soit avec des produits cosmétiques ou d’autres produits du quotidien (alimentation, vêtements, ameublement, environnement,  produits divers du quotidien, etc). Beaucoup trop de marques cosmétiques aujourd’hui disponibles sur le marché contiennent encore des composants réellement controversés, potentiellement toxiques pour les bébés, tout-petits, femmes enceintes et aussi leur bébé à venir. Différentes études confirment par ailleurs que les femmes enceintes sont par exemple souvent déjà beaucoup trop exposées à des substances très controversées du type perturbateurs endocriniens, entre autre.

Femmes enceintes & perturbateurs, l’étude de Santé Publique

En 2016 Santé Publique a publié la plus vaste étude menée sur les traces de perturbateurs endocriniens chez les femmes enceintes en France.

Résultat :
Le bisphénol A, les phtalates, les pyréthrinoïdes (famille d’insecticides), les dioxines, les furanes, les PCB, les retardateurs de flamme et les composés perfluorés » sont détectés « chez près de la totalité des femmes enceintes », 

«Les femmes enceintes constituent une population particulièrement sensible car l’exposition pendant la grossesse à ces polluants est soupçonnée de favoriser naissances prématurées et malformations congénitales, ainsi que des anomalies dans le développement et la santé future de l’enfant, ajoute l’organisme public. » 

Nous le répétons assez souvent dans nos communications, les perturbateurs endocriniens ne concernent bien entendu pas uniquement la problématique des cosmétiques, mais les objets du quotidien au sens plus large. Mais beaucoup trop de cosmétiques, -même ceux destinés aux enfants, aux bébés et aux femmes enceintes-, plus vulnérables, contiennent encore des substances controversées du type perturbateurs endocriniens supposés ou d’autres composants considérés comme problématiques à différents niveaux. Dans le tests produits pour bébé, nous avions aussi déjà évoqué les raisons pour lesquelles une peau de bébé ne devrait tout simplement pas être en contact avec des composants chimiques controversés.

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Analyse du Lait hydratant bébé Uriage.

Voici le descriptif du lait hydratant Bébé Uriage sur le site de la marque * :

À base d’Eau Thermale d’Uriage apaisante, ce lait est indispensable pour restaurer le confort de la peau parfois desséchée par le frottement des vêtements et l’environnement extérieur. Texture fondante et délicatement parfumée qui laisse la peau du bébé souple, douce et hydratée. Hydrate Grâce à l’Eau Thermale d’Uriage et à la Glycérine aux propriétés hydratantes, la peau retrouve tout son confort. Protège Le Beurre de karité et de l’Illipée sont des actifs nourrissants qui renforcent l’action protectrice contre le desséchement cutané. Apaise L’association de l’Aloé Vera et de l’Eau Thermale d’Uriage apaisent la peau sensible de bébé.

Actifs mis en avant par la marque

  • Eau Thermale d’Uriage Beurre de Karité Beurre d’Illipé Glycérine Aloe vera
  • Testé sous contrôle dermatologique Non comédogène

Nous voilà bien rassurés. Allons jeter un coup d’oeil sur la formulation désormais.

Ingrédients/ INCI:

AQUA (WATER) – PARAFFINUM LIQUIDUM (MINERAL OIL) – BUTYROSPERMUM PARKII (SHEA BUTTER) – HYDROGENATED POLYDECENE – GLYCERIN – CETYL ALCOHOL – DIMETHICONE – POLYSORBATE 60 – SHOREA STENOPTERA SEED BUTTER – TROMETHAMINE – PARFUM (FRAGRANCE) – ACRYLATES / C10-30 ALKYL ACRYLATE CROSSPOLYMER – CHLORPHENESIN – DIAZOLIDINYL UREA – SODIUM ACRYLATE / SODIUM ACRYLOYLDIMETHYL TAURATE COPOLYMER – ISOHEXADECANE – TOCOPHERYL ACETATE – POLYSORBATE 80 – SORBITAN OLEATE – ALOE BARBADENSIS LEAF EXTRACT.

Analyse des composants :

Comme toujours, dans une formulation de produits cosmétiques, ce sont les 5-10 premiers composants,  -présents en plus grande quantité-, qui déterminent le « profil » global d’un produit.

Et pour le lait hydratant bébé Uriage, juste après l’eau thermale d’Uriage, on trouve ici en 2ème position une huile minérale issue de la pétrochimie : Paraffinum Liquidum, présente donc en quantité importante. On retrouve également une autre substance issue de la pétrochimie Isohexodecane, plus bas dans la liste.Ces huiles minérales ou synthétiques procurent hydratation, -certes-, mais posent problème à d’autres niveaux (voir l’encadré ci-dessus).Les huiles minérales représentent par ailleurs aussi un réel problème environnemental : le processus d’extraction et du raffinage du pétrole présentent un bilan écologique désastreux.

Et si l’on souhaite se soucier du bien être de son bébé et de ses enfants, il serait préférable de prendre en considération l’image globale et choisir des produits sans aucune substance potentiellement toxique, que ce soit pour le bébé ou…. l’environnement.

Les bébés et enfants de manière générale sont déjà trop exposés aux pollutions environnementales et chaque geste qui va dans le sens de la protection de l’environnement leur sera bénéfique. Cela peut paraître tellement banal comme constat, mais il y a encore beaucoup de consommateurs qui estiment qu’un composant polluant serait au final « moins problématique »  qu’un composant potentiellement toxique pour l’humain.

Tout est lié, forcément.

Il y a bien sûr aussi le beurre de karité en 3ème position et la glycérine en 5ème position, intéressants pour leurs apports hydratants. Un composant à base de silicone, le Dimethicone se rajoute au tableau en 7ème position. La formule hydratante de base est donc constituée d’un mélange d’huiles minérales, de cires végétales, de glycérine et de silicone. L’aloe Vera, vanté par Uriage dans la présentation du produit, intervient en toute dernière position, donc de manière complètement anecdotique.

Autres ingrédients controversés

D’autres substances controversées se sont par contre aussi glissées dans la formule du Lait Hydratant Bébé Uriage :

  • Des huiles minérales Paraffinum Liquidum et Isohexodecane, composants issus de la pétrochimie. Hydratants, mais « inertes »,  (voir encadré)
  • Le Dimethicone (silicone) problématique sur le plan environnemental; car polluant
  • Du Polysorbate qui, tout comme les PEG, font partie des composés éthoxylés, des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes.
  • La TROMETHAMINE, une substance tampon susceptible, sous certaines conditions, de développer des nitrosamines (substances considérée comme cancérigènes)
  • Des conservateurs de synthèse controversés : Chlorphenesin, une substance organo-halogénée susceptible d’effets allergisants et  problématique car elle peut s’accumuler dans l’organisme.
  • Le Diazolidinyl Urea, conservateur de synthèse susceptible de libérer des formaldehydes, classés cancérogènes.

Verdict :

Une formulation hydratante qui mélange allègrement composants de synthèse (parrafine, silicones etc) et composants naturels (beurre de karité & shorea). Mais qui contient aussi des composants controversés et problématiques à différents niveaux, qui ne devraient tout simplement pas se retrouver dans des produits pour bébé. Même avec le rajout d’eau thermale d’Uriage, -mise en avant par le fabricant-, la formulation du lait Bébé Uriage reste extrêmement bancale. Copie à revoir

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Note ; cet article date de 2019

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu.

Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. 

Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Octobre 2019

Test produits : mascaras

Le maquillage fait partie de ces catégories de produits cosmétiques souvent considérés comme « secondaires » : après la catégories de produits « d’hygiène de base » (savons, gels douche, déodorants, shampooings ) ou de soins (soin visage & corps).Et dans ces catégories « secondaires », -dont les mascaras font partie – les consommateurs/consommatrices ont parfois du mal à franchir le pas vers le monde des produits « plus naturels », qui contiennent moins de composants considérés comme controversés. Et pourtant… même dans cette catégorie de produits secondaires, on retrouve des grandes différences de formulation, de qualité …et de prix.Comme nous l’avions déjà montré dans des tests produits de maquillage auparavant, regarder de plus près la liste des composants peut toujours s’avérer utile. Car même dans ces catégories secondaires, on retrouve toujours de nombreux composants problématiques. D’autant plus, qu’il existe aujourd’hui de nombreuses alternatives…

Allons désormais jeter un coup d’oeil sur le cas spécifique des mascaras…

De manière générale, un mascara est formulé dans le même esprit qu’une « émulsion » :

Phase aqueuse (eau + gélifiant) + Phase huileuse ( huiles et cires végétales ou huiles minérales,  silicones) + Emulsifiant (pour lier l’ensemble) + Pigments (naturels ou de synthèse) + Matières actives ( diverses : extraits de plantes, inuline, glycérine, etc) + Conservateurs (qui peuvent être considérés comme plus ou moins controversés)

 

 

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En ce qui concerne la phase huileuse, il y a une réelle différence entre les marques « conventionnelles » qui travaillent la plupart du temps avec des silicones ou des huiles minérales*.  Les marques de cosmétique naturelle et bio (certifiées) se servent uniquement d’huiles et de cires végétales, les silicones ou composants issus de la pétrochimie ne sont pas autorisés par les différents labels.

* Les marques conventionnelles mélangent désormais aussi silicones/ huiles minérales et huiles et cires végétales.

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Ah les fameux SILICONES… 

Les silicones sont souvent utilisés en cosmétique «conventionnelle», car ils sont faciles à manipuler en tout cas plus faciles à manipuler dans les formulations que les huiles et cires végétales, qui sont plus délicates à travailler, par exemple.Les huiles de silicones permettent d’obtenir des textures et un toucher « soyeux », très peu gras, une texture qui correspond aussi aux attentes des consommateurs d’aujourd’hui. Dans les mascaras, le silicone interviendra aussi dans les formules « waterproof » ou comme agent filmogène, par ex.

Où est le problème, alors ?

Le problème d’une part, c’est que les silicones n’apportent absolument pas la « qualité de soin » que peuvent apporter des huiles/cires végétales, par exemple. Certains composants à base de silicone, comme Le Cyclopentasiloxane (D5), posent également problème à d’autres niveaux, ce composant classé comme persistant, bioaccumulable et toxique dans l’environnement est supposé d’agir en tant que perturbateur endocrinien. Et les silicones de manière générale engendrent toute une autre problématique importante ; ce sont des composants très polluants, car peu ou pas biodégradables. Les silicones, ingrédients dont le nom finit en –ane ou en –one (methicone /siloxane/silicone) sont présents dans liste sous le nom INCI suivant, par exemple :

Dimethicone (et toutes ses variantes)

Cyclopentasiloxane

Amodimethicone,

Polysiloxane,

Cyclotetrasiloxane,

Cyclomethicone…

Etc, etc

Et les huiles minérales, alors ?

Toujours d’actualité, aussi dans les mascaras :

Les huiles minérales (type paraffine, pétrolatum, etc) nécessitent quelques explications supplémentaires; elles sont controversées et peuvent être considérées comme problématiques en cosmétique. L’avantage de ces huiles et cires de paraffine en cosmétique se résume surtout à un point : leur prix bas.C’est un composant de base issu de la pétrochimie (résidu de pétrole), particulièrement lucratif pour l’industrie cosmétique. Faciles d’utilisation (avantage de stabilité, sans oxydation) avec des propriétés protectrices et un prix de revient peu élevé, ces ingrédients issus de la pétrochimie sont largement utilisés par l’industrie cosmétique.Mais les huiles minérales comportent par contre de nombreux désavantages. Composées de chaines d’hydrocarbures dépourvues d’oxygène, elles ne peuvent pas être métabolisées par l’organisme, par exemple.  Ce sont donc en quelque sorte des corps gras «inertes», qui n’apportent aucun élément nutritif et n’interagissent pas avec la peau, les cils ou les cheveux.Les huiles minérales représentent par ailleurs aussi un réel problème environnemental: le processus d’extraction et du raffinage du pétrole présentent un bilan écologique désastreux.

 

 

En dehors des silicones ou des huiles minérales, quels sont les composants controversés que l’on retrouve encore aujourd’hui dans certains mascaras ?

Parmi les mascaras « conventionnels », on peut retrouver de nombreux composants controversés, qui peuvent poser problème à différents niveaux, comme par exemple les composants suivants : De nombreux conservateurs de synthèse et autres composants controversés. Il s’agit bien entendu d’une liste non exhaustive….

  • Propylparaben, perturbateur endocrinien supposé
  • BHT antioxydant chimique  /perturbateur endocrinien supposé.
  • PHENOXYETHANOL : potentiel toxique avéré (nocif pour le foie, notamment)
  • CHLORPHENESIN : substance organo-halogénée qui peut provoquer des effets allergisants et problématique car susceptible de s’accumuler dans l’organisme. Problématique environnementale également, car substance polluante.
  • TRIETHANOLAMINE substance tampon, émulsifiant ou faisant partie d’un tensioactif qui est susceptible de former des nitrosamines, cancérigènes.
  • PEGs : des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances (et ne sont pas très biodégradables, donc aussi considérées polluantes).

Pigments / Colorants

  • Colorants azoïques :
  • Les colorants azoïques (pigments de synthèse/ chimiques) peuvent déclencher des allergies, certains colorants azoïques sont classés «cancérigènes possibles». CI16035/ CI19140/ CI15850/ CI11680 etc,

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A titre d’exemple, voici quelques exemples de mascara «conventionnels» qui contiennent des composants problématiques ou controversés.

Les produits ont été sélectionnés au hasard, juste à titre d’exemple.

1 ) L’Oréal : Mascara Unlimited Very Different Waterproof 

Ce mascara contient par exemple les composants problématiques/controversés suivants :

  • PHENOXYETHANOL
  • BHT 
  • PEG
  • SILICONS
  • PARAFFINE
  • CHLORPHENESIN
  • EDTA, etc

 2) L’Oréal: Faux Cils X-Fiber X-Treme Resist Waterproof

Ce mascara contient par exemple les composants problématiques/controversés suivants :

  • PARAFFINE
  • ISODODECANE
  • PENTAERYTHRITYL TETRA-DI-T-BUTYL HYDROXYHYDROCINNAMATE,
  • PROPYLENE CARBONATE
  • PEG-30 GLYCERYL STEARAT
  • BHT
  • TRIETHOXYCAPEYLYLSILANE

etc

3) Yves Rocher : Mascara Volume Elixir 

Ce mascara contient par exemple les composants problématiques/controversés suivants :

  • CERA MICROCRISTALLINA/MICROCRYSTALLINE WAX/
  • ACRYLATES COPOLYMER
  • PHENOXYETHANOL
  • BHT

4 ) Yves Saint Laurent : MASCARA VOLUME EFFET FAUX CILS

Ce mascara contient par exemple les composants problématiques/controversés suivants :

  • PARAFFIN
  • DIMETHICONE
  • PEG-40 STEARATE
  • BHT
  • PROPYLPARABEN
  • METHYLPARABEN
  • BUTYLPARABEN
  • PHENOXYETHANOL 
  • TRIETHANOLAMINE

etc

5)  ClarinsMASCARA SUPRA VOLUME

Ce mascara contient par exemple les composants problématiques/controversés suivants :

  • PARAFFIN
  • DIMETHICONE
  • PHENOXYETHANOL
  • CI 19140

etc

**********************

 

 

Les composants problématiques ou considérés comme controversés listés ci-dessus (liste non exhaustive…) ne sont pas autorisés par les différents cahiers de charges de cosmétique naturelle et bio.

Ces produits sont donc par définition exempts de composants problématiques ou considérés comme controversés.

Voici donc en comparaison quelques exemples de mascaras de cosmétique naturelle & bio « certifiés ».

A la place des silicones et huiles minérales et d’autres composants de synthèse, on retrouvera par exemple un mélange d’huiles et de cires végétales, des extraits végétaux, des pigments naturels, des agents filmogènes naturels, des stabilisateurs de formules et des conservateurs plus doux, autorisés par les différents cahiers de charges en cosmétique naturelle et bio (type Potassium Hydroxide, Potassium Sorbate, Sodium Benzoate).

Voici quelques exemples de formulation de mascaras certifiés bio.

1) Dr. HAUSCHKA : Mascara volume 04 – deep infinity – 8ml

  • huile de ricin, cire d’abeille,
  • cire de candelilla,
  • huile de jojoba hydrogénée,
  • extrait de camelllia,
  • extrait d’euphraise extraits de feuille de neem et de feuille de théier,
  • poudre de soie,
  • cire de jojoba,

etc

2) AVRIL : Mascara longue tenue, noir

  •  cire d’abeille*,
  • mélange de cire et d’huile de jojoba hydrogénée,
  • gomme xanthane,
  • huile de graine de tournesol,
  • vitamine E, huile de graine de marula, 
  • eau de framboise

etc etc..

3) LADY GREEN : Mascara 

  • Cire d’abeille,
  • Glycérine,
  • Eau de framboise,
  • Gomme d’acacia (gomme arabique),
  • Cire de carnauba,
  • Huile de graine de Marula (prunier d’Afrique),
  • Huile de graine de tournesol,

etc etc..

Comment se fait-il qu’il n’y ait pas de mascara «waterproof» en cosmétique naturelle et bio ?

Pour l’instant, les mascaras waterproof peuvent seulement être formulés à partir de composants de synthèse – à partir de combinaisons de silicones et paraffines, notamment. Mais les silicones, -très polluants-, et les composants dérivés de la pétrochimie ne sont tout simplement pas autorisés en cosmétique naturelle et bio.

Les mascaras en cosmétique naturelle et bio ne peuvent pour l’instant donc pas être « waterproof » , mais en revanche ils ne contiennent pas non plus la flopée d’ingrédients polluants ou controversés que l’on retrouve souvent dans les mascaras conventionnels. Et peut être que demain, une marque de cosmétiques bio investira en recherche et développement pour ensuite proposer « le premier mascara bio waterproof », uniquement à base de composants naturels… affaire à suivre.Chaque marque de cosmétique naturelle et bio propose des formulations différentes, à des prix différents -c’est également le cas dans le secteur des cosmétiques conventionnels, d’ailleurs.A vous de jouer … pour trouver le mascara qui vous conviendra le mieux…

 

************

Note ; cet article date de 2019

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Le Match Cosméto de la rentrée : déodorants 

Dans cette rubrique, nous allons vous présenter régulièrement deux produits comparables de deux marques différentes, l’une du secteur des cosmétiques «conventionnel», l’autre du secteur des cosmétiques bio certifiés.Ces produit s’affronteront sur le même terrain : la comparaison des composants. La commentatrice vous accompagne tout le long du match et vous explique les règles du jeu, quand celles-ci ne sont pas tout à fait claires.

Place au match : que le meilleur gagne.

Pour ce match, nous avons choisi des déodorants, des produits indispensables… toute l’année ! Et quand on veut passer d’un déodorant «classique», – la plupart du temps à base de sels d’aluminiums -,  vers des déodorants plus naturels, il faut parfois un peu tâtonner avant de trouver le «bon produit», c’est -à-dire celui qui vous convient…Tout simplement parce que les déodorants du «conventionnel» peuvent se servir de sels d’aluminium. Ce sont des ingrédients controversés, non autorisés par les cahier des charges en cosmétique naturelle et bio, par exemple. Ces sels d’aluminium bloquent la transpiration et donc le développement des bactéries associés, (qui sont en fait «les vrais coupables» des odeurs de transpiration). Ces composants ont donc un spectre de fonctionnement large, presque «généraliste» qui fonctionne à peu près pour tous.

Le saviez-vous ?


➡️ Tous les composants à base « d’Aluminium » ne sont problématiques au même niveau, certains sont inoffensif, comme les silicates ou oxydes d’aluminum, naturellement déjà largement présents sur terre (argiles, etc) d’autres sont très problématiques, comme les chlorhydrates d’aluminium, par ex., car chimiquement réactifs. ⬅️

Plus d’explications dans le test produit du déodorant BRUT: un déodorant à la composition plus que contestable.

Les déodorants  » naturels » et bio

Les déodorants dits «naturels» et surtout ceux du secteur des cosmétiques naturels et bio travaillent différemment, avec des formules qui tournent en gros autour de quelques ingrédients clés: alcool, huiles essentielles, extraits végétaux divers…D’autres formules naturelles à base de bicarbonate de soude (notamment pour les déodorants «solides» et/ou fait maison) se rajoutent au tableau…Et donc en terme d’efficacité, cela peut s’avérer un peut plus aléatoire que «l’artillerie lourde» des sels d’aluminium, mais il suffit de trouver le produit qui vous conviendra le mieux. Le choix d’un déodorant plus naturel, -sans composants controversés-, peut parfois prendre un peu de temps, mais avec toutes les options disponibles aujourd’hui sur le marché…chacun pourra tout à fait trouver ce qui lui convient le mieux.

Plus d’informations également dans cet article 

Dans le comparatif des deux produits qui suivent, on court après le même but : le soin des aisselles ou peut être aussi le respect de son entourage…Les odeurs de transpirations diverses, en été, dans des lieux fermés ou transports en public, c’est rarement une partie de plaisir…Mais d’un côte on se sert principalement de composants de synthèse avec quelques substances douteuses qui se faufilent entre le lignes et de l’autre camp on joue la carte du «purement naturel ».

Le début du match, présentation des équipes :

The Body Shop
Déodorant Anti-Transpirant
Aloès
50 ml,
8,00 €

Sur le site de la marque, on trouve le descriptif du produit suivant ;

« Un déodorant doux à l’aloès qui apaise et laisse la peau fraîche. Idéal pour les peaux sensibles.

Formulé pour les peaux sensibles/ Aloès pur de Campeche (Mexique) issu du commerce équitable/Formule douce/Garanti sans parfum, sans colorant, sans alcool/ Formulé sans conservateurs » (remarque : la formule contient des conservateurs de synthèse problématique type phenoxyéthanol; donc c’est juste faux)

Ingrédients/ INCI:

Aqua, Aluminum Chlorohydrate, Steareth-2, PPG-15 Stearyl Ether, Glycerin, Butylene Glycol, Steareth-21, Pentylene Glycol, Phenoxyethanol, Panthenol, Glyceryl Stearate, Aloe Barbadensis Leaf Juice Powder, Sodium Benzoate, Bisabolol, BHT.

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le «profil» du produit. Et en deuxième position, juste après l’eau, on retrouve justement déjà un sel d’aluminium, présent en quantité élevée (2ème position) : l’Aluminum Chlorohydrate, S’en suivent quelques composants de synthèse, de la glycérine, des conservateurs controversés, et bien sûr aussi le fameux « Aloès pur du Mexique » tant vanté dans la formule.  Mais, petit hic: il apparait seulement parmi les 4 derniers ingrédients, donc en quantité très faible et avec donc un champ d’action bien limité.

Quel est le problème que posent les sels d’aluminium dans les produits cosmétiques ?

Les sels d’aluminium sont des composants réactifs, partiellement solubles, susceptibles de pénétrer dans les tissus de l’organisme. Cela fait un moment que les sels d’aluminium sont montrés du doigts dans différentes études, mais les deux études les plus récentes ont de nouveau relancé le débat du lien entre sels d’aluminium dans les déodorants et formation de cancers.

Plus d’information au sujet de l’aluminium dans cet article

Analyse des composants :

D’autres substances controversées se sont également glissées dans la formule :

*Aluminum Chlorohydrate, qui fait partie des sels d’aluminium, voir problématique expliquée ci-dessus, en 2ème position, donc présent en grande quantité, potentiellement irritant

  • Des PEG:  PPG-15 Stearyl Ether, ce sont des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  • Le Phenoxyethanol, un conservateur de synthèse controversé : potentiel toxique avéré, notamment pour le foie. Restrictions d’utilisations (1%) Le descriptif du produit sur le site indique : « Formulé sans conservateurs » donc c’est juste faux.
  • Le BHT, étudié en tant que perturbateur endocrinien et classé comme réellement problématique (cancérogènes possible) dans certains pays.

VerdictUne formule soi-disant «douce» pour «peaux sensibles» qui contient des sels d’aluminium,  controversés et potentiellement irritants.

Un produit «formulé sans conservateur» qui contient du phenoxytheanol. Une formule 100% vegan, qui contient aussi des composants polluants, détruisant davantage l’environnement de l’humain…et des animaux.

Au-delà de l’aspect « greenwashing»  bien prononcé (en mettant en avant uniquement l’Aloès pur du Mexique, – issu du commerce équitable) , le descriptif du produit est pris en flagrant délit de … descriptif produit trompeur et erroné.

Passons la balle au produit de la concurrence

LAVERA
Déodorant Spray à l’hamamélis bio & à l’essence de rose bio
75 ml,
8,95 €

Voici la présentation du produit par le fabricant :

« Le Déodorant spray offre, grâce à des actifs déodorants efficaces et à l‘ajout d’essences d’hamamélis bio et de rose bio, une protection 24h prouvée contre la formation des odeurs. Les notes d’huiles essentielles enveloppent la peau d’un parfum très doux pour une journée tout en fraîcheur et en sérénité. »

Prenons le temps de vérifier la composition du produit en analysant de plus près la liste de composants, la liste INCI :

Ingrédients/ INCI: :

Alcohol*, Water (Aqua), Triethyl Citrate, Sodium Caproyl/Lauroyl Lactylate, Glyceryl Caprylate, Rosa Damascena Flower Water*, Hamamelis Virginiana (Witch Hazel) Water*, Salvia Officinalis (Sage) Leaf Water*, Melissa Officinalis Water, Equisetum Arvense Leaf Extract*, Fragrance (Parfum)**, Limonene**, Linalool**, Geraniol**, Citral**, Citronellol**, Benzyl Benzoate**, Coumarin**

* ingredients from certified organic agriculture, ** natural essential oils

Analyse des composants :

Comme toujours, ce sont les 8-10 premiers composants qui constituent majoritairement le «profil» du produit.  Le premier composant étant présent en quantité la plus élevée et la suite en ordre décroissant.

Comme expliqué auparavant, les déodorants naturels et bio travaillent avec un ensemble de matières naturelles: on retrouve donc de l’alcool bio en première position (donc en plus grande quantité, ce qui fait sens pour un déodorant ou spray désodorisant, mais pourrait éventuellement poser problème dans d’autres formulations du type crème ou émulsions) suivi du Triethyl Citrate, un composant de synthèse «doux» (autorisé par les labels de cosmétique bio) qui prévient l’apparition d’odeurs de transpiration et d’un émulsifiant aux propriétés anti-microbiennes, le Caproyl/Lauroyl Lactylate.

Dès la 6ème position, la formule contient également toute une série d’extraits de plantes, eau florale de rose, d’hamamélis, de sauge, de mélisse , extrait de prêle…

Tout à la fin des huiles essentielles interviennent en tant que parfum (vu qu’ils s’agit d’un produit certifié de cosmétique naturelle et bio, seuls les parfums naturels sont autorisés) et sans doute aussi pour leur propriétés anti-microbiennes.

Plus d’information au sujet des composants naturellement présents dans certaines huiles essentielles, comme par exemple le Limonene**, Linalool**, Geraniol* et qui nécessitent d’être déclarés à part en tant qu’allergène potentiel dans cet article

Verdict

RAS, le produit est conforme à son descriptif et contient toute une panoplie de matières actives naturelles et en très grande partie bio…Aucun ingrédient controversé à signaler (pour les sceptiques qui sursautent à la mention « Géraniol »  : consultez l’article au sujet des composants à base d’huiles essentielles plus haut)Une formule entièrement naturelle et bio, qui respectera vos aisselles, la susceptibilité de votre voisin de bus…  et l’environnement…

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Note ; cet article date de 2019

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Temps de lecture : long… mais c’est instructif 😉

Tests produits solaires : comparaison des approches, analyses…et des résultats

Constat : Chaque été, les magazines de consommateurs en Allemagne et en France effectuent des tests produits solaires. Mais ils ne partagent pas les mêmes avis. Voir même : les magazines de consommateurs entre eux n’émettent pas les mêmes avis et n’obtiennent pas les mêmes résultats.

Nous avons donc pris le temps de regarder les différents tests produits solaires de ces derniers mois, en France et en Allemagne, qui n’obtiennent pas les mêmes résultats,tout simplement la plupart du temps par ce qu’ils n’appliquent pas les mêmes méthodes de tests… ni les mêmes critères d’évaluations. L’un des constats de base qui revient depuis plusieurs années, c’est celui qui concerne les filtres minéraux qui apparemment ne protègeraient pas aussi bien que les filtres chimiques, notamment avec des manquements autour de la protection UV-A.Voici donc un aperçu des derniers tests solaires, accrochez-vos ceintures, on passe même la frontière.


A) Le magazine allemand Stiftung Warentest : tests produits solaires juillet 2019

Stiftung Warentest : tests produits solaires juillet 2019
Stiftung Warentest

Produits Testés: 19 produits solaires avec indices de protection (IP ou SPF) élevés (SPF 30, 50, 50+). Marques « conventionnelles » et marques de cosmétique naturelle et bio.Tests produits solaires.

     

Critères de test :

Méthodes de test UV-A & UV-B

Critères des déclassement  :

Respect de l’indice de protection :                    qui compte pour 35% de l’évaluation

Indice de protection (UV-B):  méthode de test : In vivo

non-respect des indices de protection

Apport d’hydratation: 20 %

Indice de protection (UV-A):  méthode in vitro, mise en relation avec l’indice UV-B ( 1/3)

non-respect de l’indication «waterproof»

Application : 25 %

   

Emballages/ indications : 20%

 

manquements sur les emballages/ indications

microbiologie

 

qualité microbiologie de la formule

Substances parfumantes controversées

 

présence de substances parfumantes controversées, du type Lilial,(BMHCA), HICC

Résultats ?

  • 7 produits reçoivent la meilleure note, «très bien», comme par exemple le lait solaire Nivea Sun protection & et soin (IP 30),  le lait solaire Ombra Sun Ultra Sensitiv de Aldi (IP 30) ou le lait solaire Sundance de DM (IP 30)
  • 7 produits reçoivent la note «bien», dont deux produits de cosmétique naturelle et bio, le lait solaire Sensitiv de Lavera (IP 30) et le lait solaire de Alverde (IP 30)

Conclusion : Pas de distinction entre filtres chimiques et filtres minéraux, en tout cas pas de déclassement pour une catégorie de composants spécifiques (filtres chimiques potentiellement classés perturbateurs endocriniens, par exemple). Pas de déclassement de produits solaires bio à base de filtres minéraux pour protection UV-A ou UV-B insuffisante, non plus.

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B) Le magazine allemand ÖKOTEST : tests produits solaires de juin 2019

 

ÖKOTEST : tests produits solaires de juin 2019
ÖKOTEST

Produits Testés : le test comportait en tout 20 produits, à la fois des marques «conventionnelles» et des marques de cosmétique bio certifiés.

Test produits solaires.

   

Critères de test :

Critères des déclassement  :

Analyse de la composition

  • Conservateurs de synthèse controversés, susceptible d’être des libérateurs de formaldehydes
 
  • Filtres UV de synthèse considérés comme controversés du type Octocrylen ou Ethylhexylmethoxycinnamat ou Benzophenon-3 susceptibles d’agir comme perturbateur endocriniens et/ou problématique environnementale
 
  • Des PEG, polluants et susceptibles de rendre la peau plus perméable à d’autres substances
 
  • Des composants à base d’huiles minérales (paraffine, Hydrogenated Polyisobuten, etc) ou de silicones
 
  • Des substances parfumantes allergisantes

Résultat

  • 3 produits sont classés «très bien» (cosmétique naturelle et bio + 1 conventionnel), dont les produits solaires de  Eco Cosmetics, Dado Sans,  Lavera
  • 1 produit classé «bien» (conventionnel) 
  • 10 produits classés « satisfaisants » (conventionnels), 
  • 1 produit classé «suffisants» (conventionnel)
  • et les 5 produits restants (conventionnels) passent directement à la case «déconseillés».
  • En fin de liste parmi les produits classés insuffisants -déconseillés- on retrouve par exemple les produits de Clinique, Garnier, Lancaster, Piz Buin

Conclusion : L’analyse portait essentiellement sur la liste des ingrédients, la composition de la formule et l’étiquetage. Déclassement des produits en fonction des composants considérés comme controversés par Ökotest : filtres UV de synthèse potentiellement classés perturbateurs endocriniens, composants issus de la pétrochimie, etc.

*****************

C)  60 Millions de Consommateurs  tests produits solaires,  juillet-août 2019, France

60 Millions de Consommateurs tests produits solaires,  juillet-août 2019
60 Millions de Consommateurs  

Produits Testés: 8 produits solaires de cosmétique naturelle et bio. Tests produits solaires.

Critères de test :

Méthodes de test UV-A & UV-B

Critères de déclassement  :

Performance : 60 % (évaluation) : protection UV-A/ UV-B

Indice de protection (UV-B) + (UV-A) :  méthodes de test :  non précisés

  • indice de protection UV-B / UV-A non respecté

Composition : 30 %

 
  • Présence de composants potentiellement allergènes (vu qu’il s’agit ici de produits certifiés en cosmétique naturelle et bio : des composants issus d’huiles essentielles type linalool) 
   

présence de molécules anti-inflammatoires (du type propolis ou pollen extract) qui donneraient « une fausse et dangereuse impression de protection »

Etiquetage : 10 %

 
  • indications et descriptifs manquants
     
     

Résultats ?

  • 5 produits comme Dermatherm, Eq Evoa,… Gamarde reçoivent les meilleurs scores de 17/20 à 10/20….et les derniers des scores de 9,5/20, principalement pour protection UV-A ou UV-B insuffisante.

Conclusion :  Déclassement en fonction du non-respect de la protection UV-A/B (quelles méthodes de test ?) et des critères établis par le magazine. Selon ces analyses certains produits respecteraient la protection UV-A/B donnée, d’autres non. Le magazine ne donne pas d’indication précise concernant la méthode de mesure UV-A utilisée, par ex. Les résultats diffèrent par ailleurs avec l’analyse suivante, celle de Que Choisir, qui estime que les filtres chimiques seraient les seuls fiables en terme de protection UV-A, par ex.

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C) Que Choisir juillet-août 2019 : tests produits solaires, France

 

Que Choisir juillet-août 2019 : tests produits solaires
Que Choisir

Produits Testés: 20 crèmes solaires pour enfants, à la fois des marques «conventionnelles» et des marques de cosmétique bio certifiés.Tests produits solaires.

     

Critères de test :

Méthodes de test UV-A & UV-B

Critères des déclassement  :

protection UV-B

Indice de protection (UV-B) + (UV-A) :  méthodes de test :  non précisés

  • indice de protection UV-B  non respecté

Protection UV-A

 
  • indice de protection UV-A non respecté

Appréciation

   

Test d’usage

   

Perturbateurs endocriniens

 
  • Présence de perturbateurs endocriniens

Phenoxyethanol

 
  • Présence de phénoxyéthanol

Nano (étiqueté)

 

Présence de nanoparticules (indiqués sur la liste INCI)

Allergènes

 

Présence d’allergène

Etiquetage

 

Etiquetage non conforme

     

Résultats ?

  • En tête de liste, parmi les produits recommandés, on retrouve essentiellement des marques conventionnelles Avène, Rien, Ambre Solaire…. les produits de cosmétiques naturelle et bio, à base de filtres minéraux comme Alphanova ou Acorelle sont les derniers du classement, principalement à cause de la protection UV-A insuffisante.

Conclusion :  Déclassement et classement en fonction des critères établis par le magazine. Selon ces analyses les filtres chimiques seraient les seuls fiables en terme de protection UV-A (quelles méthodes de test ont été utilisées?). Une analyse qui est en opposition avec l’analyse de 60 Mio de consommateur et celle de Stiftung Warentest, : ces deux magazines arrivant à des conclusions différentes dans leur analyse de la protection UV-A des différents produits solaires à base de filtres minéraux.

Différents critères et différentes approches

Aucun magazine cité auparavant n’utilise les mêmes critères de sélection ou de déclassement, mais la question encore plus importante, en tout cas en ce qui concerne la mesure de protection UV-A et UV-B, serait de savoir si les magazines utilisent les mêmes méthodes de test ?

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La question de l’harmonisation des méthodes de test UV-A et UV-B

La question de la protection des UV-A qui serait insuffisante pour les produits solaires à base de filtres minéraux, par exemple (donc tous ceux du secteur des cosmétiques bio, notamment, car seuls les filtres minéraux y sont autorisés) revient depuis des années, à chaque test produit solaire.

Scénario suivant :

  • Magazine de consommateur met en avant ses résultat de test, souvent alarmants.
  • Les médias relayent.
  • Le fabricant répond avec ses propres résultats qui diffèrent. (Les tests UV-A et UV-B sont d’ailleurs obligatoires avant la mise sur les marché.)
  • Confusion générale

Qui a tort, qui a raison ?

Tout le monde … et/ou personne, en fait ?

Car les différentes interprétations proviennent notamment des différentes méthodes de test, qui produisent souvent des résultats différents.

Rappel des tests produits dernières années…et des réactions

Vu que la problématique est récurrente, voici également quelques communiqués et mises au point proposés par exemple par COSMED, (l’association professionnelle de la filière cosmétique en France) qui répondait il y a quelques années déjà aux tests produits solaires, avec des résultats similaires.

COSMED 2012

COSMED 2016

Le communiqué de 2016 précise par exemple:

« Une erreur de méthode : La revue a fait procéder par ses experts (non cités) à une série d’analyses in vitro en utilisant la norme internationale ISO 24443. Pour des raisons techniques parfaitement identifiées, cette norme est connue par tout expert sérieux comme ne devant pas être utilisée pour les produits de hauts indices 50 ou 50+, ou comportant des écrans minéraux, ceux-là même que conteste Que choisir. La norme utilisable dans ces cas est la norme ISO 24442 in vivo. Les industriels ont utilisé la bonne méthode. Celle-ci est reconnue également par les autorités de contrôles. Les experts indépendants ont donc confirmé, à juste titre, la sécurité et le haut niveau de protection de ces produits. Du reste, un des laboratoires mis en cause a été contrôlé par la DGCCRF ce mois de juin sur ses produits solaires, sans qu’aucune remarque n’ait été faite. « 

ou la prise de position de la FEBEA 2016

Fédération des entreprises de la beauté, qui avait également pris position :

**********************

Différentes approches pour mesurer la protection UV-B et UV-A

UV-B

Il existe plusieurs méthodes pour déterminer la protection UV-B, le chiffre indiqué par l’indice de protection ou FPS (= Facteur de protection solaire) sur le produit. Rappel: l’indice de protection indiqué sur le produit se réfère à la protection contre le rayonnement UV-B uniquement. Le ratio protection UV-A/ UV-B doit être égal à un tiers (min.) 1:3. Mais la protection contre les UV-A ne nécessite pas de logo spécifique, seul le FPS est obligatoire. Ex : un indice de protection UV-B de 15 nécessite un indice de protection de UV-A de 5 minimum.

Methode In-Vivo  = tests effectués directement sur la peau de volontaires, ce qui peut poser des questions d’éthique

Methode In-Vitro  = tests effectués en laboratoire

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Des efforts d’harmonisation pour les méthodes de mesures UV-B

La norme IN VIVO ISO 24444, est actuellement la méthode de mesure du SPF reconnue au niveau international. Mais même actuellement les différentes méthodes de test utilisées peuvent mener à des résultats… différents. Le site de l’ISO précise ainsi :

« Différentes méthodes normalisées sont disponibles et sont décrites dans le Rapport technique ISO/TR 26369[4].Toutes ces normes sont similaires en ce qui concerne certains paramètres mais diffèrent par d’autres. Les différences peuvent conduire à des écarts de résultats. Par conséquent, une harmonisation est nécessaire pour obtenir la même valeur de FPS pour un seul et même produit, quel que soit le pays où il est soumis à essai. »

***********************************************

En route vers une normalisation de la mesure du SPF IN VITRO

La méthode in vitro de mesure du SPF/FPS soumise à l’ISO par Cosmetics Europe (L’Association européenne des cosmétiques, anciennement appelée COLIPA), vient d’être acceptée par le Comité Technique de l’ISO, elle représenterait ensuite une alternative au test in vivo (qui posent des problèmes d’éthique) et serait reconnue au niveau international.

En ce qui concerne la mesure de protection contre les UV-A il existe également différentes approches…

Plusieurs méthodes et normes internationales ISO pour mesurer la protection UV-A 

ISO 24 442 (IN VIVO)

La méthode d’évaluation « in vivo » ISO 24442:2011 actuellement en cours de révision, elle sera à terme remplacée par une autre norme :ISO/AWI 24442

ET la norme  ISO 24 443 (IN VITRO)

Et c’est cette norme qui ne semble pas adaptée aux solaires à base de filtres minéraux, ce qui évidemment amène à des résultats différents.

On peut notamment lire sur le site de l’ISO:

« La présente Norme internationale d’essai spécifie un mode opératoire in vitro pour caractériser la protection UVA apportée par des produits de protection solaire. Des spécifications sont données pour permettre de déterminer les caractéristiques d’absorbance spectrale de la protection UVA de façon reproductible.

Afin de déterminer les paramètres de protection UVA pertinents, la méthode a été mise au point pour fournir une courbe d’absorbance spectrale UV à partir de laquelle des calculs et des évaluations peuvent être effectués. Les résultats de ce mode opératoire de mesure peuvent être utilisés pour d’autres calculs exigés par les autorités réglementaires locales. Ces calculs comprennent le calcul du facteur de protection contre les ultraviolets A (FPUVA) [corrélé au FPUVA in vivo du mode opératoire d’essai de pigmentation persistante (PPD)], de la longueur d’onde critique et de la proportionnalité de l’absorbance des UVA. Ces calculs sont facultatifs et sont liés aux exigences d’étiquetage locales des produits de protection solaire. Cette méthode repose sur les résultats du FPS in vivo pour élaborer la courbe d’absorbance des UV.

La présente Norme internationale n’est pas applicable aux produits en poudre tels que les produits en poudre compacte ou en poudre libre. »

************

Conclusion : Les différents résultats des tests s’expliquent par des méthodes d’évaluation différentes… et les résultats de tests produits qui varient d’un magazine de consommateur à l’autre… et d’un pays à l’autre sont également tout simplement le résultat de critères de tests … qui ne sont pas les mêmes.

Qui a raison, au final ?

Vu que ni les méthodes de test, ni les critères d’évaluations sont identiques, ces tests sont effectuées sur différentes bases et ne sont donc…. pas comparables. Par ailleurs, les marques et fabricants utilisent parfois des méthodes de test différents de celles utilisées par les magazines de consommateurs.En attendant une harmonisation des méthodes de test :à chacun de s’informer, de poser les questions aux acteurs concernées (marques, magazines de consommateurs, associations) pour au final se faire sa propre opinion.

Vous trouverez également plus d’information au sujet des solaires sur le site :

BIORE
Eau Micellaire au Charbon
300 ml
5,90 €

 

Voici la présentation du produit de BIORÉ par le fabricant*:

« Démaquille parfaitement, nettoie les pores en profondeur et absorbe l’excès de sébum, sans dessécher la peau (…)La nouvelle Eau Micellaire au Charbon de Bioré est une solution tout-en-1 qui démaquille, nettoie les pores en profondeur et rafraîchit le teint. Sa formule au charbon naturel élimine efficacement le maquillage du visage et des yeux, tout en débarrassant la peau de la pollution, de l’excès de sébum et des impuretés accumulées pendant la journée. Plus besoin de frotter ni de rincer, cette eau nouvelle génération enrichie en micelles permet de tout retirer, en un seul geste ! « 

La marque BIORÉ se présente par ailleurs comme «l’expert des pores»* :

« N°1 des nettoyants visage au Japon* Bioré est une marque japonaise spécialiste des soins de la peau qui s’attaque à l’ennemi public n°1:  les pores obstrués. Au Charbon ou au Bicarbonate de Sodium, les produits Bioré débarrassent vos pores des impuretés et de l’excès de sébum pour vous aider à combattre efficacement les imperfections et les points noirs incrustés. »

On se baserait donc ici, – à priori-, sur des substances organiques naturelles ou « des astuces et recettes de grand-mère » comme le charbon naturel ou le bicarbonate de soude pour combattre les impuretés de la peau. Cela a l’air plutôt intéressant au départ.

Prenons tout de même le temps de vérifier la composition du produit de Bioré en analysant de plus près la liste de composants, la liste INCI :

Ingrédients/ INCI:

Aqua, Hexylene Glycol, Glycerin, PEG-6 Caprylic/Capric Glycerides, Polysorbate 20, Decyl Glucoside, PEG-12 Laurate, Sodium Benzoate, Phenoxyethanol, Disodium EDTA, Isododecane, Citric Acid, Parfum, Benzophenone-4, Charcoal Powder, CI 61570, CI 60730, CI 15510.

Analyse des composants, eau micellaire BIORÉ :

 

 

Comme toujours, ce sont les 8-10 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit.  Le premier composant étant présent en quantité la plus élevée et la suite en ordre décroissant. Une eau micellaire ressemble aux lotions toniques pour le visage et commence donc de manière logique avec un mélange d’eau, d’émulsifiants et de bases lavantes (=tensioactifs). En troisième position, on retrouve de la glycérine hydratante et en 7ème position une base lavante à base de sucre, particulièrement bien tolérée par la peau. Mais même dès le début de la formule, les choses « se gâtent » rapidement, on retrouve notamment des PEGs, susceptibles de rendre la peau perméable à d’autres substances, d’autres matières polluantes et des conservateurs de synthèse controversés. Le fameux charbon tant vanté se retrouve parmi les 4 derniers ingrédients (16ème position), en quantité minimale, donc. La couleur noir intense provient sans doute plutôt du mélange des trois colorants tout à la fin, dont un qui fait partie des colorants azoïques, considérés problématiques.

Des substances controversées se sont glissées dans la formule de BIORÉ :

  • Le Phenoxyethanol, un conservateur de synthèse controversé : potentiel toxique avéré, notamment pour le foie. Restrictions d’utilisations (1%)
  • Le Benzophenone-4, un filtre UV de synthèse polluant, employé ici sans doute pour préserver la formule dans l’emballage transparent.
  • Substances à base de silicones : Isododecane problématique environnementale,  qui fait partie des matières peu biodégradables et polluantes.
  • Le PEG-6 et PEG-12 qui font partie des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  • L’agent complexant Disodium EDTA, peu biodégradable et polluant 
  • Un point d’interrogation pour le « Parfum », impossible de savoir avec la simple appellation INCI s’il s’agit de parfums naturels (à base d’huiles essentielles/ arômes) ou de parfums conventionnels qui peuvent contenir des substances très controversées : phtalates ou composés musqués, Lilial, etc
  • Le colorant azoïque CI 15510. Les colorants azoïques (pigments de synthèse) peuvent déclencher des allergies et certains colorants azoïques sont classés «cancérigènes possibles».

Verdict :

Une eau micellaire de couleur noire, qui laisse supposer que la formule serait basée principalement sur les propriétés du charbon…mais qui au final contient une formule assez classique, avec des composants controversés et polluants. Le charbon a juste un rôle complètement « accessoire », tout en fin de liste. Le nom de la marque BIORÉ porte a confusion également,  mais elle n’est réellement pas seule dans ce cas… à l’occasion je propose de faire un test produit avec des marques qui contiennent le terme « bio » , mais qui n’ont presque rien à avoir avec le/la bio (biologique dans le sens « bio » ou biologie de manière plus large).La biologie étant par définition « la science du vivant », on se demande parfois quel lien les marques peuvent trouver entre des formules, des packagings et une approche globale… qui s’en éloigne à tous les niveaux ?

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Note ; cet article date de 2019

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

avril 2019

 Filorga OPTIM-EYES LOTION formulation revue à la loupe

 

FILORGA

OPTIM-EYES LOTION

Démaquillant Sérum Yeux

110 ml,  24,90 €

Filorga Optim Eyes  formulation ?

La marque Filorga se présente comme « la révolution médi-cosmétique » et met en avant «des solutions anti-âge haute performance (injections d’acide hyaluronique, mésothérapie anti-âge, peelings) utilisées par les plus grands spécialistes de la médecine et de la chirurgie esthétique dans plus de 60 pays. » Filorga, c’est donc une marque qui serait directement «inspirée de la médecine esthétique (….) avec des formules novatrices et des ingrédients high-tech issus de l’expertise du Laboratoire

Donc, en interprétant le discours marketing et en schématisant un peu, on pourrait comprendre que Filorga disposerait de «secrets de formulation» dont d’autres marques ne disposent pas et des soins cosmétiques qui par conséquence seraient plus «efficaces», proche des résultats de la médecine esthétique, – et cela bien entendu sans passer sous le bistouri.

Chouette, cela nous fera des économies.

Et si on allait regarder un peu derrière les coulisses pour voir avec quels composants la marque travaille ?

Voici la présentation du produit par Filorga* :

/ Système bi-phasique démaquillant : enrichi d’un complexe oléo-clean pour éliminer en un seul passage le maquillage, même waterproof./ Phase sérum fortifiante : contient un peptide stimulant et un booster de protéines, pour défatiguer visiblement le regard et renforcer les cils.Testé sous contrôle ophtalmologique. 110ml.

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Le produit de Filorga est donc présenté comme un démaquillant qui serait à la fois sérum des yeux, permettant de « renforcer les cils » et de « défatiguer le regard », grâce notamment au fameux complexe « oléo-clean »… Tout un programme…Prenons le temps de vérifier la composition du démaquillant Filorga en analysant de plus près la liste de composants, la liste INCI :

Ingrédients/ INCI:

AQUA (WATER, EAU), PARAFFINUM LIQUIDUM (MINERAL OIL), DIMETHICONE, ISOHEXADECANE, PENTYLENE GLYCOL, PEG-8 CAPRYLIC/CAPRIC GLYCERIDES,BUTYLENE GLYCOL, SODIUM CHLORIDE, CAPPARIS SPINOSA FRUIT EXTRACT, OCTYLDODECYL MYRISTATE,PARFUM (FRAGRANCE), STYRENE/VP COPOLYMER, DISODIUM EDTA, ACETYL TETRAPEPTIDE-5, DEXTRAN, SORBIC ACID, ACETYL TETRAPEPTIDE-3, TRIFOLIUM PRATENSE (CLOVER) FLOWER EXTRACT, CI60725 (VIOLET 2), CI61565 (GREEN 6)

Analyse des composants :

 

L’importance de la formulation de base

Comme toujours, ce sont les 8-10 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit.  Le premier composant étant présent en quantité la plus élevée et la suite en ordre décroissant. 

Et le début de la liste est composé d’une série de composants issu de la pétrochimie (huiles minérales) et de silicones, Parffinum Liquidium (2ème), Dimethicone (3ème), (silicone), Isohexadecane (4ème) etc.. Ce sont des composants hydratants plutôt « basiques », peu intéressants en terme de propriétés de soin,- en dehors de leur pouvoir hydratant (et de leur coût, bien inférieur aux huiles végétales, par exemple) A cela s’ajoutent par la suite quelques extraits végétaux et matières actives de soin. Mais au final le fameux  «complexe oléo-clean » annoncé par Filorga est bien loin de constituer le socle de base de la formulation, qui est constituée d’eau, suivi d’une majorité de composants issus de la pétrochimie.

Des substances controversées se sont glissées dans la formule du démaquillant Filorga :

  • Le DIMETHICONE, qui fait partie des silicones, substances problématiques sur le plan environnemental, (non biodégradables), polluantes
  • Les composants à base d’huiles minérales (voir encadré) Paraffinum Liquidum, Isohexadecane, etc
  • Le PEG-8 CAPRYLIC/CAPRIC GLYCERIDES qui fait partie des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  • L’agent complexant Disodium EDTA, peu biodégradable et polluant 
  • Un point d’interrogation pour le «Parfum», impossible de savoir avec la simple appellation INCI s’il l’agit de parfums naturels (à base d’huiles essentielles/ arômes) ou de parfums conventionnels qui peuvent contenir des substances très controversées : phtalates ou composés musqués, Lilial, etc

Le BFR* a récemment publié une conclusion rassurante concernant l’application cutanée de produits cosmétiques à base d’huiles minérales qui ne poseraient pas de problématique de santé. Ce qui n’enlève pas la problématique de l’effet occlusif en forte concentration, ni la qualité  «inerte» de la matière première, la rendant moins intéressante que les huiles végétales, et la problématique environnementale.

Verdict :

Donc ce  fameux « Système bi-phasique démaquillant : enrichi d’un complexe oléo-clean » vanté par Filorga, se traduit en fait par une formulation « ultra classique », presque datée avec comme socle de base des composants issus d’huiles minérales ou des silicones, ainsi que d’autres composants posant problème pour l’environnement. Le tout saupoudré plus bas dans la liste de quelques substances de soin intéressantes et de quelques extrait végétaux.

Peut être que les « formules novatrices et ingrédients high-tech» mises en avant par la marque sont toutes cachées dans d’autres produits Filorga ?

Un simple coût d’oeil sur les formulation des crèmes ou solaires sur le site confirme surtout aussi la présence de nombreux autres composants controversés (PHENOXYETHANOL, CHLORPHENESIN, SYNTHETIC FLUORPHLOGOPITE, HOMOSALATE, ETHYLHEXYL METHOXYCINNAMATE, BHT, etc, etc…) Des « formules novatrices »… ou peut être pas aussi novatrices que cela (voir formulation du produit)…rehaussées de composants controversés du type perturbateurs endocriniens… Merci, on repassera. Et on essayera de trouver d’autres alternatives à la chirurgie esthétique, aussi, d’ailleurs.

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Note ; cet article date de 2019

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

 

 

 Mars 2019

Shampoing Solides & Bain moussant

Les cosmétiques solides font partie d’une nouvelle tendance, qui s’inscrit depuis quelques années aussi dans une démarche écologique, visant à réduire l’emballage superflu.

Mettant en avant un côté pratique, nomade et minimaliste, de nombreux produits sont désormais également disponibles sous forme solide. Une évolution intéressante qui va souvent de pair avec des cosmétiques plus naturels, aux formulations simplifiées. Mais une fois de plus, le discours marketing de la marque ne peut pas être le seul argument valable, une analyse détaillée des composants s’impose.

De notre côté nous avons donc pris le temps d’analyser quelques produits et le constat est au final… assez étonnant de nouveau.

Un « shampooing solide » dans un emballage plastique peu recyclable ne fait pas vraiment sens. On retrouve également des composants controversés dans certains produits. Le fait de se présenter comme cosmétique solide représente certes un argument écologique de taille, mais seule l’analyse de son ensemble, – produit, emballage et composition- permet une évaluation complète.Les produits sélectionnés et analysés en fonction de leur composition sont issus de différents réseaux : grande distribution, magasin bio, magasin spécialisé, marque d’enseigne. Certaines marques ou produits sont bien sûr présents dans différents réseaux de distribution.

Passons au test produit

1) Magasin de proximité, (axé produits locaux):

Plantes des Cévennes

Shampooing Solide

Ortie/ Pin/Lavande

Tous cheveux

100 g, 6 €

Certifié Nature et Progrès

 

Voici la présentation du produit sur le site du fabricant :

« Pratique et économique, ce shampoing convient à tous types de cheveux.Shampoing Vegan de 100g. Convient à tout type de cheveux.Shampoing naturel et bio, saponifié à froid,Fabriqué artisanalement en France sous mentions Nature et Progrès et SIMPLES, par Plantes des Cevennes.

Fabrication à froid  La saponification à froid donne un savon doux et nourrissant. Les huiles ne sont pas chauffées à haute température et ainsi gardent toute la glycérine présente naturellement pour donner un savon très doux et nourrissant.

Sans huile palme ou parfums synthétiques  Nous avons vraiment essayé de faire une formule 100% bio, qui respecte la peau et aussi l’environnement. Pas d’huile de palme mais huile d’olive et tournesol, noix de coco et beurre de karité. Parfums naturels grâce à nos macérations, hydrolats et huiles essentielles. »

Allons regarder la composition à la loupe cette fois-ci.

Ingrédients/INCI : SODIUM OLIVATE, SODIUM COCOATE, SODIUM SHEA BUTTERATE, PINUS PINASTER TWIG LEAF WATER, GLYCERIN, PINUS PINASTER TWIG LEAF OIL, LAVANDULA HYBRIDA OIL, MORROCCAN LAVA CLAY, URTICA DIOICA LEAF POWDER, LAVANDULA ANGUSTIFOLIA OIL, LIMONENE*, LINALOOL*.

*Naturellement présent dans les huiles essentielles.

Analyse des composants :

Comme toujours, dans une formulation de produits cosmétiques, ce sont les 5-8 premiers composants,  -présents en plus grande quantité-, qui déterminent le «profil» global d’un produit. Et l’on retrouve ici tout simplement la formule « classique » d’un savon authentique et naturel, conçu à partir de composants végétaux de qualité. Les corps gras, d’abord : huile d’olive saponifiée (1ère), huile de coco saponifiée (2ème) beurre de karité saponifié (3ème-), suivi des matières actives : extraits de pin (4ème+6ème) position), de glycérine (5ème), d’huile de lavande (7ème)… d’argile (8ème). Aucun composant controversé à l’horizon.

Qualité Bio : Principalement bio (voir descriptif plus haut), même si par exemple l’argile est un composant « minéral » qui ne peut pas être considéré comme « bio ».

Verdict : Un shampooing solide sans aucun composant controversé, avec des matières premières bio soigneusement sélectionnées, issu d’un travail artisanal et d’une démarche authentique.

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Remarque supplémentaire :

De manière générale, pour fabriquer un savon, on utilise le plus souvent un mélange de divers types de corps gras qui peuvent être d’origine animale ou végétale. Dans les procédés de savonnerie « conventionnelle », on utilise par exemple aussi des graisses animales (boeuf, porc) ou des résidus de fritures, des composants de base pas très « glamour » que l’on embellira par la suite avec des fortes doses de parfums ou colorants de synthèse.En savonnerie artisanale ou en cosmétique naturelle et bio, on privilégiera des huiles ou cires végétales (olive, coco, amande, tournesol, karité, jojoba, cacao etc). Le choix de ces corps gras influe également sur la consistance et les propriétés du savon.

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2) Grande Surface, supermarché :

MA PROVENCE

Shampooing Solide

Argile Jaune

Cheveux normaux

85 g, 5,85 €

Certifié Cosmébio

Voici la présentation du produit sur le site de la marque :

« Véritable innovation pour un shampoing, MA PROVENCE vous propose un Shampoing sous forme Solide ! Il est formulé sans savon, sans colorant, sans conservateur, sans dérivé pétrolier et avec des agents moussants de base végétale. Il contient du Beurre de Karité Bio, de la Glycérine Bio et des extraits de plantes et de fruits Bio, ainsi que des argiles naturelles pour répondre aux attentes des différentes natures de cheveux : « 

Allons regarder la composition à la loupe cette fois-ci.

Ingrédients/INCI :

Ingrédients : Disodium Lauryl Sulfosuccinate, Cetearyl Alcohol, Triticum Vulgare (Wheat) Starch*, Glycerin*, Hydrogenated Castor Oil, Stearic Acid, Cocamidopropyl Betaine, Coco Glucoside, Butyrospermum Parkii (Shea) Butter*, Sodium Laurylsulfate, Aqua (Water), Hydrolyzed Wheat Protein, Parfum (Fragrance), Illite, Limonene, Eugenol, Citral, Linalool* Ingrédient issu de l’agriculture biologique** Transformé à partir d’ingrédients biologiques

 

 

Analyse des composants :

La formule est basée sur un mélange de bases lavantes et d’émulsifiants Disodium Lauryl Sulfosuccinate (1er), Stearic Acid (5ème), Coco Glucoside (7ème), qui donnent l’effet «moussant» associé à des huiles et cires végétales (glycérine, beurre de karité, huile de ricin), des extraits minéraux et végétaux (blé, argile) qui apportent leurs propriétés de soins spécifiques. La base lavante Sodium Lauryl Sulfate, -certes autorisée en cosmétique naturelle et bio-, fait partie des bases lavantes considérées comme plus irritantes. (voir précisions ci-dessous)

Qualité Bio Une partie des composants est issu de l’agriculture biologique : l’extrait de blé, la glycérine, le beurre de karité.

Verdict :  Une composition équilibrée dans son ensemble, avec des cires et huiles végétales et extraits végétaux issus de l’agriculture biologique. Pas de composants controversés, même si le choix du mélange des bases lavantes se discute. Une formule garantie par la certification d’un label de cosmétique naturelle et bio (Cosmébio).

Un vrai bémol, par contre : l’emballage plastique. Pourquoi proposer un produit cosmétique solide, -qui est aussi sensé diminuer la problématique de l’emballage plastique- dans un film plastique épais (visiblement non bio-sourcé) ?

 

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Petit rappel au sujet des Tensioactifs/ Bases Lavantes.

Parmi les tensioactifs plus irritants qui sont aussi autorisés pour des produits cosmétiques naturels et bio certifiés, on retrouve les composants suivants :

*  Ammonium Lauryl Sulfate

*   Sodium Lauryl Sulfate

 *  Cocamidopropyl Betaine

De manière générale les bases lavantes les plus irritantes sont toujours « adoucies » et leur effet atténué par l’ajout de bases lavantes plus douces.Mais certaines marques ont fait le choix de se passer intégralement de tensioactifs plus irritants et utilisent par exemple essentiellement des bases lavantes à base de sucre ou des acylglutamates. Les tensioactifs à base de sucre sont fabriqués à partir de saccharose, de glucose ou d’amidon. Les acylglutamates sont particulièrement doux et particulièrement bien tolérés. Ce sont également les bases lavantes les plus chères du marché, raison pour laquelle peu de marques travaillent de manière exclusive avec ces bases lavantes. Les dénominations des tensioactifs à base de sucre contiennent le terme « Glucoside » comme par exemple, le Coco Glucoside. Les acylglutamates se reconnaissent en tant que tels en apparaissant sous le terme de Glutamate dans les dénominations comme Disodium Cocoyl Glutamate ou Sodium Cocoyl Glutamate.

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3 ) Magasin spécialisé (enseigne propre de la marque) :

LUSH

Pain Moussant

GRL PWR

50ml, 7,95 €

La présentation du fabricant  :

« Après une longue journée passée à gouverner le monde, plongez dans le parfum réconfortant de l’ylang-ylang et du bois de cèdre, pour recentrer votre esprit et savourer calmement vos victoires. L’huile essentielle de bergamote tonifiante s’associe à la résine de benjoin réconfortante pour vous aider à faire le plein d’énergie pour la journée. Rien de tel pour trouver l’arc-en-ciel après la tempête que ce Pain moussant apaisant ! « 

Ingrédients/INCI : Sodium Bicarbonate, Potassium Bitartrate, Sodium Laureth Sulfate, Lauryl Betaïne, Zea Mays, Perfume, Citrus Aurantium Bergamia, Juniperus Virginiana, Cananga odorata, Styrax Tonkinensis, Zea Mays, Benzyl Benzoate, Butylphenylmethylproponial, Hydroxycitronellal, Limonene, Linanool, CI 42090:2, CI 17200, CI 45410, CI14700

 

Analyse des composants :

Parmi les premiers composants on trouve en troisième position le Sodium Laureth Sulfate, tensioactif irritant, partiellement adouci par la base lavante plus douce, le Lauryl Betaine (4ème position);  a cela se rajoutent quelques composants d’origine minérale et végétale (en tant que texturants et parfums, notamment). Vu le parfum très prononcé du produit, il y a des fortes chances qu’il s’agisse d’un parfum de synthèse. Les parfums purement naturels, (uniquement à base d’huiles essentielles),  sont plus discrets et volatils.

Mais d’autres substances problématiques et controversées se sont également glissées dans la formule :

* Le Butylphenyl Methylpropional (Lilial) classé perturbateur endocrinien

* Les colorant azoïques CI17200 et CI14700. Les colorants azoïques (pigments de synthèse) peuvent déclencher des allergies et certains colorants azoïques sont classés «cancérigènes possibles».

Qualité Bio : aucune

Verdict : Une fois de plus, Lush mets en avant son côté « pseudo-naturel » en parlant des bienfaits de l’huile essentielle de bergamote ou de bois de cèdres, tout en noyant soigneusement dans la formule des substances très controversées (perturbateur endocrinien supposé, colorants azoïques, base lavantes irritante, très peu adoucie par d’autres tensioactifs…) Dans la présentation de la formule, Lush utilise à la fois un mélange de français et d’anglais, assez peu lisible et rajoute à l’astuce marketing sa propre évaluation des ingrédients  « Ingrédients naturels »… et « Produits synthétiques sûrs »….

Vous en êtes sûrs, là ????  Donc un produit sans emballage superflu, c’est un plus, mais si la formule contient des composants controversés, on réfléchit à deux reprises…Peut mieux faire, à tous les niveaux.

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4 ) Magasin bio

LAMAZUNA

Shampooing Solide

Cheveux Normaux

100 g, 9,90 €

Certifié Cruelty Free and Vegan et Slow Cosmétiques

 

Voici la présentation du produit sur le site d’un distributeur :

 » Avantages

o Dure aussi longtemps que deux bouteilles de shampoing liquide

o Objectif zéro déchet

o Végane

o Sans sulfate

o Facile à emporter en voyage

Utilisation

Frottez simplement votre cannelé sur cheveux bien mouillés, il va immédiatement se transformer en mousse onctueuse. Massez vos cheveux et rincez-les comme vous le feriez avec un shampoing liquide !

Bénéfices

Notre shampoing solide pour cheveux normaux est délicatement parfumé au pin sylvestre. Il est fabriqué à la main en France, dans l’arrière-pays niçois, uniquement avec des ingrédients d’origine naturelle. Vous allez être surpris de voir que, grâce à sa composition, vos cheveux regraisseront moins vite qu’avec un shampoing classique. »

Allons regarder la composition à la loupe cette fois-ci.

Ingrédients/INCI : Sodium cocoyl isethioniate, kaolinite, stearic acid, cocos nucifera (coconut) oil*, coconut fatty acid, aqua, montmorillonite, decyl glucoside, lauryl glucoside, sodium isethionate, glycerin*, pinus sylvestris leaf oil*, limonene (composant d’huile essentielle)

* labellisés bio

 

Qualité Bio : La glycérine, l’huile de coco et l’huile de pin sont issus de l’agriculture biologique

Analyse des composants : Un mélange équilibré de bases lavantes douces, d’huiles végétales ou apports hydratants végétaux (huile de coco bio, glycérine végétale) et de composants minéraux nettoyants (argiles : kaolin et montmorillonite)

Verdict : une formule minimaliste irréprochable, dans l’esprit des cosmétiques solides et du « zéro déchet » qui fait sens ( aucune substance controversée, emballage en carton, facilement recyclable)

Autres articles et test produits à consulter sur le site 

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Note ; cet article date de 2019

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Biotherm
BIOVERGETURES
GEL-CRÈME PRÉVENTION ET RÉDUCTION DES VERGETURES
à l’algo silicium
150 ml, 32,50 €

Voici la présentation du produit par le fabricant, Biotherm* :

 « Biovergetures est un gel crème non gras qui prévient l’apparition des vergetures potentielles et réduit visiblement l’aspect des vergetures existantes. Il agit donc à 2 niveaux : 
– il améliore l’élasticité de la peau et aide la peau à résister à l’étirement causé par un gain de poids important ou une grossesse. 
– il réduit l’apparence des vergetures existantes, qu’elles soient récentes ou non. 
Efficace même sur les vergetures installées depuis l’adolescence. 
Résultat : La taille et la profondeur des vergetures diminuent, leur coloration s’estompe. »

Sur l’emballage on trouve également le descriptif suivant :

Prévention : riche en agents hydratants, en huiles végétales (karité, soja) et en algo silicium , il améliore la résistance et l’élasticité de la peau pour faciliter son étirement pendant la grossesse.

Prenons le temps de vérifier la composition du produit en analysant de plus près la liste de composants, la liste des composants, la liste INCI :

Ingrédients/ INCI:

Aqua, Dimethicone, Glycerin, Propylene Glycol, Stearoxy Dimethicone, Myreth-3 Myristate, Propylene Glycol Diethylhexanoate, Glycine Soja Oil, Hydroxyproline, Butyrospermum Parkii Butter, Carbomer, Hydrogenated Lecithin, Phenoxyethanol, Tocopheryl Acetate, Benzyl Salicylate, Cholesterol, Dimethiconol, Benzyl Alcohol, Sodium Hydroxide, Chlorphenesin, Sodium Stearoyl Glutamate, Disodium Edta, Methylsilanol Mannuronate, Peg-100 Stearate, Glyceryl Stearate, Eugenol, Benzyl Benzoate, Linalool, CI 77491, CI 77492, Parfum.

 

Note ; cet article date de 2019

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Note :

Analyse des composants :

 

Comme toujours, ce sont les 8-10 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit.  Le premier composant étant présent en quantité la plus élevée et la suite en ordre décroissant. 

Et avant les huiles végétales mises en avant par par le fabricant (karité, soja), on retrouve surtout deux silicones et la glycérine, qui interviennent autant, (si ce n’est plus… car en quantité plus élevée) pour la partie hydratante.

Mais effectivement c’est nettement moins vendeur d’afficher par exemple, «grâce aux propriétés  lissantes des silicones» ou «au pouvoir hydratant de la glycérine» (un composant hydratant intéressant, mais qui est presque considéré comme « banal » de nos jours.)

Par contre, des substances controversées se sont également glissées dans la formule :

  • Le conservateur de synthèse Chlorphenesin : une substance organo-halogénée qui peut provoquer des effets allergisants et problématique car susceptible de s’accumuler dans l’organisme. Problématique environnementale également, substance polluante.
  • Trois substances de la catégorie des silicones : Dimethicone, Stearoxy Dimethicone, Dimethiconol problématique environnementale, matières peu biodégradables et polluantes.
  • Le Peg-100 Stearate et Myrteth- 3 Myristate qui font partie des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  • L’agent complexant Disodium EDTA, peu biodégradable et polluant 
  • Le Phenoxyethanol, un conservateur de synthèse controversé : potentiel toxique avéré, notamment pour le foie. Restrictions d’utilisations (1%)
  • Un point d’interrogation pour le « Parfum », impossible de savoir avec la simple appellation INCI s’il l’agit de parfums naturels (à base d’huiles essentielles/ arômes) ou de parfums conventionnels qui peuvent contenir des substances très controversées : phtalates ou composés musqués, Lilial, etc

Verdict :

Donc dans une formule qui serait «riche en agents hydratants» et recommandée lors de la grossesse (voir aussi les recommandation sur l’emballage) , on retrouve de nombreuses substances polluantes, un perturbateur endocrinien et d’autres substances problématiques…

Cela pose réellement problème, on retrouve déjà trop de traces de perturbateurs endocriniens *  chez la plupart des femmes enceintes, d’ailleurs…. pourquoi en rajouter ?

Et toutes ces substances polluantes qui ne font qu’empirer la problématique de pollution globale, – que ce soit pour nous… ou le bébé à venir, cela ne fait pas vraiment sens non plus.

Une formule de revoir… de A à Z. Et il existe bien entendu des alternatives plus naturelles, sans composants controversés… mais tout aussi efficaces.

Des produits aussi controversés, dans des produits pour femmes enceintes ou tout-petits, cela nous laissera toujours perplexes.