la vérité sur les cosmétiques

La Vérité Cosméto du Mois : Crème pour le Corps RITUALS revue à la loupe

Décembre 2018

RITUALS of Ayurveda

Balancing Body Cream

100 ml, 17,50 €

Voici la présentation du produit par le fabricant RITUALS * :

Trouvez l’harmonie intérieure en prenant soin de votre peau selon les principes traditionnels de l’Ayurvéda. Cette onctueuse crème pour le corps de la collection The Ritual of Ayurveda vous aide à rééquilibrer vos énergies vitales grâce aux senteurs délicatement sucrées de la rose indienne et aux effets apaisants du miel de l’Himalaya. Elle laisse une sensation soyeuse et nourrissante sur votre peau. (……)ROSE INDIENNE  Symbole universel de pureté et d’amour, le parfum doux et délicat de la rose inspire des sentiments positifs. Il possède également des propriétés apaisantes. Rien de tel que le parfum délicat de la rose des Indes pour vous rehausser le moral. Sans oublier ses bienfaits pour la peau.

MIEL DE L’HIMALAYA   Le miel de l’Himalaya est depuis longtemps reconnu pour ses propriétés médicinales. Le miel a un effet particulièrement apaisant et hydratant sur la peau. Le miel de l’Himalaya provient des forêts préservées de l’Himalaya, l’environnement le plus naturel qu’il soit, et détient des nutriments essentiels et des vitamines. Le miel de l’Himalaya constitue en outre une excellente source de minéraux.

Prenons le temps de vérifier la composition de la crème RITUALS en analysant de plus près la liste de composants, la liste des composants, la liste INCI :

Ingrédients/ INCI: 

AQUA/WATER, CYCLOPENTASILOXANE, CETEARYL ALCOHOL, GLYCERIN, DICAPRYLYL ETHER, DIMETHICONE, BUTYROSPERMUM PARKII (SHEA) BUTTER, PENTAERYTHRITYL DISTEARATE, HELIANTHUS ANNUUS (SUNFLOWER) HYBRID OIL, ISOPROPYL PALMITATE, TOCOPHERYL ACETATE, TOCOPHEROL,UBIQUINONE, THEOBROMA CACAO (COCOA) SEED BUTTER, OLUS OIL (VEGETABLE OIL), HELIANTHUS ANNUUS (SUNFLOWER) SEED OIL, ROSA DAMASCENA FLOWER (ROSE) OIL, PARFUM/FRAGRANCE,SODIUM STEAROYL GLUTAMATE, ACRYLATES/C10-30 ALKYL ACRYLATE CROSSPOLYMER, XANTHAN GUM,POLYGLYCERYL-2 DIPOLYHYDROXYSTEARATE,POLYSORBATE 20, PHENOXYETHANOL, CAPRYLYL GLYCOL, POTASSIUM SORBATE, BENZYL ALCOHOL, SODIUM BENZOATE,LINALOOL, HEXYL CINNAMAL,LIMONENE,COUMARIN, BUTYLPHENYL METHYLPROPIONAL,CITRONELLOL, BENZYL BENZOATE, GERANIOL,CINNAMYL ALCOHOL, CITRAL, SODIUM HYDROXIDE,CITRIC ACID.

Note :

La liste INCI du fabricant, celle de l’échantillon et celle que l’on retrouve sur des sites de distribution sont toutes différentes, – il se peut que la formule ait changé à plusieurs reprises récemment… La liste INCI du produit provient en tout cas de l’échantillon et reflète la réalité du produit/échantillon.

Analyse des composants de la crème Rituals :

établie à l’aide de la recherche INCI du site :

 

 

Comme toujours, ce sont les 8-10 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit. 

Le premier composant étant présent en quantité la plus élevée et la suite en ordre décroissant.  En regardant de plus près la composition du produit, la réalité s’avère bien différente du discours marketing :  les deux composants mis en avant, la « Rose Indienne » et le « Miel d’Himalaya » sont pratiquement « inexistants » : dans la liste des matières principales, on retrouve d’abord un mélange d’apports hydratants naturels (glycérine, huile de tournesol, beurre de karité) et de synthèse (silicones) ; la fameuse « rose indienne » intervient bien plus tard, en 20ème position, donc en quantité très faible. Le « miel d’Himalaya » est tellement bien planqué que l’on ne retrouve pas clairement sa trace, en tout cas il ne fait pas partie du socle de base. 

(L’appellation INCI de miel habituelle étant « MEL », qui est introuvable dans la formule, même sur la liste du site de la marque.)

… Et toujours des substances controversées….

Par contre, une fois de plus des substances controversées se sont glissées dans la formule de la crème RITUALS :

  • Le Cyclopentasiloxane (D5), un silicone perturbateur endocrinien supposé. Composant classé comme persistant, bioaccumulable et toxique dans l’environnement.
  • Le silicone  Dimethicone, problématique environnementale, matière polluante.
  • Le Polysorbate-20 qui fait partie des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  • Le Phenoxyethanol, un conservateur de synthèse controversé : potentiel toxique avéré, notamment pour le foie. Restrictions d’utilisations (1%)
  • Le Butylphenyl Methylpropional (Lilial) classé perturbateur endocrinien supposé.

Quel est le rapport de cette crème avec les « principes traditionnels » de l’Ayruvéda ?

Ce qui pose problème également ici c’est l’appropriation marketing (et culturelle) de l’Ayurvéda, la médecine médecine traditionnelle de l’Inde, considérée comme l’une des plus anciennes médecines « holistiques » du monde. Mais l’Ayurvéda dépasse largement la notion de « simple médecine » : à la fois philosophie, spiritualité, médecine, art de vivre… c’est une notion globale qui ne peut pas être réduite à quelques ingrédients empruntées à sa pharmacopée.

Verdict : Une formule qui prône les bienfaits de l’Ayurvéda…(la marque évoque même les « principes traditionnels» )…. mais qui ne suit pas réellement les principes… et qui contient autant de composants controversés… forcément cela pose problème. Un exemple classique de greenwashing, saupoudré d’appropriation culturelle. 

 

D’autres tests produits sont disponibles sur le site

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Note ; cet article date de 2018

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple.

Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Novembre 2018

Test produit Baumes à lèvres

Dans cette rubrique, nous allons vous présenter régulièrement deux produits comparables de deux marques différentes, l’une du secteur des cosmétiques « conventionnel », l’autre du secteur des cosmétiques bio certifiés. Pour ce match, nous avons choisi des baumes à lèvres, des produits indispensables en cette saison  !
Ces produit s’affronteront sur le même terrain : la comparaison des composants.La commentatrice vous accompagne tout le long du match et vous explique les règles du jeu quand celles-ci ne sont pas tout à fait claires.

Place au match : que le meilleur gagne.

Dans le comparatif des deux produits qui suivent, on court après le même but : le soin des lèvres.

Mais d’un côte on se sert principalement de composants de synthèse avec quelques substances douteuses qui se faufilent entre le lignes et de l’autre camp on joue la carte du « purement naturel ».Le début du match, présentation des équipes :

CARMEX

Baume Hydratant pour les lèvres

4,9 ml, prix : 4,29 €

 

Voici la présentation du produit par le fabricant :

LE STICK CLASSIQUE CARMEX

Le format nomade, idéal pour les activités de plein air, le ski, le jogging, le vélo….

  • Grâce à la cire d’abeille, il fournit une barrière de protection durable qui aide à la guérison de vos lèvres
  • Il promet un effet apaisant et rafraîchissant grâce au camphre et au menthol
  • Avec son SPF 15 (indice de protection solaire), il protège contre les rayons du soleil

Un peu plus bas sur l’emballage du produit se trouve également la mention : 

«N°1 des baumes à lèvres « Le plus Recommandé par les Pharmaciens » depuis plus de 15 ans dans les magasins de santé au USA.   

Prenons le temps de vérifier la composition du produit en analysant de plus près la liste de composants, la liste des composants, la liste INCI :

Ingrédients/ INCI :

Petrolatum, Lanolin, Euphorbia Cerifera Cera, Ethylhexyl Methoxycinnamate, Benzophenone-3, Ozokerite, Cetyl Esters, Theobroma Cacao Seed Butter, Cera Alba, Paraffin, Camphor, Menthol, Salicylic Acid, Parfum, Vanillin, Hydroxycitronellal, Limonene, Linalool, Geraniol, Citronellol.

Analyse des composants :

 

 

Comme toujours, ce sont les 8-10 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit.  Le premier composant étant présent en quantité la plus élevée et la suite en ordre décroissant. 

On commence ici directement avec un composant à base d’huiles minérales, le Petrolatum (1er), suivi de lanoline et de cire de candelilla, puis se rajoutent quelques filtres UV, problématiques. Puis se rajoutent un texturant, du beurre de cacao et de nouveau deux composants à base d’huiles minérales, le Paraffin et L’Ozokerite. 

La cire d’abeille, -mise en avant par le fabricant-, est certes présente, mais plus bas, en neuvième position.

Ces huiles minérales ou synthétiques procurent hydratation, -certes-, mais posent problème à bien d’autres niveaux (voir l’encadré ci-dessous).

 

Le BFR allemand a récemment publié une conclusion rassurante concernant l’application cutanée de produits cosmétiques à base d’huiles minérales, – qui ne poseraient pas de problématique de santé.

Ce qui n’enlève pas la problématique de l’effet occlusif en forte concentration, ni la qualité  « inerte » de la matière première, la rendant moins intéressante que les huiles minérales, et la problématique environnementale.

« According to the currently available scientific knowledge, no health risks are to be expected for consumers who apply cosmetic products to their skin, in the view of the BfR. »

En ce qui concerne les % d’huiles minérales appliqués sur les lèvres (contenus dans les produits pour les lèvres: baumes, mais aussi rouges à lèvres et gloss), le BFR estime qu’il n’y a pas de problématique de santé, non plus, à partir du moment où les fabricants respectent la typologie des huiles minérales utilisées et le taux maximal d’ingestion potentielle quotidienne. (aussi appelé « ADI » : Acceptable Daily Intake, qui vaut aussi pour l’alimentaire.)

Mais est-ce que les fabricants respectent toujours ce seuil ‘ADI’, et la typologie des huiles minérales recommandées ?

Pas toujours, dans le même communiqué le BFR admet que des études portant sur de produits de soin pour les lèvres en Suisse et en Allemagne ont démontré que la recommandation n’est souvent tout simplement pas respectée par les fabricants.

« According to Recommendation No. 14 from Cosmetics Europe (2014), only those mineral oil hydrocarbons for which an ADI value has been derived should be used in lip care and oral care products. »(….)The examination of more than 200 lip care products from the Swiss market (Niederer et al., 2015) showed that the mineral oil quality used in numerous products did not comply with Recommendation No. 14 of Cosmetics Europe (Cosmetics Europe 2014).(….)Analysis of lip care products in Switzerland and Germany demonstrate, however, that mineral oils which do not comply with this recommendation were also used in a number of products. The BfR advises manufacturers of lip care products to comply with the recommendation of Cosmetics Europe.

Par ailleurs, selon certaines analyses de test produits du magazine allemand Ökotest le taux de MOAH contenu dans les produits à base d’huiles minérales varie fortement, et peut parfois même atteindre jusqu’à 5%. (Ökotest 01_2018)

Revenons à l’analyse du premier produit

Ce qui peut être considéré comme problématique dans cette formulation, – en dehors des composants issus de la pétrochimie (huiles minérales, voir plus haut) :

  • Le Ethylhexyl Methoxycinnamate (Octinoxate) : un filtre UV, supposé perturbateur endocrinien, susceptible d’interférer avec le système hormonal
  • Le Benzophenone-3 (Octinoxate) : un autre filtre UV, supposé perturbateur endocrinien, susceptible d’interférer avec le système hormonal
  • Les conservateurs de synthèse controversés Methylparaben, Propylparaben (perturbateur endocrinien)

Verdict

Certes, la formule contient de la cire d’abeille, de la lanoline et du beurre de cacao mais elle s’appuie surtout fortement sur les composants à base d’huiles minérales, controversés à différents niveaux. A cela se rajoutent deux filtres UV chimiques controversés et un conservateur de synthèse, tous supposés perturbateurs endocriniens. Le tout appliqué directement sur les lèvres, donc partiellement ingéré au cours de la journée…Une formulation de baume à lèvres très contestable, à tous les niveaux.

Les produits pour les lèvres… qui sont partiellement ingérés.

Les rouges à lèvres, les baumes à lèvres et les gloss sont partiellement ingérés tout au long de la journée. Mais qu’est ce que cela peut bien représenter en terme de quantité  ?L’étude du comité scientifique de l’EU (SCCS) a calculé que cela représentait -pour une application au quotidien- environ 20 grammes par an : ce qui représente environ 4 rouges à lèvres.

Dès lèvres toujours sèches, même en appliquant du baume à lèvres ?

Dans les baumes à lèvres contenant des parts élevées d’huiles minérales, se pose souvent aussi la problématique suivante : beaucoup de consommateurs se plaignent de lèvres sèches et gercées en permanence, même en utilisant des baumes à lèvres. Et plus on applique de produit (baume à lèvres ou stick), plus elles semblent irritées ou déshydratées. Cet effet est souvent dû à une dose élevée d’huiles minérales dans la formule des baumes à lèvres. En effet, ces huiles forment sur la peau un film presque étanche, occlusif, ne lui permettant pas de «respirer». Par ailleurs si ces huiles minérales sont présentes en trop grande quantité, elles sont repoussées par les lèvres, comme un corps étranger. Par conséquent, il faut constamment augmenter la fréquence d’application et la quantité de produit appliqué.  Pour éviter ce phénomène, il suffit de réduire la part d’huiles minérales ou d’opter pour des baumes à lèvres qui contiennent essentiellement des huiles et cires végétales.

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Passons la balle au produit de la concurrence

BURT’s BEES

Baume Hydratant pour les lèvres

à la mangue

4,25 ml, prix : 3,99 €

 

Sur le site d’un distributeur* de la marque, on trouve le descriptif du produit suivant ;

Ce soin hydratant et adoucissant grâce au beurre de mangue, apaise, revitalise et nourrit en profondeur vos lèvres. Elles sont alors saines et lisses.

Conseils d’application : 

Appliquez autant de fois que nécessaire, particulièrement par temps froid ou sec.

Dermatologiquement testé.

Sans Parabènes

100% d’ingrédients naturels

Regardons de plus près également la liste des composants du produit.

Ingrédients/ INCI :

helianthus annuus seed oil, cocos nucifera oil, cera alba, aroma*, ricinus communis seed oil, mangifera indica seed butter, lanolin, ammonium glycyrrhizinate, tocopherol, rosmarinus officinalis leaf extract, glycine soja oil, canola oil (huile de colza), limonene, linalool

*natural flavour/arôme naturel.

Analyse des composants :

 

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit.

Parmi les premiers composants ont trouve tout simplement un mélange équilibré de différentes huiles et de cires végétales : huile de tournesol, huile de coco, cire d’abeille, huile de ricin, lanoline, huile de soja, huile de canola. Aucune huile ou cire minérale à l’horizon. L’extrait de mangue mis en avant par le fabricant est bien présent en 6ème position. A cela  se rajoutent des arômes naturels et de l’extrait de romarin.

Verdict

Un baume à lèvres qui puise ses bienfaits essentiellement dans des composants naturels hydratants et soignants : huiles, cires et beurres végétaux, extraits végétaux et arômes naturels… Aucune substance problématique à l’horizon, un véritable soin des lèvres, « à consommer » (= utiliser) sans modération.

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Vous trouverez d’autres articles et tests produits sur sur le site.

Note ; cet article date de 2018

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

  

Octobre 2018

INSTACOCOONING

#AnimalBeautyMask

HYDRACALM

15 ml, prix : 2,80€

Vendu en grande Surface

En France, et en Europe de manière générale, les cosmétiques venus de Corée sont tendance, les  produits comme la BB Cream (Blemish Balm), les masques en tissus imbibées (comme celui de INSTACOCOONING), les huiles poudrées, les emballages girly très «kawaï» (=mignons, comme diraient les Japonaises), sont tout un univers très codé et exotique qui a fait son apparition dans les rayons des magasins, parfumeries et grandes surfaces il y a quelques années déjà.

Parfois, on évoque même un «savoir-faire spécifique des cosmétiques asiatiques»* notamment en terme de cosmétiques anti-âge et de layering, par exemple.

Les marques ou consultants qui mettent en certains produits cosmétiques venus de Corée (K-Beauty) précisent parfois même que : « Les Sud-Coréens excellent aussi dans l’art de marier des ingrédients naturels puisés dans la médecine orientale avec des composants cosmétiques de haute technologie »

Nous en reparlerons certainement lors d’un test produit plus large prochainement sur le site, en attenant, pour «la Vérité Cosméto du Mois», nous avons sélectionné un masque tissu (= sheet mask) INSTACOCOONING, qui arbore fièrement son label «Seoul» et la mention «Designed in France, made in Korea»

Ingrédients/ INCI:

Aqua/ Water, Methylpropanediol, Glycereth-26, Dipropylene Glycol, 1,2 Hexanediol, PEG-60 Hydrogenated Castor Oil, Chlorphenesin, Hydrolyzed Collagen, Glycerin, Carbomer, Arginine, Propolis Wax,  Butylene Glycol, Xanthan Gum,  Disodium EDTA, Ethylhexylglycerin, Tocopheryl Acetate, Asiaticoside, Camellia Sinensis Leaf Extract,  Prunus Armeniaca (Abricot) Fruit Extract, Argania Spinosa Kernel Extract, Bambusa Vulgaris Extract, Aloe Barbadensis Leaf Juice, Papaya ( Papaya Fruit Extract), Sodium Hyaluronate, Fragrance/ Parfum

Bénéfices produit, –  présentés sur l’emballage du produit:

DESCRIPTION du masque Hydracalm INSTACOCOONING

Une pause cocooning, un soin fun, et une efficacité au top pour hydrater, protéger et réparer votre peau, grâce au masque Hydracalm. ça fonctionne!

Aloès, une plante réputée pour ses propriétés apaisantes et protectrices pour la peau. Elle soulage les sensations de tiraillement et offre une agréable sensation de confort.

Glycérine & Argan permettent d’hydrater, d’adoucir votre peau, vous procurent la sensation d’avoir une peau gorgée d’eau.

Thé Vert + Concombre + Grenade + Bambou + Papaye , une cocktail chargé de revitaliser et réparer votre peau.

Bref, on a l’impression qu’il s’agit d’un masque hydratant purement naturel, essentiellement basé sur les bienfaits des extraits naturels cités.

Le masque INSTACOCOONING met par exemple en avant les propriétés de l’aloès, de l’argan, du bambou, du thé vert, de la papaye, du concombre, mais quand on regarde la liste INCI, on s’aperçoit que ces composant se retrouvent parmi les 10 derniers composants, tout à la fin de la formule, donc en quantité très faible. 

Les principaux composants se trouvent en tête de liste, cela permet notamment d’identifier facilement ceux présents en concentration la plus élevée. Enfin, tout ce qui se trouve tout à la fin de la liste est présent en quantité extrêmement réduite.

Donc en première position, on trouve l’eau et quelque part vers la fin les extraits végétaux vantés…. ce qui serait intéressant maintenant, ce serait de savoir ce qui se trouve entre ces deux composants….

Allons voir si cette «association de composants naturels et d’ingrédients de haute technologie » est valable dans la formulation de ce produit, par exemple.

Analyse des composants :

Comme toujours, ce sont les 5-10 premiers composants qui constituent majoritairement le «profil» global du produit. 

Après l’eau, on passe directement à une formule basée tout simplement sur des composants de synthèse, notamment la série des  solvants de synthèse Dipropylene Glycol, 1,2 Hexanediol, Butylene Glycol, Methypropanediol, a cela s’ajoutent d’autres composants  encore plus controversés, potentiellement toxiques ou polluants. 

Les composants en tête de liste représentent le tronc de base, l’excipient, et les extraits végétaux viennent juste un peu «anoblir» la formule à la fin, mais sans réel effet, vu la faible quantité employée.

Parmi les substances controversées qui se sont glissées dans la formule, on retrouve :

  1. Le Glycereth-26 est une matière première éthoxylée (de la chimie « pure et dure », problématique voir PEG, voir explication plus bas)
  2. Des substances problématiques sur le plan environnemental, car polluantes : Carbomer
  3. Le conservateur de synthèse Chlorphenesin, une substance organo-halogénée susceptible d’effets allergisants et problématique car elle peut s’accumuler dans l’organisme.
  4. Les PEG : PEG-60 Hydrogenated Castor Oil. Les PEG sont des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEGs sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  5. L’agent complexant Disodium EDTA, peu biodégradable et polluant 
Verdict : 

Donc pour un produit qui met en avant essentiellement des composants végétaux… on est  bien loin du compte. 

Le socle de base de ce masque INSTACOCOONING, ce sont des composants chimiques avec un peu de glycérine hydratante « on top », et toute à la fin de la liste délicatement saupoudré de quelques composant végétaux qui servent plus d’alibi qu’autre chose… 

Pour trouver une quelconque «expertise» de K-Beauty, qui différerait d’un produit conventionnel classique,  (un produit basé sur des composants chimiques et qui ferait croire que les composants végétaux jouent le premier rôle)… il faut fait preuve d’un peu d’imagination.

Ou se voiler la face avec un masque en tissu, tout simplement.

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Vous trouverez d’autres articles et tests produits  sur le site.

Note ; cet article date de 2018

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

 

Septembre 2018

Mixa Bébé
Crème Multi-Confort
Cold Cream

100 ml, prix : 3,70 

 

Les produits pour bébé, -tout comme les produits pour enfants est femmes enceintes d’ailleurs- font partie de la catégorie de produits, qui nécessitent réellement que l’on vérifie leur composition.

Bien que ce soit bien sûr aussi valable pour les autres produits et toutes les autres personnes de manière générale, les bébés, les tout-petits et les femmes enceintes sont particulièrement vulnérables et ne devraient donc pas être exposés davantage à des substances potentiellement toxiques, que ce soit avec des produits cosmétiques ou d’autres produits du quotidien (alimentation, vêtements, ameublement, environnement, etc)

Encore trop de substances problématiques

Beaucoup trop de marques cosmétiques aujourd’hui disponibles sur le marché, comme le produit Mixa Bébé ci-dessous, contiennent encore des composants controversés, polluants et potentiellement toxiques pour les bébés, tout-petits, femmes enceintes et aussi leur bébé à venir.

Différentes études confirment par ailleurs que les femmes enceintes par exemple sont très souvent déjà beaucoup trop exposés à des substances très controversées du type perturbateurs endocriniens, par exemple.

En 2016 Santé Publique a publié la plus vaste étude menée sur les traces de perturbateurs endocriniens chez les femmes enceintes en France.

Résultat :
Le bisphénol A, les phtalates, les pyréthrinoïdes (famille d’insecticides), les dioxines, les furanes, les PCB, les retardateurs de flamme et les composés perfluorés sont détectés «chez près de la totalité des femmes enceintes»,

«Les femmes enceintes constituent une population particulièrement sensible car l’exposition pendant la grossesse à ces polluants est soupçonnée de favoriser naissances prématurées et malformations congénitales, ainsi que des anomalies dans le développement et la santé future de l’enfant, ajoute l’organisme public.» 

Nous le répétons assez souvent dans nos communications, les perturbateurs endocriniens ne concernent bien entendu pas uniquement la problématique des cosmétiques, mais les objets du quotidien au sens plus large.

Mais beaucoup trop de cosmétiques, -même ceux destinées aux enfants, aux bébés et aux femmes enceintes-, plus vulnérables, en contiennent encore. 

Dans le tests produits pour bébé, nous avions aussi déjà évoqué les raisons pour lesquelles une peau de bébé ne devrait pas être en contact avec des composants chimiques controversés :

Passons au test produit du Cold Cream Mixa Bébé destiné aux bébés.

Voici le descriptif du produit de Mixa Bébé sur le site de la marque :

« La Crème Multi-confort enrichie en Cold cream, apaise les 5 signes d’inconfort de la peau sèche de bébé : Sécheresse, irritations, rougeurs, grattage et croûtes de lait légères. Le Cold Cream, préparation utilisée depuis toujours en pharmacie, est la synergie d’ingrédients essentiels au confort de la peau. Il la nourrit intensément, l’assouplit et apaise les signes d’inconfort. Il agit comme un véritable ciment pour reconstituer la barrière protectrice de la peau.

Formulé et testé sous contrôle dermo-pédiatrique.Hypoallergénique.Sans paraben.»

La mention sur le tube précise par ailleurs :

«Tous les soins MIXA sont Formulés et testés sous contrôle médical pour vous assurer sécurité et tolérance.»

Nous voilà bien rassurés. Allons jeter un coup d’oeil sur la formulation désormais.

Ingrédients/ INCI: 

AQUA / WATER, GLYCERIN, PETROLATUM, PARAFFINUM LIQUIDUM / MINERAL OIL, GLYCERYL STEARATE, CETYL ALCOHOL, PEG-40 STEARATE, CERA ALBA / BEESWAX, CETYL PALMITATE, DIMETHICONE, CHLORHEXIDINE DIGLUCONATE, CITRIC ACID, SORBITAN TRISTEARATE, PARFUM / FRAGRANCE. (F.I.L. B176561/1).

Analyse des composants :

Comme toujours, dans une formulation de produits cosmétiques, ce sont les 5-10 premiers composants,  -présents en plus grande quantité-, qui déterminent le « profil » global d’un produit.

Juste après l’eau, en 3ème position et 4ème on trouve ici des huiles minérales issues de la pétrochimie Petrolatum et Paraffinum Liquidum présentes en quantité importante. Ces huiles minérales ou synthétiques procurent hydratation, -certes-, mais posent problème à d’autres niveaux (voir l’encadré ci-dessus).

Les huiles minérales, (tout comme les silicones d’ailleurs) représentent un réel problème environnemental : le processus d’extraction et du raffinage du pétrole présentent un bilan écologique désastreux.

Et si l’on souhaite se soucier du bien être de son bébé et de ses enfants, il serait préférable de prendre en considération l’image globale et choisir des produits sans aucune substance potentiellement toxique, que ce soit pour le bébé ou…. l’environnement.

Les bébés et enfants de manière générale sont déjà trop exposés aux pollutions environnementales et chaque geste qui va dans le sens de la protection de l’environnement leur sera bénéfique. 

Cela peut paraître tellement banal comme constat, mais il y a encore beaucoup de consommateurs qui estiment qu’un composant polluant serait « moins problématique »  qu’un composant potentiellement toxique pour l’humain.

Tout est lié, forcément.

 

Dans le produit Mixa bébé, on retrouve bien sûr aussi la glycérine en 2ème position, avec son apport hydratant intéressant et la cire d’abeille en 8ème position, suivi d’une silicone, Dimethicone (10ème). 

C’est donc le trio « glycérine + deux huiles minérales » en tête de liste et présent en plus grande quantité, suivi de quelques émulsifiants qui constitue sans doute la base hydratante de ce cold cream Mixa Bébé.

On y retrouve bien de la cire d’abeille, mais aucune authentique huile végétale, qui sont  des composants hydratants de base particulièrement intéressants pour la peau délicate des tout-petits.

Quelques substances problématiques

Une fois de plus d’autres substances controversées se sont glissées dans la formule de Mixa Bébé :

  • Les huiles minérales Petrolatum et Paraffinum Liquidum, composants issus de la pétrochimie. Hydratants, mais « inertes » (voir encadré)
  • Le Peg-40 stéarate, qui fait partie des PEG, des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances (ce qui pose problème pour la peau délicate et fragile des bébés) et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  • Le Dimethicone (silicone) problématique sur le plan environnemental; car polluant
  • Le CHLORHEXIDINE DIGLUCONATE, un conservateur de synthèse qui fait partie des composants organo-halogénés. Ces composants organo-halogénés ont un potentiel allergisant important, sont réactifs et peuvent en pénétrant dans les tissus, se décomposer, se fixer et y provoquer des dommages. Problématique environnementale également : ce sont des composants polluants.

Verdict :

Une formulation globale qui donne de nouveau la place centrale aux composants de synthèse (parrafine; petrolatum etc), surtout pour son effet principal, l’hydratation. On remarque aussi l’absence d’authentiques huiles végétales, si intéressantes dans le soin des peaux délicates des bébés. Mais aussi toujours des composants controversés et problématiques à différents niveaux (conservateurs de synthèse, silicone, etc), qui ne devraient tout simplement pas s’y retrouver.

 

 

 

Note ; cet article date de 2018

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

août 2018

La marque ENERGIE FRUIT fait partie de ces jeunes marques qui s’affichent avec des valeurs de «made in France», avec des formules affichées comme «minimalistes»,  « sans phenoxyéthanol, silicones et parabens »

Le tout avec une présentation pétillante, un nom de marque qui évoque les fruits et un univers résolument «Girly».

Ainsi on peut par exemple lire sur le flacon d’un gel douche :

« Energie Fruit, c’est l’histoire de 2 super amies qui ont décidé de révolutionner l’instant beauté en créant des produits de leurs rêves ! Des pépites de beauté innovantes, saines et efficaces, aux formules magiques concoctées avec une équipe de choc.(….) Fabriqué en Provence. »

Donc au premier coup d’oeil, on pourrait croire qu’il s’agit de « cosmétique naturelle » à la formulation «très propre, purement naturelle» qui intègre des composants bio avec une gamme qui propose également quelques produits certifiés bio. 

Jusqu’ici plutôt rassurant comme discours, allons jeter un coup d’oeil derrière les coulisses en analysant la composition d’un gel douche, par exemple..

 

ENERGIE FRUIT

Gel Douche Hydratant

Fruit de la passion et Huile d’argan bio

500 ml, prix : 4,30 €

  

Voici le descriptif du produit sur le site de la marque Energie Fruit :

« Fruit de la passion l’exotique ! L’été, une plage, le soleil qui se couche sur une mer turquoise… Évadez-vous chaque jour avec notre gel douche et bain moussant au parfum des îles.

Formule testée dermatologiquement et composée de 94% d’ingrédients d’origine naturelle, fabriquée en Provence.  0% parabens, silicones, pH neutre. »

La mention sur le flacon précise par ailleurs :

* 0% Phenoxyethanol, parabens, phtalates.

Sur son site la marque affiche par ailleurs des mentions très rassurantes :

  • Testé sur les copines, et non sur les animaux
  • Ingrédients d’origine naturelle
  • Testé dermatologiquement/ 0% parabens, ph neutre

La marque Energie Fruit se vante par ailleurs d’être « la première marque Vegan approuvée par PETA en GMS (grande distribution)»

Quelques produits sont également certifiés bio (Cosmébio), mais ce n’est qu’une partie minoritaire de l’offre.

Parfois cela peut créer la confusion chez les consommateurs qui ont tendance à croire que l’ensemble de la marque serait formulée de la même manière. 

L’analyse de la liste des composants peut s’avérer utile pour les produits qui ne sont pas certifiés.

Allons vérifier de plus près la formulation du produit qui nous intéresse :

Ingrédients/ INCI: 

Aqua (Water), Sodium Laureth Sulfate, Cocamidopropyl, Sodium Chloride, Argania Spinosa*, Capryl Glucoside, Glycerin, Parfum (Fragrance), Sodium Benzoate, Citric Acid, Potassium Sorbate, Limonene, Chlorphenesin, Linalool, Geraniol, Styrene/Acrylates Copolymer, CI17200, CI15510, Sodium Hydroxide

* issu de l’agriculture biologique 

Analyse des composants :

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit.  

De manière générale, un produit de type shampooing ou gel douche est constitué d’environ 70% d’eau, (voir plus) viennent ensuite des bases lavantes (environ 20%) et puis le reste, des composants annexes (additifs, extraits de plantes, etc).

En ce qui concerne les gels douches, (ou même les shampooings par exemple), ce qui est donc primordial, c’est le choix des bases lavantes (aussi appelés tensioactifs) qui peuvent être soit très douces, -bien tolérés par la peau-, ou plutôt irritantes et/ou problématiques pour l’environnement.

La formulation se compose ici d’un mélange d’un tensioactif irritant le Sodium Laureth Sulfate (1ère position), présent en plus grande quantité, associé et adouci par des tensioactifs plus doux comme le Cocamidopropyl Betaine (2ème) et le Capryl Glucoside (5ème).

L’avantage de ce genre de formulation pour les fabricants, c’est que le tensioactif principal, le Sodium Laureth Sulfate, -faisant parti des tensioactifs les plus irritants-, est aussi parmi les tensioactifs les moins chers. 

Le Sodium Laureth Sulfate (aussi appelé SLS) fait partie des tensioactifs de synthèse, issus de la pétrochimie, qui sont susceptibles de provoquer des irritations et réactions cutanées, raison pour laquelle ils sont généralement mélangés à des tensioactifs plus doux.

Ces tensioactifs de synthèse sont par ailleurs des polluants importants, ils sont peu ou mal biodégradables et libèrent en se décomposant des composés chimiques.

Les bases lavantes les plus douces, les mieux tolérées par la peau, -les « acylglutamates » à base de sucre-, sont aussi les plus chères (prix jusqu’à 10 fois plus élevé que les tensioactifs issu de pétrochimie)

Raison pour laquelle on trouve très peu de produits formulés « exclusivement » avec ces bases lavantes conçus à partir de matières premières végétales (sucres, acides aminés, coprah, colza, …) .

Mais d’autres substances problématiques et controversées se sont également glissées dans la formule :

  • Le conservateur de synthèse Chlorphenesin, substance organo-halogénée qui peut provoquer des effets allergisants et problématique car susceptible de s’accumuler dans l’organisme. Problématique environnementale également, car substance polluante.
  • Les colorants CI17200, CI15510, colorants chimiques qui font partie des colorants azoïques, qui se révèlent problématiques sur le plan toxicologique, car allergisants; certains colorants azoïques sont aussi classés cancérigènes.

Comment justifier alors la mention « 95% d’ingrédients d’origine naturelle »  ? 

Quelle garantie apporte cette mention sur le gel douche Energie Fruit ?

La mention sur le produit ne correspond pas réellement à un label ou une certification officielle,- ce qui serait différent si le produit était rattaché à une «certification officielle» de cosmétiques naturelle et bio, comme par ex. Ecocert où l’on fait la distinction claire entre «ingrédients naturels » ET « ingrédients d’origine naturelle », comme suit :

Les ingrédients naturels : issus de la nature végétale, animale ou minérale, obtenus par des procédés physiques d’extraction sans «transformation chimique » des constituants.

Cela concerne par ex. les extraits végétaux obtenus par extraction etc

Les ingrédients « d’origine naturelle »  sont issus de transformations chimiques 

(il s’agit là d’une liste restrictive de procédés chimiques : hydrolyse, réactions enzymatiques, liste de procédés qui peut également très légèrement varier d’une certification à une autre…).

Cela concerne par ex. : des émulsionnants dérivés du glucose, des gélifiants d’origine végétale etc ….

Bref, un consommateur non averti, qui ne connait pas toutes ces distinctions, aurait sans doute tendance à interpréter les 95% d’ingrédients  d’origine naturelle = 95 % de composants naturels, (voir même 95 % de composants végétaux !) alors qu’il s’agit ici surtout d’eau et de tensioactifs. 

Et que l’eau et forcément naturelle et que l’importance se joue plutôt du coté des bases lavantes (voir explication plus haut)

Verdict :

Dans la catégorie «substances problématiques et controversées» on retrouve : un tensioactif principal irritant et polluant, un conservateur de synthèse controversé et des colorants loin d’être purement naturels.  Et le % « d’ingrédients d’origine naturelle » affiché ne fait plus vraiment sens, non plus. 

Par ailleurs se soucier des animaux avec les garanties des labels « Vegan » etPETA, c’est très bien, mais éviter des composants qui ont un effet néfaste sur l’environnement serait encore mieux, car les animaux sont de nos jours aussi les premières victimes immédiates de la pollution et du réchauffement climatique.

Et du coup même l’huile d’argan bio ne sauve pas vraiment la mise, vu la formulation globale. Pas très brillant dans son ensemble…. on demanderait bien aux copines en Provence de revoir leur copie.

 

 

Note ; cet article date de 2018

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Test produits : Teintures Capillaires

Août 2018

SANOTINT contre KHADI

Dans cette rubrique, nous allons vous présenter régulièrement deux produits comparables de deux marques différentes, l’une du secteur des cosmétiques «conventionnels», l’autre du secteur des cosmétiques bio certifiés. Cette fois-ci on parlera de teintures capillaires.

Ces produit s’affronteront sur le même terrain : la comparaison des composants.

Avec une particularité qui fera toute la différence ce mois-ci :

Les deux teintures capillaires ont été achetés dans le réseau spécialisé des magasins bio. 

Une raison de plus pour vérifier la composition de vos produits, de poser des questions aux enseignes, aux fabricants et marques OU de vous référer aux garanties des labels et certifications en cosmétique naturelle et bio.

Le commentateur vous accompagne tout le long du match et vous explique les règles du jeu quand celles-ci ne sont pas tout à fait claires. 

Place au match : que le meilleur gagne. 

SANOTINT

Teinture pour Cheveux au Millet doré aux extraits végétaux

nuance : 2 «Brun»

Aucune certification.

contre

KHADI 

Soin Colorant 100% végétal

Reflet, brillance et volume

nuance / 92 « Café »

Certifié BDIH et Natrue

 

 

 

Les raisons qui nous motivent pour se colorer les cheveux sont multiples ; l’envie de changer de couleur, de changer tête…et souvent aussi l’envie de couvrir les premiers cheveux blancs pour faire illusion… un petit plus longtemps.

Et pour teindre les cheveux, il y a réellement que deux techniques ou deux écoles, d’un côté les colorations capillaires classiques «conventionnelles», -à base de composants colorants chimiques-, et de l’autre les colorations purement végétales qui utilisent essentiellement des colorants naturels, issu du règne végétal.

Les teintures capillaires qui utilisent des composants chimiques ont également quelques avantages techniques (possibilité d’éclaircir la teinte naturelle de vos cheveux, couverture uniforme et immédiate des cheveux gris, dès la première application- et indépendamment du constat de départ). De l’autre côté ces colorations capillaires classiques comportent aussi une liste assez impressionnante d’inconvénients; des composants chimiques très réactifs, controversés et extrêmement problématiques, que ce soit pour notre santé ou l’environnement. 

Ce sont également des composants très réactifs qui abîment la texture du cheveux sur le long terme.

Les colorations purement végétales seront donc face à quelques limites techniques, mais représentent un avantage ultime, celui de ne pas nuire ni à la santé de l’utilisatrice/ l’utilisateur ou à l’environnement. 

Ces colorations purement végétales peuvent également être considérées comme un véritable soin, car elles gainent la fibre capillaire, au lieu de la fragiliser, comme c’est le cas avec les colorations chimiques. Modifiant la structure du cheveu, la coloration oxydante sensibilise la fibre capillaire et contraint à appliquer des soins et des shampoings adaptés. Ce n’est pas le cas des colorations végétales, qui fonctionnent sur d’autres principes, en enrobant la fibre capillaire.

Il est important, -surtout dans le secteur des colorations capillaires-, de réellement faire cette distinction entre «coloration à base de plantes» et les colorations purement végétales, car c’est un domaine ou le greenwashing règne en matière… même souvent dans les magasins spécialisés (bio).

Dans le comparatif des deux produits qui suivent, on court après le même but : la coloration uniforme des cheveux, mais d’un côte on se sert des techniques de coloration des composants de synthèse extrêmement controversés avec quelques substances naturelles qui se faufilent entre le lignes et de l’autre camp on joue la carte du « purement naturel ».

Le début du match, présentation des équipes : 

SANOTINT

Teinture pour Cheveux au Millet doré aux extraits végétaux

nuance  : «Brun» 2

Aucune certification.

125 ml, prix : 9,55 €

Selon les dires du fabricant sur l’emballage il s’agit d’une teinture capillaire pour cheveux « au millet doré » et aux extraits végétaux. 

On peut y lire : 

« Ne coule pas, ne contient pas de métaux ajoutés ( …) Sanotint contient des extraits de millet doré qui sont très riches en silice, un important facteur de protection des cheveux, ainsi que des extraits végétaux comme l’olive, bouleau, pépin de raisin. Couvre les cheveux blancs en 1 ou 2 applications. Avec Sanotint, les cheveux sont toujours souples et sains. »

SANOTINT se veut également rassurant avec la mention «sans parabens et sans ammoniaque». Sur le site de la marque, on peut également lire  :

  • The product has very low allergy risks. / Ce produit a un faible potentiel allergisant
  • It does not contain / et ne contient ni :
  • PARABENS,/ parabènes
  • Ammonia,/ amoniaque 
  • Added metals and Paraffin,/ métaux ajoutés, et paraffine
  • Resorcinol/Resorcinol
  • Silicon and Formaldehyde free, Sans silicones ni formaldehyde

Une coloration capillaire au millet doré, enrichi d’extrait végétaux, apparemment sans composants  controversés;  chouette !!

Allons voir la composition désormais.

Par contre, en regardant la composition du produit, les promesses semblent fondre comme neige au soleil : il s’agit tout simplement d’une coloration chimique, semblable à celles que l’on retrouve dans tous les commerces, des colorations à base de fixateurs et révélateurs !

Avec bien sûr la présence de quelques extraits de plantes, mais qui ne sont là que pour enrober la formulation très contestable et qui n’interviennent pas vraiment en tant que «composants colorants».Il s’agit ici d’une coloration d’oxydation à deux phases (en kit, deux produits à mélanger), qui colore les cheveux de manière persistante. C’est en quelque sorte une véritable «réaction chimique », qui s’opère en direct, sur votre chevelure.

Pour créer votre « laboratoire maison de petit chimiste » et faire interagir tous ces composants chimiques sur votre chevelure on retrouvera donc dans l’emballage :

  • Le tube de « teinture » 
  • Le flacon « d’émulsion fixative » ( le fameux « fixateur » qui contient,-entre autres-, le fameux peroxyde d’hydrogène, nécéssaire au processus d’oxydation)
  • Le baume réparateur

Analyse du premier produit :

Ingrédients/ INCI:

Aqua, Cetearyl, Alcohol, Ethanolamine, Polysorbate 80, Ceteareth-30, Sodium Lauryl sulfate,Isopropyl Stereate, Propylene Glycol, Tetrasodium EDTA, Parfum, Ascorbic Acid, Sodium Hydrosulfite, Panicum Millaceum Extract,Calcium Pantotheante , Botin, Vitis Vinifera Leaf extraxt, Betula Alba Bark Extract ,Olea Europaea Leaf extract, Urtica Dioca Leaf/ Stem Juice, Limonene, Benzyl Salicylate, Amyl Cinnamal, p-Phenylenediamine, 2-Methylresorcinol, m-Aminophenol, 4- Chlororesorcinol, 2-Amino-4-Hydroxyethylaminoanisole Sulfate. Contient: Diamminobenzeni (= p-Phenylenediamine)

 

 

Analyse des composants :

Dans une formulation de produits cosmétiques, ce sont les 5-10 premiers composants, -présents en plus grande quantité-, qui déterminent le «profil» global d’un produit. 

Mais cela ne veut pas dire que si les 10 premiers composants sont plutôt corrects que l’ensemble de la formulation peut être considérée comme correcte. Ici par exemple, la liste des colorants purement chimiques très controversés sont tous regroupés à la fin de la liste. Après l’eau (en première position) se trouve déjà en quatrième position un agent tampon chimique problématique l’Ethanolamine, suivi d’une liste de composants que l’on pourrait qualifier d’additifs secondaires, il s’agit de texturants, de tensioactifs, d’émulsifiants, de composants qui interviennent sur la qualité de la texture, mais qui n’ont pas de propriétés colorantes. 

Dans le milieu de la formule on retrouve effectivement les extraits de plantes, (millet, bouleau, ortie), mais ce sont surtout les 5 colorants chimiques à la fin de la liste qui vont agir sur la coloration du cheveux.  « L’artillerie lourde » prend ici le dessus sur le pouvoir colorant des plantes.

Colorants chimiques : p-Phenylenediamine 2-Methylresorcinol, m-Aminophenol, 4- Chlororesorcinol, 2-Amino-4-Hydroxyethylaminoanisole

Les colorations chimiques opèrent toutes avec le même principe : une réaction chimique entre révélateurs et fixateurs, qui peut nécessiter jusqu’à 8-10 colorants chimiques différents.

Parmi les substances controversées et problématiques à plusieurs niveaux on retrouve :

  • Ethanolamine, un agent tampon alcaline, souvent employé à la place de l’ammoniaque (odeur très forte), mais bien plus problématique, car susceptible de former des nitrosamines, classé cancérigènes.
  • P-Phenylenediamine (synonymes ; 1,4-Phénylènediamine, 1,4-Benzènediamine, 1,4-Diaminobenzène, 4- Aminoaniline, p-Aminoaniline) : fait partie de aminés aromatiques, considérés très allergènes
  • 2-Methylresorcinol : potentiel allergène très élevé, concentration max. 1,8 %, modification de la réglementation existante en cours
  • m-Aminophenol, un amine aromatique, potentiel allergène
  • 2-Amino-4 Hydroxyethylaminosole Sulfate : Cette substance est susceptible de former des nitrosamines (cancérigènes).  concentration max. 1,5 %
  • 4-Chlororesorcinol un autre amine aromatique, composant organo-halogéné
  • Se rajoutent des matières premières problématiques sur le plan environnemental; car polluantes: le Tetrasodium EDTA

Regardons de plus près désormais la composition de l’émulsion fixative » (=le fixateur)

INCI  / fixateur: 

Aqua, Hydrogen Peroxide, Stearyl Alcohol, Cetearyl Ethylhexanoate, Ceteareth-50,,Phosphoric Acid, Phenoxyethanol, Tetrasodium EDTA, Sodium Gluceptate, Disodium Pyrophosphate

 

 

Parmi les substances controversées et problématiques à plusieurs niveaux on retrouve :

  • Ceteareth-50, faisant partie des PEG qui sont des matières éthoxylées. Elles ne sont pas nocives en soi, mais obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  • Le Phenoxyethanol, conservateur de synthèse controversé, potentiel toxique avéré (nocif pour le foie, notamment)
  • et de nouveau le Tetrasodium EDTA matière première problématique sur le plan environnemental; car polluante

Les dernier produit, le BAUME REPARATEUR contenu dans l’emballage a une formulation tout aussi problématiques et contient notamment des conservateurs de synthèse controversés :  Phenoxyethanol, Cetrimonium Chloride

Verdict ; Une coloration que l’on pourrait qualifier de « pseudo-naturelle », qui fait croire qu’il s’agit d’une coloration naturelle (teinture aux végétaux) mais l’analyse des composants fait vite tomber les masques : il s’agit tout simplement d’une coloration chimique, avec quelques composants végétaux, certes, mais surtout des colorants chimiques controversés, des conservateurs de synthèse problématiques…

Ce qui est particulièrement déplorable, c’est que le produit a été acheté dans un magasin bio. 

Si le produit n’est pas certifié par un label de cosmétique naturelle et bio, vaut donc mieux toujours vérifier sa composition en détail.

 

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KHADI

Coloration végétale

Marron Foncé

100 ml, prix : 14,15 €

 

Présentation du produit sur l’emballage

Les colorations végétales Khadi contiennent 100% d’ingrédients naturels et de plantes ayruvédiques.

Vous pouvez créer votre propre nuance grâce aux colorations Khadi. 

Nos colorations sont tenaces.

 Les colorations Khadi :

  • Couvrent 100% des cheveux blancs
  • Sont faciles à appliquer soi-même
  • Offrent un soin revitalisant aux cheveux
  • Apportent de la brillance
  • Colorent les cheveux du blond clair au noir froid.
  • Offrent une multitude de choix pour tous les âges. 
  • Sont fabriqués selon les standard allemand.

Ne contient pas :

  • de conservateurs
  • de rehausser de couleur
  • de sels métalliques
  • de parfums ou d’huiles essentielles.

Le distributeur de Khadi apporte les précisions suivantes*

« Pour un résultat entre le châtain foncé et le châtain très foncé sans note de rouge. Une pré-coloration au Hénné Pur Rouge est nécessaire sur les cheveux blonds ou blancs. Peut être associé avec Châtain Clair, Noisette Naturel, Henné Pur Rouge et Henné, Amla et Jatropha Rouge. Offre de jolis reflets, protège le cheveu, le fortifie et lui redonne toute sa brillance. Action purifiante et antibactérienne sur le cuir chevelu. Favorise la pousse du cheveu. »

 

Ingrédients/ INCI:

Indigo Tinctoria Leaf Power, Lawsonia interims Leaf Powder, Emblica Officinalis Fruit Powder, Eclipta Alba Leaf Powder, 

Certification : BDIH

Analyse des composants :

Dans une formulation de produits cosmétiques, ce sont les 5-10 premiers composants, présents en plus grande quantité, qui déterminent le « profil » global d’un produit.

Dans cette coloration poudre, -que l’on mélangera avec de l’eau pour obtenir une pâte colorante-, la formulation reste fidèle à son descriptif : 100% végétale.

5 composants = 5 extraits naturel de plantes. Rien de plus. 

Verdict : Aucun colorant de synthèse, aucun conservateur (inutile avec une formulation en poudre, sans eau) aucune substance problématique. Mais au contraire un ensemble de plantes choisies pour leurs effets colorants et leurs propriétés de soin. 

 

Dans ce match, opéré en toute transparence, l’avantage va clairement du côté de la  coloration purement végétale, la teinture capillaire certifiée.

L’absence de composants problématiques et controversés,- de fixateurs et révélateurs largement utilisés dans les colorations chimiques- et de tout autre substance problématique  (conservateurs de synthèses classés perturbateurs endocriniens, solvants, amines aromatiques etc) ne sont qu’une partie des garanties que proposent les colorations purement végétales,  notamment celles garanties par les certifications des labels de cosmétique naturelle et bio.

Et dans ce match de formulation, l’avantage qualitatif penche clairement du côté du produit certifié.

 

Vous trouverez d’autres articles et tests produits  sur le site.

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Note ; cet article date de 2018

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

  

Juillet 2018

LE PETIT MARSEILLAIS
Soin Bonne Mine
Éclat d’Abricot
Gelée Hydratante Sublimante

50 ml, prix : 5,30€

INCI, Le Petit Marseillais Soin Bonne Mine :
Aqua, Dimethicone, Glycerin, Dimethicone/Vinyl Dimethicone Crosspolymer, Prunus Armeniaca Fruit extract, Ethylhexylglycerin, Propylene Glycol, Polyacrylamide, Dimethiconol, C13-14 Isoparaffin, C12-14 Pareth-12, Cetearyl Olivate, Laureth-7, Sorbitan Olivate, Dimethicone Crosspolymer, Mica, Siluca, Carbomer, Sodium Hydroxide, Benzoic Acid, Chlorphenesin,Methylparaben, Phenoxyethanol, Parfum, CI77891, CI15985, CI19140

Bénéfices produit, – présentés sur le site du fabricant, Le Petit Marseillais * :

DESCRIPTION

« Cette gelée légère et joliment nacrée, illumine votre peau et l’enveloppe d’une agréable sensation de confort. Hydratée pendant 24h, votre peau est souple et lumineuse, telle la robe éclatante et soyeuse d’un abricot gorgé de soleil.
Elle offre un parfum subtil et gourmand avec une note ensoleillée qui rappelle les bienfaits d’une chaude journée d’été, à l’ombre d’un abricotier. Adaptée à tous les types de peaux.
Testée sous contrôle dermatologique. »

Notons au passage que Le Petit Marseillais n’a pas jugé utile de mettre la composition détaillée du produit sur son site, à droite, dans la partie « le secret des ingrédients »; on vante tout simplement le fameux «abricot ». Mais quel rôle il joue au fait, cet extrait d’abricot ?

Le Petit Marseillais vante, – certes à juste titre-, les propriétés de l’acide hyaluronique, une substance naturellement présente dans la peau et les tissus conjonctifs, qui a un effet naturellement «pulpant ». Le taux d’acide hyaluronique diminue par contre avec l’âge, ce qui modifie le volume des tissus conjonctifs et fait apparaître rides et ridules.
Un apport « externe » peut donc être tout à fait bénéfique dans les formulation de crèmes anti-âge, par exemple. Par contre, une fois de plus, il est intéressant de regarder de plus près l’ensemble de la formulation du produit et la rapprocher du discours de la marque.

Ici on mets par exemple en avant les vertus de l’acide hyaluronique, mais quand on regarde la liste INCI, on s’aperçoit que ce composant se retrouve parmi les 5 derniers composants, donc en quantité plutôt faible. Les principaux composants se trouvent en tête de liste, cela permet notamment d’identifier facilement ceux présents en concentration la plus élevée. Enfin, tout ce qui se trouve tout à la fin de la liste est présent en quantité extrêmement réduite.
Donc en première position, on trouve l’eau et quelque part vers la fin le fameux acide hyaluronique, et quelque part au début on retrouve bien sûr aussi l’extrait d’abricot….

Mais ce qui serait intéressant maintenant, ce serait de savoir ce qui se trouve entre ces différents composants….

Note ; cet article date de 2017

➡️ Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

 

 

Analyse des composants :

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » global du produit.
Après l’eau, on trouve un composant à base de silicone, la glycérine, suivi d’un autre composant à base de silicone, et ensuite intervient le fameux extrait d’abricot suivi par d’autres composants à base de silicones et une huile minérale un peu plus bas dans la liste. Tous ces composants interviennent en tant que matières hydratantes.
Alors que l’on peut discuter de la qualité de cette base hydratante (présence de silicone, d’huile minérale et surtout absence d’authentiques huiles ou cires végétales), ce qui pose surtout problème ce sont des composants controversés, problématiques à différentes niveaux, qui interviennent tout au long de la formule.


Les substances controversées :

  • Des silicones DIMETHICONE, Dimethicone/Vinyl Dimethicone Crosspolymer, DIMETHICONOL substances problématiques sur le plan environnemental, (non biodégradables), polluantes :
  • Le composant C13-14 Isoparaffin, une huile minérale issue de la pétrochimie, problématique sur le plan environnemental, les huiles minérales ont par ailleurs un effet occlusif à forte concentration
  • Plusieurs PEG (C12-14 Pareth-12, Laureth-7) des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et sont peu biodégradables, donc polluantes.
  • Le conservateur de synthèse Chlorphenesin, une substance organo-halogénée susceptible d’effets allergisants et problématique car elle peut s’accumuler dans l’organisme.
    Le conservateur de synthèse Methylparaben, conservateur de synthèse controversé.
  • Le Phenoxyethanol, conservateur de synthèse controversé, potentiel toxique avéré (nocif pour le foie, notamment)
    Les colorants CI15985 et CI19140 font partie des colorants azoïques, des colorants de synthèse qui se révèlent problématiques sur le plan toxicologique, car allergisants; certains sont classés cancérigènes.

Verdict :
Une formulation bien, bien loi d’être… irréprochable.
La marque Le Petit Marseillais se présente avant tout comme « l’expert du soin de toutes les peaux sensibles de la famille » mais travaille toujours avec des composants très controversés (conservateurs de synthèse problématiques, perturbateurs endocriniens, silicones, etc…)
Des composants problématiques, potentiellement toxiques, dont se passeraient bien les peaux sensibles…et le reste de famille.

Toujours aussi surprenant, les produits pour peaux sensibles, qui contiennent autant de composants controversés.

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Note ; cet article date de 2018

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Juin 2018

Dans cette rubrique, nous allons vous présenter régulièrement deux produits comparables de deux marques différentes, l’une du secteur des cosmétiques «conventionnel», l’autre du secteur des cosmétiques bio certifiés. Pour ce match, nous avons choisi des produits d’hygiène intime ;  un gel lavant et mousse.

Ces produit s’affronteront sur le même terrain : la comparaison des composants.

La commentatrice vous accompagne tout le long du match et vous explique les règles du jeu quand celles-ci ne sont pas tout à fait claires.

Place au match : que le meilleur gagne.

 

Dans le comparatif des deux produits qui suivent, on court après le même but : l’hygiène intime, dans le respect de la flore intime,  -fragile et délicate-, qui nécessite des produits de soins adaptés.

Mais d’un côte on se sert d’un mélange de composants de synthèse et de composants naturels,  -avec quelques substances douteuses qui se faufilent entre le lignes-, et de l’autre camp on joue la carte du « purement naturel ».

Le début du match, présentation des équipes :

 

Rogé Cavaillès

Soin Toilette Intime Extra-doux

100ml – 200ml – 500ml

(environ € 5,53 pour le 200ml)

Sur le site de la marque, on trouve le descriptif du produit suivant ;

« Jusqu’à 12 heures de protection et de douceur !

Développé avec des gynécologues, ce soin intime Extra-Doux procure jusqu’à 12 heures d’efficacité*. Avec ses actifs encapsulés, qui libèrent en continu des extraits de calendula adoucissant, il vous apporte douceur et fraîcheur toute la journée.

Respectueux de la flore et de son équilibre fragile, il nettoie en douceur et préserve au quotidien l’équilibre des muqueuses, même les plus sensibles. »

Regardons de plus près également la liste des composants du produit.

Ingrédients/ INCI:

Aqua, PEG-80 Hydrogenated Glyceryl Palmate, Cocamidopropyl Betaine, PEG-120, Methyl Glucose Dioleate, Magnesium Laureth Sulfate, Polysorbate 20, Disodium Laureth Sulfosuccinate, Calendula Officinalis Flower Extract, Parfum, Lactic Acid, Alpha-Glucan Oligosaccharide, Caesalpina Spinosa Gum, Glyceryl Laurate, Glycerin, Moringa Oleifera Seed Extract,Tetrasodium Glutamate Diacetate, DMDM Hydantoin, Chlorphenesin, Sodium Benzoate, Potassium Sorbate.

Le texte sur le flacon précise par ailleurs : pH Physiologique-sans savon- sans paraben-hypoallergénique- tolérance maximale-  recommandé par les gynécologues…

Analyse des composants :

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit.  

De manière générale, un les produits lavants d’hygiène intime (gels douches/shampooings, et gel lavants intimes également) sont constitués d’environ 70% d’eau, viennent ensuite des bases lavantes (environ 20%) et d’autres composants annexes.

En ce qui concerne les gel lavants ce qui est donc primordial, c’est le choix des bases lavantes (tensioactifs) qui peuvent être soit très doux, bien tolérés par la peau, ou plutôt irritants et/ou problématiques pour l’environnement.

La formulation se compose ici d’un mélange de tensioactifs doux Cocamidopropyl Betaine / Methyl Glucose Dioleate et de tensioactifs irritants Magnesium Laureth Sulfate/ Disodium Laureth Sulfosuccinate, différents PEG (en tant qu’émulsifiants)  se rajoutent au tableau.

D’autres substances problématiques et controversées se sont glissées dans la formule :

  1. des PEGS (PEG-80 Hydrogenated, Glyceryl Palmate/PEG-120, Methyl Glucose Dioleate +Polysorbate 20) des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique lourd qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  2. Le tensioactif Magnesium Laureth Sulfate : irritant
  3. Le tensioactif Disodium Laureth Sulfosuccinate:  irritant
  4. Le conservateur de synthèse DMDM Hydantoin, susceptible de libérer des formaldéhydes, cancérigènes
  5. Le conservateur de synthèse Chlorphenesin, une substance organo-halogénée susceptible d’effets allergisants et problématique car elle peut s’accumuler dans l’ organisme.

Verdict : Un soin sensé être « respectueux de la flore et de son équilibre fragile » peut-il contenir des bases lavantes irritantes et des conservateurs de synthèse controversés ?

Bien sûr que l’on retrouve également l’extrait de calendula évoque par le fabricant (en 8me position) et d’autres matières actives intéressantes, mais dans l’ensemble ce soin ne semble pas vraiment respecter son contrat, celui de respecter réellement la flore intime.

Allons regarder la proposition de l’adversaire, cette fois-ci…

 

BIOTURM 

Mousse d’hygiène intime Cranberry n° 90

250 ml, prix : 14,95 €

 

Voici la présentation du produit par le fabricant* :

« La région intime est protégée par des bactéries lactiques qui repoussent les germes étrangers par un pH acide. Si ce système est perturbé (p. e. en utilisant les gels nettoyants d’un pH trop élevé ou par une hygiène trop excessive), des germes étrangers peuvent pénétrer et favoriser des mycoses. La Mousse d’hygiène intime Cranberry n° 90 fortement concentrée en complexe actif lacto-intensif (donc avec une teneur élevée en acide lactique) conserve la flore intime naturelle et contient aussi du jus de cranberry biologique. Cette baie magique américaine est connue pour l’effet positive sur la santé – en particulier sur les infections des voies urinaires – et la plupart du temps, la canneberge se consomme sous forme de jus ou de poudre.

Le cranberry confère à la mousse une couleur rose discrète et un parfum fruité intense.

Soit la Mousse d’hygiène intime en flacon pompe économique ou le Gel d’hygiène intime Cranberry n° 91 pour la toilette intime en voyage – les deux produits d’hygiène intime de BIOTURM ont les mêmes substances actives et soutiennent les fonctions protectrices naturelles de la flore intime et permettent d’éviter des désagréments divers dès le nettoyage. Le Baume intime Cranberry n° 92 a un effet régénérant sur les irritations et rougeurs dans la zone intime et soigne la peau sensible. »

 

Prenons le temps de vérifier la composition du produit en analysant de plus près la liste de composants, la liste INCI :

Ingrédients/ INCI:

 Glycerin, Aqua, Lac*, Decyl Glucoside, Alcohol, Vaccinium Macrocarpon Fruit Juice*, Sodium Lauryl Sulfoacetate, Betaine, Coco-Glucoside, Glyceryl Oleate, Hibiscus Sabdariffa Flower Extract, Citrus Aurantium Bergamia Fruit Oil, Vaccinium Angustifolium Fruit Extract, Pyrus Malus Fruit Extract, Vanilla Planifolia Fruit Extract, Rubus Idaeus Fruit Extract, Rubus Fruticosus Fruit Extract, Vitis Vinifera Fruit Extract, Prunus Armeniaca Fruit Extract, Lactic Acid

Analyse des composants :

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit.  

De manière générale, un les produits lavants (gels douches/shampooings, gel ou mousses lavantes intimes également) sont constitués d’environ 70% d’eau, viennent ensuite des bases lavantes (environ 20%) et d’autres composants annexes.

En ce qui concerne les gels lavants (ou mousses lavantes)  ce qui est donc primordial, c’est le choix des bases lavantes (tensioactifs) qui peuvent être soit très doux, bien tolérés par la peau, ou plutôt irritants et/ou problématiques pour l’environnement.

La formulation se compose ici essentiellement d’un mélange de tensioactifs doux à base de sucre, les plus doux, mais également les plus onéreux du marché : Decyl Glucoside et Coco-Glucoside et de tensioactifs très doux comme le Sodium Lauryl Sulfoacetate.

D’autres substances de soin intéressantes :

Le complexe actif lacto-intensif (INCI : Lac) spécifique aux produits de Bioturm qui apporte équilibre et soin aussi à la flore intime :

« Lac : Complexe actif lacto-intensif

Le petit-lait frais issu de l’agriculture biologique est fermenté par un procédé patenté. Le lactosérum que l’on retrouve dans presque tous les produits de Bioturm® contribue, grâce à ses composants intrinsèques, à équilibrer la flore cutanée et le film hydrolipidique. L’acide lactique naturel, les acides aminés essentiels et les oligo-éléments, etc, sont parfaitement tolérés par la peau et maintiennent son taux d’hydratation. »

http://www.bioturm.fr/.cms/mousse-hygiene-intime-cranberry/648-5-333

  • La glycérine, hydratante, prévient le dessèchement et constitue une base pour la texture mousse
  • L’extrait de canne berge (cranberry) aux propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires
  • L’extrait de myrtille, de framboise, de mûre, aux propriétés anti-oxydantes…
  • L’acide lactique pour apaiser et équilibrer la flore intime, en combinaison avec le complexe actif lacto-intensif

Verdict : Une mousse intime avec une formulation exemplaire, sans aucune substance controversée. Le « complexe actif lacto-intensif » est un véritable « plus » pour prendre soin et équilibrer la flore intime délicate. 

Bien sûr que ce produit est presque trois fois plus cher que son concurrent, mais avec des ingrédients largement plus qualitatifs, notamment les bases lavantes à base de sucre et le complexe actif spécifique. Ce produit s’utilise par ailleurs en très petite quantité, et la texture mousse le rend économique. La qualité est au rendez-vous et l’absence de substances nocives garantie, notamment aussi par les labels BDIH et Cosmos.

Vous trouverez d’autres articles et tests produits sur le site.

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Note ; cet article date de 2018

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

mai 2018

Soin des mains
Ultra-nourrissant
Peaux desséchées ou agressées au quotidien
Huile d’olive

50 ml, prix : 4,99 €

 

Bénéfices produit, – présentés sur le site d’un site de vente (distributeur)* :

« Riche en huile d’olive, ce soin hydratant* est spécifiquement formulé pour prendre soin des mains desséchées et agressées au quotidien (calcaire, produits d’entretien, bricolage). Sa texture est non collante. »

Ingrédients/ INCI:

AQUA (WATER), GLYCERIN, CETEARYL ALCOHOL, DECYL OLEATE, CYCLOPENTASILOXANE, OLEA EUROPAEA (OLIVE) FRUIT OIL, CAPRYLIC/CAPRIC TRIGLYCERIDE, GLYCERYL DIBEHENATE, TRIBEHENIN, CETEARYL GLUCOSIDE, TOCOPHERYL ACETATE, GLYCYRRHETINIC ACID, BUTYL METHOXYDIBENZOYLMETHANE (AVOBENZONE), ETHYLHEXYL SALICYLATE (OCTISALATE), GLYCERYL BEHENATE, DIMETHICONOL, CARBOMER, TOCOPHEROL, HYDROGENATED PALM GLYCERIDES CITRATE, TRIETHANOLAMINE, SODIUM BENZOATE, POTASSIUM SORBATE.

Note ; cet article date de 2018

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Allons voir de plus près la formulation du produit

 

Analyse des composants :

On retrouve effectivement l’huile d’olive (en 6ème position), associée à la glycérine hydratante et d’autres substances hydratantes d’origine végétales, comme des huiles ou cires estérifiées.

Là où les choses se compliquent, c’est qu’au milieu de ces composants naturels ou peu problématiques se retrouvent également des composants réellement controversés.

Les composants problématiques et controversés

  • Le Cyclopentasiloxane (D5), silicone perturbateur endocrinien supposé. Composant classé comme persistant, bioaccumulable et toxique dans l’environnement
  • Le filtre UV Butyl Methoxydibenzoylmethane (Avobenzone),  perturbateur endocrinien supposé, susceptible d’interférer avec le système hormonal
  • Le filtre UV ETHYLHEXYL SALICYLATE (Octisalate), perturbateur endocrinien supposé.
  • Le DIMETHICONOL, (silicone) problématique sur le plan environnemental; car polluant
  • Le Triethanolamine, un composant qui est utilisé soit comme substance tampon, comme émulsifiant ou tensioactif, susceptible de former des nitrosamines, cancérigènes.

Deux filtres UV de synthèse (controversés, par ailleurs) dans une crème main positionnée comme « soin ultra-nourrissant » et non comme produit de protection solaire, ce n’est pas forcément très logique, mais la logique échappe parfois à la formulation.

Verdict : Une formulation assez incompréhensible…et contestable
D’un côté d’authentiques substances végétales de soin (huile d’olive/ glycérine/ etc) et de l’autre côté des substances très controversées :
Des filtres UV chimiques, substances susceptibles d’agir comme perturbateurs endocriniens, des substances susceptibles de libérer des nitrosamines et d’autres composants problématiques, controversés ou polluants.

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Note ; cet article date de 2018

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Vous trouverez d’autres articles et tests produits  sur le site.

Test produits : 4 produits solaires revus à la loupe….

mai 2018

C’est le retour des beaux jours, la protection solaire s’impose; que ce soit pour les activités en famille du week-end, les vacances ou les séances de sport en plein air. Le choix des produits solaires a son importance : Les différents fabricants ne travaillent pas de la manière :  le secteur « conventionnel »  se sert d’un panel large de composants pour la formulation, – composants qui sont bien sûr autorisés par le Code de la Santé Publique et la Règlement Cosmétique Européen. Mais parmi ces composants « autorisés », on retrouvé aussi de nombreux composants, qui font l’objet de nombreuses controverses, à différents niveaux.

De l’autre côté il y a le secteur des cosmétiques naturels et bio certifiés (par différents labels) qui travaille avec un nombre beaucoup plus restreints d’ingrédients, en écartant un grand nombre de composants, ceux considérés problématiques, potentiellement toxiques, ou polluants, par ex.- en tout cas problématiques et/ou controversés.En ce qui concerne la protection solaire, il y a surtout une différence au niveau des filtres UV, d’un côté les produits solaires du conventionnel qui se sert soit de filtres de synthèses, soit d’un mélange des différents filtres (filtres de synthèse et filtres minéraux), et de l’autre les produits solaires cosmétiques bio, qui utilisent essentiellement des filtres minéraux.

Les filtres de protection solaire chimiques ou minéraux fonctionnent suivant des principes complètement différents. Les filtres chimiques pénètrent l’épiderme, créent une couche filtrante qui absorbe les rayons UV ; ils ne deviennent actif que 20 à 30 minutes après l’application, d’où la recommandation d’appliquer la protection solaire bien avant l’exposition. Les filtres minéraux naturels -principalement le dioxyde de titane ou l’oxyde de zinc en revanche se déposent sur la peau et réfléchissent les rayons UV, comme un miroir réfléchit la lumière, leur action est donc purement physique. Ces filtres de protection solaire naturels agissent immédiatement après application.

De manière générale l’industrie cosmétique ne peut utiliser que des filtres UV bien spécifiques pour les produits solaires : ceux autorisés dans le règlement européen des cosmétiques. Mais dans cette liste, on retrouve certains filtres UV de synthèse problématiques et également toute une série d’autres composants controversés et problématiques.Les filtres UV chimiques ne sont pas autorisés par les différents cahiers de charge de cosmétique naturelle et bio, on y trouve donc essentiellement des filtres minéraux.

Place au test produit : comparatif produits solaires

Regardons de plus près la composition des différents produits solaires.

Les produits solaires sélectionnés et analysés en fonction de leur composition sont issus de différents réseaux : pharmacie, site internet, magasin bio et parapharmacie. Certaines marques ou produits sont bien sûr présents dans différents réseaux de distribution.

VICHY IDEAL SOLEIL

Eau de Protection Solaire Hydratante
SPF 30
Protection Visage et Corps

200 ml, prix: 19.30€

VICHY IDEAL SOLEIL : composition?

Bénéfices produit, –  présentés sur le site du fabricant* : 

« Aussi fraîche qu’une eau, aussi protectrice qu’un lait, l’Eau de Protection Solaire Hydratante procure une sensation de plaisir à chaque application tout en garantissant une haute protection solaire. Sa technologie bi-phase, à secouer avant chaque application, associée à son micro spray garantissent une texture légère pour un fini invisible, sans effet gras, collant ou marques blanches. Enrichie en acide hyaluronique d’origine naturelle et en un système filtrant contenant du Mexoryl SX, l’Eau de Protection Solaire hydrate votre peau tout en assurant la protection contre les rayons UVA-UVB.Formule hypoallergénique, testée sur peaux sensibles et sous contrôle dermatologique, contenant de l’Eau Thermale Minéralisante de Vichy. »

Ingrédients/ INCI:

AQUA / WATER – HOMOSALATE – DICAPRYLYL ETHER – DICAPRYLYL CARBONATE – OCTOCRYLENE – ETHYLHEXYL SALICYLATE – BUTYL METHOXYDIBENZOYLMETHANE – GLYCERIN – ALCOHOL DENAT. – ETHYLHEXYL TRIAZONE – PROPANEDIOL -Diisopropyl Sebacate-BIS-ETHYLHEXYLOXYPHENOL METHOXYPHENYL TRIAZINE  – PHENYLBENZIMIDAZOLE SULFONIC ACID – CAPRYLYL GLYCOL – DISODIUM EDTA -HELIANTHUS ANNUS– PHENOXYETHANOL -POLY C10-30 ALKYL ACRYLATE -TEREPHTHALYLIDENE DICAMPHOR SULFONIC ACID -TOCOPHEROL -TRIETHANOLAMINE -PARFUM / FRAGRANCE

(le descriptif INCI provient du produit, légère variation sur le site)

 

VICHY IDEAL SOLEIL Analyse des composants :

Ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le produit.

Et parmi ces premiers composants, on retrouve malheureusement très rapidement des filtres UV chimiques très controversés, HOMOSALATE (en 2ème position), OCTOCRYLENE (5ème), ETHYLHEXYL SALICYLATE (6ème), BUTYL METHOXYDIBENZOYLMETHANE (7ème), ETHYLHEXYL TRIAZONE (10ème) suivi d’autres filtres chimiques tout le long de la formule : BIS-ETHYLHEXYLOXYPHENOL METHOXYPHENYL TRIAZINE PHENYLBENZIMIDAZOLE SULFONIC ACID, TEREPHTHALYLIDENE DICAMPHOR SULFONIC ACID.

La problématique des filtres UV concerne pas seulement la santé de l’homme, mais aussi l’équilibre de l’écosystème marin, certains filtres UV chimiques sont par exemple largement responsable de la destruction des coraux et se retrouvent bien entendu ensuite aussi dans la chaine alimentaire. Pour les filtres UV de synthèse, il faut donc aussi prendre en compte l’impact environnemental, la pollution marine et la destruction des coraux engendrée par les filtres UV chimiques, qui a déjà fait l’objet de nombreuses études.

Les substances controversées de la formule :

  • Le filtre UV Butyl Methoxydibenzoylmethane (Avobenzone) , supposé perturbateur endocrinien, susceptible d’interférer avec le système hormonal
  • Le filtre UV HOMOSALATE, perturbateur endocrinien supposé.*
  • Le filtre UV OCTOCRYLENE, perturbateur endocrinien supposé.*
  • Le Triethanolamine, un composant qui est utilisé soit comme substance tampon, comme émulsifiant ou tensioactif, susceptible de former des nitrosamines, cancérigènes.
  • Le Phenoxyethanol, conservateur de synthèse controversé, potentiel toxique avéré (nocif pour le foie, notamment)
  • Le DISODIUM EDTA, une substance problématique sur le plan environnemental; car polluante

Verdict :  Une formulation réellement controversée, basée essentiellement sur les filtres UV chimiques, problématiques.  A cela se rajoutent d’autres composants problématiques, potentiellement toxiques ou polluants.

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ALGAMARIS  Crème solaire Visage

SPF 50 certifié Bio 

50 ml, prix: 19,90 €

 

ALGAMARIS  Crème solaire Visage : formulation

Bénéfices produit, –  présentés sur le site du fabricant* : 

« Fruit de la recherche scientifique, la crème solaire visage certifiée bio SPF 50* apporte l’efficacité de notre puissant antioxydant Alga-gorria® associé à un écran 100% minéral. Facile à appliquer, la crème solaire des Laboratoires de Biarritz protège la peau du visage face aux agressions des UV et plus particulièrement lors de fort ensoleillement. L’indice SPF 50+ convient aux peaux laiteuses, très claires ou sensibles au soleil en toute situation. »

* Cosmétique écologique et biologique certifié par Ecocert Greenlife selon le référentiel Ecocert 

Ingrédients/ INCI:

Caprylic/Capric Triglyceride, Coconut Alkanes, Zinc Oxide, Aqua, Titanium Dioxide, Talc, Polyglyceryl-2 Dipolyhydroxystearate, Prunus Domestica Seed Oil*, Sorbitan Olivate, Polyglyceryl-3 Diisostearate, Helianthus Annuus Seed Oil, Glycerin**, Coco-Caprylate/Caprate, Alumina, Stearic Acid, Glyceryl Caprylate, Magnesium Sulfate, Gelidium Sesquipedale Extract, Aloe Barbadensis Leaf Juice Powder*, Potassium Olivoyl PCA, Maris Aqua, Sodium Benzoate, Tocopherol, Potassium Sorbate, Sodium Hydroxide. 99.6% du total des ingrédients sont d’origine naturelle 16% du total des ingrédients sont issus de l’agriculture biologique

 

 

Analyse des composants ALGAMARIS  Crème solaire Visage :

Dans cette formulation, pas de filtres UV chimiques, mais uniquement des filtres UV minéraux, dioxyde de titane et oxyde de zinc.

Aux filtres UV minéraux protecteur s’ajoutent des composants hydratants et relipidants purement naturels, des huiles végétales et extrait végétaux ou marins, qui constituent en soi déjà un mélange d’agents actifs complexe et spécifique, notamment de précieuses substances végétales actives secondaires : huile de prune, huile de tournesol, glycérine végétale et matière actives ; extrait d’aloe vera, extrait d’algues…

Qualité Bio

L’huile de prune, la glycérine et l’extrait d’Aloe Vera sont issus de l’agriculture bio.

Verdict : Une formulation essentiellement basée sur des filtres minéraux, avec le bienfaits de nombreux composants végétaux ou purement naturels. Aucune huile minérale ou composant à base de silicone. Aucun composant problématique, potentiellement toxique ou controversé.

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Pour répondre à la question : dioxyde de titane = nano particules, je renvoie de nouveau vers l’article précédent, car la présence de dioxyde de titane dans un produit ( produits solaire ou autre) ne signifie pas automatiquement «nanoparticules» .L’article répond par ailleurs à d’autres questions au sujet de ce composant.

De manière générale, ce qui pourrait soulever des questions, c’est la présence de ce composant sous forme de nanoparticules dans des crèmes, par ex. mais sans confirmation d’études pertinentes ou représentatives à ce jour en ce qui concerne l’absorption cutanée. Selon l’étude européenne sur le sujet (étude EU NanoDerm*), les nanoparticules de dioxyde de titane ne posent pas de problème pour la peau saine, d’autres études se penchent sur la problématique que les nanoparticules pourraient avoir sur les peaux endommagées, mais selon ces études** il semblerait que la barrière de protection de la peau reste intacte et que les substances ne dépassent pas l’épiderme.

Autre challenge : les méthodes d’analyse

L’association de consommateur Que Choisir avait par exemple révélé en début d’année que des produits alimentaires ou cosmétiques contenaient des nanoparticules, alors que l’emballage ne les mentionnaient pas.  Là, où les dossiers peuvent se compliquer, c’est que la question de la détection des nanoparticules est très complexe et les méthodes d’analyse loin d’être uniformes ou homogènes.*

Affaire à suivre, donc…

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LA ROCHE POSAY – ANTHELIOS  Dermo – Pediatrics

Lait Velouté SPF 50+

100ml, prix : 19.30€

 

LA ROCHE POSAY - ANTHELIOS Dermo - Pediatrics : ingrédients?

Bénéfices produit, –  présentés sur le site du fabricant* :

« Très haute protection UVA/UVB, large et photostable.

Protection optimale SPF 50+ renforcée contre les UVA (niveau plus strict que la recommandation européenne) grâce à un nouveau système filtrant  breveté Mexoplex® associé à l’eau thermale de La Roche-Posay, apaisante et antioxydante. Dans une nouvelle formule encore plus minimaliste testée sous contrôle dermatologique : sans parfum, sans paraben, allégée en filtres chimiques*, nickel tested (garantie d’un taux de nickel inférieur au seuil déclencheur de réactions allergiques chez les sujets sensibilisés).– Texture fluide facile à appliquer. Multi-résistance (eau, transpiration). »

Ingrédients/ INCI:

AQUA / WATER, C12-15 ALKYL BENZOATE, GLYCERIN, ETHYLHEXYL SALICYLATE, BIS-ETHYLHEXYLOXYPHENOL METHOXYPHENYL TRIAZINE, ALCOHOL DENAT., DIISOPROPYL SEBACATE, BUTYL METHOXYDIBENZOYLMETHANE, DROMETRIZOLE TRISILOXANE, PROPYLENE GLYCOL, DIETHYLHEXYL BUTAMIDO TRIAZONE, DIMETHICONE, SYNTHETIC WAX, TITANIUM DIOXIDE, POTASSIUM CETYL PHOSPHATE, AMMONIUM POLYACRYLDIMETHYLTAURAMIDE / AMMONIUM POLYACRYLOYLDIMETHYL TAURATE, CAPRYLYL GLYCOL, DISODIUM EDTA, GLYCERYL STEARATE, HYDROXYPROPYL METHYLCELLULOSE, ISOPROPYL LAUROYL SARCOSINATE, PALMITIC ACID, PEG-100 STEARATE, PENTYLENE GLYCOL, PHENOXYETHANOL, STEARIC ACID, TEREPHTHALYLIDENE DICAMPHOR SULFONIC ACID, TOCOPHEROL, TRIETHANOLAMINE

 

Analyse des composants LA ROCHE POSAY :

Ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent « majoritairement » le produit.

Et parmi ces premiers composants, on retrouve malheureusement très rapidement des filtres UV chimiques controversés, notamment le ETHYLHEXYL SALICYLATE (4ème), le BIS-ETHYLHEXYLOXYPHENOL METHOXYPHENYL TRIAZINE (5ème), le BUTYL METHOXYDIBENZOYLMETHANE (8ème), le DIETHYLHEXYL BUTAMIDO TRIAZONE (11ème).

Cela fait déjà un grand nombre de filtres chimiques, pour une formule qui se présente comme « allégée en filtres chimiques » ???

Allégée par rapport à la formule précédente, certes, mais ce n’est pas vraiment une formule « allégée en filtres chimiques »….

D’autres substances controversées se retrouvent de la formule :

  • Le filtre UV Butyl Methoxydibenzoylmethane (Avobenzone),  supposé perturbateur endocrinien, susceptible d’interférer avec le système hormonal
  • Le filtre UV ETHYLHEXYL SALICYLATE (Octisalate), perturbateur endocrinien supposé.*
  • Le DISODIUM EDTA, une substance problématique sur le plan environnemental; car polluante
  • Le DIMETHICONE, (silicone) problématique sur le plan environnemental; car polluant
  • Le Phenoxyethanol, conservateur de synthèse controversé, potentiel toxique avéré (nocif pour le foie, notamment)
  • Des PEGs, ce sont des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et sont peu biodégradables, donc polluantes.
  • Le Triethanolamine, un composant qui est utilisé soit comme substance tampon, comme émulsifiant ou tensioactif, susceptible de former des nitrosamines, cancérigènes.

Verdict :  Une formulation extrêmement controversée et contestable…

Des filtres UV chimiques, substances susceptibles d’agir comme perturbateurs endocriniens, des conservateurs de synthèse potentiellement toxiques (phenoxyethanol), des substances susceptibles de libérer des nitrosamines et d’autres composants problématiques, controversés ou polluants. Le tout dans un produit destiné aux enfants et bébés….?

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ACORELLE Crème Solaire Bébé Bio 

 SPF 50+

50ml, prix: 18,50 €

ACORELLE Crème Solaire Bébé Bio : la formulation

Bénéfices produit, –  présentés sur le site du fabricant* :

« Une protection solaire optimale

Le dioxyde de titane, filtre solaire minéral et naturel, réfléchit efficacement les rayons du soleil. Il agit comme une véritable barrière contre les UVA et les UVB.

L’indice SPF 50+ garantit la plus haute protection qui soit pour la peau délicate de bébé. Une formule respectueuse de la peau et de l’environnement Ultra douce, cette formule hypoallergénique et sans parfum ne contient pas de zinc ni de filtre chimique. La peau de bébé reste souple et apaisée grâce à une sélection d’ingrédients naturels adaptés à sa peau fragile : eau florale de rose de Damas bio, huile de sésame bio et bisabosol d’origine végétale. Cette formule 99% naturelle est biodégradable pour respecter l’environnement et le milieu marin. »

Ingrédients/ INCI:

DICAPRYLYL CARBONATE, TITANIUM DIOXIDE, AQUA (WATER), ROSA DAMASCENA FLOWER EXTRACT*, CERA ALBA*, ALUMINUM HYDROXIDE, STEARIC ACID, POLYGLYCERYL-3 DIISOSTEARATE, SORBITAN ISOSTEARATE, POLYGLYCERYL-3 POLYRICINOLEATE, POLYGLYCERYL-6 STEARATE, GLYCERIN, SESAMUM INDICUM OIL*, PORPHYRA UMBILICADIS EXTRACT, BISABOLOL, HELIANTHUS ANNUUS (SUNFLOWER) SEED OIL,TOCOPHEROL, SORBITAN CAPRYLATE, SODIUM BENZOATE, POLYGLYCERYL-6 BEHENATE, POTASSIUM SORBATE, CERATONIA SILIQUA GUM, XANTHAN GUM, CITRIC ACID.

*Ingrédients issus de l’agriculture biologique – 99% du total des ingrédients est d’origine naturelle – 10% du total des ingrédients est issu de l’agriculture biologique – Cosmétique écologique et biologique certifié par ECOCERT Greenlife selon le référentiel ECOCERT

Analyse des composants ACORELLE Crème Solaire Bébé Bio :

Au filtre UV minéral protecteur s’ajoutent des composants hydratants et relipidants purement naturels, des huiles, cires végétales extrait végétaux et marins, qui constituent en soi déjà un mélange d’agents actifs complexe et spécifique, notamment de précieuses substances végétales actives secondaires : glycérine végétale, huile de sésame, huile de tournesol, eau de rose, extrait d’algue rouge, extrait de camomille (bisabolol).

Qualité Bio

L’eau de rose, la cire d’abeille et l’huile de sésame sont issus de l’agriculture bio.

Verdict : 

Une formulation essentiellement basée sur un filtre minéral, avec le bienfaits de nombreux composants végétaux ou purement naturels. Aucune huile minérale ou composant à base de silicone. Aucun composant problématique, potentiellement toxique ou controversé.

Plus d’information concernant l’idée reçue que «Les produits solaires certifiés bio ne protègeraient pas aussi bien que les produits «conventionnels »

 

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SOLEIL NOIR – Spray Lait fluide

SPF30 

150 ml, prix: 15,70 €

SOLEIL NOIR - Spray Lait fluide SPF30 : ingrédients?

Bénéfices produit, –  présentés sur le site d’un site de vente (distributeur)* :

« Le lait fluide vitaminé SPF30 Soleil Noir est un soin solaire anti-âge qui convient parfaitement aux peaux claires. En effet, son indice 30 permet d’apporter une haute protection aux peaux claires notamment grâce aux 5 filtres solaires UVB et UVA. De plus, tout en protégeant la peau du soleil, ce soin solaire l’hydrate grâce aux vitamines et à l’Aloé Vera.  Ce lait permet également de lutter contre le vieillissement cutané de votre peau. Votre peau est belle et brillante. Votre bronzage est intense. »

Ingrédients/ INCI:

Aqua, Ethylhexyl Methoxycinnamate, Methylene Bis-Benzotriazoyl Tetramethylbutylphenol (nano), Cyclopentasiloxane, Glycerin, Aloe Barbadensis Leaf Juice, Bis Ethylhexyloxyphenol Methoxyphenyl Triazine, C12-15 Alkyl Benzoate,Diethylamino Hydroxybenzoyl Hexyl Benzoate, Lauryl Glucoside, Polyglyceryl-2 Dipolyhydroxystearate, Microcrystalline Cellulose, Zea Mays Oil, Olea Europaea Fruit Oil, Hydrolysed Collagen, Sodium Hyaluronate, Tocopherol, Panthenol, Tocopheryl Acetate, Sodium Ascorbyl Phosphate, Beta-Carotene, Rosa Maschata Seed Oil, Rosmarinus Officinalis Leaf Extract, Helianthus Annuus Seed Oil, Zea Mays Germ Oil, Borago Officinalis Seed Oil, Pentylene Glycol, Propylene Glycol, Parfum (Fragrance), Chlorphenesin, Cellulose Gum, Xanthan Gum, Decylglucoside, Citric Acid, Potassium Sorbate, Disodium Edta, Linalool, Citronellol, Benzyl Benzoate, Sodium Benzoate., BHT

 

Analyse des composants SOLEIL NOIR – Spray Lait fluide :

Ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent « majoritairement » le produit.

Et parmi ces premiers composants, on retrouve également très rapidement des filtres UV chimiques controversés, notamment le Ethylhexyl Methoxycinnamate (2ème), et le Methylene Bis-Benzotriazoyl Tetramethylbutylphenol (nano) sous forme de nanoparticules. (3ème)

On pourrait éventuellement souligner la présence d’authentiques huiles végétales et autres composants végétaux. Mais la formulation de base, l’excipient, contient des composants très controversés : des filtres UV problématiques, et une autre substance controversée en quantité élevée, car listés parmi les quatre premiers composants. Et également d’autres composants très controversés vers la fin de la formule.

Les substances controversées de la formule :

  • Le filtre UV ETHYLHEXYL Methoxycinnamate (Octinoxate), perturbateur endocrinien supposé
  • Le filtre UV Methylene Bis-Benzotriazoyl Tetramethylbutylphenol (nano), sous forme de nanoparticules.
  • Le Cyclopentasiloxane (D5), silicone perturbateur endocrinien supposé. Composant classé comme persistant, bioaccumulable et toxique dans l’environnement
  • Le conservateur de synthèse Chlorphenesin, une substance organo-halogénée susceptible d’effets allergisants et problématique car elle peut s’accumuler dans l’organisme.
  • Le BHT antioxydant chimique (classé perturbateur endocrinien)

Verdict : Cela reste une formulation basée essentiellement sur le fonctionnement des filtres UV chimiques. Avec en tête de liste, -donc en plus grande concentration-, les composants parmi les plus problématiques de la formule. A cela se rajoutent d’autres composants très controversés, potentiellement toxiques .

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La crèmes solaires = un « outil de protection » parmi d’autres…

Dans la discussion autour les produits solaires, il serait pertinent de rappeler que ces  produits sont là en complément de recommandations relativement simples et logiques, que tout le monde connait d’ailleurs. ; ils ne sont qu’un « outil » parmi d’autres approches, que l’on retrouve dans la catégorie « bon sens », qui , elle, a toujours fait ses preuves !

Cette approche qui pourrait se résumer à : profiter du soleil, mais… de préférence avec modération.

Je renvoie ici également vers l’article* qui fait le point sur « les 5 idées reçues de la protection solaire et des produits solaires », comme par ex:  « Les produits solaires -surtout ceux dont l’indice de protection est le plus élevé- assurent une protection totale à 100%, qui permet de rester au soleil toute la journée…. » ou

Et si on remettait tout simplement un peu de bon sens dans tout ça,  les produits solaires ok, mais le reste ?

Profiter du soleil, mais… de préférence avec modération

  • Limitez l’exposition entre 11h-16h, pendant ce créneau, cherchez l’ombre ou créez des espaces d’ombre.
  • Adoptez toute la panoplie de protection solaire, chapeau large, lunettes de soleil, parasol, etc.
  • Quand le rayonnement est au plus intense, portez des vêtements couvrants qui constituent déjà un moyen de photo-protection, que ce soit au quotidien ou à la plage.
  • N’exposez jamais directement au soleil les bébés et tout-petits, leur peau étant particulièrement sensible et vulnérable. Protégez leur peau, même à l’ombre, et jouez la carte de la sécurité avec des vêtements ou tentes anti-UV.
  • Habituez progressivement votre peau au soleil, dès le printemps, cela peut avoir un effet  préventif bénéfique et permet aux mélanocytes de la peau de développer sa protection naturelle (photoprotection/ bronzage) .
  • Renforcez vos défenses naturelles en favorisant une alimentation riche en antioxydants (vitamine E, vitamine C) et caroténoïdes (contenus dans les fruits et légumes de couleur rouge orangée) qui protègent contre les méfaits des UVA.
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Note ; cet article date de 2018

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple.

Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.