la vérité sur les cosmétiques

Comparatif Crèmes Solaires: Le « Double Match Cosméto » de l’Été – Conventionnel contre Bio

Comparatif Crèmes Solaires : Le « Double Match Cosméto » de l’Été – Bio contre Conventionnel

Vous cherchez un comparatif crème solaire bio et conventionnel digne de ce nom pour cet été ?

Ne cherchez plus : dans l’arène parfois truquée de la cosmétique, nous organisons le « Match Cosméto » ultime.

Le principe est simple, mais impitoyable : deux produits aux promesses similaires, deux philosophies opposées.

D’un côté, le poids lourd des cosmétiques « conventionnels », armé jusqu’aux dents de chimie de synthèse. De l’autre, le challenger des cosmétiques bio certifiés, qui joue la carte de la transparence et principalement du naturel.

comparatif creme-solaire bio vs conventionnel.jpg

Compartif Crèmes Solaires

Pleins phares sur la liste INCI

Ce comparatif crème solaire bio et conventionnel s’affronte sur un terrain neutre et objectif : la liste INCI, cette liste d’ingrédients que beaucoup ignorent mais qui dit tout. La commentatrice, c’est moi, et je suis là pour siffler les fautes quand les règles du jeu deviennent floues.

Place au match : que le meilleur gagne.

Et pour ce coup d’envoi estival, nous avons choisi des produits de première nécessité : les protections solaires.

Des ingrédients autorisés, oui…mais..

Les règles du jeu sont claires.

Le camp « conventionnel » utilise un panel large de composants autorisés par le Code de la Santé Publique et la réglementation européenne. Autorisés, oui, mais cela ne signifie pas inoffensifs. Parmi eux, on retrouve souvent des substances très controversées, comme par exemple des perturbateurs endocriniens potentiels ou des polluants persistants.

Côté Bio : une liste plus restreinte d’ingrédients

En face, le secteur bio certifié joue en équipe réduite. Il s’impose un cahier des charges strict, écartant les ingrédients problématiques, toxiques ou polluants.

En ce qui concerne les produits solaires, la différence majeure se joue sur les filtres UV : d’un côté, des filtres chimiques de synthèse (ou un mélange hybride) ; de l’autre, des filtres minéraux (dioxyde de titane et oxyde de zinc), les seuls vraiment respectueux du vivant.

Un même but : la protection solaire

L’objectif est unique : protéger l’épiderme des rayons UV-A et UV-B. Mais attention, ne vous fiez pas uniquement au SPF affiché sur le tube. La protection solaire est un contexte (phototype, heure, lieu) avant d’être une crème.

Et surtout, on oublie souvent aussi de tenir compte de  l’effet cocktail: l’accumulation de substances douteuses dans une même formule peut transformer un produit «autorisé» en formule problématique, non évaluée dans son intégralité.

 

Pour ce match, nous avons concocté une première et une deuxième mi-temps.

Quatre produits, deux duels, une seule vérité : celle des étiquettes. Ce comparatif crème solaire bio et conventionnel va vous ouvrir les yeux.

Première mi-temps : ISDIN contre KERBI (Spécial Enfants)

Commençons fort avec les plus vulnérables : les enfants.

L’équipe Conventionnelle : ISDIN Fotoprotector Gel Cream Pediatrics SPF 50

ISDIN Fotoprotector Gel Cream Pediatrics SPF 50

La promesse marketing :

ISDIN nous vend une crème « tout-terrain », hydratante comme une crème mais fraîche comme un gel. « Idéale pour toute la famille », « spéciale enfants », « peaux atopiques » : le discours est rassurant, lisse, parfait.

La réalité du terrain (Analyse INCI)

Regardons la composition de plus près. Dès les premières lignes, le ton est donné. On y trouve une armada de filtres UV chimiques.

  •  Butyl Methoxydibenzoylmethane (Avobenzone) : Un filtre chimique classique, perturbateur endocrinien.
  •  Ethylhexyl Salicylate & Ethylhexyl Triazone : D’autres filtres de synthèse qui s’invitent à la fête.
  • PEG-100 Stearate : Les PEG sont des matières éthoxylées, issues de procédés de fabrication polluants (gaz toxiques) et connues pour rendre la peau plus perméable aux autres substances chimiques. Une porte ouverte aux indésirables.
  • Polymères de synthèse (Acrylates, Polyacrylate) : Des plastiques liquides, peu biodégradables, qui finissent leur course dans les océans.

Le verdict de l’arbitre :

Ce produit protégera du soleil, mais à quel prix ? Une formule saturée de filtres chimiques controversés et de polluants. Pour un produit destiné aux enfants, censés être notre avenir, le paradoxe est saisissant. On parle de protéger leur peau tout en leur appliquant un cocktail de substances dont on connaît les risques potentiels et l’impact désastreux sur l’environnement. La protection solaire est bien là – mais toutes les autres problématiques aussi.

 

Composition crème solaire ISDIN enfants : présence de filtres UV chimiques controversés

L’équipe Bio : KERBI Lait Solaire Minéral SPF 50

La promesse marketing :

Un lait solaire 100 % minéral, sans parfum, pour les peaux sensibles dès 6 mois. KERBI joue la carte de la simplicité et de la sécurité.

La réalité du terrain (Analyse INCI) :

Ici, la liste est courte, claire et lisible.

  • Zinc Oxide : filtre minéral. Il agit comme un bouclier physique, réfléchissant les UV sans pénétrer l’organisme.
  • Base hydratante saine : Beurre de cacao, glycérine, huile de dattier du désert, etc
  • Actifs apaisants : Aloe vera, extraits de plantes.
  • Pas de substance controversée : Pas de filtres chimiques , pas de PEG, pas de silicones, pas de conservateurs de synthèse problématique .

Le verdict de l’arbitre :

Une formulation propre, efficace et respectueuse. Elle protège les tout-petits sans compromettre leur santé future ni celle de l’environnement. C’est le genre de produit qui permet de profiter du soleil l’esprit tranquille.

Le point sur le « [NANO] » :

Vous voyez la mention « [NANO] » sur les produits bio à base de filtres minéraux et vous paniquez ?

C’est un sujet un peu complexe, mais cela reste transparent. Explications.

Depuis 2022, le label Cosmébio impose cette mention par principe de précaution et de transparence, même si les particules ne sont pas sous forme nano dans le produit fini. C’est une obligation légale et non une preuve irréfutable de filtre présent sous forme de nanoparticules.

Des marques sérieuses comme Kerbi, par exemple font d’ailleurs réaliser des tests indépendants (MEB, DLS) pour garantir l’absence de nanoparticules libres – c’est la preuve d’une démarche transparente.

Deuxième mi-temps : PIERRE RICAUD contre UV-BIO (Famille & Visage)

Pause hydratation intégrée, on reprend pour le match des adultes. La suite de notre comparatif crème solaire bio et conventionnel s’intéresse aux produits familiaux.

 

L’équipe Conventionnelle :

PIERRE RICAUD Crème Solaire Protectrice Fondante SPF 50

La promesse marketing :

Une crème qui « sublime le bronzage », « active le hâle » grâce à des peptides embellisseurs. On ne vend plus juste de la protection, on vend de la vanité solaire.

La réalité du terrain (Analyse INCI) :

Sous le vernis du « bronzage sublimé », la liste INCI révèle une fois de plus la même stratégie industrielle.

  • Le même cocktail chimique : Bis-Ethylhexyloxyphenol Methoxyphenyl Triazine, Butyl Methoxydibenzoylmethane (perturbateur endocrinien), Ethylhexyl Triazone… La litanie des filtres UV chimiques plus ou moins  suspects est là.
  • Dimethicone : silicone, polluant et occlusif.
  • Phenoxyethanol : Un conservateur de synthèse dont la toxicité potentielle (notamment pour le foie) impose des restrictions d’usage.
  • Tromethamine : Susceptible de former des nitrosamines, des substances classées cancérogènes.

Le verdict de l’arbitre :

Encore une fois, la protection UV est assurée, mais la formule est un catalogue de substances à éviter. L’argument du « peptide embellisseur » semble bien dérisoire face à la présence de perturbateurs endocriniens et de polluants.

Protéger sa peau du vieillissement tout en l’exposant à des substances qui posent problème, voilà le paradoxe du conventionnel.

Analyse INCI solaire conventionnel : filtres synthétiques et perturbateurs endocriniens
Crème solaire bio UV-Bio : ingrédients naturels et filtres minéraux respectueux

L’équipe Bio : UV-BIO Lait Solaire SPF 50

La promesse marketing :

Un lait certifié bio, aux extraits de carotte et huiles végétales, respectueux de l’environnement et sans trace blanche.

La réalité du terrain (Analyse INCI) :

Une composition qui fait du bien à lire.

  • Filtre minéral : Zinc Oxide, pour une protection large spectre fiable.
  • Base nourrissante : Huile de coco, huile d’amande douce, huile de tournesol. Qui dit mieux?
  • Actifs naturels : Extrait de carotte, bêta-carotène pour accompagner le bronzage naturellement.
  • Parfum naturel :  Issu d’huiles essentielles, et non de synthèse.

Le verdict de l’arbitre

Une formulation « multi-fonction » réussie.

Elle protège efficacement le visage et le corps de toute la famille, sans compromis sur la santé ou l’environnement. C’est la preuve qu’on peut allier haute protection, plaisir d’application et respect du vivant.

Coup de sifflet final

À l’issue de ce double match, et grâce à ce comparatif crème solaire bio et conventionnel, le score est sans appel. 

D’un côté, des produits conventionnels qui misent sur le marketing, l’efficacité de la protection, la texture et un arsenal chimique dont on mesure chaque jour un peu plus les risques à la fois pour nous, et pour la planète.… De l’autre, des produits bio qui choisissent la transparence, l’efficacité de la protection, et le respect de notre écosystème.

Choisir sa crème solaire, ce n’est pas juste choisir un SPF.

C’est choisir ce qu’on accepte de mettre sur notre peau et, in fine les substances que l’on retrouvera tôt ou tard dans la nature. Pour cet été, vous avez prévu de soutenir quel équipe ?

Composition Cosmétique

L’octocrylène, un ingrédient cosmétique sous surveillance

Le problème dans les crèmes solaires ne se limite pas à une simple question de marque ou de protection solaire, mais concerne surtout aussi la question des ingrédients controversés.

Qu’est-ce que l’octocrylène ?

Ces derniers temps c’est l’octocrylène, un filtre UV chimique largement utilisé dans les ingrédients cosmétiques (solaires, crèmes hydratantes, maquillages, parfums), qui est au cœur des débats et qui a fait le tour de la presse.

L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) a récemment demandé une restriction majeure de cette substance. La France appelle désormais l’Union européenne à limiter ou interdire l’usage de l’octocrylène dans les produits cosmétiques.

Chaque année, plus de 1 500 tonnes d’octocrylène sont utilisées dans les cosmétiques en Europe, selon l’ANSES.

Quels sont les risques pour la santé et l’environnement ?

Le risque pour l’environnement

L’octocrylène n’est pas qu’un simple ingrédient technique : selon les analyses de l’ANSES, il présente des risques pour l’environnement, notamment pour les espèces aquatiques comme Daphnia magna. Il a également été identifié comme problématique pour les eaux douces, marines, sédiments et sols agricoles.

L’agence précise :

« La principale source de contamination de l’environnement vient des produits cosmétiques contenant de l’octocrylène. La substance appliquée sur la peau se retrouve dans les eaux usées et les milieux aquatiques. »

Au-delà de l’environnement : un danger pour la santé

Selon plusieurs études, l’octocrylène se dégrade dans le tube en benzophénone, un composé reconnu comme perturbateur endocrinien et suspecté d’être cancérogène. Cette découverte relance la question de la transparence des produits cosmétiques et de la nécessité d’un décodage précis des formules.

🔍 Ce décryptage d’étiquettes est essentiel: de nombreux produits conventionnels contiennent encore des substances chimiques classées CMR (cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques) ou perturbateurs endocriniens.

« L’effet cocktail » des filtres UV chimiques

Même si l’octocrylène venait à être interdit, le problème ne s’arrêterait pas là. De nombreux autres filtres UV de synthèse comme le benzophénone-3 (oxybenzone), avobenzone, homosalate ou octinoxate continuent d’être utilisés, malgré leurs effets potentiels sur la santé et l’environnement.

Cet effet cocktail, c’est-à-dire l’accumulation de plusieurs substances chimiques controversées, augmente les risques de perturbations hormonales ou écologiques.

Environnement et cosmétiques

Comment choisir une crème solaire sans octocrylène ?

Pour éviter ces ingrédients problématiques, privilégiez les solaires certifiés bio.

Ces formules plus transparentes n’autorisent que deux filtres minéraux :

Ces filtres agissent comme un écran physique, sans pénétrer la peau ni polluer les milieux aquatiques. 

Privilégiez les versions sans nanoparticules indiqués dans l’INCI (nano).

Informez-vous sur les alternatives déjà disponibles sur le marché.

 

Filtres UV chimiques

💡 En cas de doute, effectuez une analyse d’ingrédients via la liste INCI de votre produit et notre outil de décodage de formules pour vérifier la composition.

Vers plus de transparence dans les cosmétiques

Le débat autour de l’octocrylène illustre un besoin croissant de transparence des produits et d’un décodage clair des ingrédients cosmétiques.

Comprendre ce que contiennent réellement nos soins, c’est aussi agir pour notre santé et pour la planète.

Crème solaire bio
Crème solaire sans octocrylene

Lorsque vous choisissez votre protection solaire, il est important de prendre en compte les ingrédients qui la composent. En effet, de nombreux produits solaires contiennent des substances controversées comme par exemple les perturbateurs endocriniens suspectés ou avérés ou toute un panoplie d’autres substances potentiellement toxiques, polluantes ou problématiques à plusieurs niveaux.

Quelle protection solaire choisir, alors ?

Tout d’abord, il faudrait garder en tête que la crème solaire… est uniquement un « outil » de protection parmi tant d’autres. Constat de départ d’une importance primordiale ; la protection solaire est une approche globale. 

Crème solaire : bien protéger sa peau du soleil

On mise d’ailleurs beaucoup trop souvent uniquement sur la protection des crèmes solaires (qui ne représentent qu’une protection partielle), sans prendre en compte le contexte (phototype/ lieu d’exposition/horaire/ antécédents, etc). C’est un aspect primordial pour prévenir le vieillissement prématuré de la peau et des cancers cutanés qui mérite d’être réellement pris en considération et qui a déjà été abordé dans différents articles.

Selon Santé Publique France  » les cancers de la peau pourraient constituer le cancer le plus fréquent en France. Attribuables dans plus de 85% des cas à une exposition excessive aux ultraviolets (UV) naturels ou artificiels, ils peuvent être évités grâce à une exposition raisonnée. »

Pour résumer : mettre de la crème solaire ne vous dispensera pas de bon sens.

Crème solaires bio : laquelle choisir ?
Crème solaires bio : laquelle choisir ?

Pour vous aider à faire le bon choix, voici nos 5 meilleurs conseils pour choisir des solaires- sans ingrédients controversés.

1) Choisissez des crèmes solaires adaptées à votre type de peau et vos activités

Cela concerne à la fois votre phototype, vos activités, le contexte de l’exposition et vos besoins spécifiques (hypoallergéniques, activités sportives dans l’eau ou en hiver, niveaux d’exposition etc). Inutile par contre de se munir de 5 crèmes solaires différentes, il existe des produits adaptés qui conviennent à toute la famille, la plupart du temps. Autre aspect très important, généralement, on n’applique pas assez de crème solaire pour une protection optimale, les recommandations officielles préconisent :

Quantité conseillée pour l’application de la crème solaire :

  • 2 cuillères à café de crème solaire pour la tête, les bras et le cou ;
  • 2 cuillères à soupe pour tout le corps en portant un maillot de bain.

2 ) Respectez les dates de péremption & temps de conservation des crèmes solaires

On a souvent encore un ou deux produits entamés au fond d’un tiroir, datant de l’année dernière. Une fois le produit ouvert, les filtres UV de synthèse des solaires conventionnels perdent généralement en efficacité au bout de quelques mois. Et du côté des solaires bio, même si les filtres minéraux semblent plus stables dans la durée, le reste de la formulation ne se conserve pas forcément au-delà des recommandations du produit, surtout si le produit a déjà été ouvert.

Il est donc important de suivre le logo et l’indication « après ouverture », qui indique le nombre de mois pendant lesquels vous pouvez garder votre crème une fois qu’elle est ouverte. Il s’agit d’un petit pictogramme en forme de pot, sur lequel est écrit un chiffre qui indique le nombre de mois pendant lequel vous pouvez utiliser votre produit en toute sécurité après ouverture.

protection solaire : quel crème choisir ?
protection solaire : quel crème choisir ?

 

3) Choisir des crèmes solaires avec un indice de protection solaire… adapté.

SCOOP : Et au final, vous n’êtes pas toujours systématiquement « obligé » de choisir l’indice le plus élevé.  D’une part, parce que la différence entre un indice de protection 30 et 50 et plutôt faible (=courbe de protection inversée) et d’autre part, parce qu’aucune crème solaire ne protège à 100 % des UVs – le terme « écran total » ne peut d’ailleurs plus être utilisé. Par contre utiliser les crèmes solaires « correctement » , c’est à dire les appliquer en quantité suffisante, en fonction de votre phototype, et renouveler l’application après un certain temps ou après avoir été dans l’eau reste un aspect indispensable pour s’assurer de leur « bon fonctionnement ».

protection solaire : la courbe inversée
protection solaire : la courbe inversée

Ce qui est primordial, c’est d’utiliser la crème solaire comme outil de protection complémentaire (voir plus bas) et non comme une sorte de «garantie de temps d’exposition» ou «permis de bronzage» qui vous permettrait de rester allongé sur la plage à longueur de journée avec un indice 50 – même en l’appliquant à plusieurs reprises.

C’est quoi l’indice de protection déjà ?  Quelle différence entre indice 30 et 50 ? Comment choisir l’indice de protection d’une crème solaire ? Voir les explications aussi ici.

4) Faire un choix éclairé entre crèmes solaires bio ou « conventionnels »

Les produits solaires, de manière générale, doivent se conformer à la législation de vigueur et aux exigences de base au sujet de la protection UV-ou UVA, qu’ils soient conventionnels ou certifiés bio. La différence ne ne situe donc pas au niveau de la protection solaire, mais bien de la formulation de base des produits.

  • Les différents fabricants ne travaillent pas de la manière, d’un coté il y a le conventionnel qui se sert d’un panel large de composants qui sont bien sûr autorisés par le Code de la Santé Publique et la Règlement Cosmétique Européen. Mais parmi ces composants autorisés, on retrouvé aussi de nombreux composants, qui font l’objet de nombreuses controverses.
  • De l’autre côté il y a le secteur des cosmétiques naturels et bio certifiés (par différents labels) qui travaille avec un nombre beaucoup plus restreints d’ingrédients, en écartant un grand nombre de composants, ceux considérés problématiques, potentiellement toxiques, ou polluants, par ex.- en tout cas controversés à différents niveaux.

Garnier Sensitive Spray Solaire enfants

 

Filtres chimiques et filtres minéraux

En ce qui concerne les crèmes solaires, il y a surtout aussi une différence au niveau des filtres UV, d’un côté le conventionnel qui se sert soit de filtres de synthèses/chimiques, soit d’un mélange des différents filtres (filtres de synthèse et filtres minéraux), et de l’autre les cosmétiques bio, qui utilisent essentiellement des filtres minéraux (dioxyde de titane* et oxyde de zinc). Les produits conventionnels par contre se servent d’une panoplie de filtres UV différents, dont de nombreux filtres UV de la catégorie perturbateurs endocriniens suspectés (Octocrylene, Benzophenone, Avobenzone, Benzotriazole, Octinoxate, Homosalate, PadimateO, Climbazole, etc). Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques qui peuvent interférer avec le fonctionnement de notre système hormonal.

Et en dehors de cette différence de base, les produits conventionnels peuvent aussi contenir toute une série de substances potentiellement toxiques, controversées et polluantes. Les différents tests produits au fil des années l’attestent. Que ce soit pour les crèmes solaires visagecrème solaire , ou la protection solaire quotidienne.

Si vous optez pour des produits conventionnels, lisez les étiquettes. Avant d’acheter votre protection solaire, prenez le temps de lire les étiquettes pour vous assurer que le produit ne contient pas d’ingrédients controversés.

Choisir une crème solaire bio ou « conventionnelle » alors ?

A vous de choisir donc, mais la catégorie des solaires bio présente le même niveau de protection – sans la flopée de composants controversés. Vous avez entendu dire que les solaires bio protégeraient moins bien contre les UV-A ? On refait le point depuis des années ici et aussi là.

 

5) Une fois que vous avez fait votre choix : ne jamais « tout miser » sur la crème solaire.

Dans la discussion sur les produits solaires, il faut réellement garder en tête qu’il s’agit d’un «outil» de protection parmi d’autres approches. Il s’agit là de recommandations de «bon sens » que l’on répète en boucle depuis des années. Mais ces messages restent essentiels…

  • Profiter du soleil, c’est bien, mais… de préférence avec modération.
  • Il est préférable d’éviter l’exposition au soleil entre 11h-16h, mettez-vous à l’ombre ou créez des espaces d’ombre pendant les heures les plus critiques.
  • Adoptez toute la panoplie de protection solaire : chapeau large, lunettes de soleil, parasol, vêtements anti-UV, etc.
  • Quand le rayonnement est au plus intense, portez des vêtements couvrants qui constituent déjà un moyen de photo-protection, que ce soit au quotidien ou à la plage. D’autres cultures nous montrent bien l’exemple.
  • Concernant les bébés et tout-petits : ne les exposez jamais directement au soleil, leur peau étant particulièrement sensible et vulnérable. Protégez leur peau, même à l’ombre, et jouez la carte de la sécurité avec des vêtements ou tentes anti-UV.
  • Privilégiez au quotidien une alimentation riche en antioxydants (vitamine E, vitamine C) et caroténoïdes (que l’on retrouve dans les fruits et légumes de couleur rouge orangée, par ex) qui participent aussi à la protection contre les dégâts causés par les UV-A.
  • Pour permettre aux mélanocytes de la peau de développer sa protection naturelle (photoprotection/ bronzage), allez-y progressivement et habituez votre peau au soleil dès le printemps, par petites étapes.

 

Crèmes solaires visage : SUPERGOOP vs MÁDARA — analyse des ingrédients au microscope

Dans ce Match Cosméto consacré aux crème solaire visage ingrédients, nous comparons deux produits aux approches radicalement différentes : SUPERGOOP, issu de la cosmétique conventionnelle, et MÁDARA, marque de cosmétique bio certifiée. Si ces deux soins solaires affichent la même promesse — protéger la peau du visage contre les rayons UV — leurs formulations, leurs filtres solaires et leurs choix d’ingrédients soulèvent des questions très différentes.

Filtres UV chimiques, filtres minéraux, silicones, substances controversées et impact environnemental : ce comparatif décrypte les listes INCI et analyse en détail les composants utilisés afin de mieux comprendre quelle crème solaire visage protège réellement la peau sans compromis sur la santé ni sur l’environnement.

Tout au long de ce comparatif, les compositions sont passées au crible afin de mieux comprendre :

  • comment fonctionnent réellement les filtres solaires,
  • quelles substances problématiques peuvent se glisser dans les formules,
  • et quelles alternatives existent du côté des solaires bio et des filtres minéraux.

Objectif : identifier quelle crème solaire visage protège efficacement la peau, sans compromis sur la santé… ni sur l’environnement.

Le Match Cosméto des crèmes solaires visage

Tous les fabricants de protections solaires ne travaillent pas de la même manière.

D’un côté, la cosmétique conventionnelle utilise un large éventail de composants autorisés par la réglementation cosmétique européenne et le Code de la Santé Publique. Pourtant, parmi ces ingrédients autorisés, on retrouve aussi de nombreuses substances controversées, régulièrement pointées du doigt pour leurs impacts potentiels sur la santé ou l’environnement.

De l’autre côté, les cosmétiques naturels et bio certifiés fonctionnent avec des cahiers des charges beaucoup plus stricts. Les labels de cosmétique bio excluent un grand nombre de substances considérées comme problématiques, polluantes ou potentiellement toxiques.

Filtres UV chimiques vs filtres minéraux

La principale différence entre les crèmes solaires conventionnelles et les solaires bio concerne les filtres UV utilisés dans les formulations.

Les protections solaires conventionnelles utilisent généralement :

  • des filtres UV chimiques,
  • ou un mélange de filtres chimiques et minéraux.

Les crèmes solaires bio certifiées utilisent essentiellement des filtres minéraux comme :

  • l’oxyde de zinc,
  • ou le dioxyde de titane.

Ces filtres permettent également d’obtenir des indices SPF standardisés et une protection efficace contre les UV-A et UV-B.

Dans ce comparatif de crèmes solaires visage, l’objectif reste le même des deux côtés : protéger efficacement l’épiderme contre les effets du rayonnement solaire.

Car les dommages liés au soleil ne doivent jamais être pris à la légère :

  • vieillissement prématuré de la peau,
  • taches pigmentaires,
  • coups de soleil,
  • risque accru de mélanome,
  • altération de la barrière cutanée.

La protection solaire du visage est donc essentielle, notamment chez les enfants et les peaux sensibles.

Mais choisir une bonne crème solaire ne se résume pas uniquement à regarder l’indice SPF.

Le contexte d’exposition joue également un rôle majeur :

  • phototype,
  • durée d’exposition,
  • horaire,
  • localisation géographique,
  • quantité réellement appliquée,
  • fréquence de réapplication.

crème solaire visage ingrédients controversés

Idées reçues autour des crèmes solaires visage

De nombreuses idées reçues circulent encore autour des protections solaires.

La question des indices de protection, la différence entre un SPF 30 et 50, par exemple, est souvent mal compris — y compris parfois par certains vendeurs en pharmacie ou parapharmacie. Pourtant, derrière les arguments marketing et les indices de protection élevés, toutes les formulations ne se valent pas.

Certaines protections solaires visage misent essentiellement sur :

  • des filtres UV chimiques controversés,
  • des silicones,
  • des polymères synthétiques,
  • ou des ingrédients issus de la pétrochimie.

D’autres privilégient des formulations plus minimalistes et des ingrédients autorisés en cosmétique naturelle et bio certifiée.

Revenons maintenant à notre comparatif de crèmes solaires visage.

Début du match : présentation des équipes

SUPERGOOP

Unseen Sunscreen SPF30 PA+++

50 ml — 38 €

Test crème solaire visage : ingrédients passés au crible

Analyse ingrédients crème solaire visage SUPERGOOP SPF30

Sur le site de la marque, le produit est présenté comme :

« Une base de maquillage totalement invisible, légère, sans parfum avec un SPF 30 à large spectre à usage quotidien. Cette formule inédite laisse un fini naturel et velouté adapté à tous les types de peaux. »

La marque met également en avant :

  • une formule riche en antioxydants,
  • une texture légère,
  • un usage quotidien,
  • un positionnement vegan.

SUPERGOOP est une marque américaine distribuée en France notamment chez Sephora, souvent présentée dans la presse beauté comme une protection solaire “révolutionnaire”.

Mais qu’en est-il réellement lorsqu’on analyse la formulation ?

Formulation de la crème solaire visage SUPERGOOP

Ingrédients / INCI

 ISODODECANE, OCTOCRYLENE, DIMETHICONE/BIS-ISOBUTYL PPG-20 CROSSPOLYMER, HOMOSALATE, DIMETHICONE CROSSPOLYMER, ETHYLHEXYL SALICYLATE, BUTYL METHOXYDIBENZOYLMETHANE, POLYMETHYLSILSESQUIOXANE, MEADOWFOAM ESTOLIDE, CAPRYLIC/CAPRIC TRIGLYCERIDE, DICAPRYLYL CARBONATE, ISOHEXADECANE, AQUA, BUTYROSPERMUM PARKII BUTTER, CAPRYLYL GLYCOL, DIATOMACEOUS EARTH, JOJOBA ESTERS, LITHOTHAMNION CALCAREUM EXTRACT, MANNITOL, METHICONE, NEOPENTYL GLYCOL DIHEPTANOATE, POLYESTER-7, SILICA, TOCOPHEROL, ZINC SULFATE

Ingrédients évalués selon la recherche INCI du site 

Analyse des ingrédients SUPERGOOP

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le «profil» du produit. Et parmi ces premiers composants on retrouve déjà toute une série de filtres UV chimiques (dont certains considérés comme problématiques), quelques substances annexes et des composants issus d’huiles minérales ou de silicones. Le ton de la formulation est donné.

Des substances controversées se sont également glissées dans la formule :

  • ETHYLHEXYL SALICYLATE (Octisalate), filtre UV de synthèse (chimique), perturbateur endocrinien suspecté
  • BUTYL METHOXYDIBENZOYLMETHANE, filtre UV de synthèse (chimique), perturbateur endocrinien suspecté
  • OCTOCRYLENE filtre UV de synthèse (chimique), perturbateur endocrinien suspecté
  • HOMOSALATE filtre UV de synthèse (chimique), perturbateur endocrinien suspecté
  • DIMETHICONE CROSSPOLYMER ,= silicone, substance polluante
  • POLYMETHYLSILSESQUIOXANE= silicone, substance polluante
  • METHICONE CROSSPOLYMER ,= silicone, substance polluante
  • ISOHEXADECANE, huile minérale (issue de la pétrochimie )

Verdict SUPERGOOP

Cette crème solaire visage protège probablement efficacement contre les UV.

Mais la formulation repose essentiellement sur :

  • une accumulation de filtres UV chimiques controversés, (perturbateurs endocriniens suspectés).
  • des silicones,
  • des ingrédients issus de la pétrochimie,
  • des composants polluants.

La multiplication de ces substances soulève également la question de l’effet cocktail: des ingrédients considérés individuellement comme sûrs peuvent devenir problématiques lorsqu’ils sont combinés.

Au final, derrière le marketing “révolutionnaire”, cette formulation reste très représentative des limites de nombreuses protections solaires conventionnelles actuelles.

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Passons la balle à la concurrence

MÁDARA

Écran solaire visage anti-âge aux cellules souches végétales

SPF30

Comparatif crème solaire visage bio MÁDARA SPF30

La marque présente son produit comme :

« Un écran solaire minéral et naturel garantissant une protection large spectre UVA/UVB avec un fini invisible et une formule enrichie en antioxydants et cellules souches végétales. »

Formulation de la crème solaire visage MÁDARA

Ingrédients / INCI

Aloe Barbadensis (Aloe) Leaf Juice, Zinc Oxide, Isoamyl Laurate, Dicaprylyl Carbonate, Glycerin, Beeswax, Lecithin, Polyglyceryl-2 Dipolyhydroxystearate, Silica, Cellulose, Dracocephalum Ruyschiana (Dragonhead) Cell Culture Extract, Quercus Robur (Oak) Bark Extract, Vitis Vinifera (Grape) Seed Extract, Hydrolyzed Hyaluronic Acid, Sodium Hyaluronate, Sodium Chloride, Aroma, Rubus Idaeus (Raspberry) Seed Oil, Sorbitan Caprylate, CI 77492 (Iron oxide), Palmitic acid, Stearic Acid, Propanediol, Benzoic Acid, CI 77499 (Iron Oxide), Aqua, Ascorbyl Palmitate, Sodium phytate, Tocopherol, Potassium Hydroxide, Benzyl Salicylate, Limonene, Citral, Linalool, Eugenol

Ingrédients évalués selon la recherche INCI du site 

Analyse des ingrédients MÁDARA

Les premiers ingrédients montrent ici une approche très différente de la formulation.

La base du produit repose principalement sur :

  • du jus d’aloe vera,
  • de la glycérine,
  • des agents hydratants doux,
  • de la cire d’abeille,
  • des huiles végétales esterifiées.

La protection solaire est assurée par l’oxyde de zinc, un filtre minéral utilisé ici sans nanoparticules — sinon la mention “nano” apparaîtrait dans la liste INCI.

La formule contient également :

  • des extraits végétaux,
  • des antioxydants,
  • des actifs autorisés en cosmétique naturelle et bio certifiée.

** On peut parfois lire dans la presse que les « solaires bio » ne protègeraient pas suffisamment des UV-A, qu’en est-il des méthodes de tests utilisées ? On refait le point. Aussi en vidéo.

Verdict MÁDARA

Cette crème solaire visage propose une formulation beaucoup plus équilibrée :

  • filtres minéraux,
  • absence de filtres UV chimiques controversés,
  • formulation compatible avec les standards de la cosmétique naturelle et bio.

Une approche plus cohérente à la fois pour :

  • la protection de la peau,
  • les peaux sensibles,
  • et l’environnement.

Conclusion : quelle crème solaire visage choisir ?

Choisir une crème solaire visage ne consiste pas uniquement à sélectionner un SPF élevé.

L’analyse complète de la formulation reste essentielle.

La plupart des protections solaires conventionnelles contiennent toujours :

  • des perturbateurs endocriniens suspectés,
  • des silicones,
  • des polymères synthétiques,
  • des ingrédients pétrochimiques polluants.

À l’inverse, les crèmes solaires bio certifiées contiennent essentiellement :

  • des filtres minéraux,
  • des ingrédients d’origine naturelle,
  • des formulations plus respectueuses de la peau et de l’environnement.

L’objectif reste toujours le même :
protéger efficacement la peau des UV… sans multiplier les substances controversées.

FAQ Crèmes Solaires Visage

Quels ingrédients éviter dans une crème solaire visage ?

Certains filtres solaires chimiques problématiques, polymères de synthèse ou substances issues de la pétrochimie peuvent poser problème pour la peau ou l’environnement. L’analyse de la liste INCI permet d’identifier ces ingrédients.

Quelle est la différence entre filtres solaires chimiques et minéraux ?

Les filtres chimiques absorbent les UV via des réactions chimiques, tandis que les filtres minéraux les réfléchissent. Les deux approches n’ont pas le même impact sur la peau et l’environnement.

Les crèmes solaires visage bio sont-elles plus sûres ?

Les crèmes solaires bio certifiées excluent des ingrédients controversés que l’on retrouve dans les solaires « classiques » et privilégient des filtres minéraux et des matières premières d’origine naturelle, dans le respect de cahiers des charges stricts.

Comment choisir une crème solaire visage adaptée à sa peau ?

Il est recommandé de tenir compte du type de peau, de la tolérance cutanée, de la composition globale et de l’impact environnemental du produit, au-delà du simple indice SPF.

 

GARNIER Spray Solaire SPF 50 revu à la loupe

Choisir une crème solaire enfant SPF 50 ne se limite pas à un simple indice de protection. Derrière les promesses marketing des grandes marques, la composition des produits solaires pour enfants mérite une attention particulière, notamment en ce qui concerne les filtres UV chimiques et certains ingrédients controversés.

Dans cet article, nous passons au crible le spray solaire enfant SPF 50 de Garnier, afin d’analyser en détail sa formulation et de comprendre ce que contient réellement ce type de produit. Car si la protection contre les rayons UV est essentielle, notamment pour les peaux sensibles des enfants, toutes les crèmes solaires ne se valent pas en matière de qualité des ingrédients.

À travers ce décryptage, l’objectif est simple : apporter une lecture claire de la liste INCI, identifier les éventuels composants problématiques, et mieux comprendre les différences entre les formulations conventionnelles et les alternatives plus naturelles.

crème solaire enfant composition

GARNIER Sensitive Spray Solaire SPF 50+ 200 ml, 12,90 €

Ce mois-ci, nous avons posé notre loupe critique sur un produit solaire, le GARNIER Sensitive Spray Solaire Enfants SPF 50. La marque Garnier, fait partie de ces marques « conventionnelles » historiques, largement disponibles dans les grandes surfaces, par exemple. La marque (et les différentes sous-marques de Garnier)  appartient au groupe L’Oréal. Comme tous les grands groupes de l’industrie cosmétique, les marques sont désormais toutes presque « obligées » de se ré-inventer une image plus « durable », que ce soit par conviction ou simple démarche marketing opportuniste.

Les engagements de GARNIER

Une beauté plus durable ? A base de plantes, même ?

Sur la page d’accueil du site, Garnier nous explique d’ailleurs ce que la marque sous-entend par son nouveau  slogan « vers une beauté encore plus durable » :

« Découvrez le prochain chapitre de notre engagement pour la Green Beauty, une campagne pédagogique visant à partager des savoirs d’experts et des conseils pratiques pour une consommation plus durable. Cette campagne, est la première étape d’un nouvel engagement pris par la marque: encourager, d’ici 2025, 250 millions de personnes à vivre de manière plus responsable (….) Ce nouvel engagement de Garnier s’inscrit dans une série d’objectifs ambitieux, visant à réduire l’impact environnemental de la marque à toutes les étapes de sa chaîne de valeur. Garnier est déterminé à poursuivre son audacieuse transformation durable et s’engage à partager des savoirs d’experts et des conseils pratiques à des millions de consommateurs pour leur donner les moyens d’agir. » 

Et le reste de la formulation des produits ?

En oubliant juste au passage de mentionner la base de la formulation des produits moins glamour, avec une flopée de composants chimiques bien controversés. Donc si on résume : Garnier, qui jusqu’à présent ne brillait ni pour son engagement en matière d’écologie, ni du côté des formulations irréprochables  -que ce soit en matière d’écologie… ou de formulation à base de composants extrêmement controversés-… va désormais nous expliquer comment « vivre de manière plus responsable ». Tout un programme.  On ne comprend d’ailleurs pas tout à fait le concept d’une beauté «encore plus durable», comme si le groupe Garnier et ses différentes marques ( Fructis, Ultra Doux, Olia, Belle Color etc) avait un quelconque rapport avec la beauté durable depuis sa création.

Garnier Sensitive Spray Solaire enfants

Passons à l’analyse du Spray Solaire GARNIER Sensitive

Et pour vérifier si ces engagements fièrement affichés se reflètent dans la formulation des produits, il suffit de prendre un produit au hasard, le spray solaire GARNIER Sensitive pour enfants par exemple, et de regarder de plus près la formulation. Sur la page de la marque* présentant le Spray Solaire GARNIER Ambre Solaire, on peut lire un descriptif relativement succinct :

SENSITIVE EXPERT+ Spray Solaire Protecteur Enfant 50+ FPS / Garnier Ambre Solaire Sensitive Expert+ Enfant Spray protecteur pour les peaux claires, sensibles et intolérantes au soleil. Très haute protection FPS50+ contre les UVB, UVA et UVA Longs. Hypoallergénique. Sans parfum. Texture légère. Résiste à l’eau, au sable et à la transpiration. 200ml. Durée d’utilisation après ouverture: 12 mois.

Prenons le temps de vérifier la composition du produit en analysant de plus près la liste de composants, la liste INCI du Spray Solaire GARNIER Ambre Solaire :

Ingrédients/ INCI*:

AQUA / WATER – ALCOHOL DENAT. – ETHYLHEXYL SALICYLATE – ETHYLHEXYL TRIAZONE – BUTYL METHOXYDIBENZOYLMETHANE – BIS-ETHYLHEXYLOXYPHENOL METHOXYPHENYL TRIAZINE – ISOPROPYL PALMITATE – DIISOPROPYL ADIPATE – GLYCERIN – PROPANEDIOL – PHENYLBENZIMIDAZOLE SULFONIC ACID – DICAPRYLYL ETHER – TRIETHANOLAMINE – C12-22 ALKYL ACRYLATE/HYDROXYETHYLACRYLATE COPOLYMER – TOCOPHEROL – HYDROXYACETOPHENONE – SODIUM POLYACRYLATE – SODIUM BENZOATE – TRISODIUM ETHYLENEDIAMINE DISUCCINATE – DROMETRIZOLE TRISILOXANE – ALOE BARBADENSIS LEAF JUICE – CAPRYLYL GLYCOL – ACRYLATES/C10-30 ALKYL ACRYLATE CROSSPOLYMER – CITRIC ACID – POTASSIUM SORBATE 

* Liste INCI issue de différents sites marchands, la liste INCI n’étant pas affichée sur le site de la marque.

Analyse des composants 

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le «profil» du produit. Et parmi ces premiers composants on retrouve déjà toute une série de filtres UV chimiques –un véritable cocktail de 6 filtres UV de synthèse sur l’ensemble de la formule– (dont certains considérés comme réellement problématiques, notamment des perturbateurs endocriniens), quelques substances annexes et des composants controversés et/ou polluants.

Le ton de la formulation est donné. On est réellement sur une démarche de « beauté plus durable », apparemment.

Des substances controversées dans la formule :

  • ETHYLHEXYL SALICYLATE (Octisalate), filtre UV de synthèse (chimique), perturbateur endocrinien suspecté
  • BUTYL METHOXYDIBENZOYLMETHANE, filtre UV de synthèse (chimique), perturbateur endocrinien suspecté
  • ETHYLHEXYL TRIAZONE filtre UV de synthèse (chimique), problématique environnementale (polluant)
  • DROMETRIZOLE TRISILOXANE filtre UV de synthèse (chimique), problématique environnementale (polluant)
  • TRIETHANOLAMINE un composant qui est utilisé soit comme substance tampon, comme émulsifiant ou tensioactif, susceptible de former des nitrosamines, cancérigènes
  • SODIUM POLYACRYLATES, gélifiant,  absorbant, problématique environnementale
  • Trisodium Ethylenediamine Disuccinate, agent de chélation (voir EDTA), dérivé de composants pétrochimiques, polluant
  • ACRYLATES/C10-30 ALKYL ACRYLATE CROSSPOLYMER problématique environnementale (microplastiques)

 

Ingrédients évalués selon la recherche INCI du site 

Produits pour enfants ; toujours trop de perturbateurs endocriniens 

Dans le formulation on retrouve aussi des perturbateurs endocriniens suspectés, ce qui pose réellement problème, surtout dans un produit destiné aux enfants. Les femmes enceintes et les enfants sont particulièrement vulnérables face aux effets des perturbateurs endocriniens. Bien entendu, les produits cosmétiques ne sont pas les seuls « sources » de perturbation endocrine, mais ils en font partie et la sur-exposition à de multiples sources de perturbateurs endocriniens au quotidien est réellement problématique. Ce n’est pas anodin de retrouver des p.e. dans les produits destinés aux enfants ou aux femmes enceintes, comme nous l’avions aussi déjà constaté dans les articles suivants.

Verdict 

Une formule qui protègera certainement des UV, mais avec toute une série de filtres UV chimiques, dont certains très controversés (perturbateurs endocriniens suspectés). Et la multiplication de composants problématiques et controversés fait aussi référence à l’effet cocktail: des substances chimiques qui, prises isolément, sont sans danger, peuvent devenir nocives lorsqu’elles sont mélangées.* A cela s’ajoutent quelques composants polluants pour mieux préparer l’avenir de nos enfants, améliorer l’état de la planète et bien polluer les océans… Je plaisante, mais à peine.

Un produit pour enfants qui ne respecte pas réellement l’environnement ne respectera pas son avenir, c’est aussi simple que ça…. On est donc assez loin du concept d’une « beauté encore plus durable ». On mise d’ailleurs beaucoup trop souvent uniquement sur la protection des crèmes solaires (qui ne représentent qu’une protection partielle), sans prendre en compte le contexte (phototype/ lieu d’exposition/horaire/ antécédents, etc)

crème solaire enfant perturbateurs endocriniens

FAQ – Crème Solaires Enfants❓


Quelle crème solaire choisir pour un enfant ?

Il est recommandé de choisir une crème solaire adaptée aux enfants, avec une formule simple et des ingrédients sûrs. Les produits certifiés bio utilisent généralement des filtres minéraux et excluent de nombreux composants controversés.


Les filtres UV chimiques sont-ils adaptés aux enfants ?

Certains filtres UV chimiques sont autorisés mais font l’objet de controverses, notamment en raison de leur potentiel effet perturbateur endocrinien. Il est conseillé de vérifier la composition du produit. (moteur de recherche INCI gratuit sur le site)


Une crème solaire SPF 50 protège-t-elle totalement ?

Non. Un SPF 50 offre une haute protection contre les UVB, mais ne bloque pas 100 % des rayons. La protection dépend aussi de l’application, du phototype et de l’exposition. Voir aussi  Les 5 idées reçues autour des produits solaires & de la protection solaire


Pourquoi analyser les ingrédients d’une crème solaire enfant ?

Même si les produits sont réglementés, certains ingrédients peuvent être très controversés (silicones, filtres UV chimiques, conservateurs). Lire l’intégralité de la liste INCI permet de faire un choix éclairé.


Existe-t-il des alternatives plus naturelles ?

Oui, les crèmes solaires certifiées bio privilégient des filtres minéraux comme l’oxyde de zinc ou le dioxyde de titane, ainsi que des ingrédients d’origine naturelle.

Solaires : comparatifs produits et tests produits

Nous ne sommes pas les seuls à constater que les formulations des produits solaires restent encore souvent problématiquesL’édition du magazine de consommateurs allemand « Ökotest » de juin 2020, par exemple , contenait également un test produit «crèmes solaires pour enfants » . Le sujet des solaires est régulièrement abordé par le magazine.

Test Solaires Ökotest

Le test comportait en tout 21 produits, à la fois des marques «conventionnelles» et des marques de cosmétique bio certifiés. Les produits -analysés sur la base de leurs formulations-, ont été déclassés à cause des composants suivants:

  • Filtres UV de synthèse, type Octocrylene et Homosalate, perturbateurs endocriniens supposés
  • Composants polluants à base de silicones ou d’acrylates
  • Manquements de déclaration de nanoparticules
  • PEGs, composants polluants, susceptibles de rendre la peau plus perméable à d’autres substances.
  • Composants à base d’huiles minérales (type paraffine) problématique environnementale

 

L’article sur les idées reçues au sujet des protections solaires donne également plus d’explications à ce sujet.

Et ces fameux perturbateurs endocriniens, comment les éviter alors ? 

Vous cherchez à mieux comprendre le lien entre perturbateurs endocriniens et cosmétiques ?
Nous avons créé pour vous un premier module d’accompagnement 100 % autonome :
➡️ « Comment éviter les perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques ? »

Accessible à tous, ce programme regroupe les informations essentielles pour déchiffrer les étiquettes, identifier les ingrédients controversés et apprendre à faire les bons choix de produits.

Parmi les questions abordées :

  • Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ?
  • Quels sont les plus courants dans les cosmétiques ?
  • Existe-t-il une liste fiable des perturbateurs endocriniens ?
  • Peut-on vraiment limiter son exposition ?
  • Quels ingrédients faut-il absolument éviter ?

Comment éviter les perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques ? 

août 2020

Analyse comparative : quelle composition crème solaire enfant et visage privilégier ?  Pour répondre à cette question, nous avons divisé notre enquête en deux temps. Le premier match oppose deux crèmes solaires pour enfants, tandis que le second compare deux soins spécifiques pour le visage. Dans chaque cas, c’est la composition crème solaire qui détermine le vainqueur, et non la marque ou le prix.

Premier match : la composition crème solaire enfant sous la loupe

Vous cherchez à comprendre ce que contient vraiment votre crème solaire ? Dans ce décryptage, nous comparons les compositions de 4 produits populaires : deux crèmes pour enfants (La Roche-Posay vs Alphanova) et deux pour le visage (Vichy vs Praïa). L’objectif ? Identifier les filtres UV utilisés, repérer les ingrédients controversés (perturbateurs endocriniens, PEG, silicones) et démêler le vrai du faux face au greenwashing. Car si toutes ces crèmes affichent un SPF 50+, leurs formulations n’ont rien en commun.

Deux matchs, une même règle : Analyser les ingrédients, pas l’usage

Contrairement aux tests classiques (« j’ai testé pour vous »), notre approche se concentre exclusivement sur la liste INCI.

D’un côté, les cosmétiques conventionnels, autorisés par la réglementation européenne mais riches en filtres chimiques et substances problématiques. De l’autre, les cosmétiques bio certifiés (Cosmos, Cosmébio, BDIH, Ecocert, etc), qui excluent les ingrédients controversés et privilégient les filtres minéraux.

La crème solaire… ne fait pas tout

Rappel essentiel : aucune crème solaire ne suffit à elle seule. La protection dépend aussi du phototype, de l’horaire, de la latitude et des gestes complémentaires (vêtements, ombre, évitement des heures chaudes).

Composition crème solaire enfant et visage :

Premier match : crèmes solaires pour enfants.

Le choix d’une protection pour les plus petits est critique car leur peau est plus perméable. Analysons les ingrédients de deux références du marché.

LA ROCHE POSAY

Anthelios Dermo-Pediatrics

Lait Hydratant SPF 50+ 250ml, 19,30 €

filtres UV chimiques dangereux

Sur le site de la marque, on trouve le descriptif du produit suivant ;

« Peau sensible de l’enfant. Intolérances solaires. Ensoleillement extrême. Très haute protection UVA/UVB, large et photostable. Protection optimale SPF 50+ renforcée contre les UVA (niveau plus strict que la recommandation européenne) grâce à un nouveau système filtrant  breveté Mexoplex® associé à l’eau thermale de La Roche-Posay, apaisante et antioxydante. Dans une nouvelle formule encore plus minimaliste testée sous contrôle dermatologique : allégée en filtres chimiques*, nickel tested (garantie d’un taux de nickel inférieur au seuil déclencheur de réactions allergiques chez les sujets sensibilisés).– Texture fluide facile à appliquer. Multi-résistance (eau, transpiration). »

Prenons le temps de vérifier la composition du produit en analysant de plus près la liste de composants, la liste INCI :

Ingrédients/ INCI La Roche Posay Anthelios

AQUA / WATER – C12-15 ALKYL BENZOATE – GLYCERIN – ETHYLHEXYL SALICYLATE – BIS-ETHYLHEXYLOXYPHENOL METHOXYPHENYL TRIAZINE – ALCOHOL DENAT. – DIISOPROPYL SEBACATE – BUTYL METHOXYDIBENZOYLMETHANE – DROMETRIZOLE TRISILOXANE – PROPYLENE GLYCOL – DIETHYLHEXYL BUTAMIDO TRIAZONE – DIMETHICONE – SYNTHETIC WAX – TITANIUM DIOXIDE – POTASSIUM CETYL PHOSPHATE – AMMONIUM POLYACRYLDIMETHYLTAURAMIDE / AMMONIUM POLYACRYLOYLDIMETHYL TAURATE – CAPRYLYL GLYCOL – DISODIUM EDTA – GLYCERYL STEARATE – HYDROXYPROPYL METHYLCELLULOSE – ISOPROPYL LAUROYL SARCOSINATE – PALMITIC ACID – PEG-100 STEARATE – PENTYLENE GLYCOL – PHENOXYETHANOL – STEARIC ACID – TEREPHTHALYLIDENE DICAMPHOR SULFONIC ACID – TOCOPHEROL – TRIETHANOLAMINE

Analyse des composants 

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le «profil» du produit. Et parmi ces premiers composants on retrouve déjà toute une série de filtres UV chimiques (dont certains considérés comme problématiques), quelques substances annexes et des composants issus d’huiles minérales ou de silicones. Le ton de la formulation est donné.

Des substances controversées se sont également glissées dans la formule 

  • ETHYLHEXYL SALICYLATE (Octisalate), filtre UV de synthèse (chimique), perturbateur endocrinien
  • BUTYL METHOXYDIBENZOYLMETHANE, filtre UV de synthèse (chimique), perturbateur endocrinien suspecté
  • DROMETRIZOLE TRISILOXANE filtre UV de synthèse (chimique), problématique environnementale (polluant)
  • DIETHYLHEXYL BUTAMIDO TRIAZONE filtre UV de synthèse (chimique)
  • DIMETHICONE = silicone, substance polluante
  • SYNTHETIC WAX = huile minérale issue de la pétrochimie
  • PEG-100 STEARATE, les PEG sont des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques (procédés de fabrication problématiques), et susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  • DISODIUM EDTA, substance polluante (risque d’accumulation aquatique)
  • PHENOXYETHANOL conservateur de synthèse controversé : potentiel toxique avéré, notamment pour le foie. Restrictions d’utilisations (1%)
  • TRIETHANOLAMINE un composant qui est utilisé soit comme substance tampon, comme émulsifiant ou tensioactif, susceptible de former des nitrosamines, cancérigènes.

Verdict Bien que la marque mette en avant une formule « allégée », l’analyse de la composition crème solaire enfant de ce produit révèle une crème solaire qui protègera certainement des UV, mais avec toute une série de filtres UV chimiques, dont certains très controversés (perturbateurs endocriniens suspectés). Et la multiplication de composants problématiques et controversés, fait aussi référence à l’effet cocktail : des substances chimiques qui, prises isolément, sont sans danger, peuvent devenir nocives lorsqu’elles sont mélangées.*

On ne comprend d’ailleurs pas très bien à quoi fait référence la mention « allégée en filtres chimiques »…on a quand même déjà là un arsenal de filtres UV chimiques bien lourd….A cela s’ajoutent quelques composants polluants (silicones, PEG, EDTA) pour mieux préparer l’avenir de nos enfants, améliorer l’état de la planète et bien polluer les océans…Je plaisante, mais à peine. Un produit pour enfant qui ne respecte pas réellement l’environnement ne respectera pas son avenir, c’est aussi simple que ça….L’eau thermale de La Roche Posay, vantée pour ses propriétés apaisantes et antioxydantes ne peut malheureusement pas faire grand chose pour rattraper la formule…

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D’autres test produits solaires

  • L’édition du magazine de consommateurs allemand « Ökotest » de juin 2020 contient également un test produit de crèmes solaires pour enfants. Le test comportait en tout 21 crèmes solaires, à la fois des marques «conventionnelles» et des marques de cosmétique bio certifiés. Les produits -analysés sur la base de leurs formulations-, ont été déclassés à cause des composants suivants :               

☀︎ Des filtres UV de synthèse, type Octorcylene et Homosalate, perturbateurs endocriniens supposés

☀︎ Des composants polluants à base de silicones ou d’acrylates

☀︎ Manquements de déclaration de nanoparticules

☀︎ Des PEGs, composants polluants, susceptibles de rendre la peau plus perméable à d’autres substances.                     

☀︎ Composants à base d’huiles minérales (type paraffine) problématique environnementale

Certains filtres UV chimiques ont également des effets toxiques sur le milieu marin, la reproduction des poissons ou le blanchiment des coraux*. Parmi les filtres minéraux, l’oxyde de zinc présenterait des problématiques similaires.

Passons la balle au produit de la concurrence

ALPHANOVA SUN

Crème Solaire Bébé Bio

SPF 50+ 50 ml,  13.50 €

crème solaire bio certifiée

Alpha Nova Bébé

Voici la présentation du produit par le fabricant 

« Notre crème solaire bébé SPF 50+ assure une protection solaire maximale pour votre bébé. Elle est certifiée BIO COSMOS par ECOCERT. Nos formules solaires aux filtres minéraux d’origine naturelle garantissent une protection immédiate contre les UVA et les UVB.Cette protection solaire est  waterproof, d’origine naturelle à base d’ingrédients biologiques, sans filtres chimiques, sans paraben, sans conservateurs chimiques et respectueuse de l’environnement. Bien entendu notre crème solaire bébé est sans alcool, sans parfum, sans phenoxyethanol; le choix idéal pour la peau fragile des bébés. Tous nos produits bébé sont hypoallergéniques et testés sous contrôle dermatologique. La crème solaire bébé Alphanova peut être utilisée dans l’eau sans créer de pollution. En utilisant une crème solaire bébé d’origine naturelle et bio, vous préservez les récifs coralliens, les poissons, les coquillages… » Prenons le temps de vérifier la composition du produit en analysant de plus près la liste de composants, la liste INCI :

Ingrédients/ INCI ALPHANOVA

Aqua, Dicaprylyl Carbonate, Titanium Dioxide, Glycerin, Caprylic/Capric Triglyceride, Simmondsia Chinensis Seed Oil*, Polyglyceryl-3 Diisostearate, Coconut Alkanes, Polyglyceryl-2, Dipolyhydroxystearate, Polyhydroxystearic Acid, Stearic Acid, Calophyllum Inophyllum Seed Oil*, Magnesium Sulfate, Sodium Chloride, Xanthan Gum, Aluminum Hydroxide, Aloe Barbadensis Leaf Juice Powder*,Sodium Levulinate, Glyceryl Caprylate, Alumina, Coco-Caprylate/Caprate, Sodium Anisate, Citric Acid, Tocopherol *Ingrédients issus de l’agriculture biologique. 98,8% du total est d’origine naturelle. 34,5% du total des ingrédients sont issus de l’agriculture biologique COSMOS ORGANIC certifié par ECOCERT Greenlife

Analyse des composants ALPHANOVA SUN

 

Comme toujours, ce sont les 8-10 premiers composants qui constituent majoritairement le «profil» du produit.  Le premier composant étant présent en quantité la plus élevée et la suite en ordre décroissant. La protection contre les UV-B et UV-A** est assurée ici par le filtre minéral dioxyde de titane*. La base hydratante de cette formule est composée d’authentiques huiles végétales bio (huile de jojoba) de glycérine et d’huiles estérifiées. A cela s’ajoutent des extraits de plantes (aloe vera) et différentes matières actives, toutes autorisés en cosmétique naturelle et bio. Le dioxyde de titane mérite quelques explications supplémentaires. On peut parfois lire dans la presse que les « solaires bio » ne protègeraient pas suffisamment des UV-A, qu’en est-il des méthodes de tests utilisées ? On a pris le temps de faire le tour de la question sur le site et en vidéo également. 

Verdict  

La composition crème solaire enfant de ce produit certifié Bio Cosmos repose exclusivement sur des filtres minéraux  sans substances controversées, parfaitement adaptée pour la protection solaire des tout-petits et … de l’environnement qui les accueille.

Une petite pause…. le temps d’intégrer toutes ces informations et… on passe à la deuxième mi-temps :

Deuxième match : crèmes solaires visage VICHY contre PRAÏA

VICHY Idéal Soleil

crème solaire visage

SPF50 –50 ml, 11,90 €

perturbateurs endocriniens cosmétiques

Sur le site de la marque, on trouve le descriptif du produit suivant ;

« Le premier soin solaire SPF 50 au toucher sec durable sans aucune brillance.Pour les hommes et les femmes, à la peau claire, mixte à grasse, à la recherche d’une protection solaire qui ne fasse pas briller leur peau. Efficacité :Pour lutter contre les effets néfastes des UV, les Laboratoires Vichy intègrent à l’Emulsion anti-brillance un système filtrant large spectre UVA-UVB, renforcé contre UVA longs (3/4 des UV) et photostable au Mexoryl®. 

Prenons le temps de vérifier la composition du produit en analysant de plus près la liste de composants, la liste INCI :

Ingrédients/ INCI Vichy

AQUA / WATER – ISOPROPYL PALMITATE – GLYCERIN – OCTOCRYLENE – ETHYLHEXYL SALICYLATE – ALCOHOL DENAT. – BUTYL METHOXYDIBENZOYLMETHANE – TITANIUM DIOXIDE [NANO] / TITANIUM DIOXIDE – ETHYLHEXYL TRIAZONE – TALC – STEARIC ACID – POTASSIUM CETYL PHOSPHATE – DIISOPROPYL SEBACATE – SYNTHETIC WAX – ACRYLATES/C10-30 ALKYL ACRYLATE CROSSPOLYMER – ALUMINUM HYDROXIDE – CAPRYLYL GLYCOL – DISODIUM EDTA – GLYCERYL STEARATE – MYRISTIC ACID – PALMITIC ACID – PEG-100 STEARATE – PHENOXYETHANOL – TEREPHTHALYLIDENE DICAMPHOR SULFONIC ACID – TOCOPHEROL – TRIETHANOLAMINE

Analyse des composants 

Comme toujours, ce sont les 8-10 premiers composants qui constituent majoritairement le «profil» du produit.  Le premier composant étant présent en quantité la plus élevée et la suite en ordre décroissant.  Et parmi les premiers composants, on notera déjà la présence de plusieurs filtres UV chimiques controversés et du dioxyde de titane – présent ici sous forme de nanoparticules. A cela s’ajoutent d’autres composants controversés, notamment  pour leur problématique environnementale.

Des substances controversées se sont glissées dans la formule :

  • ETHYLHEXYL SALICYLATE (Octisalate), filtre UV de synthèse (chimique), perturbateur endocrinien suspecté
  • BUTYL METHOXYDIBENZOYLMETHANE (Avobenzone), filtre UV de synthèse (chimique), perturbateur endocrinien suspecté
  • OCTOCRYLENE, filtre UV de synthèse (chimique), perturbateur endocrinien suspecté
  • TITANIUM DIOXYDE/ NANO filtre UV minéral, sous forme de nanoparticules
  • DIETHYLHEXYL BUTAMIDO TRIAZONE filtre UV de synthèse (chimique)
  • DISODIUM EDTA, substance polluante (risque d’accumulation aquatique)
  • SYNTHETIC WAX = huile minérale issue de la pétrochimie
  • PEG-100 STEARATE, les PEG sont des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques (procédés de fabrication problématiques), et susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  • PHENOXYETHANOL conservateur de synthèse controversé : potentiel toxique avéré, notamment pour le foie. Restrictions d’utilisations (1%)
  • TRIETHANOLAMINE un composant qui est utilisé soit comme substance tampon, comme émulsifiant ou tensioactif, susceptible de former des nitrosamines, cancérigènes.

Verdict Une formule qui protègera certainement des UV.  Pourtant, la composition crème solaire visage contient une large série de filtres UV chimiques, dont certains très controversés (perturbateurs endocriniens suspectés). Le filtre minéral dioxyde de titane est également présent sous forme de nanoparticules, ce qui pose problème également. Et bien entendu également des substances polluantes, qui posent problème pour l’environnement. Et la multiplication de composants problématiques et controversés, fait aussi référence à l’effet cocktail : des substances chimiques qui, prises isolément, sont sans danger, peuvent devenir nocives lorsqu’elles sont mélangées.

Passons la balle au produit de la concurrence

PRAIA Crème Solaire Visage

SPF 50

100 ml, 12,47 €

composition INCI crème solaire

Voici la présentation du produit par le fabricant 

TRÈS HAUTE PROTECTION

« Le système UV Defense Mineral constitué à 100% de filtre minéral protège efficacement contre les UVA/UVB. Un complexe de 2 actifs naturels (Buddleja Officinalis et Centella Asiatica) protège la peau des radicaux libres et du photo-vieillissement prématuré.

DESCRIPTION

  • Texture onctueuse
  • Non grasse
  • Sans effet blanc
  • Formules résistantes à l’eau
  • Testées et très bien tolérées sur peaux sensibles*
  • Fabriquée en France

Prenons le temps de vérifier la composition du produit en analysant de plus près la liste de composants, la liste INCI :

Ingrédients/ INCI Praïa Crème Solaire

Dicaprylyl carbonate, titanium dioxide, aloe barbadensis leaf juice*, caprylic/capric triglyceride, cera alba (beeswax/cire dabeille)*, glycerin, polyglyceryl-3 polyricinoleate, sorbitan isostearate, coco-caprylate, polyglyceryl-3 diisostearate, stearic acid polyglyceryl-6 stearate, aluminum hydroxide, aqua (water/eau), prunus amygdalus dulcis (sweet almond) oil*, parfum (fragrance), polyhydroxystearic acid, sorbitan caprylate, propanediol, sodium benzoate, alumina, lactic acid, potassium sorbate, polyglyceryl-6 behenate, xanthan gum, citric acid, tocopherol, helianthus annuus (sunflower) seed oil, buddleja officinalis flower extract, centella asiatica flower/leaf/stem extract

Analyse des composants 

 

Comme toujours, ce sont les 8-10 premiers composants qui constituent majoritairement le «profil» du produit.  Le premier composant étant présent en quantité la plus élevée et la suite en ordre décroissant. La base hydratante de cette formule est composée d’authentiques huiles végétales bio (huile d’amande, huile de sésame), de glycérine et d’huiles estérifiées. La protection contre les UV-B et UV-A** est assurée par le filtre minéral dioxyde de titane*.

A cela s’ajoutent des extraits de plantes et différentes matières actives, toutes autorisés en cosmétique naturelle et bio. Il s’agit d’un produit de cosmétique naturelle et bio, le propanediol sera donc forcément d’origine végétale (évaluation très bien). Et vu que le produit est certifié, le parfum sera à base d’huiles essentielles, (évaluation très bien). Le dioxyde de titane mérite quelques explications supplémentaires.

Verdict

Cette alternative bio démontre qu’une composition crème solaire visage saine est possible sans compromis sur l’efficacité. Une formulation à base de filtre minéraux et sans substances controversées, parfaitement adaptée pour la protection solaire du visage… et de l’environnement…

Pourquoi la lecture de la composition crème solaire est-elle essentielle ?

Comme le montrent ces quatre exemples, les promesses marketing ne garantissent en rien la qualité des ingrédients. Seule une analyse détaillée de la composition crème solaire enfant et visage permet de distinguer les produits qui respectent réellement la santé et l’environnement de ceux qui pratiquent le greenwashing. En privilégiant les filtres minéraux et en bannissant les substances comme les PEG, les silicones ou certains filtres chimiques problématiques, vous choisissez une protection durable, pour votre épiderme comme pour la planète.

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➡️ Note : cet article date de 2020

Pourquoi les compositions changent-elles ? Les formulations des produits cosmétiques évoluent régulièrement. Cet article, daté d’août 2020, reflète les compositions à cette date. Nous ne supprimons pas les analyses même si les marques modifient leurs formules : l’objectif est de montrer l’état du marché à un instant T et d’éduquer à la lecture des INCI.

Test produits : 4 produits solaires revus à la loupe….

mai 2018

C’est le retour des beaux jours, la protection solaire s’impose; que ce soit pour les activités en famille du week-end, les vacances ou les séances de sport en plein air. Le choix des produits solaires a son importance : Les différents fabricants ne travaillent pas de la manière :  le secteur « conventionnel »  se sert d’un panel large de composants pour la formulation, – composants qui sont bien sûr autorisés par le Code de la Santé Publique et la Règlement Cosmétique Européen. Mais parmi ces composants « autorisés », on retrouvé aussi de nombreux composants, qui font l’objet de nombreuses controverses, à différents niveaux.

De l’autre côté il y a le secteur des cosmétiques naturels et bio certifiés (par différents labels) qui travaille avec un nombre beaucoup plus restreints d’ingrédients, en écartant un grand nombre de composants, ceux considérés problématiques, potentiellement toxiques, ou polluants, par ex.- en tout cas problématiques et/ou controversés.En ce qui concerne la protection solaire, il y a surtout une différence au niveau des filtres UV, d’un côté les produits solaires du conventionnel qui se sert soit de filtres de synthèses, soit d’un mélange des différents filtres (filtres de synthèse et filtres minéraux), et de l’autre les produits solaires cosmétiques bio, qui utilisent essentiellement des filtres minéraux.

Les filtres de protection solaire chimiques ou minéraux fonctionnent suivant des principes complètement différents. Les filtres chimiques pénètrent l’épiderme, créent une couche filtrante qui absorbe les rayons UV ; ils ne deviennent actif que 20 à 30 minutes après l’application, d’où la recommandation d’appliquer la protection solaire bien avant l’exposition. Les filtres minéraux naturels -principalement le dioxyde de titane ou l’oxyde de zinc en revanche se déposent sur la peau et réfléchissent les rayons UV, comme un miroir réfléchit la lumière, leur action est donc purement physique. Ces filtres de protection solaire naturels agissent immédiatement après application.

De manière générale l’industrie cosmétique ne peut utiliser que des filtres UV bien spécifiques pour les produits solaires : ceux autorisés dans le règlement européen des cosmétiques. Mais dans cette liste, on retrouve certains filtres UV de synthèse problématiques et également toute une série d’autres composants controversés et problématiques.Les filtres UV chimiques ne sont pas autorisés par les différents cahiers de charge de cosmétique naturelle et bio, on y trouve donc essentiellement des filtres minéraux.

Place au test produit : comparatif produits solaires

Regardons de plus près la composition des différents produits solaires.

Les produits solaires sélectionnés et analysés en fonction de leur composition sont issus de différents réseaux : pharmacie, site internet, magasin bio et parapharmacie. Certaines marques ou produits sont bien sûr présents dans différents réseaux de distribution.

VICHY IDEAL SOLEIL

Eau de Protection Solaire Hydratante
SPF 30
Protection Visage et Corps

200 ml, prix: 19.30€

VICHY IDEAL SOLEIL : composition?

Bénéfices produit, –  présentés sur le site du fabricant* : 

« Aussi fraîche qu’une eau, aussi protectrice qu’un lait, l’Eau de Protection Solaire Hydratante procure une sensation de plaisir à chaque application tout en garantissant une haute protection solaire. Sa technologie bi-phase, à secouer avant chaque application, associée à son micro spray garantissent une texture légère pour un fini invisible, sans effet gras, collant ou marques blanches. Enrichie en acide hyaluronique d’origine naturelle et en un système filtrant contenant du Mexoryl SX, l’Eau de Protection Solaire hydrate votre peau tout en assurant la protection contre les rayons UVA-UVB.Formule hypoallergénique, testée sur peaux sensibles et sous contrôle dermatologique, contenant de l’Eau Thermale Minéralisante de Vichy. »

Ingrédients/ INCI:

AQUA / WATER – HOMOSALATE – DICAPRYLYL ETHER – DICAPRYLYL CARBONATE – OCTOCRYLENE – ETHYLHEXYL SALICYLATE – BUTYL METHOXYDIBENZOYLMETHANE – GLYCERIN – ALCOHOL DENAT. – ETHYLHEXYL TRIAZONE – PROPANEDIOL -Diisopropyl Sebacate-BIS-ETHYLHEXYLOXYPHENOL METHOXYPHENYL TRIAZINE  – PHENYLBENZIMIDAZOLE SULFONIC ACID – CAPRYLYL GLYCOL – DISODIUM EDTA -HELIANTHUS ANNUS– PHENOXYETHANOL -POLY C10-30 ALKYL ACRYLATE -TEREPHTHALYLIDENE DICAMPHOR SULFONIC ACID -TOCOPHEROL -TRIETHANOLAMINE -PARFUM / FRAGRANCE

(le descriptif INCI provient du produit, légère variation sur le site)

 

VICHY IDEAL SOLEIL Analyse des composants :

Ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le produit.

Et parmi ces premiers composants, on retrouve malheureusement très rapidement des filtres UV chimiques très controversés, HOMOSALATE (en 2ème position), OCTOCRYLENE (5ème), ETHYLHEXYL SALICYLATE (6ème), BUTYL METHOXYDIBENZOYLMETHANE (7ème), ETHYLHEXYL TRIAZONE (10ème) suivi d’autres filtres chimiques tout le long de la formule : BIS-ETHYLHEXYLOXYPHENOL METHOXYPHENYL TRIAZINE PHENYLBENZIMIDAZOLE SULFONIC ACID, TEREPHTHALYLIDENE DICAMPHOR SULFONIC ACID.

La problématique des filtres UV concerne pas seulement la santé de l’homme, mais aussi l’équilibre de l’écosystème marin, certains filtres UV chimiques sont par exemple largement responsable de la destruction des coraux et se retrouvent bien entendu ensuite aussi dans la chaine alimentaire. Pour les filtres UV de synthèse, il faut donc aussi prendre en compte l’impact environnemental, la pollution marine et la destruction des coraux engendrée par les filtres UV chimiques, qui a déjà fait l’objet de nombreuses études.

Les substances controversées de la formule :

  • Le filtre UV Butyl Methoxydibenzoylmethane (Avobenzone) , supposé perturbateur endocrinien, susceptible d’interférer avec le système hormonal
  • Le filtre UV HOMOSALATE, perturbateur endocrinien supposé.*
  • Le filtre UV OCTOCRYLENE, perturbateur endocrinien supposé.*
  • Le Triethanolamine, un composant qui est utilisé soit comme substance tampon, comme émulsifiant ou tensioactif, susceptible de former des nitrosamines, cancérigènes.
  • Le Phenoxyethanol, conservateur de synthèse controversé, potentiel toxique avéré (nocif pour le foie, notamment)
  • Le DISODIUM EDTA, une substance problématique sur le plan environnemental; car polluante

Verdict :  Une formulation réellement controversée, basée essentiellement sur les filtres UV chimiques, problématiques.  A cela se rajoutent d’autres composants problématiques, potentiellement toxiques ou polluants.

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ALGAMARIS  Crème solaire Visage

SPF 50 certifié Bio 

50 ml, prix: 19,90 €

 

ALGAMARIS  Crème solaire Visage : formulation

Bénéfices produit, –  présentés sur le site du fabricant* : 

« Fruit de la recherche scientifique, la crème solaire visage certifiée bio SPF 50* apporte l’efficacité de notre puissant antioxydant Alga-gorria® associé à un écran 100% minéral. Facile à appliquer, la crème solaire des Laboratoires de Biarritz protège la peau du visage face aux agressions des UV et plus particulièrement lors de fort ensoleillement. L’indice SPF 50+ convient aux peaux laiteuses, très claires ou sensibles au soleil en toute situation. »

* Cosmétique écologique et biologique certifié par Ecocert Greenlife selon le référentiel Ecocert 

Ingrédients/ INCI:

Caprylic/Capric Triglyceride, Coconut Alkanes, Zinc Oxide, Aqua, Titanium Dioxide, Talc, Polyglyceryl-2 Dipolyhydroxystearate, Prunus Domestica Seed Oil*, Sorbitan Olivate, Polyglyceryl-3 Diisostearate, Helianthus Annuus Seed Oil, Glycerin**, Coco-Caprylate/Caprate, Alumina, Stearic Acid, Glyceryl Caprylate, Magnesium Sulfate, Gelidium Sesquipedale Extract, Aloe Barbadensis Leaf Juice Powder*, Potassium Olivoyl PCA, Maris Aqua, Sodium Benzoate, Tocopherol, Potassium Sorbate, Sodium Hydroxide. 99.6% du total des ingrédients sont d’origine naturelle 16% du total des ingrédients sont issus de l’agriculture biologique

 

 

Analyse des composants ALGAMARIS  Crème solaire Visage :

Dans cette formulation, pas de filtres UV chimiques, mais uniquement des filtres UV minéraux, dioxyde de titane et oxyde de zinc.

Aux filtres UV minéraux protecteur s’ajoutent des composants hydratants et relipidants purement naturels, des huiles végétales et extrait végétaux ou marins, qui constituent en soi déjà un mélange d’agents actifs complexe et spécifique, notamment de précieuses substances végétales actives secondaires : huile de prune, huile de tournesol, glycérine végétale et matière actives ; extrait d’aloe vera, extrait d’algues…

Qualité Bio

L’huile de prune, la glycérine et l’extrait d’Aloe Vera sont issus de l’agriculture bio.

Verdict : Une formulation essentiellement basée sur des filtres minéraux, avec le bienfaits de nombreux composants végétaux ou purement naturels. Aucune huile minérale ou composant à base de silicone. Aucun composant problématique, potentiellement toxique ou controversé.

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Pour répondre à la question : dioxyde de titane = nano particules, je renvoie de nouveau vers l’article précédent, car la présence de dioxyde de titane dans un produit ( produits solaire ou autre) ne signifie pas automatiquement «nanoparticules» .L’article répond par ailleurs à d’autres questions au sujet de ce composant.

De manière générale, ce qui pourrait soulever des questions, c’est la présence de ce composant sous forme de nanoparticules dans des crèmes, par ex. mais sans confirmation d’études pertinentes ou représentatives à ce jour en ce qui concerne l’absorption cutanée. Selon l’étude européenne sur le sujet (étude EU NanoDerm*), les nanoparticules de dioxyde de titane ne posent pas de problème pour la peau saine, d’autres études se penchent sur la problématique que les nanoparticules pourraient avoir sur les peaux endommagées, mais selon ces études** il semblerait que la barrière de protection de la peau reste intacte et que les substances ne dépassent pas l’épiderme.

Autre challenge : les méthodes d’analyse

L’association de consommateur Que Choisir avait par exemple révélé en début d’année que des produits alimentaires ou cosmétiques contenaient des nanoparticules, alors que l’emballage ne les mentionnaient pas.  Là, où les dossiers peuvent se compliquer, c’est que la question de la détection des nanoparticules est très complexe et les méthodes d’analyse loin d’être uniformes ou homogènes.*

Affaire à suivre, donc…

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LA ROCHE POSAY – ANTHELIOS  Dermo – Pediatrics

Lait Velouté SPF 50+

100ml, prix : 19.30€

 

LA ROCHE POSAY - ANTHELIOS Dermo - Pediatrics : ingrédients?

Bénéfices produit, –  présentés sur le site du fabricant* :

« Très haute protection UVA/UVB, large et photostable.

Protection optimale SPF 50+ renforcée contre les UVA (niveau plus strict que la recommandation européenne) grâce à un nouveau système filtrant  breveté Mexoplex® associé à l’eau thermale de La Roche-Posay, apaisante et antioxydante. Dans une nouvelle formule encore plus minimaliste testée sous contrôle dermatologique : sans parfum, sans paraben, allégée en filtres chimiques*, nickel tested (garantie d’un taux de nickel inférieur au seuil déclencheur de réactions allergiques chez les sujets sensibilisés).– Texture fluide facile à appliquer. Multi-résistance (eau, transpiration). »

Ingrédients/ INCI:

AQUA / WATER, C12-15 ALKYL BENZOATE, GLYCERIN, ETHYLHEXYL SALICYLATE, BIS-ETHYLHEXYLOXYPHENOL METHOXYPHENYL TRIAZINE, ALCOHOL DENAT., DIISOPROPYL SEBACATE, BUTYL METHOXYDIBENZOYLMETHANE, DROMETRIZOLE TRISILOXANE, PROPYLENE GLYCOL, DIETHYLHEXYL BUTAMIDO TRIAZONE, DIMETHICONE, SYNTHETIC WAX, TITANIUM DIOXIDE, POTASSIUM CETYL PHOSPHATE, AMMONIUM POLYACRYLDIMETHYLTAURAMIDE / AMMONIUM POLYACRYLOYLDIMETHYL TAURATE, CAPRYLYL GLYCOL, DISODIUM EDTA, GLYCERYL STEARATE, HYDROXYPROPYL METHYLCELLULOSE, ISOPROPYL LAUROYL SARCOSINATE, PALMITIC ACID, PEG-100 STEARATE, PENTYLENE GLYCOL, PHENOXYETHANOL, STEARIC ACID, TEREPHTHALYLIDENE DICAMPHOR SULFONIC ACID, TOCOPHEROL, TRIETHANOLAMINE

 

Analyse des composants LA ROCHE POSAY :

Ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent « majoritairement » le produit.

Et parmi ces premiers composants, on retrouve malheureusement très rapidement des filtres UV chimiques controversés, notamment le ETHYLHEXYL SALICYLATE (4ème), le BIS-ETHYLHEXYLOXYPHENOL METHOXYPHENYL TRIAZINE (5ème), le BUTYL METHOXYDIBENZOYLMETHANE (8ème), le DIETHYLHEXYL BUTAMIDO TRIAZONE (11ème).

Cela fait déjà un grand nombre de filtres chimiques, pour une formule qui se présente comme « allégée en filtres chimiques » ???

Allégée par rapport à la formule précédente, certes, mais ce n’est pas vraiment une formule « allégée en filtres chimiques »….

D’autres substances controversées se retrouvent de la formule :

  • Le filtre UV Butyl Methoxydibenzoylmethane (Avobenzone),  supposé perturbateur endocrinien, susceptible d’interférer avec le système hormonal
  • Le filtre UV ETHYLHEXYL SALICYLATE (Octisalate), perturbateur endocrinien supposé.*
  • Le DISODIUM EDTA, une substance problématique sur le plan environnemental; car polluante
  • Le DIMETHICONE, (silicone) problématique sur le plan environnemental; car polluant
  • Le Phenoxyethanol, conservateur de synthèse controversé, potentiel toxique avéré (nocif pour le foie, notamment)
  • Des PEGs, ce sont des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et sont peu biodégradables, donc polluantes.
  • Le Triethanolamine, un composant qui est utilisé soit comme substance tampon, comme émulsifiant ou tensioactif, susceptible de former des nitrosamines, cancérigènes.

Verdict :  Une formulation extrêmement controversée et contestable…

Des filtres UV chimiques, substances susceptibles d’agir comme perturbateurs endocriniens, des conservateurs de synthèse potentiellement toxiques (phenoxyethanol), des substances susceptibles de libérer des nitrosamines et d’autres composants problématiques, controversés ou polluants. Le tout dans un produit destiné aux enfants et bébés….?

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ACORELLE Crème Solaire Bébé Bio 

 SPF 50+

50ml, prix: 18,50 €

ACORELLE Crème Solaire Bébé Bio : la formulation

Bénéfices produit, –  présentés sur le site du fabricant* :

« Une protection solaire optimale

Le dioxyde de titane, filtre solaire minéral et naturel, réfléchit efficacement les rayons du soleil. Il agit comme une véritable barrière contre les UVA et les UVB.

L’indice SPF 50+ garantit la plus haute protection qui soit pour la peau délicate de bébé. Une formule respectueuse de la peau et de l’environnement Ultra douce, cette formule hypoallergénique et sans parfum ne contient pas de zinc ni de filtre chimique. La peau de bébé reste souple et apaisée grâce à une sélection d’ingrédients naturels adaptés à sa peau fragile : eau florale de rose de Damas bio, huile de sésame bio et bisabosol d’origine végétale. Cette formule 99% naturelle est biodégradable pour respecter l’environnement et le milieu marin. »

Ingrédients/ INCI:

DICAPRYLYL CARBONATE, TITANIUM DIOXIDE, AQUA (WATER), ROSA DAMASCENA FLOWER EXTRACT*, CERA ALBA*, ALUMINUM HYDROXIDE, STEARIC ACID, POLYGLYCERYL-3 DIISOSTEARATE, SORBITAN ISOSTEARATE, POLYGLYCERYL-3 POLYRICINOLEATE, POLYGLYCERYL-6 STEARATE, GLYCERIN, SESAMUM INDICUM OIL*, PORPHYRA UMBILICADIS EXTRACT, BISABOLOL, HELIANTHUS ANNUUS (SUNFLOWER) SEED OIL,TOCOPHEROL, SORBITAN CAPRYLATE, SODIUM BENZOATE, POLYGLYCERYL-6 BEHENATE, POTASSIUM SORBATE, CERATONIA SILIQUA GUM, XANTHAN GUM, CITRIC ACID.

*Ingrédients issus de l’agriculture biologique – 99% du total des ingrédients est d’origine naturelle – 10% du total des ingrédients est issu de l’agriculture biologique – Cosmétique écologique et biologique certifié par ECOCERT Greenlife selon le référentiel ECOCERT

Analyse des composants ACORELLE Crème Solaire Bébé Bio :

Au filtre UV minéral protecteur s’ajoutent des composants hydratants et relipidants purement naturels, des huiles, cires végétales extrait végétaux et marins, qui constituent en soi déjà un mélange d’agents actifs complexe et spécifique, notamment de précieuses substances végétales actives secondaires : glycérine végétale, huile de sésame, huile de tournesol, eau de rose, extrait d’algue rouge, extrait de camomille (bisabolol).

Qualité Bio

L’eau de rose, la cire d’abeille et l’huile de sésame sont issus de l’agriculture bio.

Verdict : 

Une formulation essentiellement basée sur un filtre minéral, avec le bienfaits de nombreux composants végétaux ou purement naturels. Aucune huile minérale ou composant à base de silicone. Aucun composant problématique, potentiellement toxique ou controversé.

Plus d’information concernant l’idée reçue que «Les produits solaires certifiés bio ne protègeraient pas aussi bien que les produits «conventionnels »

 

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SOLEIL NOIR – Spray Lait fluide

SPF30 

150 ml, prix: 15,70 €

SOLEIL NOIR - Spray Lait fluide SPF30 : ingrédients?

Bénéfices produit, –  présentés sur le site d’un site de vente (distributeur)* :

« Le lait fluide vitaminé SPF30 Soleil Noir est un soin solaire anti-âge qui convient parfaitement aux peaux claires. En effet, son indice 30 permet d’apporter une haute protection aux peaux claires notamment grâce aux 5 filtres solaires UVB et UVA. De plus, tout en protégeant la peau du soleil, ce soin solaire l’hydrate grâce aux vitamines et à l’Aloé Vera.  Ce lait permet également de lutter contre le vieillissement cutané de votre peau. Votre peau est belle et brillante. Votre bronzage est intense. »

Ingrédients/ INCI:

Aqua, Ethylhexyl Methoxycinnamate, Methylene Bis-Benzotriazoyl Tetramethylbutylphenol (nano), Cyclopentasiloxane, Glycerin, Aloe Barbadensis Leaf Juice, Bis Ethylhexyloxyphenol Methoxyphenyl Triazine, C12-15 Alkyl Benzoate,Diethylamino Hydroxybenzoyl Hexyl Benzoate, Lauryl Glucoside, Polyglyceryl-2 Dipolyhydroxystearate, Microcrystalline Cellulose, Zea Mays Oil, Olea Europaea Fruit Oil, Hydrolysed Collagen, Sodium Hyaluronate, Tocopherol, Panthenol, Tocopheryl Acetate, Sodium Ascorbyl Phosphate, Beta-Carotene, Rosa Maschata Seed Oil, Rosmarinus Officinalis Leaf Extract, Helianthus Annuus Seed Oil, Zea Mays Germ Oil, Borago Officinalis Seed Oil, Pentylene Glycol, Propylene Glycol, Parfum (Fragrance), Chlorphenesin, Cellulose Gum, Xanthan Gum, Decylglucoside, Citric Acid, Potassium Sorbate, Disodium Edta, Linalool, Citronellol, Benzyl Benzoate, Sodium Benzoate., BHT

 

Analyse des composants SOLEIL NOIR – Spray Lait fluide :

Ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent « majoritairement » le produit.

Et parmi ces premiers composants, on retrouve également très rapidement des filtres UV chimiques controversés, notamment le Ethylhexyl Methoxycinnamate (2ème), et le Methylene Bis-Benzotriazoyl Tetramethylbutylphenol (nano) sous forme de nanoparticules. (3ème)

On pourrait éventuellement souligner la présence d’authentiques huiles végétales et autres composants végétaux. Mais la formulation de base, l’excipient, contient des composants très controversés : des filtres UV problématiques, et une autre substance controversée en quantité élevée, car listés parmi les quatre premiers composants. Et également d’autres composants très controversés vers la fin de la formule.

Les substances controversées de la formule :

  • Le filtre UV ETHYLHEXYL Methoxycinnamate (Octinoxate), perturbateur endocrinien supposé
  • Le filtre UV Methylene Bis-Benzotriazoyl Tetramethylbutylphenol (nano), sous forme de nanoparticules.
  • Le Cyclopentasiloxane (D5), silicone perturbateur endocrinien supposé. Composant classé comme persistant, bioaccumulable et toxique dans l’environnement
  • Le conservateur de synthèse Chlorphenesin, une substance organo-halogénée susceptible d’effets allergisants et problématique car elle peut s’accumuler dans l’organisme.
  • Le BHT antioxydant chimique (classé perturbateur endocrinien)

Verdict : Cela reste une formulation basée essentiellement sur le fonctionnement des filtres UV chimiques. Avec en tête de liste, -donc en plus grande concentration-, les composants parmi les plus problématiques de la formule. A cela se rajoutent d’autres composants très controversés, potentiellement toxiques .

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La crèmes solaires = un « outil de protection » parmi d’autres…

Dans la discussion autour les produits solaires, il serait pertinent de rappeler que ces  produits sont là en complément de recommandations relativement simples et logiques, que tout le monde connait d’ailleurs. ; ils ne sont qu’un « outil » parmi d’autres approches, que l’on retrouve dans la catégorie « bon sens », qui , elle, a toujours fait ses preuves !

Cette approche qui pourrait se résumer à : profiter du soleil, mais… de préférence avec modération.

Je renvoie ici également vers l’article* qui fait le point sur « les 5 idées reçues de la protection solaire et des produits solaires », comme par ex:  « Les produits solaires -surtout ceux dont l’indice de protection est le plus élevé- assurent une protection totale à 100%, qui permet de rester au soleil toute la journée…. » ou

Et si on remettait tout simplement un peu de bon sens dans tout ça,  les produits solaires ok, mais le reste ?

Profiter du soleil, mais… de préférence avec modération

  • Limitez l’exposition entre 11h-16h, pendant ce créneau, cherchez l’ombre ou créez des espaces d’ombre.
  • Adoptez toute la panoplie de protection solaire, chapeau large, lunettes de soleil, parasol, etc.
  • Quand le rayonnement est au plus intense, portez des vêtements couvrants qui constituent déjà un moyen de photo-protection, que ce soit au quotidien ou à la plage.
  • N’exposez jamais directement au soleil les bébés et tout-petits, leur peau étant particulièrement sensible et vulnérable. Protégez leur peau, même à l’ombre, et jouez la carte de la sécurité avec des vêtements ou tentes anti-UV.
  • Habituez progressivement votre peau au soleil, dès le printemps, cela peut avoir un effet  préventif bénéfique et permet aux mélanocytes de la peau de développer sa protection naturelle (photoprotection/ bronzage) .
  • Renforcez vos défenses naturelles en favorisant une alimentation riche en antioxydants (vitamine E, vitamine C) et caroténoïdes (contenus dans les fruits et légumes de couleur rouge orangée) qui protègent contre les méfaits des UVA.
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Note ; cet article date de 2018

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple.

Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

 

  Et si on décodait les 5  « idées reçues »  les plus fréquentes sur les produits solaires  ?

Il en existe certainement encore d’autres, mais voici ceux que l’on croise le plus fréquemment.

La question de la protection totale à 100%

1)  Idée reçue  : Les produits solaires – surtout ceux dont l’indice de protection est le plus élevé- assurent une protection totale à 100%, qui permet de rester au soleil toute la journée.

Une jeune femme qui profite du soleil sans crème solaire

Faux !
Soyons clair, honnête et précis : en exposant votre peau – même avec une crème solaire- toute une journée au rayonnement solaire direct, mais sans protection textile (vêtements, chapeau, parasol etc), vous prenez des risques réels de surexposition, avec toutes les conséquences que cela implique !

Aucune crème solaire, même avec un indice 50 ne vous protègera au-delà d’une certaine durée d’exposition. Et cette durée d’exposition maximale est une « notion individuelle » qui dépend non seulement de l’indice de protection du produit choisi, mais surtout de votre type de peau (les fameux « phototypes »), de l’intensité du rayonnement et du contexte de l’exposition. Il est clair que le besoin de protection n’est pas le même si vous flânez l’été même en plein soleil dans une métropole du Nord de l’Europe ou si vous faîtes de la voile dans les Caraïbes !

L’écran total…n’existe pas 

Le terme «écran total», très à la mode il y a quelques années, ne peut d’ailleurs plus être utilisé par les fabricants de produits solaires ; les indices les plus élevés sont qualifiés  maintenant de « haute protection » car  la «protection totale» est un leurre.
Les individus représentent de grandes inégalités face au soleil, tout simplement à cause de leurs différentes natures de peau, classifiées en  «phototypes ».
Chacun, chacune connait à peu près son type de peau et sa propension à attraper plus ou moins vite un coup de soleil, (signe d’une surexposition et provoqué par les UV-B) et devra donc adapter sa protection solaire et surtout son comportement face au soleil en fonction de son point de départ.
Une fois de plus, rien de nouveau dans ce constat : vous avez la peau très claire, les yeux clairs (phototypes 1), votre peau vous fera remarquer assez rapidement que son temps d’exposition est dépassé (rougeurs, coup de soleil, sensation de chaleur, etc), même en appliquant un produit solaire avec indice 50 à longueur de journée. Alors que votre voisin à la peau mate pourra par exemple rester deux heures de plus à plage avec un indice inférieur, avant que sa peau ne réagisse.
Respecter les limites que nous indique notre corps, adopter des comportements qui relèvent du «bon sens» (et qui vont par ailleurs souvent à l’encontre de nos « mauvaises » habitudes actuelles), restent la base d’une stratégie cohérente de protection face au rayonnement  intense du soleil.
Sur le site Dermato-Info on peut par exemple lire les recommandations suivantes :

Ne pas rester sur la plage des heures entières et ne pas dépasser une heure de bain de soleil par jour, les mélanocytes ayant recueilli la dose de soleil suffisante pour un bronzage de qualité. Préférer pour bronzer le soleil du matin ou de la fin de l’après-midi, pour bénéficier de la filtration des UV par l’atmosphère. Appliquer régulièrement des produits solaires performants (adaptés à votre phototype et aux conditions d’ensoleillement) dont le but n’est pas de prolonger le temps total d’exposition ni de promouvoir un bronzage intense, mais de permettre une exposition raisonnable sans risque.

Ce  message n’est certes pas très glamour et il peut être perçu comme rabat-joie pour ces vacanciers qui aiment rester des heures durant exposés au rayonnement direct du soleil, à la plage par exemple, et qui préféreraient se fier aux produits solaires «miracles», infaillibles, qui les protégeraient toute une journée, peu importe le contexte global et le type de peau de départ.

L’application fréquente prolonge le temps d’exposition à l’infini ?

2) Idée reçue : En appliquant la crème solaire généreusement et surtout fréquemment, à longueur de journée…. on «rallonge» la possibilité de son temps d’exposition à l’infini…., surtout si on choisit un indice de protection élevé.

Faux, également.

Comme nous l’avons fait remarquer auparavant, le fameux «temps maximal d’exposition » est un paramètre qui varie d’un individu à l’autre et qui dépend de différents facteurs ; type de peau, étape du bronzage, indice de protection, intensité du rayonnement….

Un enfant à la plage

Petit rappel : sur quoi est basé le calcul de l’indice de protection (IP)* ?

Le fameux « coup de soleil » provoqué par les UV-B est une réaction inflammatoire de la peau  qui  nous signale ainsi sa limite de protection face au rayonnement des UV-B. La durée d’exposition d’une peau non bronzée et non-protégée avant qu’elle n’attrape ce coup de soleil varie – en fonction du type de peau- entre 5 et 30 minutes.
Non protégée, la peau du phototype 1 par exemple, serait « brûlée » au bout de 5 minutes. Protégée par un indice IP 10, la peau subira cet effet un peu plus tard : au bout de 10 x 5 minutes = 50 minutes. ; avec un indice de protection 50 , au bout de 250 min (50 x 5 minutes).
Mais cette durée d’exposition maximale n’est pas une science mathématique exacte où la minuterie se mettrait à sonner une fois le délai de 250 minutes écoulé, mais une indication qui peut varier d’une personne à l’autre.

Renouveler l’application de la crème fréquemment après les bains de mer, après avoir transpiré, pris des douches, etc, pendant le temps d’exposition que votre type de peau tolère, fait tout à fait sens.
Tout comme le fait d’appliquer le produit toujours en qualité réellement généreuse et de manière uniforme pour s’assurer d’une protection optimale.
Mais le fait d’appliquer la crème à plusieurs reprises, tout au long de la journée n’augmente pas ce seuil maximal d’exposition à l’infini. Et ce seuil maximal reste une notion qui varie d’un individu à l’autre. Mais souvenez- vous du conseil du site Dermato-info : une heure de bain de soleil par jour suffit pour un bronzage de qualité !

L’indice de protection (IP) indique essentiellement la protection contre les UV-B et n’intègre pas dans son calcul les UV-A qui eux pénètrent dans les couches profondes de la peau, accélèrent le vieillissement cutané et peuvent provoquer à long terme des  cancers cutanés.
Mas pas de panique ! Toutes les protections solaires actuelles doivent se conformer à la réglementation qui impose depuis 2006 que toutes les crèmes solaires doivent à la fois protéger des UV-A ET des UV-B dans  un rapport de 1 à 3. Une protection solaire avec un facteur de protection solaire IP de 30 devra par exemple garantir une protection d’indice 10 contre les UV-A .
(voir question plus bas)

*Le SPF, FPS ou IP, indiquent la même chose, SPF = Sun Protection Factor. IP = Indice de Protection.FPS = facteur de protection solaire.

« La courbe de protection inversée » des indices de protections ( IP)

Un graphique présente la "courbe de protection inversée" des indices de protections
La courbe de protection inversée des IP

Autre précision importante  : les différents niveaux de protection

« La courbe de protection inversée » signifie aussi qu’il y a une différence bien plus importante entre un indice 15 et 20 qu’entre un indice de 30 et 50.

Exemple: le FPS ou FPS / IP permet d’évaluer le pourcentage d’UV « qui passent » et provoquent un érythème (=coup de soleil)
un IP 2 arrête 50% des UV
l’IP 15 arrête 93 % des UV
l’IP 20 arrête 95% UV
l’IP 30 arrête 97% UV
l’IP 50 arrête 98% UV
(La différence entre un IP 30 et 50 et faible, uniquement… de 1% au final).
Le constat reste le même : aucune crème solaire ne protège à 100%.

Produits solaires conventionnels ou bio, c’est la même chose ?

3) Idée reçue : Les produits solaires « conventionnels » ou les produits certifiés bio, c’est la même chose.

Faux !

Pour les produits solaires, les consommateurs peuvent choisir entre des produits qui contiennent des filtres UV de synthèse chimiques (ou parfois un mélange entre des filtres de synthèse et des filtres minéraux ) ou des produits qui contiennent uniquement  des filtres UV minéraux.
Les filtres de protection solaire chimiques ou minéraux fonctionnent suivant des principes complètement différents. Les filtres chimiques pénètrent l’épiderme, créent une couche filtrante qui absorbe les rayons UV ; ils ne deviennent actif que 20 à 30 minutes après l’application, d’où la recommandation d’appliquer la protection solaire bien avant l’exposition.
Les filtres minéraux naturels -principalement le dioxyde de titane ou l’oxyde de zinc-en revanche se déposent sur la peau et réfléchissent les rayons UV, comme un miroir réfléchit la lumière, leur action est donc purement physique. Ces filtres de protection solaire naturels agissent immédiatement après application.

Une table avec des crèmes solaires, lunettes de soleil et maillot de bain

Des filtres de synthèse et des filtres minéraux

De manière générale l’industrie cosmétique ne peut utiliser que des filtres UV bien spécifiques : ceux autorisés dans le règlement européen des cosmétiques. Mais dans cette liste, on retrouve certains filtres UV de synthèse problématiques et également toute une série d’autres composants controversés et problématiques.
Les filtres UV chimiques ne sont pas autorisés par les différents cahiers de charge de cosmétique naturelle et bio, on y trouve donc essentiellement des filtres minéraux.
Dans certains filtres UV chimiques des produits conventionnels, on peut trouver une quantité non négligeable de substances susceptibles de perturber le système hormonal; c’est à dire que certains filtres UV chimiques peuvent agir comme perturbateurs endocriniens*, entre autre les suivants:

  • Oxybenzone (Benzophenone-3)
  • Homosalate
  • 3-benzylidene camphor
  • 4-Methylbenzylidene Camphor
  • 4,4-dihydroxybenzophenone
  • Benzophenone-1
  • Benzophenone-2
  • Octyl Methoxycinnamate aussi appelé Ethylhexyl methoxycinnamate (OMC)  ou Octinoxate 
    Octocrylene

Parmi les filtres UV chimiques, certains sont considérés très allergènes, comme l’Oxybenzone par exemple, (leur utilisation est d’ailleurs limitée à un certain pourcentage dans la formulation globale) .
En plus, pour les filtres UV de synthèse, il faut prendre en compte l’impact environnemental, par exemple la pollution marine et la destruction des coraux engendrée par les UV chimiques qui a déjà fait l’objet de nombreuses études. On estime que les filtres les plus problématiques sur le plan environnemental sont les filtres chimiques Oxybenzone , Octinoxate, Ethylhexyl Methoxycinnamate, Benzophenone-3 et -4 et Methylbenzylidene Camphor.

Les filtres UV problématiques se rajoutent à d’autres ingrédients controversés

Et, dans les produits solaires «conventionnels», ce ne sont pas seulement les filtres UV qui peuvent poser problème, mais de nombreux composants chimiques controversés. Généralement on y retrouve, -parmi une liste non exhaustive qui varie d’un produit à l’autre -, des produits à risque comme par exemple certains conservateurs de synthèse classés eux aussi perturbateurs endocriniens, des composants susceptibles de développer des nitrosamines etc., etc.
Et bien sûr toute une panoplie de composants chimiques polluants (L’EDTA etc.), des composants issus d’huiles minérales ou à base de silicone et bien d’autres composants qui posent un sérieux problème pour l’environnement et par définition aussi pour les animaux marins et les humains, derniers maillons de la chaine alimentaire.

Les produits solaires certifiés bio protègent moins bien ?

4 ) Idée reçue : Les produits solaires certifiés bio ne protègent pas aussi bien que les produits «conventionnels ».

C’est faux de nouveau.

Régulièrement on retrouve  dans la presse des titres comme « Les crèmes solaires ‘bio’ ne tiennent pas leurs promesses ! » 

D’où viennent ces affirmations ?  
Ces dernières années, plusieurs magazines de consommateurs ont testé différents  produits solaires (marques conventionnelles et marques certifiées bio) et les derniers tests de Que Choisir par exemple affirment que les produits certifiés bio testés récemment ne tiendraient pas leur promesse concernant la protection contre les UV-A.
La règlementation et les exigences concernant la protection contre les UV-A et les UV-B est la même pour tous les fabricants des produits solaires, qu’ils soient du secteur conventionnel ou du secteur des cosmétiques bio certifiés. Il n’y a donc pas de différence à ce niveau là.au départ .(voir ci-dessus la précision concernant les indices UV-A et indices UV-B)
Mais la protection contre les UV-A est un sujet récurrent dans la presse des tests consommateurs en France et les résultats controversés s’expliquent notamment par les méthodes de test différentes pratiquées (in vivo ou in vitro) pour évaluer la protection contre les UV-A.
Les résultats d’autres magazines de tests au sujet de la protection UV-A (60 Millions de consommateurs du 07/2013 en France, ou en Allemagne le test récent Stiftung Warentest du 07/ 2016, les différents tests du magazine Ökotest) confirment au contraire que les produits solaires certifiés bio respectent bien dans leur formulation le ratio nécessaire UV-A / UV-B ( 1 à 3 )  et  qu’ils protègent donc efficacement aussi contre les UV-A.

Une jeune femme qui profite de la mer sans crème solaire
Si vous souhaitez approfondir le sujet ou connaitre la position des marques citées dans les tests produits concernant les méthodes de test utilisées, je vous invite d’aller voir le droit de réponse sur les sites des marques respectives, ainsi que la prise de position de Cosmed, association professionnelle de la filière cosmétiques.

Pour calmer un peu les esprits et en attendant que les méthodes de tests soient homologuées, et que les magazines de tests travaillent sur des données réellement comparables, il est important de se demander si le fait de baser l’intégralité de la protection solaire sur les seuls produits solaires est réellement la bonne approche?
Il faut rappeler que les protections solaires sont un outil parmi d’autres pour se protéger du soleil, plutôt qu’une sorte de «permis de bronzer » qui vous autoriserait à vous exposer ou à exposer vos proches à longueur de journée à un rayonnement excessif.

Produits solaires bio et nanoparticules

5) Idée reçue : Les produits solaires bio contiennent tous des « nanoparticules » de filtres minéraux.

Faux !

Les produits solaires bio contiennent des écrans minéraux (dioxyde de titane et oxyde de zinc) micronisés, parfois enrobés, mais micronisés ne veut pas dire «nanoparticules»
Les nanoparticules sont définies comme des éléments dont la taille se situe sur une échelle de 1 à 100 nm. Depuis 2013, la législation prévoit que les composants utilisés sous forme de «nanoparticules» doivent être déclarés avec le symbole (Nano). L’obligation de déclaration sur l’emballage rend l’identification plus facile.

Petit rappel : les solaires bio contiennent uniquement des filtres UV minéraux, les produits conventionnels principalement des filtres UV de synthèse chimiques ou parfois un mélange entre des filtres de synthèse et des filtres minéraux.

Des lunettes de soleil sur une serviette à la plage

A notre connaissance et après avoir regardé de plus près de nombreux produits solaires, ce sont essentiellement les marques conventionnelles qui utilisent des filtres minéraux sous forme nanoparticules. Nous n’avons trouvé que quelques marques certifiées bio (moins de 4) qui indiqueraient la présence de nanoparticules et qui devront sans doute revoir leur formules en fonction des directives à venir des différents cahiers de charges en cosmétique naturelle et bio.
Il suffit de regarder de plus près la liste des ingrédients sur l’emballage, -surtout dans la catégorie les produits « conventionnels » avec indice de protection plus élevé-, qui utilisent parfois un mélange de filtres UV de synthèse et de filtres minéraux sous formes de nanoparticules. Ces filtres UV micronisés sous forme nano seront indiqués dans la liste INCI comme par exemple le METHYLENE BIS-BENZOTRIAZOLYL TETRAMETHYLBUTYLPHENOL [nano] ou le Titanium dioxide [nano].
Sans rentrer dans un débat plus approfondi sur la problématique des nanoparticules dans les cosmétiques, il faut savoir que les différents cahiers de charges en cosmétique naturelle et bio (Cosmos, Natrue, Ecocert, BDIH, Soil Association, etc) sont en train de statuer et de se prononcer à leur sujet. La réglementation au sujet des composants évolue régulièrement, le processus d’évaluation des risques est un travail en continu, qui doit accompagner l’évolution du niveau des connaissances et des études scientifiques récentes.

Plus d’informations au sujet du dioxyde de titane 

Un sourire dessiné sur une plage

Produits solaires : et si on remettait tout simplement un peu de bon sens dans tout ça ?

C’est un peu comme dans la discussion sur les régimes ou plutôt sur tous les sujets qui gravitent autour la perte de poids, on trouve des nouvelles approches, on invente de nouveaux régimes, des nouvelles astuces, des nouvelles techniques, on commercialise de nouveaux gadgets chaque année….
Mais en fait tout le monde sait ce qu’il suffit de faire pour être en meilleure forme et  perdre du poids : manger mieux, manger moins, bouger plus et écouter son corps.
Dans la discussion sur les produits solaires, il serait pertinent de rappeler que ces produits sont là en complément de recommandations relativement simples et logiques, que tout le monde connait d’ailleurs. ; ils  ne sont qu’un « outil » parmi d’autres approches, que l’on retrouve  dans la catégorie « bon sens », qui , elle, a toujours fait ses preuves !

  • Profiter du soleil, mais… de préférence avec modération
  • Limitez l’exposition entre 11h-16h, pendant ce créneau, cherchez l’ombre ou créez des espaces d’ombre.
  • Adoptez toute la panoplie de protection solaire, chapeau large, lunettes de soleil, parasol, etc.
  • Quand le rayonnement est au plus intense, portez des vêtements couvrants qui constituent déjà un moyen de photo-protection, que ce soit au quotidien ou à la plage.
  • N’exposez jamais directement au soleil les bébés et tout-petits, leur peau étant particulièrement sensible et vulnérable. Protégez leur peau, même à l’ombre, et jouez la carte de la sécurité avec des vêtements ou tentes anti-UV.
  • Habituez progressivement votre peau au soleil, dès le printemps, cela peut avoir un effet  préventif bénéfique et permet aux mélanocytes de la peau de développer sa protection naturelle (photoprotection/ bronzage) .
  • Renforcez vos défenses naturelles en favorisant une alimentation riche en antioxydants (vitamine E, vitamine C) et caroténoïdes (contenus dans les fruits et légumes de couleur rouge orangée) qui protègent contre les méfaits des UVA.

Une femme qui se protège du soleil avec des lunettes et un chapeau