la vérité sur les cosmétiques

Produits de soin pour bébé : 4 produits revus… à la loupe.

Octobre 2016

Les produits de soin pour bébé

Les produits de soin pour bébé sont parmi les sujets les plus sensibles, régulièrement  alimentés par des articles alarmistes dans la presse, « tel produit qui serait à éviter à tout prix », « telle autre marque qui persistait à utiliser des composants chimiques controversés dans leurs produits ». Des magazines publient ensuite des listes de produits « safe », et ceux à bannir de la salle de bain de leurs tout-petits.

Si seulement le débat pouvait se réduire à une « liste de produits » ou de « marques » ou de « composants » à éviter…. ce serait de nouveau un peu plus simple. Certains fabricants de cosmétique conventionnelle ont aussi compris depuis un moment qu’il suffisait de mettre « sans parabènes » ou «sans phenoxyethanol » sur l’emballage pour faire passer des formulations bien plus problématiques que les fameux parabènes dont tout le monde a désormais entendu parler.

De nombreux parents sont souvent perdus face à l’offre très étendue de produits de soin pour bébés. La multitude de crèmes, d’huiles ou de shampooings aujourd’hui disponible sur le marché pourrait fait croire qu’il serait nécessaire d’utiliser un tas de produits spécifiques pour prendre soin de la peau sensible du bébé. Les parents, paniqués à l’idée de mettre la peau de leur bébé en contact avec des composants douteux, commencent donc à chercher des alternatives et se retrouvent aussi désormais confrontés à une myriades d’informations contradictoires sur le net.

Nous allons apporter notre éclairage sur le sujet, pour que vous puissiez ensuite vous faire votre propre idée et agir en tant que « consommateur éclairé ».

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Voici les raisons pour lesquelles une peau de bébé ne devrait pas être en contact avec des composants chimiques controversés
La peau d’un bébé est merveilleusement douce et de ce fait très sensible. Il lui faut environ un an pour se développer intégralement, notamment développer sa protection contre les influences extérieures. Et c’est justement parce que la peau du bébé est si douce et si perméable que son développement naturel devrait être entravé le moins possible.
Voici deux explications à ce sujet :

  • Les glandes sébacées qui forment un film lipidique protecteur sur la peau ne fonctionnent pas encore de manière optimale. C’est l’absence de ce film qui explique d’ailleurs le parfum délicat qu’émane des bébés. La peau est très perméable car les cellules de l’épiderme ne sont pas encore suffisamment soudées les unes aux autres.
  • La peau d’un bébé a un pH neutre durant les premières semaines : elle n’est donc pas encore suffisamment protégée par le film acide protecteur qui met les cellules à l’abri des influences extérieures néfastes, des bactéries et des champignons. Il faut environ 6 semaines pour que le pH devienne acide et que la peau puisse mieux se défendre.

Chaque produit cosmétique représente en quelque sorte une ingérence dans son métabolisme très subtil et fragile. C’est la raison pour laquelle les produits pour bébé devraient être exempts de tout composant chimique controversé.


Nous avons donc voulu étudier la questions sous cet angle, en regardant de plus près la composition de quatre produits. Les produits sélectionnés et analysés en fonction de leur composition sont issus de différents réseaux : pharmacie, supermarché, magasin bio et parapharmacie. Certaines marques ou produits sont bien sûr présents dans différents réseaux de distribution.

Pharmacie, produits de soin pour bébé:

Avène

Pédiatril Crème au Cold cream
100ml, 10,95€

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Un emballage bleu layette, une marque et un nom de gamme qui inspire confiance « Pédiatril », voici ce que l’on pourrait retenir au premier abord.
La présentation du produit se veut également rassurante :
« Soin nutritif et protecteur de la peau sèche et sensible du nourrisson et du bébé. Sans paraben, sans phénoxyethonaol et sans chlorphénésine. »

Donc, on semble avoir évité le pire (les parabens, le phenoxyethanol; la chlorphénésine….) et le produit nous assure que « ses actifs nutritifs et surgissant restaurent le film hydrolipidique …. et nourrissent la peau en profondeur ».

Allons regarder la composition à la loupe cette fois-ci.

AVENE THERMAL SPRING WATER (AVENE AQUA). MINERAL OIL (PARAFFINUM LIQUIDUM). GLYCERIN. GLYCERYL STEARATE. PEG-12. STEARIC ACID. CYCLOMETHICONE.MICROCRYSTALLINE WAX (CERA MICROCRISTALLINA). BEESWAX (CERA ALBA). PARAFFIN. BHT. C20-40 PARETH-10. CAPRYLYL GLYCOL. CETYL ALCOHOL. CETYL PHOSPHATE. DIMETHICONE. SODIUM ACETATE. SODIUM HYDROXIDE. TRIETHANOLAMINE.

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Formulation de base / matières actives
Comme toujours, dans une formulation de produits cosmétiques, ce sont les 5-10 premiers composants,  -présents en plus grande quantité-, qui déterminent le «profil» global d’un produit.

Juste après l’eau (qui est de l’eau thermale d’Avène, certes), en 2ème position on trouve donc ici une huile minérale (Paraffinum liquidum) présente en quantité importante, complétée en 8ème et 10ème position par deux autres composants issus de la pétrochimie:  Cera Microcristallina et Paraffin. S’ajoute également une  huile de silicone Cyclomethicone  en 7ème position.
Ces huiles minérales ou synthétiques procurent hydratation, -certes-, mais posent problème à bien d’autres niveaux (voir l’encadré ci-dessous).
Les composants hydratants naturels sont peu présents: il y’a principalement la  Glycérine, le Glyceryl Stéarate en 3 ème et 4ème position et la cire d’abeille Cera Alba en 9ème position.

Ce qui est plus problématique, c’est que d’autres substances controversées se sont glissées dans la formule du  soin pour bébé:

  • Les PEG : le PEG-12 en 4ème position et le C20-40 PARETH-10 (12ème), les PEG sont des matières éthoxylées. Elles ne sont pas nocives en soi, mais obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes.  Ils sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  • Le BHT (11ème), étudié en tant que perturbateur endocrinien et classé comme réellement problématique (cancérogènes possible) dans certains pays, dans la formule il intervient en tant que matière antioxydante.
  • Le Triethanolamine tout à la fin, une substance tampon problématique, car susceptible de former des nitrosamines, cancérigènes.Qualité Bio : Aucune

Verdict : Une formulation globale qui donne la place centrale aux composants de synthèse, avec la présence de quelques composants naturels, mais aussi des composants controversés et problématiques à différents niveaux. Et la présence d’eau thermale avec ses vertus de soin ne fait pas vraiment le poids face à cet arsenal de composants chimiques.
Est ce que ces composants ont leur place dans les produits pour bébé, sont-ils réellement nécessaires dans ce type de formulation ?

 

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Magasin bio, produits de soin pour bébé :

LOGONA Crème de Soin Bébé Calendula
100 ml, 10,70 €
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Ingrédients INCI : Aqua (Water), Glycine Soja (Soybean Oil)*, Glyceryl Citrate/Lactate/Linoleate/Oleate, Cera Flava (Beeswax), Simmondsia Chinensis (Jojoba) Seed Oil*, Olea Europaea (Olive) Fruit Oil*, Butyrospermum Parkii (Shea Butter)*, Sorbitan Stearate, Glycerin, Prunus Amygdalus Dulcis (Sweet Almond Oil)*, Theobroma Cacao (Cocoa Butter), Calendula Officinalis (Calendula Extract)*, Chamomilla Recutita (Chamomile Extrakt)*, Hectorite, Sucrose Cocoate, Xanthan Gum, Parfum (Fragrance), Tocopherol, Limonene, Linalool,

La présentation du fabricant :« cette crème de soin au calendula bio hydrate et protège la peau délicate de bébé grâce à l’extrait de calendula bio, l’huile de jojoba bio et l’huile d’amande douce bio. Testée cliniquement. »

Formulation de base / matières actives
Les 10 premiers composants de cette crème sont principalement des composants authentiques et 100% naturels. Juste après l’eau, Il s’agit de l’huile de soja bio, d’un émulsifiant d’origine végétale, de la cire d’abeille, de l’huile de jojoba bio, de l’huile d’olive bio, du beurre de karité bio, de l’huile d’amande bio. A cela s’ajoute la glycérine végétale hydratante,le beurre de cacao, l’extrait de calendula bio et de camomille bio.

Qualité Bio
Tous les composants principaux sont issus de l’agriculture biologique : huile de soja bio, huile de jojoba bio, huile d’olive bio, beurre de karité bio, huile d’amande bio, extrait de calendula bio.Concernant la présence d’huiles essentielles en tant que parfum tout à la fin de la formulation, je renvoie vers l’article, qui évoque la question des substances potentiellement allergènes (Citral, Limonene, Geraniol) issues d’huiles essentielles.

Verdict :  Cette crème est l’exemple de ce qu’un produit de soin pour bébé devrait représenter : un soin de la peau, dont l’efficacité est directement issue de la force de la nature dans son intégralité avec son « cocktail de propriétés »; extraits de vitamines, de minéraux et les composants végétaux secondaires, si importants.

 

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Supermarché 

MUSTELA
Bébé Hydra Bébé Lait Corps
Peaux Normales
300ml, 8,65 €  

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Sur l’emballage on peut lire « renforce la barrière cutanée et préserve la richesse cellulaire grâce à son actif naturel breveté. Hydratée immédiatement et durablement, la peau de votre bébé se renforce un peu plus chaque jour ».

Formule INCI : Aqua, Paraffinum Liquidum, Hydrogenated Coco-Glycerides, Petrolatum, Glyceryl Stearate, Octyldodecanol, Prunus Amygdalus Dulcis (Swet Almond) Oil, Laureth-23, Butyrospermum Parkii (Shea) Butter,1-2 Hexanediol, Ceteareth-20, Simmondsia Chinensis (Jojoba) Seed Oil, Cetearyl Alcohol, Parfum (Fragrance),Glyceryl Caprylate, Ceteareth-12, Carbomer, Tocopheryl Acetate, Xanthan Gum, Cetyl Palmitate, Cocoglycerides, Sodium Hydroxide, Pentylene Glycol, Persea Gratissima (Avocado) Fruit Extract, Citric Acid.

 

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Formulation de Base / matières actives
Comme toujours, dans une formulation de produits cosmétiques, ce sont les 5-10 premiers composants,  -présents en plus grande quantité-, qui déterminent le « profil » global d’un produit. Juste après l’eau, en 2ème position et 4ème on trouve ici de nouveau des huiles minérales issues de la pétrochimie Paraffinum Liquidum et Petrolatum présentes en quantité importante. Ces huiles minérales ou synthétiques procurent hydratation, -certes-, mais posent problème à bien d’autres niveaux (voir l’encadré ci-dessus).
On y trouve également des substances végétales naturelles en 7ème et 9ème position, l’huile d’amande et le beurre de karité, mais présentes en quantité inférieure, car les ingrédients sont toujours classés de manière dégressive, en fonction de leur quantité présente dans la formule.

D’autres substances controversées se sont glissées dans la formule du soin pour bébé:

  • Le émulsifiants chimiques Laureth-23 et Ceteareth-20 et Ceteareth-12, faisant partie des PEG qui sont des matières éthoxylées. Elles ne sont pas nocives en soi, mais obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  • le 1-2 Hexandiol, un solvant chimique aussi souvent employé en tant que conservateur, potentiellement allergène
  • Le Pentylene Glycol un agent hydratant ou solvant qui peut être d’origine chimique ou naturelle, végétale (issu de canne à sucre, par exemple). Vu qu’il s’agit ici d’un produit qui n’est pas certifié « cosmétique naturelle et bio », il y a des fortes chances qu’il soit ici de synthèse.
  • Le Carbomer, un gélifiant problématique sur le plan environnemental, polluant.Le « Parfum » indiqué dans la liste des INCI peut également parfois poser problème: étant donné qu’il s’agit d’un produit non certifié (en cosmétique naturelle et bio) il y a des fortes chances que ce soit un parfum de synthèse, qui contient très souvent également des phtalates, classés également comme perturbateurs endocriniens. Pour éviter la présence de phtalates, la seule certitude serait d’opter pour un produit certifié, les parfums de synthèse ne sont tout simplement pas autorisés par les différents cahiers de charges en cosmétique naturelle et bio.

Verdict : Une formulation globale d’un soin pour bébé qui donne de nouveau la place centrale aux composants de synthèse (parrafine etc), surtout pour son effet principal, l’hydratation. On peut noter la présence d’un peu plus de composants naturels, huile d’amande et de jojoba, beurre de karité, par exemple.
Mais aussi toujours des composants controversés et problématiques à différents niveaux.

 

 

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Parapharmacie, 

Weleda
Soins Bébé Lait Corporel au Calendula
200ml, 10,50 €

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Liste INCI

Water (Aqua), Sesamum Indicum (Sesame) Seed Oil*, Prunus Amygdalus Dulcis (Sweet Almond) Oil*, Glycerin, Alcohol*, Glyceryl Stearate SE, Cetearyl Glucoside, Hydrogenated Coco-Glycerides, Calendula Officinalis Flower Extract*, Chamomilla Recutita (Matricaria) Flower Extract*, Beeswax (Cera Alba)*, Theobroma Cacao (Cocoa) Seed Butter*, Xanthan Gum, Glyceryl Caprylate, Fragrance (Parfum)*, Limonene, Linalool, Geraniol, Citral

Les explications du fabricant :
« Un lait onctueux pour un geste de soin très doux et naturel après la toilette ou le bain des bébés et des jeunes enfants. Une fragrance douce et chaleureuse, allégée en huiles essentielles : fleur de camomille avec de délicats accents vanillés. »

Formulation de Base / matières actives
Les 10 premiers composants de cette crème sont principalement des composants authentiques et 100% naturels. Juste après l’eau, on trouve l’huile de sésame bio, de l’huile d’amande bio, de la glycérine végétale hydratante, des émulsifiants à base de sucre, de l’extrait de calendula bio et de camomille bio. A cela s’ajoute le soin hydratant de la cire d’abeille bio du beurre de cacao bio.

Qualité Bio
Tous les composants principaux sont issus de l’agriculture biologique : huile de sésame, huile d’amande, l’extrait de calendula, l’extrait de camomille, la cire d’abeille, le beurre de cacao. Le parfum, issu d’huiles essentielles. Seul les parfums naturels issu d’huiles essentielles sont autorisés en cosmétique naturelle et bio.
Verdict :  Ce lait corporel est de nouveau exemplaire : un soin de la peau adapté au tout-petits, dont l’efficacité est directement issue de la force de la nature dans son intégralité avec son «cocktail de propriétés»: extraits de vitamines, de minéraux et les composants végétaux secondaires, si importants.

 

 

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La cosmétique naturelle et bio pour les bébés et tout-petits : ce qu’il faudrait prendre en considération

L’analyse des 4 produits l’a bien montré, l’avantage penche de nouveau clairement du coté des produits certifiés en cosmétique naturelle et bio.
Nous avons également vu que l’analyse portait sur un ensemble de critères, et pas essentiellement sur le taux potentiellement élevé de composants bio.

L’analyse se penche notamment sur la qualité de l’excipient (= la formule de base), l’absence de composants problématiques, et bien sûr aussi la présence de composants issus de l’agriculture biologique, mais il serait important de ne pas se focaliser uniquement sur le % de la formule, mais de regarder l’ensemble de la formulation.

Les produits qui sont certifiés sur la base des différents cahiers de charges en cosmétique naturelle et bio par les différents organismes: Ecocert, Natrue, Cosmébio, BDIH, Cosmos, Nature & Progrès, Demeter ou encore Soil Association (UK), ICEA (Italie), USDA (US) représentent de nombreux avantages, avec un tronc commun considérable : notamment l’absence de composants issus de la pétrochimie (huiles minérales) ou de toute autre substance problématique tel que les perturbateurs endocriniens ou conservateurs de synthèse problématiques… bref, cela concerne toute la panoplie des composants problématiques et controversés.
Etant donné qu’il existe bien sûr aussi des différences parmi les produits certifiés, voici quelques critères de qualité pour choisir des soins bébé et enfants de qualité optimale :

  • Des composants véritablement naturels, non dénaturés chimiquement, comme d’authentiques huiles végétales, beurres et extraits de plantes devraient jouer le premier rôle dans la formulation d’un produit.
  • De préférence des composants de qualité, issus de l’agriculture biologique.
  • Les produits lavants, comme les shampooings, sont constitués à la base d’eau et de substances lavantes, les tensioactifs. La qualité, -c’est à dire la douceur-, de ces bases lavantes joue un rôle primordial.Le site abordera prochainement également de nouveau le sujet des bases lavantes, ou « tensioactifs » que l’on retrouve dans les produits d’hygiène : shampooings, gels douche, etc.

 

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Les meilleurs soins pour bébé sont souvent les plus simples


Programme de soins pour les tout petits

  • Il est préférable de laisser la peau du nourrisson se développer à son rythme. Chaque produit cosmétique représente déjà en quelque sorte une ingérence dans son métabolisme très subtil et fragile.
  • Une hygiène exagérée conduit au dessèchement de la peau et peut même provoquer des irritations.
  • Tant que le bébé a très peu de cheveux, on peut renoncer sans regrets au shampooing, ou au moins choisir un produit aux substances lavantes (tensioactifs) très douces.
  • 
Appliquer l’huile ou les crèmes uniquement sur les parties sèches de la peau.
  • Quand les températures chutent et qu’il fait froid, appliquer sur le visage et les oreilles une noisette de baume ou une crème protectrice grasse. Une crème trop légère (contenant beaucoup d’eau) assècherait la peau et ne lui offrirait pas de protection suffisante.
  • Inutile par ailleurs d’appliquer les crèmes en permanence ou quotidiennement, même des crèmes de qualité…Il suffit de les appliquer sur les parties sèches de la peau ou de les utiliser occasionnellement pour renforcer les effets d’un léger massage.
  • N’exposez jamais directement au soleil les bébés et tout-petits, leur peau étant particulièrement sensible et vulnérable. Protégez leur peau, même à l’ombre, et jouez la carte de la sécurité avec des vêtements ou tentes anti-UV.

 

Gardez également à l’esprit que dans d’autres parties du monde, les bébés sont élevés sans une multitude de produits de soin pour bébé différents… ne connaissent pas les lingettes … et ne s’en portent pas plus mal.

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Note ; cet article date de 2016

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

23 Septembre 2016

 

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OGX  Kukui Oil Conditioner

385ml, 10€
Liste des Composants
INCI : Water (Aqua), Cetearyl Alcohol, Cetyl Alcohol, Behentrimonium Chloride, Glycerin, Ceteareth-20, Aleurites Moluccana (Kukui) Seed Oil, Dimethicone, Cyclopentasiloxane, Dimethiconol, Glycol Distearate, Glycol Stearate, Isopropyl Alcohol, DMDM Hydantoin, Methylchloroisothiazolinone, Methylisothiazolinone, Magnesium Nitrate, Magnesium Chloride, Fragrance (Parfum), Yellow 5 (CI 19140), Yellow 6 (CI 15985).

Dans la rubrique «Scoop Cheveux» du magazine Cosmopolitain de décembre 2015, on s’emballait devant ce nouveau produit culte de «la marque green qui fait fureur à L.A » et « qui débarque enfin en France ». On parle même de « formules nature» et toutes ces louanges feraient presque croire qu’il s’agit vraiment d’un produit naturel, «green», essentiellement à base d’huile de Kukui d’Hawaï.Sur le site de la marque OGX*, on parle également essentiellement de cette huile exotique :

« L’humidité n’est pas un obstacle grâce au secret d’Hawaï dans cette formule exotique. Le mélange infusé avec de l’huile de noix de kukui aide à créer une brillance chatoyante qui empêche les frisottis pour que vous puissiez continuer à briller. « 

En regardant de plus près la composition du produit, la réalité s’avère bien différente : dans la liste des matières principales, on retrouve des quats, des conservateurs de synthèse controversés (des composés organo-halogénés, bien pires que les fameux parabènes), des silicones, des PEGs et même des colorants azoïques. On y retrouve bien sûr aussi la fameuse huile KuKui d’Hawaï, mais certainement pas en tant que matière active principale.  On revient toujours aux mêmes principes : une touche d’huile végétale ou de composants naturels parmi une flopée de composants de synthèse ne rend pas la formule automatiquement « green ».

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Analyse des composants :

L’huile de Kukui de Hawaï, l’ingrédient mis en avant comme composant phare, fait effectivement rêver… la composition du produit un peu moins.
Les composants naturels ne sont ni les composants principaux, ni les composants les plus significatifs du produit. Ce sont les premiers composants qui constituent majoritairement le produit et l’huile de Kukui intervient seulement en 7ème position, suivi de près par 3 composants à base de silicone.
Les principaux composants de ce produit sont l’eau, des composants à base d’alcool, un agent anti-statique de synthèse (quat), un PEG; de la glycérine, des huiles de silicones, ou des substances de soin à base de silicones. Si l’on regarde la liste des composants de plus près, on notera que l’eau arrive en première position, suivie de deux composants à base d’alcool, d’un quat, le Behentrium Chloride, de la glycérine, et d’un PEG le Ceteareth-20.

Les quats (composé d’ammonium quarternaires) sont employés comme antistatiques dans les produits capillaires pour faciliter le coiffage. Ils posent surtout un problème environnemental, car tous les quats simples ne sont pas biodégradables et ont pour la plupart un léger effet irritant sur la peau.
Les PEGs sont des matières éthoxylées, issus d’un procédé chimique hautement explosif, qui impose les mesures de sécurité les plus strictes. Les composants à base de silicone posent également un véritable problème écologique, car ils sont difficilement biodégradables. Le DMDM Hydantoin, que l’on retrouve en 15ème position est un conservateur de synthèse controversé, susceptible de libérer du formaldéhyde et potentiellement allergène. Le conservateur de synthèse suivant, le Methylchloroisothiazolinone fait partie des composants organo-halogénés.

Ces composants oragano-halogénés ont tous un potentiel allergisant important, sont réactifs et peuvent en pénétrant dans les tissus, se décomposer, se fixer et y provoquer des dommages. Juste après, on trouve un autre conservateur de synthèse controversé au potentiel allergisant élevé, le Methylisothiazolinone. Ensuite se rajoute un conditionneur capillaire de synthèse le Magnesium Nitrate, un composant problématique également, car susceptible de former des nitrosamines. Dans cette formule, même les colorants employés posent problèmes, le Yellow 5 (CI 19140) et le Yellow 6 (CI 15985) font partie des colorants azoïques, des colorants de synthèse qui se révèlent problématiques sur le plan toxicologique.

Qu’est ce qui pourrait donc bien être considéré comme « green », dans cette « formule nature » ?

L’eau, la glycérine, quelques composants à base d’alcool et la fameuse huile KuKui.
Ces quelques composants ne peuvent par contre pas faire le poids face à l’arsenal lourd des composants de synthèse, bien majoritaires dans cette formule.

Vous trouverez d’autres articles et tests produits  plus récents sur les produits capillaires sur le site.

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Note ; cet article date de 2016

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

 

 

Juillet 2016

 

Dans cette nouvelle rubrique, nous allons vous présenter régulièrement deux produits comparables de deux marques différentes, l’une du secteur des cosmétiques «conventionnel», l’autre du secteur des cosmétiques bio certifiés.Ces produit s’affronteront sur le même terrain : la comparaison des composants. La commentatrice vous accompagne tout le long du match et vous explique les règles du jeu quand celles-ci ne sont pas tout à fait claires. Test produit Lait Après-Soleil.

Place au match : que le meilleur gagne.

Les Cosmétiques Design Sun Ultimate
Lait après-soleil Effet Glaçon

contre
Lavera : Lait après-soleil bio
Hydratation & Soin intensif

 

Lavera Sun

  

 

Ce que l’on attend d’un après-soleil, ce qu’il apporte un soin particulièrement hydratant, après une exposition intense au soleil, bien qu’il ne soit pas en mesure ni d’effacer par magie les traces d’une surexposition (fameux « coup de soleil »), ni de «réparer » de manière médicale les dégâts cellulaires profonds d’une exposition solaire excessive.
Il est important de rappeler ces distinctions qui peuvent paraître banales, mais qui conditionnement également les attentes que les consommateurs peuvent avoir vis-à-vis des produits après-solaires. L’objectif d’un lait après-soleil, c’est d’apporteur un maximum d’hydratation et de substances de soin pour que la peau particulièrement sollicitée par l’exposition au soleil se régénère, soit bien hydratée et retrouve et souplesse naturelle.

Dans le comparatif des deux produits qui suivent, on court après le même but : l’hydratation de l’épiderme, mais d’un côte on se sert des techniques d’hydratation de  composants de synthèse avec quelques substances douteuses qui se faufilent entre le lignes et de l’autre camp on joue la carte du « purement naturel ».

Le début du match, présentation des équipes :

Lait Après-Soleil 1)

Les Cosmétiques Design Sun Ultimate
Lait après-soleil Effet Glaçon
200ml, 4,50 €

Selon les dires du fabricant « Le lait après-soleil Effet Glaçon refroidit et hydrate votre peau après l’exposition au soleil. Sa formule légère hydrate sans coller et ne laisse pas de film gras sur la peau » Jusqu’ici tout va bien.  Notons au passage une fois de plus que l’on ne trouve aucune information sur la composition du produit, (la fameuse liste INCI) sur le site du fabricant (http://www.lescosmetiquesdesignparis.carrefour.fr/produits/lait-apres-soleil-effet-glacon)

 

 

Ce produit a par ailleurs été classé dans les produits « recommandés » dans le test récent de 60 Millions de Consommateurs (http://www.60millions-mag.com/sante) avec la mention suivante :

« Ces références se distinguent par une proportion importante de composés bénéfiques. Pour Les Cosmétiques et Aptonia, la somme des agents hydratants, antioxydants et anti-inflammatoires représente même plus de 60% de l’ensemble des ingrédients ».

La formulation à la loupe :

 

Analyse des composants :

Dans une formulation de produits cosmétiques, ce sont les 5-10 premiers composants,
-présents en plus grande quantité-, qui déterminent le « profil » global d’un produit.
Juste après l’eau, en 2ème position on trouve donc ici une huile minérale (Paraffinum) présente en quantité importante, rejoint en 6ème position par une huile de synthèse issue de paraffine, le Hydrogenated Polyisobutene et un autre composant issu de la pétrochimie le C13-14 Isoparaffin, un peu plus bas en 12ème position. Ces huiles minérales ou synthétiques procurent hydratation, -certes-, mais posent problème à bien d’autres niveaux (voir encadré ci-dessous).
D’autres substances controversées se sont glissées dans la formule :

  • Se rajoutent des matières premières problématiques sur le plan environnemental; car polluantes: le Disodium EDTA, le Carbomer par exemple
  • Le PEG-100 et Laureth-7 sont des matières éthoxylées. Elles ne sont pas nocives en soi, mais obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes.
  • Le conservateur de synthèse Phenoxyethanol,  hépatotoxique (problématique pour le foie),  allergisant, restriction d’utilisation.

Le « Parfum » indiqué à la fin de la liste peut également poser problème: étant donné qu’il s’agit d’un produit non certifié (en cosmétique naturelle et bio) il y a des fortes chances que ce soit un parfum de synthèse, qui contient très souvent également des phtalates, classés également comme perturbateurs endocriniens. Pour éviter la présence de phtalates, la seul certitude serait d’opter pour un produit certifié, les parfums de synthèse ne sont pas autorisés par les différents cahiers de charges en cosmétique naturelle et bio.

 

 

Lait Après-Soleil 2)

LAVERA : Lait après-soleil bio
Hydratation & Soin intensif
150 ml, €8.90
La formulation à la loupe :

 

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Analyse des composants :

Dans une formulation de produits cosmétiques, ce sont les 5-10 premiers composants, présents en plus grande quantité, qui déterminent le « profil » global d’un produit.

Juste après l’eau, on trouve ici de l’huile de soja bio « Glycine Soja (Soybean) Oil », ensuite de la glycérine végétale, « Glycerin » (4ème position), du beurre de karité bio « Butyrospermum Parkii (Shea Butter)* », (9ème position) et de l’huile de tournesol  bio « Helianthus Annuus (Sunflower) Seed Oil* »(10ème position).
Une base hydratante essentiellement naturelle, car les composants issus de la pétrochimie (paraffine et al) ne sont tout simplement pas autorisés par les différents cahiers des charges en cosmétique naturelle et bio. Dans ce match, opéré en toute transparence, l’avantage va clairement du côté des authentiques huiles végétales utilisés à la place des huiles minérales, issues de la pétrochimie. Apaisantes, anti-âge, hydratantes, réparatrices, régénérantes, équilibrantes et très concentrées en actifs, ces substances naturelles représentent une mine de bienfaits pour la peau. La glycérine végétale et un composant particulièrement hydratant avec des propriétés émollientes et vient compléter en grande partie l’apport hydratant.

Parmi les premiers composants un trouve également de l’alcool bio, employé en tant que texturant, stabilisateur et conservateur naturel. L’alcool naturel joue un rôle important pour ses effets anti-bactériens dans le cadre du système de conservation naturelle. On lui reproche souvent qu’il «dessécherait la peau». En critiquant l’alcool, il faudrait répondre à une question: Est ce qu’il est préférable d’utiliser à la place de l’alcool un mélange de conservateurs de synthèse ?

Dans le test de 60 Millions de Consommateurs, cité précédemment, ce produit à été classé dans la catégorie « ceux qu’il vaut mieux éviter » et « trop de substances indésirables » . On peut y lire « Attention également aux substances parfumantes allergisantes dans les formules de (…) et tout particulièrement dans Lavera et Bioregena qui en contiennent pas moins de huit chacun. »

Dans beaucoup de tests ou analyses de produits, les produits de cosmétique naturelle et bio certifiés sont critiqués ou déclassés essentiellement à cause de la présence de ces substances parfumantes issues d’huiles essentielles. Justifié ou pas ?

Vous trouverez quelques réponses à ce sujet dans l’article suivant.

On en revient également toujours au même débat et questions de base : mais qu’est ce qui détermine réellement l’efficacité d’un produit ?

La réponse est relativement simple, c’est la base, (appelée aussi« l’excipient ») d’une formule qui détermine la qualité et l’efficacité d’un produit. Selon les dires de K.P. Witten, chef du développement chez Beiersdorf « Un excipient de qualité permet d’atteindre 80% de la performance recherchée. Les principes actifs, aussi extraordinaires soient-ils, ne représentent que les 20% restants. »

La qualité de cette base est donc primordiale.
Et pour évaluer l’ensemble de la qualité d’un produit, on rajoute dans la débat bien sûr l’absence de composants controversés, réellement problématiques pour la santé ou contestables sur le plan environnemental.
Verdict et fin de match :
Et dans ce match de formulation, l’avantage qualitatif penche clairement du côté du produit certifié.

Vous trouverez d’autres tests produits similaires sur le site.

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Note ; cet article date de 2016

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Soins des lèvres

Petite sélection de baumes à lèvres, test produits…
Un soin indispensable en hiver, revu à la loupe.

Dès qu’il commence à faire un peu plus froid, les tubes de baumes à lèvres réapparaissent au fond de nos sac à main et besaces… Toujours à porté de main pour apporter un soin express aux lèvres sèches et ternes dans la file d’attente du cinéma, par exemple, et pour protéger nos lèvres de l’humidité et du froid.  Tout comme les kleenex, les élastiques pour cheveux et les limes à ongles et quelques autres produits futiles, les baumes à lèvres font partie de la catégories des accessoires souvent devenus «indispensables» au quotidien.

Mises à l’épreuve par l’humidité et le froid, les lèvres sont particulièrement sollicitées en hiver, elles deviennent alors sèches, rêches et souvent même gercées. Ceci est dû au fait qu’elles sont dépourvues de glandes sébacées et que la couche cornée qui les recouvre est particulièrement fine. De plus, sans nous en rendre compte, nous les humectons constamment de salive. Les lèvres ont donc besoin d’un soin de type baume à lèvres à la fois nourrissant, hydratant et protecteur.

 

Pour les tests produits des baumes à lèvres, nous avons sélectionné à la fois des produits du marché «conventionnel » et des produits « certifiés » de la cosmétique naturelle et bio, dans différentes catégories de prix.
Les formules de base se ressemblent; il s’agit d’un mélange principalement constitué de matières grasses, de cires et d’huiles. La cire régule la consistance : plus la formule contient de cire, plus le produit fini est de consistance solide; à l’inverse, plus il contient de matière grasse, plus il devient crémeux et souple.
Ensuite, si l’on regarde plus en détail la qualité des cires et des huiles employées dans les différentes formules, on retrouve principalement deux catégories ; d’un côté des huiles de paraffine issus de la pétrochimie et des huiles silicones et de l’autre des huiles et des cires végétales.
Parfois les formules contiennent les deux catégories de composants, sauf dans les produits certifiés en cosmétique naturelle et bio, qui contiennent uniquement des huiles et cires végétales. Les composants issus de la pétrochimie et les silicones ne sont pas autorisés par les différents cahiers des charges en cosmétique naturelle et bio.

Les huiles minérales (paraffine, etc) nécessitent quelques explications supplémentaires; elles sont controversées et peuvent être considérées comme problématiques en cosmétique. L’avantage de ces huiles et cires de paraffine en cosmétique se résume surtout à un point ; leur prix bas. C’est un composant de base issu de la pétrochimie, particulièrement lucratif pour l’industrie cosmétique. Faciles d’utilisation (avantage de stabilité, sans oxydation) avec des propriétés protectrices et un prix de revient peu élevé, ces ingrédients issus de la pétrochimie sont largement utilisés par l’industrie cosmétique.
Mais les huiles minérales comportent par contre de nombreux désavantages. Composées de chaines d’hydrocarbures dépourvues d’oxygène, elles ne peuvent être métabolisées par l’organisme, par exemple.
Dans les baumes à lèvres contenant des parts élevées d’huiles minérales, se pose souvent la problématique suivante : Beaucoup de consommateurs se plaignent d’avoir les lèvres sèches et gercées en permanence. Et plus on applique de produit de soin (baume ou stick à lèvres), plus elles semblent irritées ou déshydratées. Cet effet est souvent dû à une dose élevée d’huiles de paraffine dans la formule. En effet, ces huiles forment sur la peau un film presque étanche, occlusif, ne lui permettant pas de «respirer». Par ailleurs si ces huiles de paraffine sont présentes en trop grande quantité, elles sont repoussées par les lèvres, comme un corps étranger. Par conséquent, il faut constamment augmenter la fréquence d’application et la quantité de produit appliqué. Ce phénomène peut être évité, si ces huiles de paraffine sont présentes dans la formule en plus petite quantité et mélangées à d’autres matières premières.

Mais une tout autre question fondamentale se pose pour les huiles minérales : dans quelle mesure peut-on vraiment les utiliser dans les produits cosmétique ?

Certains composants de paraffine ont été classés parmi les substances cancérigènes.

  • Selon la directive européenne (n° CAS 8009-03-8) sur les substances dangereuses, une certaine catégorie de Petrolatum (paraffine) a été classée parmi les cancérigènes (catégorie2).*

(*Le Petrolatum est désormais interdit d’utilisation cosmétique, sauf lorsque l’historique complet du raffinage est connu et qu’il peut être établi que la substance à partir de laquelle il est produit n’est pas cancérogène.)

Etant donné que tous les produits appliqués sur les lèvres (les baumes à lèvres, mais aussi les rouges à lèvres, les gloss, etc), terminent leur course en grande partie dans notre organisme, -puisqu’ils sont ingérés-, la problématique de toxicité est donc sensiblement plus élevée.

Dans son communiqué au sujet des problématiques sanitaires des huiles minérales en cosmétique, le BFR reconnait  par ailleurs un manque d’études approfondies pour confirmer ou écarter le risque que représente l’absorption d’huiles minérales par voie orale à ce jour. (Sujet à suivre)

 

Cette réserve explique par ailleurs la mauvaise note attribuée dans ces tests produits aux baumes contenant des huiles et cires minérales, ou d’autres composants controversés comme le BHT et certains conservateurs de synthèse.

Comme les exemples suivants le montrent, on peut renoncer sans difficulté aux composants problématiques puisqu’il existe une excellente alternative pour les produits de soin des lèvres: des composants naturels comme les huiles ou les cires végétales.

Les produits présentés ont été analysés et évalués à la loupe à travers la liste de leurs composants, la liste INCI. La consistance, les textures et les parfums des produits varient bien sûr d’un produit et d’une formulation à l’autre. Comme c’est le cas pour les crèmes et autres produits cosmétiques, à vous de trouver celui qui vous convient le mieux…. Mais en connaissance de cause… et en regardant de plus près la formulation des produits et les alternatives proposées.

***********

 

baumes à lèvres, test produits…

 

CICABIAFINE Baume à lèvres 4,8g*, 3,90€

Hydrogenated Polyisobutene
Synthetic Wax  (cire de paraffine)
VP/Hexadecane Copolymer
Polyglyceryl-3 Diisostearate
Caprylic/Capric Triglycéride
Hydrogenated Polydecene
Butyrospermum Parkii Butter
Disteardimonium Hectorite
Stearyl Dimethicone
Prunus Amygdalus Dulcis Oil
Persea Gratissima Oil
Glycerin
Alcohol
Aqua
Cera Alba
Hydrogenated Silica
Tocopherol
Tocopheryl Acetate
Parfum (Fragrance)

INCI issus d’un site marchand:

L’analyse des composants
Sur le site du fabricant Biafine on ne trouve pas la liste INCI du produit, mais dans l’onglet «ingrédients», on mentionne uniquement les «huiles végétales, la glycérine et le beurre de karité». En regardant de plus près la composition des ingrédients phares, on s’aperçoit qu’il s’agit surtout d’une base de composants hydratants issus de la pétrochimie, à base de paraffine et d’huiles de silicone. Un baume à lèvres hydratant certes, mais avec tous les inconvénients des composants de synthèse évoqués précédemment.

Base / matières actives
En toute première position,-présent donc en quantité maximale-, on trouvera un composant à base de paraffine Hydrogenated Polyisobutene (aussi appelé isoparaffine liquide) suivi d’une cire de paraffine Synthetic Wax, et d’un agent filmogène de synthèse VP/Hexadecane Copolymer. A cela s’ajoute en un peu plus bas un composant à base de silicone, le Stearyl Dimethicone, problématique sur le plan écologique. On trouvera beaucoup plus bas dans la formule des composants hydratants naturels à partir de la 7ème position le beurre de karité et beaucoup plus bas encore dans la formule (donc présent en très faible quantité) de l’huile d’amande, de l’huile de grenade, de la cire d’abeille, parmi les derniers composants. L’agencement des composants ne fait aucun doute : la base hydratante provient de composants de synthèse, issu de la pétrochimie (paraffine, etc) ou d’huiles de silicones. Les quelque huiles et cires végétales ne font qu’enrober la formule de base.
Conservation : Aucun conservateur «controversé». La vitamine E (tocophérol) contribue à la conservation du produit.
Qualité bio : Aucune

 

 

 

NEUTROGENA Baume Lèvres Réparation intense 15ml*, 5,70 €

Aqua
Glycerin
Cetearyl alcohol
Paraffinum liquidum
Cyclopentasiloxane
Dimethicone
Cera microcristallina
Panthenol
Paraffin
Stearic acid
Palmitic acid
Dilauryl thiodipropionate
Tocopheryl linoleate
Sodium cetearyl sulfate
Sodium sulfate
Methylparaben
Propylparaben
Vanillin

INCI* issus d’un site marchand:

L’analyse des composants
«L’omelette norvégienne» qui fait tout simplement abstraction de la nature…

Base / matières actives

En première position on trouvera de l’eau, suivie de la glycérine certes hydratante, mais juste après les choses se gâtent… Une ribambelle de composants à base d’huiles minérales (Paraffinum liquidum/Cera microcristallina/Paraffin) ou d’huiles de silicones (Cyclopentasiloxane/Dimethicone) constituent la base «hydratante» de ce produit. Un composant antioxydant de synthèse, le Dilauryl Thiodipropionate se trouve en 12ème position. Ce baume à lèvres ne contient aucune huile ou cire végétale naturelle. La quantité élevée d’eau (en première position) explique la présence des conservateurs.

Conservation : Deux conservateurs de synthèse, des parabènes : le methylparaben et le propylparaben viennent s’ajouter à la liste déjà longue des composants de synthèse.

Qualité bio : Aucune.

baumes à lèvres, test produits…

 

AVENE Cold Cream Stick Lèvres 4g 4,00 €

Ricinus Communis (Castor) Seed Oil
Isopropyl Palmitate
Hydrogenated Lanolin
Petrolatum
Ozokerite
Mineral Oil (Paraffinum Liquidum)
Hydrogenated Castor Oil
Squalane
Beeswax (Cera Alba)
Cetyl Esters
Bis-Diglyceryl Polyacyladipate-2
Hydrogenated Polyisobutene
Aluminium Sucrose Octasulfate
Glyceryl Linoleate
Cetearyl Ethylhexanoate
Mica
Avene Aqua
Butyrospermum Parkii (Shea Butter) Fruit
BHT
Parfum (Fragrance)
Glyceryl Linolenate
Glycine Soja Oil
Isopropyl Myristate
Propylparaben
Stearyl Glycyrrhetinate
Titanium Dioxide
Tocopherol
Tocopheryl Acetate.

INCI issus du site du fabricant

L’analyse des composants
Une goutte d’eau thermale qui se noie dans la flaque des huiles minérales….

Base / matières actives

«Principalement constitué d’Eau thermale d’Avène 1%, de Cold Cream, de Sucralfate, de vitamines E et F, d’écran minéral ainsi que de la résine rémanente. » peut on par exemple lire sur le site de Pharmarket*.

https://www.pharmarket.com/parapharmacie/beaute-soins/hydratants-visage/avene-cold-cream-stick-levres-lot-de-2-x-4g-p737

Donc si l’eau thermale est présente à hauteur de 1% (et que l’on peut à juste titre douter de sa fonction avec ce faible pourcentage), quels sont les 99% composants restants ?
En première position on trouvera de l’huile de ricin, suivi d’un émollient et de lanoline, le début semble donc prometteur. Juste après par contre, à partir de la 4ème position, on retrouve une brochette importante d’huiles minérales ; Petrolatum, Ozokerite, Parrafinum Liquidum. En 11ème et 12ème positions on retrouve des huiles de silicone, Bis-Diglyceryl Polyacyladipate-2, Hydrogenated Polyisobutene. En 19ème position se trouve le BHT un composant antioxydant  de synthèse particulièrement critique sur le plan toxicologique. On retrouve également des cires naturelles ; de la cire d’abeilles (9ème position) et du beurre de karité (18ème position vers la fin de la formule). C’est un peu comme si la formulation ne savait pas sur quel pied danser en terme d’apport hydratant, même si la balance penche clairement du côté des huiles minérales et des silicones. La présence d’eau dans des baumes à lèvres n’est absolument pas indispensable, et le fait de mettre en avant la présence d’eau thermale d’Avène (à hauteur de 1%) relève du pur argument marketing.

Conservation : Un conservateur de synthèse, le propylparaben .

Qualité bio: Aucune.

baumes à lèvres, test produits…

 

Karethic
Baume à lèvres Douceur de karité bio & équitable Lèvres sèches et abîmées 15 ml, 10,15€

Olus Oil
Ricinus comunis (Castor) seel oil*
Hydroxystearic/Linolenic/Linoleic Polyglycerides
ArganiaSpinosa Kernel Oil**
Hydrogenated Vegetable Oil
Butyrospermum parkii (Shea) butter**
Candelilla Cera
Ximenia Americana Seed Oil
Polyglyceryl-6 Esters
Parfum (fragrance)
Tocopherol
Beta-Sitosterol
Stevia Rebaudiana Bertoni
Citral, d-Limonene
Geraniol
Linalool

INCI issus du site du fabricant

L’analyse des composants
Base / matières actives
La composition du produit affiche clairement la couleur : des huiles végétales et des cires végétales en très grande quantité. Pas d’ingrédients à base d’huiles minérales ou de silicones, composants non autorisés dans les produits certifiés de cosmétique naturelle et bio. En première position, on trouve une huile végétale, suivi en 2ème position de l’huile de ricin, en 3ème position d’une huile végétale estérifiée, en 4ème de l’huile d’argan, en 5ème du beurre de karité, en 6ème de la cire de candellila et en 7ème position de l’huile de graine de Ximenia (un arbuste africain)… Un véritable cocktail d’huiles naturelles et de cires végétales, en partie bio, constitue la base hydratante de ce produit. Le parfum (Parfum ou Fragrance) est constitué d’huiles essentielles, les parfums de synthèse n’étant pas autorisés dans des produits certifiés bio. Certains composants d’huiles essentielles, comme le Geraniol, le Citral et le Linalool nécessitent d’être déclarés séparément.

Conservation : Aucun conservateur, ceux-ci ne sont pas indispensables pour les produits ne contenant pas d’eau.
Qualité bio: L’huile de ricin, l’huile d’argan et le beurre de karité sont issu de l’agriculture biologique. Produit certifié Ecocert, Cosmébio et Bioéquitable.

baumes à lèvres, test produits…

 

OLEANAT Baume Lèvres Karité Sésame 4,5g, 4,80 €

Butyrospermum parkii*
Sesamum indicum seed oil*
Cera alba
Parfum*
Tocopherol
linalool
citronellol
d-limonene
INCI issus du site d’un revendeur

L’analyse des composants

Base / matières actives

Deux huiles végétales, une cire végétale, du parfum naturel. On pourrait tout simplement résumer la formule de base ainsi. Pas d’ingrédients à base d’huiles minérales ou de silicones dans ce baume à lèvres, composants non autorisés dans les produits certifiés de cosmétique naturelle et bio.

En première position vient le beurre de karité bio, suivi de l’huile de sésame bio et de la cire d’abeille. Le parfum (Parfum ou Fragrance) est constitué d’huiles essentielles, les parfums de synthèse n’étant pas autorisés dans des produits certifiés bio. Certains composants d’huiles essentielles, comme le Citronellol, le Linalool et le d-limonene nécessitent d’être déclarés séparément. Une formule volontairement simple, avec des ingrédients de qualité.

Conservation : Aucun conservateur, ceux-ci ne sont pas indispensable pour les produits ne contenant pas d’eau. La vitamine E (le tocophérol) et les huiles essentielles contribuent à la conservation.

Qualité bio : Le beurre de karité, l’huile de sésame et les huiles essentielles du parfum sont issus de l’agriculture biologique. Produit certifié par Ecocert Greenlife.

baumes à lèvres, test produits…

 

Dr Hauscka- Stick éclat des lèvres 4,9g, 10,05€
Ricinus Communis (Castor) Seed Oil
Rosa Canina Fruit Extract
Simmondsia Chinensis (Jojoba) Seed Oil
Lanolin
Beeswax (Cera Alba)
Daucus Carota Sativa (Carrot) Root Extract
Butyrospermum Parkii (Shea) Butter,
Euphorbia Cerifera (Candelilla) Wax
Copernicia Cerifera (Carnauba) Wax
Rosa Damascena Flower Extract
Prunus Amygdalus Dulcis (Sweet Almond) Oil
Anthyllis Vulneraria Extract
Cetyl Alcohol
Prunus Armeniaca (Apricot) Kernel Oil
Hydrogenated Jojoba Oil,
Fragrance (Parfum)
Limonene*
Citronellol*
Geraniol*
Citral*
Linalool*
Farnesol*
Eugenol*
Rosa Damascena Flower Wax
Lecithin
INCI issus du site du fabricant :
L’analyse des composants

Base / matières actives

De nouveau, un véritable cocktail d’huiles naturelles et de cires végétales, agrémenté de précieux extraits végétaux. Pas d’ingrédients à base d’huiles minérales ou de silicones, composants non autorisés dans les produits certifiés de cosmétique naturelle et bio.

En première position on trouve l’huile de ricin, suivi d’un extrait de cynorrhodon, d’huile de jojoba, de lanoline, de cire d’abeille, un extrait de carotte, du beurre de karité de la cire de carnauba, un extrait de pétale de roses, de l’huile d’amande douce, de la cire de candelilla… bref, la formulation affiche clairement la couleur : ce sont les huiles et cires végétales qui jouent le premier rôle, complétées par de précieux extraits végétaux (eau de rose, cire de rose, extrait de trèfle jaune….)
Le parfum (Parfum ou Fragrance) est constitué d’huiles essentielles, les parfums de synthèse n’étant pas autorisés dans des produits certifiés bio. Certains composants d’huiles essentielles, comme le Citronellol, le Linalool, etc nécessitent d’être déclarés séparément. Une formule volontairement plus élaborée, avec des ingrédients de qualité, soigneusement sélectionnés.

Conservation : Aucun conservateur, ceux-ci ne sont pas indispensable pour les produits ne contenant pas d’eau. Les huiles essentielles contribuent à la conservation.

Qualité bio : sur la fiche produit du site, Hauscka précise que les matières premières « sont issues de cultures biologiques contrôlées ou Demeter et/ou du Commerce Equitable ». Produit certifié NATRUE et/ou BDIH.

baumes à lèvres, test produits…

 

Hurraw baume à lèvres sans parfum, Vegan, 4,3g, 4,20€

Limnanthes alba seed oil*
Cocos nucifera oil*
Euphorbia cerifera (candelilla) wax
Theobroma cacao seed butter*
Carthamus tinctorius (safflower) seed oil*

Ricinus communis (castor) seed oil*
Tocopherol

INCI issus du site du fabricant.
L’analyse des composants

Base / matières actives

De nouveau, un véritable cocktail d’huiles naturelles et de cires végétales, agrémenté de précieux extraits végétaux. Pas d’ingrédients à base d’huiles minérales ou de silicones, composants non autorisés dans les produits certifiés de cosmétique naturelle et bio.

En première position on trouve de l’huile de graine de limnanthe bio, suivi d’huile de coco bio, ensuite en 3ème position de la cire de candelilla, puis du beurre de cacao bio, de l’huile de carthame bio, de l’huile de ricin bio et de la vitamine E.
Une formule basée essentiellement sur de précieuses cires et huiles végétales avec une démarcation claire : aucune composant issu du monde animal, comme la cire d’abeilles ou la lanoline. Le produit est donc labellisé « vegan ».

Conservation : Aucun conservateur, ceux-ci ne sont pas indispensable pour les produits ne contenant pas d’eau.

Qualité bio
Hormis la cire de candelilla, tous les produits sont issus de l’agriculture biologique. Produit certifié vegan (Vegan Awareness Association)

 

baumes à lèvres, test produits…

 

Commentaire: cet article date de janvier 2016

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

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Mars 2015


Colorations pour cheveux – de la marque Herbatint aux produits de L’Oréal: Quels sont leurs risques ?

« Attention, Greenwashing », c’est sous ce titre qu’est paru mon article en 2011 au sujet des colorations pour cheveux des marques Naturtint, Herbatint ou Tints of Nature. Il s’agit là de marques qui induisent en erreur, faisant croire qu’elles sont naturelles, et donc moins nocives que d’autres colorations. Ce sont, par exemple, de jolies illustrations de plantes ainsi que les indications “coloration intense à base d’huile“ ou “sans ammoniaque“ sur les emballages, qui donnent une impression de naturel. Mais en regardant de plus près, qu’en est-il vraiment des risques potentiels de ces colorations pour cheveux ? Les produits des marques comme Herbatint sont-elles réellement moins à risques que d’autres marques ? Voici la réponse.

Les indications « sans ammoniaque » ou « contient 60% d’huile » masquent les risques
La précision «sans ammoniaque», -que l’on retrouve sur beaucoup de colorations pour cheveux-, est tout simplement l’exemple parfait d’une technique de marketing qui permet allègrement de masquer les risques potentiels. Dans la plupart des cas, on remplace l’ammoniaque par l’éthanolamine. Pourquoi ? L’ammoniaque a une forte odeur et peut avoir des effets corrosifs, à l’inhalation. L’Ethanolamine n’a pas d’odeur spécifique, c’est par contre une substance douteuse sur le plan toxicologique, susceptible de former des nitrosamines cancérigènes.
Sur certains blogs on peut par exemple lire que telle coloration pour cheveux est à base de composants naturels. Des composants naturels, comme par exemple les huiles végétales et extraits de plantes, ne minimisent par contre pas les risques des colorations chimiques pour cheveux. Ce sont les composants chimiques employés qui déterminent les risques potentiels.
Un camouflage qui va de plus en plus loin : On indique par exemple que le produit peut être considéré comme «vegan» et on met bien en avant chaque infime proportion d’huile végétale ou d’extrait de plante, contenus dans les produits.
Sur le site de Tints of Nature on trouve par exemple un magnifique logo pour les composants issus de l’agriculture biologique.
C’est réellement insensé, cette manière d’induire le consommateur en erreur. Dans le listing de la marque Tints of Nature on trouve par exemple l’indication «soja naturel» pour le composant «PEG-2 Soyamine» de la liste INCI. Un composant ethoxylé ne peut pas être considéré comme composant naturel ! Des composants chimiques comme le Cocamide DEA et l’Ethanolamine, susceptibles de former des nitrosamines (cancérigènes) sont tout simplement définis par la mention décorative de «huile de coco».
La base de la composition – des composants colorants chimiques – devient pratiquement accessoire et se retrouve dans la catégorie «peut également contenir».
Test sur les animaux : De mettre en avant «non testé sur les animaux» pour des colorations chimiques, c’est tout simplement cynique. Voir «comparatif des produits».

Comment reconnaître les colorations pour cheveux qui représentent un risque potentiel ?
Pour savoir s’il s’agit d’un produit de coloration pour cheveux qui contient des composants chimiques problématiques, il faudrait regarder plus attentivement les indications du produit, et repérer notamment les points suivants.

1. Repérez la mention « coloration durable » ou permanente
Seules les « colorations d’oxydation » permettent des colorations permanentes. Pour remplacer durablement la couleur de ses cheveux par une autre, il faut employer des armes chimiques lourdes. Les risques sont élevés. Contrairement aux colorants capillaires naturels, les composés chimiques modifient la structure de la fibre du cheveu. Pour le dire plus simplement : ils suppriment les pigments naturels et les remplacent par des synthétiques, ce qui modifie totalement la couleur d’origine. Les risques encourus lors d’une coloration avec des produits chimiques n’ont pas tous la même gravité :
Dans le cas des teintes claires, les produits présentent peu de risques. En revanche, plus on s’oriente vers les couleurs foncées, plus le risque augmente de rencontrer des substances nocives pour la santé.

2. Regardez de plus près les avertissements de la notice
Pour toute une série de composants chimiques à risques, les avertissements sur l’emballage ou la notice sont obligatoires pour les produits qui en contiennent. Les avertissements ont été renforcés depuis fin 2012 pour les colorations d’oxydation. On trouvera donc sur les emballages ou dans les notices les avertissements suivants :
« Les colorants capillaires peuvent provoquer des réactions allergiques sévères. Lire et suivre les instructions.
Ce produit n’est pas destiné à être utilisé sur les personnes de moins de 16 ans.
Les tatouages temporaires noirs à base de henné peuvent augmenter le risque d’allergie. Ne vous colorez pas les cheveux si : Vous présentez une éruption cutanée sur le visage ou si votre cuir chevelu est sensible, irrité ou abîmé ;
Vous avez déjà fait une réaction après avoir coloré vos cheveux ;
Vous avez fait par le passé une réaction à un tatouage temporaire noir à base de henné. » Pour les produits qui mentionnent ces avertissements, vous pouvez être sûrs qu’il s’agit de coloration chimique et non de coloration naturelle.
Une précision au sujet du SCCS : il s’agit du „Comité Scientifique pour la Sécurité des Consommateurs“ de l’Union Européenne.

3. Repérez la mention «Le produit contient..»
En ce qui concerne les produits de coloration capillaire, les informations importantes, celles qui révèlent le risque potentiel du produit, sont souvent bien cachées. On y trouvera par exemple la mention « contient de la Resorcine » ou « contient du Phenylendiamine ». La précision «contient» semble assez anodine, mais seules les substances avec risque potentiel élevé doivent être déclarées à part, en plus de la liste INCI.
Pour les personnes réactives, notamment les personnes allergiques, de telles indications sont très importantes. On retrouve ces indications généralement à côté des avertissements.

Que ce soit Herbatint & Co ou L’Oréal: on se sert de la même base de composants purement chimiques

Les exemples suivants des marques Garnier, Herbatint, Naturtint, Tints of Nature et L’Oréal montrent que leurs produits ne diffèrent pratiquement pas en ce qui concerne la base des colorants chimiques. La raison est la suivante: la réglementation européenne n’autorise qu’une partie de colorants chimiques, et tous les fabricants travaillent donc avec les mêmes composants.

Il est donc illusoire de penser qu’il y aurait parmi les produits de coloration permanente des produits qui mériteraient la mention « peu ou très peu risqué».
Ce qui est particulièrement regrettable, c’est que certains produits sont vendus par des sites en ligne qui vendent essentiellement de la cosmétique naturelle certifiée. Ces colorations y sont vendues sans déclaration INCI ou sans aucune précision indiquant qu’il s’agit là bien de coloration chimique.
Les colorations purement végétales sont les seules alternatives aux colorations chimiques traditionnelles.

Voici le comparatif des produits :









 

 

Commentaire: cet article date de mars 2015

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Janvier 2015

Vous avez envie de profiter de votre séjour d’hiver à la neige ou de vous prélasser au soleil sur une plage des Caraïbes ? Avec la bonne protection solaire, -utilisée correctement-, votre peau ne payera pas pour vos plaisirs de vacances, que ce soit en été ou en hiver. Mais quelle protection solaire est à la fois bénéfique pour votre santé et protège en même temps l’environnement, notamment les eaux des mers, les coraux et la vie marine en général ? Qu’est-ce qui joue en faveur des produits solaires certifiés en cosmétique naturelle et bio ? Quels sont les arguments contre les autres produits ? Voici quelques réponses à ces questions et des exemples concrets.

 

Le risque des composants chimiques – avec les crèmes solaires «normales», conventionnelles

En ce qui concerne les produits solaires, deux choix s’offrent aux consommateurs : soit des produits qui contiennent des filtres de synthèse chimique, soit des produits qui contiennent essentiellement des filtres minéraux. La dernière catégorie fait généralement partie des produits de cosmétique naturelle et bio certifiée.

  • De manière générale l’industrie cosmétique ne peut utiliser que des filtres UV bien spécifiques : ceux autorisés dans le règlement européen des cosmétiques. Dans cette liste on retrouve certains filtres UV de synthèse avec un potentiel de risque élevé. Mais dans les produits solaires «normaux», on retrouve également toute une série d’autres composants controversés et problématiques.

Problème n°1 : les filtres de synthèse-chimiques

De nombreux filtres solaires chimiques présentent un sérieux potentiel de risque car la fonction de filtre s’appuie sur le fait que des molécules absorbent un certain spectre d’ondes. Cela n’est pas sans conséquences puisque les molécules vont être modifiées par le processus. De nouveaux composés moléculaires au fort potentiel allergisant ou provoquant des réactions phototoxiques (c’est à dire pouvant devenir instables à cause de la lumière ou des enzymes produites par le corps) peuvent se former.

  • En outre, une étude de l’Institut de pharmacologie et de toxicologie de Zurich a constaté dans des tests de laboratoire, que les filtres solaires réagissaient comme des oestrogènes.
  • En 2003 déjà, Margret Schlumpf, W. Lichtensteiger et H. Frei présentaient des recherches approfondies sur les conséquences de l’utilisation massive de filtres synthétiques. Selon ces études, nous sommes doublement exposés – par l’intermédiaire de la peau et de la chaîne alimentaire – « car ces composés généralement lipophiles s’accumulent dans les aliments gras, comme les poissons et le lait maternel. »

Particulièrement problématiques: les filtres UV qui agissent comme perturbateurs endocriniens

Parmi les filtres UV de synthèse on trouve une partie non négligeable de substances soupçonnées de perturber le système hormonal, ce qui les rend particulièrement problématiques.

  • L’organisation mondiale de la santé (WHO) a qualifié les substances chimiques qui interfèrent avec le système hormonal (aussi appelées «perturbateurs endocriniens») dans une étude de 2013 de „global threat“, de «menace globale». On est en train d’étudier plus en détail ce que de tels composants peuvent provoquer comme réactions dans le corps humain.

La destruction des coraux

Quand nous nous baignons avec notre protection solaire dans la mer, dans les lacs, et que nous rinçons ces produits sous la douche, nous contribuons à une pollution importante de l’environnement. L’impact de cette pollution a été étudié par de nombreux scientifiques.

  • Des recherches menées par des biologistes marins et rendues publiques début 2008, ont décrit l’étendue effrayante des dégâts. Les scientifiques de l’Université Polytechnique d’Ancône (Italie) en tirent une conclusion très claire : les crèmes solaires contenant des filtres synthétiques mettent en danger les récifs de coraux du monde entier.
  • D’après eux, 10 microlitres de crème solaire dans un litre d’eau de mer entraînent déjà une décoloration totale du corail en l’espace de 4 jours. On estime que les plus problématiques sont les filtres chimiques Ethylhexyl Methoxycinnamate, Benzophenone-3 et -4 et Methylbenzylidene Camphor. Ces sont des filtres UV de synthèse pointés du doigt également pour leur interférence avec le système hormonal.

Problème n°2 : Des additifs et conservateurs problématiques pour la santé

Ce ne sont pas seulement les filtres UV qui posent problème dans les produits solaires «conventionnels», mais bien d’autres composants chimiques problématiques. Comme par exemple certains conservateurs de synthèse ou des composants comme le Triethanolamine, susceptible de développer des nitrosamines (des substances cancérigènes), sous certaines conditions.

 

Problème n°3 : Des composants chimiques polluants

En dehors de certains filtres UV de synthèse, bien d’autres composants représentent un risque pour l’environnement.

  • L’EDTA fait partie des composants particulièrement polluants. Comme l’EDTA se trouve déjà dans les eaux usées (stations d’épuration) en tant que substance complexe contenant des métaux lourds, il n’y a pas de processus de biodégradation dans les cours d’eau. Cependant, les complexes EDTA-fer sont biodégradables dans les eaux de surface, sous l’action de la lumière. Cette dégradation dégage des substances inconnues, qui pourraient représenter des risques majeurs pour l’environnement.
  • De plus, comme l’EDTA n’est pas retenu par les filtres à charbon actif, il peut arriver dans notre eau potable. Quel danger représente cette eau potable chargée de complexes de métaux lourds et d’EDTA pour l’homme? Il existe très peu de recherches sur la question comme d’ailleurs sur de nombreuses autres conséquences possibles de la pollution de l’environnement.
  • Les silicones et les composants à base de silicone, -comme par exemple l’huile de silicone Dimethicone-, ainsi que les acrylates posent un sérieux problème pour l’environnement et par définition aussi pour les humains et les animaux.

Les composants sous forme de «nanoparticules» doivent être déclarés

Si certains composants sont utilisés sous forme de nanoparticules, ces composants doivent être déclarés dans la liste des composants avec un symbole (Nano).

  • Est-ce que cela poserait problème si les filtres UV minéraux, comme le dioxyde de titane, étaient employés sous forme de nanoparticules en cosmétique naturelle et bio certifiée ? Cette question a été étudiée pendant des années et la réponse est négative. L’étude scientifique du Conseil de la commission européenne a décrété en 2013 (SCCS/1518/13) qu’il n’y avait pas de risque, tant que l’oxyde de zinc était utilisé dans le cadre des critères stipulés dans cette étude.
  • L’avis du comité scientifique SCCS au sujet du dioxyde de titane sous forme de nanoparticules date également de 2013 (SCCS/1516/13). Dans cette étude le dioxyde de titane est également considéré comme sûr. Par contre, il n’y pas encore de conclusion définitive au sujet de produits qui pourraient être absorbés par voies respiratoires. (comme des poudres ou des sprays)

Exemple de produits solaires avec filtres UV de synthèse

L’analyse du produit sera un peu différente cette fois-ci : au lieu d’évaluer chaque composant individuellement, on mettra en avant uniquement les filtres UV problématiques et les composants controversés, qui représentent un risque pour l’environnement et également pour les humains et les animaux.

  • C’est le même constat pour les trois produits suivants : les composants naturels sont pratiquement inexistants. Il s’agit de produits qui contiennent des composants purement chimiques.       






Commentaire: cet article date de janvier 2015

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Octobre 2014

Dans sa communication, la marque Corine de Farme met en avant son créneau de « L’homéo-beauté végétale: un concept exclusif ». La réalité est bien différente : en regardant de plus près la formulation des crèmes, on ne peut ni parler d’homéopathie, ni même de cosmétique végétale. Les deux crèmes, même celle pour bébés, contiennent par exemple un conservateur de synthèse controversé depuis longtemps pour son potentiel allergique important.

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Voici pourquoi une peau de bébé ne devrait pas être « maltraitée » avec des composants chimiques

La peau d’un bébé est merveilleusement douce et de ce fait très sensible. Il lui faut environ un an pour se développer totalement et pouvoir se protéger contre les influences extérieures. Et c’est justement parce que la peau du bébé est si douce et si perméable que son développement naturel devrait être le moins possible entravé. 
Voici deux explications pour cela:
Les glandes sébacées qui forment un film lipidique protecteur sur la peau ne fonctionnent pas encore très bien. C’est l’absence de ce film qui explique d’ailleurs que les bébés sentent si bon.
La peau est très perméable car les cellules de l’épiderme ne sont pas encore suffisamment soudées les unes aux autres.
Chaque produit cosmétique représente en quelque sorte une ingérence dans son métabolisme très subtil et fragile. C’est la raison pour laquelle les produits pour bébé doivent être exempts de tout composant chimique contestable.
Recommandations pour les produits bébé : voir encadré ci-dessous

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Textez

Commentaire: cet article date d’octobre 2014

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

 

Avril 2014 


Vous souhaitez avoir des cheveux plus brillants, plus volumineux et plus soyeux ? Beaucoup de petits soucis capillaires peuvent être résolus avec des soins spécifiques, qui ne devraient néanmoins contenir aucun composant problématique ou  composant polluant.
Les produits de soins capillaires, (aussi appelés «conditionneurs capillaires») se présentent sous différentes formes : après-shampooings, cures capillaires, cires ou crèmes. Une cure capillaire par exemple est comparable à un après-shampooing en version plus solide, qui est sensé rester plus longtemps sur les cheveux et agir ainsi de manière plus intense.
Toujours trop de composants chimiques qui posent problème
Les premiers exemples de produits illustrent le nombre de composants de synthèse problématiques et même dangereux pour la santé que l’on peut retrouver dans les soins capillaires classiques. Ce sont surtout les nombreux conservateurs qui posent problème.
Mais ce ne sont pas seulement les composants des soins capillaires dangereux pour la santé qui posent problème. Les produits contiennent souvent des composants chimiques qui n’obtiennent pas du tout l’effet attendu des consommateurs.
L’industrie conventionnelle des cosmétiques travaille surtout avec des composants chimiques qui enrobent les cheveux d’un film lissant et masquent ainsi les dégâts. L’aspect extérieur s’en trouve amélioré, mais la fibre capillaire reste endommagée à l’intérieur de ce film lissant. Ces «agents filmogènes» sont pour la plupart du temps à base de silicones ou issus de la pétrochimie (paraffine).
On utilise par ailleurs des tensioactifs qui vont adhérer à la fibre capillaire endommagée et y rester, même longtemps après le rinçage, parfois même après plusieurs lavages. Avec quels effets ?

Beaucoup d’erreurs concernant le soin des cheveux fin
Lorsque l’on utilise des produits qui restent collés à la fibre capillaire, une couche se pose sur une autre, les cheveux deviennent donc plus lourds et filandreux. Ils perdent leur volume, leur éclat et apparaissent plombés et aplatis.
Il faudra un peu de temps et de patience pour débarrasser les cheveux de ce fardeau et compter environ deux semaines pour les libérer des résidus de silicones.

Concernant les cheveux gras : La plupart des produits de soins ne sont pas adaptés
Les personnes aux cheveux gras ne devraient pas utiliser de produits à base de silicones, d’huiles ou de protéines, qui ne feraient qu’accentuer l’aspect cheveux gras.Le mieux serait de laver les cheveux gras uniquement avec des shampooings adaptés à ce type de cheveux. D’autres produits s’avèrent utiles en complément de soin, comme par exemple des lotions capillaires pour réguler la sécrétion de sébum.
Avec quels composants ‘fonctionnent’ les produits de cosmétique naturelle et bio ?
La cosmétique naturelle et bio utilise surtout des matières premières végétales renouvelables, comme par exemple de l’extrait de germe de blé, de soja et de henné, des cires végétales, des protéines et des acides aminés.

  • Les acides aminés et protéines sont employés principalement pour optimiser le taux d’hydratation de la peau et des cheveux.
  • Les protéines de blé et de soja jouent un rôle prépondérant dans les produits capillaires de cosmétique naturelle et bio.
  • Les acides aminés et association d’acides aminés sont également des matières actives efficaces pour améliorer la structure des cheveux.
  • Tous les produits de cosmétique naturelle et bio présentés ici se démarquent positivement, car ils ne contiennent aucun composant problématique ou composant polluant.
  • Le spectre des produits va de la lotion capillaire naturelle pour réduire la production excédante de sébum à des produits formulés spécifiquement pour cheveux abîmés.
  • Pour faire le bon choix, il est recommandé de vérifier pour quel type de cheveux ce produit a été conçu en tenant compte de ses besoins.
  • On devrait utiliser les cures capillaires de manière ponctuelle et pas trop fréquemment, non plus. Même avec les produits de cosmétique naturelle et bio, «en faire trop», n’est pas un avantage.
     
    4 Exemples de produits capillaires à base de composants de synthèseDans les produits capillaires conventionnels (après-shampoings, cures) on retrouve le spectre habituel de conditionneurs capillaires chimiques, à savoir des silicones, des quats et des huiles minérales. On y trouve beaucoup de composants polluants et des conservateurs particulièrement problématiques pour la santé.

Dove

John Frieda

 

 

Garnier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6 Exemples de produits de cosmétique naturelle et bio
Tous les produits présentés ici ont en commun le fait qu’ils ne contiennent pas de composants polluants, ni de composants problématiques, dangereux pour la santé.

Produit pour cheveux gras, pour plus de volume

Dr hauscka
Produits pour cheveux dévitalisés

Weleda
 

 

 

 

 

Logona

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Karethic

Douce Nature

 

 

 

Aubrey Organics

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaire: cet article date d’avril 2014

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Marques et Produits testés :

Dove – Après-Shampooing – Intense Care
John Frieda – Masque Réparateur Intense – Full Repair
Schwarzkopf – Après-Shampooing Omega Repair – Essence Ultîme
Garnier – Fructis Nutri Repair 3 Huiles
Dr. Hauschka – Lotion Capillaire au Neem
Weleda – Masque Capillaire Régénérant – Avoine
Logona – Masque capillaire au jojoba
Karethic – Baume Capillaire Fondant
Douce Nature – Masque Capillaire à l’huile d’Argan
Aubrey Organics – Blue Green Algae Conditioning Mask

 

 

 

 

 

 

Octobre 2013

« 60 millions de consommateurs » a testé 17 shampooings en septembre 2013. J’étudie systématiquement les tests représentatifs dans le domaine des cosmétiques. Mais je dois dire que ce test me laisse perplexe. 

  • le shampooing de l’Occitane, par exemple, qui occupe la quatrième position dans le test, contient un filtre solaire qui a un impact sur le plan hormonal et que l’on peut même déceler dans le lait maternel. Par ailleurs, son impact sur le plan environnemental n’est pas neutre puisqu’il porte atteinte aux récifs de corail ; 
  • dans ce même shampooing, on trouve aussi un conservateur, dont le potentiel allergisant est bien connu, et des composants qui évoquent encore plus les ingrédients chimiques controversés, comme, par exemple, les colorants azoïques. Sur quels critères « 60 millions de consommateurs » s’est-il appuyé pour prendre sa décision ? 
  • les risques que posent les produits chimiques ne sont pas envisagés dans ce test. Pourtant, à mon avis, cela aurait pu être l’occasion de faire le point sur la question des shampooings ; 
  • de mon côté, j’ai aussi examiné les shampooings en question – et j’en tire des conclusions tout à fait différentes. 

Mais pour commencer, voici quelques informations sur les shampooings et sur la différence qui existe entre des shampooings « normaux » et des shampooings de la cosmétique naturelle et biologique. 

 

De quoi se compose véritablement un shampooing ? 

Un shampooing se compose, en règle générale, de plus de 70 % d’eau. A cela, il faut rajouter, dans le cas d’un shampooing pour cheveux normaux, 20 % de tensioactifs et de co-tensioactifs, puis environ 5 % d’épaississants et de composants auxilliaires. Les parfums, les colorants, les conservateurs et les principes actifs représentent seulement entre 0,5 % et 3 % du total. 

 

Dans tout shampooing, les tensioactifs sont essentiels 

Non seulement parce que les tensioactifs représentent l’élément le plus important après l’eau mais aussi parce que les bases lavantes assurent l’action de nettoyage – et plus encore dans certains cas. 

 

Qu’attendent les utilisateurs d’un shampooing ? 

La plupart des gens attendent d’un shampooing qu’ils fassent autre chose que nettoyer. Après avoir été lavés, les cheveux ne doivent pas seulement être propres mais aussi être doux. Ils doivent être faciles à peigner et ne pas être chargés d’électricité statique. Un shampooing doit rendre les cheveux brillants, débarrasser les cheveux gras de leur aspect luisant et procurer plus de volume aux cheveux fins. Et le fait qu’un shampooing n’irrite pas les yeux, se rince facilement et développe une mousse onctueuse est perçu comme une évidence. 

 

Est-ce que les shampooings conventionnels répondent à de telles attentes ? Les bases lavantes, que l’on trouve dans les shampooings conventionnels, constituent un thème très complexe. Elles ont notamment des caractéristiques très différentes les unes des autres – certaines sont irritantes, d’autres très douces. 

  • certaines bases lavantes lavent tout simplement bien les cheveux, d’autres procurent une bonne mousse et ont aussi un effet soin. Ces tensioactifs, dits cationiques, réduisent la charge électrostatique des cheveux et les lissent. Les cheveux semblent « réparés », doux et se peignent facilement ; 
  • N.B. : le Sodium Laureth Sulfate fait partie des tensioactifs classiques. C’est aussi une base lavante issue d’un PEG (voir la rubrique PEG). S’il est moins «agressif» que le Sodium Lauryl Sulfate, il fait tout de même partie des bases lavantes irritantes. 

 

Les shampooings se composent d’un cocktail de bases lavantes 

Les fabricants peuvent se procurer de tels cocktails prêts à l’emploi. En règle générale, en cosmétique conventionnelle, ces cocktails contiennent aussi des bases lavantes irritantes. On ne peut pas toutefois s’appuyer sur la liste des composants pour déceler le potentiel et le degré d’irritation possible du cocktail, introduit dans la formule : 

  • c’est pourquoi il n’est guère étonnant de trouver, dans la plupart des shampooings testés, le Cocamidopropyl Betaïne qui est en fait un tensioactif adoucissant classique ; 
  • le cocktail de tensioactifs contribue d’une certaine façon à répondre aux attentes des consommateurs citées plus haut. Les autres attentes sont assurées par les produits de soins capillaires conventionnels, qui ont généralement un impact sur l’environnement ; 
  • si un fabricant de shampooings introduisait exclusivement les tensioactifs les plus doux, les cheveux seraient propres et cela serait bon pour l’équilibre du cuir chevelu. Mais on ne répondrait pas à un certain nombre d’attentes des utilisateurs. 

 

La chimie lisse les cheveux 

Pour faire simple, les shampooings conventionnels, les après-shampooings, etc. ont l’action suivante : par le biais de composants chimiques, les cheveux sont nettoyés, lissés, domptés (gainés de silicone avec les après-shampooings afin qu’ils ne se chargent pas d’électricité statique). 

  • mais les cheveux ne seront pas vraiment réparés. Les cheveux qui sont sains, ce sont ceux qui repoussent ; 
  • il faudra environ quinze jours à une personne pour éliminer tout résidu de silicone sur ses cheveux.

 

Ce qui différencie les shampooings naturels des shampooings conventionnels 

Tout d’abord, un bon shampooing naturel nettoie très bien. Les tensioactifs qui sont utilisés en cosmétique naturelle et biologique sont pourtant complètement différents de ceux qui entrent dans la composition des shampooings conventionnels. Première exigence : ils doivent être d’origine naturelle 

  • L’Ammonium Lauryl Sulfate est, par exemple, d’origine naturelle. Mais c’est aussi un tensioactif irritant. En vue de l’adoucir, le label Ecocert autorise aussi le Cocamidopropyl Betaïne. Dans la mesure où ce tensioactif est en partie d’origine chimique, il ne répond absolument pas aux exigences de la cosmétique naturelle et bio car sa part de Propyl ne peut etre obtenue qu’à partir du pétrole. 
  • Les tensioactifs appelés « acylglutamates » sont l’exemple opposé. Ce sont des bases lavantes très chères et très douces. Les fabricants ont donc le choix. 
  • Il faut savoir que la cosmétique biologique ne peut contribuer que partiellement à l’effet soin des shampooings conventionnels (au fait que les cheveux ne se chargent pas d’électricité statique, qu’ils soient lissés et maîtrisés) ; 

Une fois lavés, les cheveux sont propres, mais se laissent moins bien apprivoiser que lors de l’utilisation de shampooings conventionnels. 

  • On peut introduire dans la composition des shampooings de bons actifs hydratants ou bien de l’inuline afin de coiffer les cheveux plus facilement. Ce composant, issu de la biotechnologie, forme de longs films protecteurs, qui gainent bien les cheveux. 
  • A l’inverse des labels NaTrue et BDIH, le label ECOCERT autorise aussi un produit de soin capillaire comme l’Hydroxypropyl Guar Hydroxypropyltrimonium Chloride, qui permet de coiffer les cheveux plus facilement). Ce composant, comme la base lavante Cocamidopropyl Betaïne, est en partie d’origine chimique (sa part de Propyl ne peut etre obtenue qu’à partir du pétrole). En plus, le processus de la fabrication est comparable à la lourde chimie de l’éthoxiliation. De tels composants ne sont pas, en fait, compatibles avec le principe même de la cosmétique naturelle et bio. 

 

Les avantages des shampooings naturels : ils représentent un plus pour la santé et l’environnement 

Les shampooings qui sont certifiés cosmétiques naturels et biologiques 

  • ne contiennent pas, à titre de conservateurs, de substances chimiques réactives comme celles qui peuvent libérer du formaldéhyde ;
  • ils ne contiennent pas non plus de composant chimique nocif pour l’environnement comme l’EDTA qui peut également s’avérer dangereux pour l’être humain ; 
  • ils ne contiennent pas non plus de PEG qui peuvent, en pénétrant dans la peau, la rendre plus perméable aux polluants ; 
  • ils ne contiennent pas de filtres solaires synthétiques néfastes pour la santé et l’environnement ; 
  • et les meilleurs shampooings naturels sont aussi complètement exempts de tensioactifs irritants. 

      Les trois meilleurs shampooings

Les trois meilleurs shampooings se démarquent par les facteurs suivants : 

  • Ils ne contiennent que des tensioactifs (bases lavantes) doux pour la peau ; 
  • Ils ne contiennent aucun composant problématique sur le plan sanitaire, de l’environnement ou des processus de fabrication ; 
  • le type et le nombre des composants ont été pris en considération dans l’attribution de leur position dans le test. Remarque : Comme tous les autres produits similaires de cosmétique biologique contrôlée contiennent des conservateurs synthétiques, l’alcool bio (qui remplace les conservateurs), présent dans l’un des trois shampooings, n’a pas été dénigré. 
  • Les conservateurs autorisés en cosmétique naturelle et biologique comme l’alcool benzylique, l’acide salicylique ou l’acide déhydroacétique sont appréciables certes, par rapport à quelques autres conservateurs chimiques, mais ils présentent aussi un potentiel irritant. Cela tient au fait que ce sont des conservateurs. 

 

Les shampooings bio « ancienne génération » non recommandés

 

Parmi les shampooings bio, on trouve malheureusement encore sur le marché des shampooings avec de l’Ammonium Lauryl Sulfate ou du Sodium Lauryl Sulfate. Ce sont des tensioactifs avec un potentiel irritant très élevé.

  • Ainsi, les shampooings bio « ancienne génération » ont à présent disparu du marché parce que les fabricants ont modifié les formules. Mais, comme ces exemples le prouvent, il en existe encore ; 
  • Lorsque, dans un shampooing bio, les tensioactifs Ammonium Lauryl Sulfate ou Sodium Lauryl Sulfate arrivent en tête, on peut supposer qu’ils présentent un potentiel irritant plus élevé que les shampooings contenant du Sodium Laureth Sulfate ; 
  • Il en va autrement avec les shampooings bio nouvelle génération. Quand les tensioactifs les plus doux sont introduits dans la formule, le potentiel irritant est minime ou tend même à être nul . 
  • Les shampooings qui ont pour base les tensioactifs Ammonium Lauryl Sulfate ou Sodium Lauryl Sulfate présentent pour les fabricants un avantage d’ordre économique.

Casino bio  : Usage fréquent miel, calendula, avoine

 

 

 Les Shampooings conventionnels : de la 1ère à la 8ème position

 

Les shampooings suivants ont plusieurs points communs : 

  • les tensioactifs sont le l’Ammonium Lauryl Sulfate, irritant ou  le Sodium Laureth Sulfate, tensioactif encore plus irritant. 
  • Le potentiel irritant de ces tensioactifs est respectivement 18 fois et 30 fois plus élevé que celui d’un tensioactif à base de sucre, comme le Decyl Glucoside. 
  • Ils contiennent aussi des conditionneurs chimiques.

Mais il y a une différence : elle concerne la conservation. Contrairement aux shampooings situés en fin de classement, les shampooings de la 1ère à la 8ième position contiennent exclusivement des conservateurs également autorisés en cosmétique naturelle et bio.

 

 

 

 Les Shampooings conventionnels : De la 9ème à la 11ème position

 

Ces shampooings se différencient avant tout des précédents par le fait qu’ils contiennent des conservateurs présentant un potentiel allergisant. 

  • Le shampooing de Lush ne respecte pas l’obligation de faire figurer sur son emballage les mentions obligatoires. En plus, ce shampooing est basé sur un tensioactif de mauvaise qualité (très irritant). 

 

 

Commentaire: cet article date d’octobre 2013

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés. 

Septembre 2013


L’édition allemande du magazine „Vogue“ vantait les crèmes BB comme «solution magique multi-tâche». Des titres de ce genre ont fait de ces crèmes les ‘bestseller’ du rayon cosmétique. Et finalement très peu de temps après, la nouvelle tendance, -les CC crèmes-, arrive à grand pas sur le marché.
BB signifie „Blemish Balm“ et CC veut dire „Complexion Correction“ ou „Colour Correction“. La différence de prix des produits que j’ai analysés va de environ 16 € pour 100 ml jusqu’à plus de 200 € pour la même quantité. Une raison de plus pour regarder les produits de plus près ! Voici ce qui vous sera présenté en détail :

  • Dans la première partie sera abordée la question de l’usage et de l’efficacité des crèmes BB et CC. Par ailleurs on démontrera dans quelle «tradition» ces crèmes peuvent s’inscrire.
  • Dans la deuxième et troisième partie vous trouverez les analyses des produits : 15 crèmes BB + CC en comparaison.

À savoir : Il existe deux catégories de crèmes CC et de crèmes BB

  • La première catégorie des crèmes BB et CC prétend pouvoir ‘tout faire’ : procurer un soin pour la peau, agir comme fond de teint et contrecarrer les signes de vieillissement de la peau (rides, etc). Ces crèmes contiennent généralement une bonne portion de filtres solaires et sont en principe des crèmes de protection solaire.
  • La deuxième catégorie des crèmes BB et crèmes CC fait en principe partie des crèmes teintées (ne contiennent pas de filtres solaires).
  • Pour les deux catégories vaut néanmoins la même chose : la raison pour laquelle une crème s’appelle BB et l’autre CC reste opaque. La marque L’Oréal nous fournit l’exemple; dans sa gamme se trouve une crème BB et une crème CC avec une composition presque identique !

Crèmes BB et CC : pourquoi beaucoup de consommatrices sont déçues

Tous les formulateurs en cosmétique savent à quel point c’est difficile de concevoir une formulation idéale. Déjà pour la formulation d’une crème «normale», il est difficile de réunir tous les critères: concevoir une formulation avec les meilleurs critères de soin pour la peau et s’assurer en même temps que la crème ait une consistance douce, agréable et qu’elle pénètre bien dans l’épiderme.

  • Si l’on rajoute à cela des matières premières très spécifiques en grande quantité, comme des filtres solaires et des pigments de couleurs, on a tendance à augmenter les difficultés.
  • Un autre argument, c’est que beaucoup de crèmes BB et de crèmes CC ne sont pas formulées pour les types de peaux spécifiques. Ce qui pose automatiquement problème par rapport au soin de la peau et l’effet couvrant de la texture. Sur différents blogs ont peut ainsi lire :
  • couvrance minimale, n’estompe pas l’apparence des pores, couleur trop jaune, la nuance de couleur ne va pas du tout, la peau reste huileuse, la texture laisse des filaments , la texture se décompose dès qu’elle sort du tube»
    Tout cela n’est pas très étonnant, car en comparaison avec un produit de soin spécialement conçu pour un type de peau et contrairement à un fond de teint spécifiquement conçu pour la couvrance (avec différentes teintes), ces produit multi-tâches représentent en fait que des compromis.

    Crèmes avec filtres solaires : Qu’est ce qui différencie les crèmes CC des crèmes BB ?
    Quand on essaye de comprendre quelles sont les différences entres les crèmes CC et les crèmes BB, on ne trouve pas vraiment de différences notables. Même les fabricants n’ont pas d’explications convaincantes. Un exemple :

  • Concernant la différence entre les crèmes BB et les crèmes CC le docteur Sian Morris du laboratoire de recherche de la marque Olaz donne l’explication suivante dans une interview de l’édition allemande du magazine „Vogue“: „Une crème BB mélange soin, soin anti-âge et fond de teint. Les crèmes CC sont sensées apporter en plus une amélioration du teint sur le long terme et adoucir l’apparence des lignes et ridules. “ (source: www.vogue.de/beauty/beauty-news/hautpflege-cc-cream). Très intéressant !
  • Mais les crèmes BB de la marque Olaz promettaient déjà un soin anti-âge qui agit contre les ridules et les rides. Dans le descriptif d’un produit on parle même de 7 solutions anti-âge, c’était donc un mensonge ? Si ce n’est pas le cas, il n’y aurait donc pas vraiment de différence notable entre les crèmes BB et les crèmes CC. C’est ce que confirme Dr. Morris de manière indirecte.
  • Dans la suite de l’interview elle met en avant la matière active du Niacinamid et explique que ce composant est utilisé dans les crèmes CC pour «son efficacité multiple qui vise à réduire les apparences des rides et uniformiser le teint».
  • Tout cela et tout aussi intéressant, d’autant plus que la matière active Niacinamid existe depuis bien longtemps. Mais pour quelle raison la marque Olaz ne l’a alors pas utilisée dans sa crème BB ? Et si l’on regarde de plus près on s’aperçoit que le Niacinamid se trouve en fait bien dans la composition de la crème BB Olaz (voir la comparaison des produits). Que signifie donc tout ce «hype» autour du soi-disant nouveau produit, la crème CC ?
  • Du point de vue du fabricant la crème CC est une invention géniale : On se base tout simplement sur le principe de la crème BB et on brode autour un concept marketing qui met davantage en avant l’aspect anti-âge ou anti-rougeur ou un autre argument similaire. Il s’agit tout simplement de mettre en avant une matière active spécifique ou une autre – et la vague frénétique d’achat se met en route.

Les filtres solaires élevés de ces crèmes représentent-ils un risque ?

  • La plupart des crèmes BB et des crèmes CC sont en principe des crèmes solaires, avec des indices de protection entre 15 et 30. Les filtres solaires que l’on y trouve sont les mêmes que ceux utilisés dans produits solaires ‘classiques’.
  • Les crèmes BB et CC qui sont certifiées en tant que cosmétiques naturels et bio contiennent généralement un filtre solaire minéral à base de dioxyde de titane.
  • Les crèmes BB + CC «conventionnelles» utilisent principalement des filtres solaires de synthèse. Dans les produits de protection solaire, les filtres solaires protègent la peau du coup de soleil et d’autres dommages sur la peau. Dans les crèmes BB + CC l’utilisation de ces filtres solaires et mis en avant comme arme «anti-âge», en tant que protection des agressions de la peau dues au soleil.
  • Les filtres solaires de synthèse ont par contre un potentiel doublement problématique : – leur fonctionnement et leur composition chimique (en partie perturbateurs hormonaux et pollution de l’environnement).
  • Par ailleurs se pose la question si une protection permanente et quotidienne de la peau, -que ce soit avec des filtres de synthèse ou des filtres minéraux- est réellement bénéfique. Ma réponse est non, car une telle protection prévient la formation de la vitamine D.

    Carences en vitamine D : l’alerte des experts
    L’institut allemand de l’évaluation des risques s’est penché sur la question de la vitamine D, car une étude inquiétante avait constaté des carences flagrantes de cette vitamine. Cette étude démontre pour l’Allemagne une concentration suffisante de vitamine D en été (23 ng/ml), alors que les taux sont bien plus faibles en février/mars (15 ng/ml).

  • La vitamine D, -si importante-, se forme dans les couches supérieures de la peau.
  • Pour qu’une quantité suffisante de vitamine D propre au corps humain (20-60 ng/ml) puisse se constituer, une exposition quotidienne de 15-20 minutes est indispensable. Il suffit pour cela d’exposer les mains et le visage à la lumière directe du soleil.
  • Nous avons donc besoin de la lumière du soleil sur notre peau ! Si notre peau est quotidiennement protégée par des crèmes avec des filtres solaires tout le long de l’année, les carences en vitamine D vont s’accentuer- avec des répercussions importantes sur notre santé.

Les débuts des crèmes BB

  • Ce sont des dermatologues qui étaient principalement à l’origine des toutes premières crèmes BB. Ces dermatologues avaient développés,-il y a une dizaine d’années déjà-, des crèmes spécifiques pour des peaux à problèmes, à tendance réactive, avec pores dilatés et les avaient nommés „Blemish Balm“.
  • Ces produits font sens, car il répondent à un problème de peau bien spécifique.
  • Un autre produit ‘combiné’, qui est également sur le marché depuis bien longtemps, apporte les mêmes solutions : Il s’agit tout simplement des crèmes teintées. Ce type de crème se trouve aujourd’hui également sous l’appellation des crèmes BB et des crèmes CC.

Voici l’exemple d’une crème BB classique:

 

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La crème teintée qui pourrait tout aussi bien s’appeler crème BB ou crème CC
Une bonne crème teintée est une crème de jour ‘tout terrain’ pour un type de peau spécifique qui rajoute comme ‘petit plus’ un élément couvrant à base de pigments de couleurs pour harmoniser et unifier le teint.
Les présentations des crèmes teintées restent généralement très sommaires, alors qu’elles pourraient tout à fait être mises en avant comme produits „5-en-1“ ou „7-en-1, comme le font souvent les crèmes BB ou CC.
Le bilan d’efficacité de ces crèmes est tout à fait honorable et multiple : (1) harmoniser le teint, (2) hydrater, (3) raffermir, (4) matifier, (5) renforcer, (6) protéger la peau – et voici que l’on arrive au score du produit «6-en-1».
En regardant les slogans publicitaires des crèmes BB et CC on s’aperçoit que c’est exactement dans cette logique que l’on «gonfle» artificiellement les vertus du produit.
Cela se présente par exemple ainsi pour une formule «7-en-1» hydratation intense- raffermit en douceur – la peau devient plus lisse – affine et raffermit – affine les pores – réduit l’apparence des pores dilatées – procure un teint rayonnant.

 
Voici l’exemple d’une crème teintée, certifiée en tant que cosmétique naturel et bio.

 
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Les tests produits : 15 crèmes CC et crèmes BB en comparaison
Dans la première partie des tests produits seront présentées les crèmes BB et crèmes CC qui ne se distinguent en principe pas vraiment des crèmes teintées.
Dans la deuxième partie, ce sont les crèmes BB et CC de la catégorie «soin, anti-âge, fond de teint» qui seront analysés. Le point commun principal de ces crèmes sont des filtres solaires avec indices de protection moyens à élevés.

Voici la première partie des tests

https://lcs.lc1ere-partie-tests-produits-cremes-bb-cremes-cc-de-categorie-creme-teintee/

Commentaire: cet article date de septembre 2013
Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.