la vérité sur les cosmétiques

C’est l’heure de la douche ! Le test des gels douches…

Le test des GELS DOUCHES

Les gels douches font partie intégrante de nos salles de bain et si la génération de nos grand-parents ne connaissaient que le savon, la plupart des foyers utilisent désormais leurs gels douches préférés au quotidien.

Il existe quelques études contradictoires au sujet des habitudes d’hygiène quotidienne des français, mais il semblerait que contrairement à d’autres pays européens, les français préfèrent la douche au bain (étude Henkel de 2006 : 85% des anglais et 82% des allemands prennent des bains régulièrement, 40% des français également, mais la majorité opte pour la douche, sauf pour les enfants qui sont habitués au « bain quotidien »)

Tout comme la crème hydratante, le dentifrice et le déodorant, ce sont un peu « les produits de base » de nos salles de bain, raison de plus pour s’attarder un peu plus sur leur composition.

Les quatre gels douche sélectionnés proviennent de différents réseaux de distribution : grande distribution, parapharmacie, magasin bio et site internet.

CADUM

Gel Douceur Corps & Cheveux

huile d’amandes douces bio

750 ml, 6,81€

Formule INCI : Aqua (Water), Sodium Laureth Sulfate, Peg-200 Hydrogenated Glyceryl Palmate, Polysorbate-20, Glycerin, Coco Betaine, Sodium Chloride, Peg-7 Glyceryl Cocoate,PPG-5-Ceteth-20, Parfum (Fragrance), Sodium Benzoate,Sodium Hydroxide, Prunus Amaygdalus Dulcis Oil/ Sweet Almond Oil, Styrene/Acrylates Copolymer, Citric Acid, Polysorbate 21 , Polyquaternium-10

C’est un produit de douche pour enfants (slogan « je ne suis plus un bébé Cadum ») et les mentions sur le flacon se veulent plus que rassurantes : « à l’huile d’amande douces bio…. « Hypoallergénique… »  « Composition garantie sans : Paraben, Savon, Colorant. »

Dans la présentation du produit, au dos de l’emballage, on peut lire ;

« Sa peau demande tant d’amour.

Cadum, spécialiste de la douceur depuis 1907, a mis tout son savoir-faire dans don Gel Douceur Corps et Cheveux à l’huile d’amandes douces bio. Sa formule hypoallergénique est idéale pour se laver de la tête aux pieds, elle nettoie la peau en douceur et lave les cheveux tout en les démêlant (…….)

Composition Garantie :

Depuis toujours, Cadum garantit le choix des ingrédients les plus respectueux dans ce Gel Douceur Corps et Cheveux.

Douceur : Huiles d’amandes douces bio/ Base Lavante douce/ Hypoallergénique/ Testé dermatologiquement

Respect : Sans Paraben/ Sans Colorant/ Sans Savon…

Donc, si je comprends bien Cadum serait désormais, (-et depuis toujours-), le garant d’ingrédients respectueux.La preuve: de huile d’amande bio !

Allons jeter un coup d’oeil derrière les coulisses de ce nuage rose pour vérifier la composition exacte du produit :

Analyse des composants :

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit.

De manière générale, un les produits lavants (gels douches/shampooings, etc) sont constitués d’environ 70% d’eau, viennent ensuite des bases lavantes (environ 20%) et d’autres composants annexes.

En ce qui concerne les gels douches ce qui est donc primordial, c’est le choix des bases lavantes (tensioactifs) qui peuvent être soit très doux, bien tolérés par la peau, ou plutôt irritants et/ou problématiques pour l’environnement.

La formulation se compose ici d’un mélange d’un tensioactif irritant le Sodium Laureth Sulfate, (voir PEG) en deuxième position associé à un tensioactif plus doux le Coco Betaine, en 6ème position. La glycérine, hydratante, en 5ème position, adoucit certainement la formule, mais une flopée impressionnante de PEG (en tant qu’émulsifiants) sous différentes formes se rajoute au tableau.

D’autres substances problématiques et controversées se sont glissées dans la formule :

  1. Pas moins de 5 PEG ! (Peg-200 Hydrogenated Glyceryl Palmate/Polysorbate-20/ Peg-7 Glyceryl Cocoate/ PPG-5-Ceteth-20/ Polysorbate 21) des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique lourd qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  2. Le tensioactif Sodium Laureth Sulfate, irritant
  3. Le Polyquaternium-10, substance démêlante (antistatique) qui fait partie des Polyquats, des substances une fois de plus peu biodégradables et légèrement irritantes.

Mais où est donc passé l’huile d’amande douce ?

Dans la dernière partie de la formule (13ème position), donc une fois de plus ce composant végétal largement mis en avant pour des arguments marketing fait plus office de figuration que de composant.

Verdict : « Sans paraben, sans savon colorant », MAIS avec une base lavante bien irritante et d’autres composants problématiques et polluants… et une touche d’huile d’amande bio pour agrémenter le tout.

 

 

LABELL

DOUCHE Smoothie do Brasil

Maracuja & Citron Vert

250 ml, 1,51€

 

Formule INCI: Aqua, Sodium laureth Sulfate, Glycerin, Acrylates Copolymer, Decyl Glucoside, Sodium Chloride, Parfum, Cocamidopropyl Betaine, Triethanolamine, Fragaria Ananassa Fruit, PPG-26-buteth-26, Peg-40 hydrogenated Castor oil, Propylene Glycol, Magnesium Nitrate, Passiflora Edulis Fruit Extract, Citrus Aurantifolia Fruit Extract, Alcohol, Magnesium Chloride, Citric acid, Methylchloroisothiazolinone, Methylisothiazolinone, Potassium Sorbate, Sodium Benzoate, Limonene, Hexyl Cinnamal, Citronellol, Ci 19140, Ci 42090

Un gel douche fruité qui arbore fièrement son logo «  Victoire de la Beauté 2016-2017 ».

Dans la présentation du produit, au dos de l’emballage, on peut lire ;

« La douche Smoothie do Brésil Labell aux extraits de Maracuja & Citron Vert est un véritable cocktail de fruits rafraichissants pour votre peau. Délicieusement parfumée, votre peau sera irrésistible. »

Des extraits de fruits exotiques pour une douche rafraichissante, le programme a l’air prometteur….

Allons jeter un coup d’oeil derrière les coulisses de ce smoothie exotique pour vérifier la composition exacte du produit :

Analyse des composants :

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit.

De manière générale, un les produits lavants (gels douches/shampooings, etc) sont constitués d’environ 70% d’eau, viennent ensuite des bases lavantes (environ 20%) et d’autres composants annexes.

En ce qui concerne les gels douches ce qui est donc primordial, c’est le choix des bases lavantes (tensioactifs) qui peuvent être soit très doux, bien tolérés par la peau, ou plutôt irritants ou problématiques pour l’environnement.

La formulation se compose ici d’un mélange d’un tensioactif irritant le Sodium Laureth Sulfate, (voir PEG) en deuxième position associé à des tensioactifs plus doux le Decyl Glucoside, en 5ème position et le Cocoamidopropyl Betaine en 8ème position. Le Sodium Laureth Sulfat, c’est également LE tensioactif «classique» des shampooings conventionnels qui fait partie des bases lavantes les moins chères sur le marché. Ce tensioactif fait partie des matières premières éthoxylés (PEG).

Des substances problématiques et controversées se sont glissées dans la formule :

  1. Toujours des PEG….. (PPG-26-buteth-26, Peg-40 hydrogenated castor oil,) des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique lourd qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  2. La substance tampon Triethanolamine, susceptible de former des nitrosamines, cancérigènes
  3. Le conservateur de synthèse Methylchloroisothiazolinone, très problématique, car potentiel allergisant très élevé
  4. Le conservateur de synthèse Methylisothiazolinone très problématique, car potentiel allergisant très élevé. Les deux conservateurs sont souvent utilisés à la place des parabènes, qui son plus faciles à retenir et que désormais tout le monde évite soigneusement.  Restrictions d’utilisation pour le Methylisothiazolinone , qui sera bientôt interdit dans les produits « sans rinçage », la concentration maximale a été revue à la baisse. Restrictions d’utilisation pour la combinaison de ces deux composants.
  5. Et pour couronner le tout : un colorant azoïque le Ci 19140, les colorants azoïques (pigments de synthèse) peuvent déclencher des allergies et sont classés cancérigènes possibles. 

Les extraits de fruits, -Maracuja et Citron Vert- arrivent  enfin en 16ème et 17ème position, mais les extraits végétaux jouent toujours un rôle plus que secondaire dans les gels douches, qui sont principalement constitués d’eau, de bases lavantes et de quelques composants annexes (voir plus haut).

Verdict : Comment dire ? Un cocktail détonnant de tensioactif irritant, des substances susceptibles de formes des nitrosamines, de conservateurs allergisants, saupoudré d’une touche de colorant azoïque. Si c’était un smoothie, je m’abstiendrai…

SANTE Family

Gel Douche

Coco bio & Vanille

950 ml, 9,80€

certifié Natrue, BDiH et Vegan

 

Formule INCI : Aqua (Water), Coco Glucoside, Sodium Coco-Sulfate, Lauryl Glucoside, Glyceryl Oleate, Glycerin, Inulin, Aloe Barbadensis Leaf  Juice*, Sorbitol, Betaine, Sodium Cocoyl Glutamate, Disodium Cocoyl Glutamate, Cocos Nucifera Fruit Extract*, Citric Acid, Maris Sal, Glyceryl Caprylate, Sodium PCA, Potassium Sorbate, PCA Ethyl Cocoyl Arginate, Parfum

*issu d’agriculture biologique

Dans la présentation du produit, au dos de l’emballage, on peut lire ;

« Note tropicale et douce. A base de noix de coco bio & d’aloe vera bio. Ce gel douche, au parfum de vanille chaud et exotique, nettoie la peau sans l’agresser, grâce à ses bases lavantes d’origine végétale. La formulation à base de jus d’aloe vera bio hydrate intensément la peau et la rend particulièrement douce.L’extrait de noix de coco complète le soin. »

Ce produit est certifié par les labels de cosmétique naturelle et bio NATRUE et BDIH qui garantissent l’absence de composants controversés, l’analyse des composants sera donc nettement plus rapide.

Analyse des composants :

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit.  De manière générale, un les produits lavants (gels douches/shampooings, etc) sont constitués d’environ 70% d’eau, viennent ensuite des bases lavantes (environ 20%) et d’autres composants annexes.

En ce qui concerne les gels douches ce qui est donc primordial, c’est le choix des bases lavantes (tensioactifs) qui peuvent être soit très doux, bien tolérés par la peau, ou plutôt irritants ou problématiques pour l’environnement.

La formulation se compose ici d’un mélange de  bases lavantes particulièrement douces à base de sucre (Coco Glucoside, Lauryl Glucoside,) et d’acylglutamates (Disodium Cocoyl Glutamate, Sodium Cocoyl Glutamate). Ce sont les bases lavantes les plus douces, les mieux tolérées par la peau. 

En ce qui concerne la formulation, ce sont aussi les plus chères, ce qui explique notamment des écarts de prix parfois importants. A cela s’ajoute une base lavante à base de coco, le Sodium Coco-Sulfate, souvent utilisée comme alternative au Sodium Lauryl Sulfate.

Des composants naturellement hydratant comme la glycérine végétale, le jus d’aloe vera bio et  des composants adoucissant comme l’inuline et l’extrait de coco.

Aucune substance problématique et controversée.

Verdict : Un parcours sans faute avec un mélange de bases lavantes particulèrement douces, un  gel douche sans composants problématiques, parfaitement adapté pour toute la famille.

BIOTURM

Gel douche Grenade n°71

Prix: 6,95 € 

200 ml, Certifié BDIH et Vegan

 

Formule INCI : Aqua, Sodium Coco-Sulfate, Coco-Glucoside, Inulin, Lactic Acid, Parfum, Sodium Chloride, Sunflower Seed Oil Polyglyceryl-6 Esters*, Punica Granatum Fruit Extract*, Glyceryl Laurate, Alcohol, Limonene

Dans la présentation du produit, on peut lire ;

«  La grenade  fruitée vous procure une sensation de fraicheur stimulante sous la douche. Les substances nettoyantes douces et hydratantes soignent déjà la peau, tout en la nettoyant, et y laissent au toucher une  agréable sensation veloutée. »

Ce produit est certifié par le label de cosmétique naturelle et bio BDIH qui garantit l’absence de composants controversés, l’analyse des composants sera donc nettement plus rapide.

Analyse des composants :

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le «profil» du produit.  De manière générale, un les produits lavants (gels douches/shampooings, etc) sont constitués d’environ 70% d’eau, viennent ensuite des bases lavantes (environ 20%) et d’autres composants annexes.

En ce qui concerne les gels douches ce qui est donc primordial, c’est le choix des bases lavantes (tensioactifs) qui peuvent être soit très doux, bien tolérés par la peau, ou plutôt irritants ou problématiques pour l’environnement.

La formulation se compose ici d’un mélange de  bases lavantes particulièrement douces à base de sucre (Coco Glucoside) et de Coco (Coco-Glucoside). A cela se rajoutent des composants adoucissant comme l’inuline et l’acide lactique et de l’extrait de grenade vivifiant.

Aucune substance problématique et controversée.

Les produits de cosmétique naturelle et bio utilisent essentiellement des parfums naturels, issu d’huiles essentielles et non des parfums de synthèse, qui contiennent très souvent également des phtalates, classés également comme perturbateurs endocriniens. Pour éviter la présence de phtalates, la seule certitude serait d’opter pour un produit certifié, les parfums de synthèse ne sont tout simplement pas autorisés par les différents cahiers de charges en cosmétique naturelle et bio.

Concernant les sujet des huiles essentielles je renvoie également vers l’article suivant, qui évoque la question des substances potentiellement allergènes (Citral, Limonene, Geraniol ) issues d’huiles essentielles.

Une liste d’une vingtaine de substances identifiées comme problématiques dans les cosmétiques est-elle suffisante ? 

Verdict : Une base de tensioactif équilibrée, des composants adoucissant et un parfum naturel fruité. Un gel douche, exempt de tout composant controversé, qui apporte une touche de fraicheur naturelle.

 

 

 

 

TIMOTEI

Shampooing « Huiles Précieuses »

Huile d’Argan bio et d’Amande

et extrait de Fleur de Jasmin

300 ml, 2,68 €

 

INCI : Aqua, Sodium Laureth Sulfate, Cocamidopropyl Betaine, Sodium Chloride, Glycerin, Argania Spinosa Kernel Oil, Carbomer, Citric acid, Cocamide MEA, Cocos Nucifera Oil, Dimethiconol, Disodium EDTA, DMDM Hydantoin, Glycol Distearate, Guar Hydroxypropyltrimonium Chloride, Jasminum Officinale (Jasmine) Flower Extract, Parfum, PEG-45M, Phenoxyethanol,PPG-9, Prunus Amygdalus Dulcis Oil, Silica, Sodium Benzoate, Sodium Hydroxide,TEA-Dodecylbenzenesulfonate, TEA-Sulfate, Butylphenyl Methylpropional, Coumarin, Linalool

 

Note ; cet article date de 2017

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

 

 

 

Voici un shampooing qui se présente sous une facette «naturelle» , avec la mention « d’huiles d’Argan Bio et d’Amande », « d’extrait de fleur de jasmin » et un logo «0 % paraben, colorant » qui se veut rassurant.

Dans la présentation du produit sur l’emballage, on peut lire ;

« Sa formule est enrichie en Huile d’argan Bio et Huile d’Amande, connues pour leurs vertus nourrissantes, associées à de l’extrait de Fleur de Jasmin. Elle nourrit instantanément vos cheveux, leur apportant brillance et douceur infinie ».

A cela se rajoute le slogan prometteur «la beauté sans artifices». On pourrait donc même interpréter ce slogan comme « une beauté sans artifices, naturelle »…

Allons jeter un coup d’oeil derrière les coulisses pour vérifier la composition exacte du produit :

 

 

 

Analyse des composants :

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit.

De manière générale, un shampooing est constitué d’environ 70% d’eau, viennent ensuite des bases lavantes (environ 20%) et d’autres composants annexes.

En ce qui concerne les shampooing, (ou même les gels douches, par exemple),  ce qui est donc primordial, c’est le choix des bases lavantes (tensioactifs) qui peuvent être soit très doux, bien tolérés par la peau, ou plutôt irritants ou problématiques pour l’environnement.

La formulation se compose ici d’un mélange d’un tensioactif irritant le Sodium Laureth Sulfate, (voir PEG) associé à un tensioactif plus doux le Cocamidopropyl Betaine.

Mais d’autres substances problématiques et controversées se sont également glissées dans la formule :

  1. Le Butylphenyl Methylpropional (Lilial) classé perturbateur endocrinien
  2. Le conservateur de synthèse Phenoxyethanol,  hépatotoxique (problématique pour le foie),  allergisant, restriction d’utilisation.
  3. Plusieurs PEG (PEG-45M,PPG-9) des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et sont peu biodégradables, donc polluantes.
  4. Le Guar Hydroxypropyltrimonium Chloride, un autre composant éthoxylé, similaire au PEG
  5. Le conservateur de synthèse DMDM Hydantoin, susceptible de libérer du formaldehyde, cancérigène
  6. L’agent complexant Disodium EDTA, peu biodégradable et polluant, (voir fiche composant sur le site)
  7. Le Phenoxyethanol; conservateur de synthèse controversé, potentiel toxique avéré (nocif pour le foie, notamment)
  8. Le tensioactif de synthèse TEA-Dodecylbenzenesulfonate, susceptible de former des nitrosamines, cancérigènes
  9. Le Dimethiconol, composant à base de silicone, peu biodégradables et problématiques pour l’environnement.

Bien sûr que l’on retrouve également l’huile d’argan (6ème position) et l’huile d’amande (21ème), ainsi que l’extrait de jasmin (16ème ), mais ces composants naturels ne font pas le poids face au mélange de tensioactifs irritants, de composants problématiques, controversés et polluants.

Le fait de mentionner «O% parabènes » permet de rajouter en douce un conservateur de synthèse tout aussi, ou même plus problématique, que les parabènes, le DMDM Hydantoin, le fait de rajouter 0% de colorant me paraît plutôt incompréhensible, car qu’il s’agit bien d’un shampooing, ou les colorants ne jouent pas un rôle majeur.

On revient toujours aux mêmes principes : une touche d’huile végétale ou quelques composants naturels parmi une flopée de composants de synthèse controversés ne rend jamais la formule automatiquement « naturelle ».

Verdict : Une beauté sans artifices ?  Tout dépend de la définition du terme « artifices », en tout cas ce shampooing est formulé avec des composants peu recommandables, et surtout pas du tout naturels…

D’autres articles sur le site sont consacrés aux soins des cheveux.

 

 07 aout 2017

L’ORÉAL

Fond De Teint Accord Parfait

10,70 €

 

Liste ingrédients INCI* :

INGREDIENTS: AQUA / WATER • DIMETHICONE • ISODODECANE • CYCLOHEXASILOXANE • GLYCERIN • PEG-10 DIMETHICONE • METHYL METHACRYLATE CROSSPOLYMER • BUTYLENE GLYCOL • PENTYLENE GLYCOL • SYNTHETIC FLUORPHLOGOPITE • DISTEARDIMONIUM HECTORITE • HYDROXYETHYLPIPERAZINE ETHANE SULFONIC ACID • CETYL PEG/PPG-10/1 DIMETHICONE • SODIUM CHLORIDE • POLYGLYCERYL-4 ISOSTEARATE • HEXYL LAURATE • CAPRYLYL GLYCOL • PHENOXYETHANOL • DISODIUM STEAROYL GLUTAMATE • TOCOPHEROL • PANTHENOL • ALUMINUM HYDROXIDE • HYDROXYETHYL UREA • ALOE BARBADENSIS LEAF JUICE POWDER • SODIUM HYALURONATE • SILICA • TIN OXIDE • PENTAERYTHRITYL TETRA-DI-T-BUTYL HYDROXYHYDROCINNAMATE ● [+/- MAY CONTAIN: CI 77891 / TITANIUM DIOXIDE • CI 77491, CI 77492, CI 77499 / IRON OXIDES • MICA • CI 77288 / CHROMIUM OXIDE GREENS • CI 77007 / ULTRAMARINES].

L’ORÉAL Accord Parfait : ingrédients?

Bénéfices produit, –  présentés sur le site de L’Oréal :

« L’Oréal Paris a repensé la formule de son fond de teint phare, le fond de teint fluide Accord Parfait, pour s’adapter à chaque tonalité de peau. Grâce à sa formule et sa technologie « Skin-Matching » composée avec jusqu’à 6 pigments, il offre une couvrance naturelle sans démarcation qui se fond à toutes les carnations. 99,5%* des femmes qui l’ont essayé ont trouvé leur accord parfait. Trouvez le vôtre ! (…) Formule infusée avec du soin hydratant et de l’acide hyaluronique – pour une hydratation longue durée. »

Maquillage : agents hydratants,  composants minéraux, pigments de couleurs

Pour compléter l’article du mois de juillet sur les produits de maquillage pour les yeux, nous allons nous pencher sur un autre produit de maquillage, un « illuminateur de teint » de l’Oréal qui s’applique souvent en combinaison avec un fond de teint. Dans l’article précédent nous avions vu également que dans les produits de maquillage, les composants minéraux, les pigments de couleurs jouaient un rôle important, complété par des substances «plus ou moins » naturelles pour la partie hydratation, par exemple.

Ce qui est intéressant, avec ce type de produit, c’est que même la présentation du produit ne mentionne aucune substance naturelle ou végétale qui pourrait faire croire que la substance naturelle jouerait un rôle phare dans ce produit de maquillage. Pour la simple raison que les substances naturelles sont pratiquement inexistantes dans cette formule.

On retrouve bien sûr aussi des substances auxiliaires d’origine végétale comme l’émulsifiant sorbitan, ou la glycérine, qui -par contre- peut provenir de différentes sources : végétale, animale ou de de synthèse. Difficile de savoir d’où provient la glycérine ici en interprétant uniquement la liste INCI. Les cosmétiques naturels et bio certifiés par contre n’autorisent essentiellement la glycérine végétale, pour les autres fabricants ou marques la question reste ouverte.

L’ORÉAL Accord Parfait ingrédients

Ce qui saute aux yeux, quand on regarde l’ensemble de la formulation, c’est qu’il s’agit d’un socle basé essentiellement sur des composants de synthèse, des huiles minérales et silicones pour l’hydratation, des conservateurs de synthèse pour la conservation, des solvants de synthèse.

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit.

Et parmi ces premiers composants, on trouve déjà en 2ème et 6ème position des silicones (Dimethicone), substances hydratantes, -certes-, mais aussi très polluantes.

D’autres substances controversées se sont glissées dans la formule du maquillage de L’Oréal :

  1. Le conservateur de synthèse Phenoxyethanol,  hépatotoxique (problématique pour le foie),  allergisant, restriction d’utilisation.
  2. Le Synthetic Fluorphlogopite, est un composant de synthèse, régulateur de viscosité, ou aussi parfois employé comme pigment de synthèse («synthetic mica»), alors que de nombreuses alternatives naturelles (pigments minéraux naturels) existent.
  3. Cyclohexasiloxane , perturbateur endocrinien suspecté.
  4. Plusieurs PEG, des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et sont peu biodégradables, donc polluantes.

Donc en résumé, le produit est constitué principalement de composants de synthèse, issu de la pétrochimie ou de silicones, quelques composants moins problématiques en fin de liste (pigments naturels, vitamine E,) et de composants controversés (conservateurs de synthèse classé perturbateur endocrinien ou substances problématiques sur le plan environnemental). Le seul mérite que je donnerai à ce produit, c’est qu’il ne joue pas la carte du «greenwashing», mais c’est juste un hasard, car d’autres produits de la marque exploitent bien sûr aussi allègrement cette astuce de marketing.

Verdict :

Un accord parfait… entre des composants de synthèse problématiques et des composants polluants.

 

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Commentaire: cet article date de 2017

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

 

Comparatif des produits de maquillage pour les yeux

Juillet 2017

Pour la large majorité des françaises «sortir sans maquillage» reste une idée presque «inconcevable». Mettre en valeur son regard, ses lèvres… unifier son teint pour masquer les petites imperfections et souligner l’harmonie avec son look…les femmes se maquillent pour de nombreuses raisons. Pour les françaises en tout cas, «prendre soin de soi», passe aussi par toutes ces petites astuces et combines pour se mettre en valeur naturellement ou…. de manière un peu plus sophistiquée.

Les habitudes du maquillage en France

En France, on a tendance a débuter très tôt avec le maquillage: 50 % des 18-25 ans ont commencé à se maquiller avant 16 ans*. Et beaucoup de femmes se sentent parfois aussi presque «obligées» de se maquiller dans une contexte professionnel. Selon une étude des universités d’Harvard et de Boston les femmes paraîtraient même plus compétentes une fois maquillées**. Tout dépend bien entendu du contexte professionnel et de l’individu, mais par rapport à d’autres pays ou cultures, le maquillage quotidien est une réalité pour la plupart des françaises.

Des tendances maquillage….aux produits.

La couleur reste l’une des principales caractéristiques du maquillage et c’est là que souvent on retrouve des différences notables entre cosmétiques «conventionnels» et cosmétiques naturels et bio certifiés.  Beaucoup de produits de maquillage contiennent malheureusement toujours un certain nombre de colorants préoccupants sur le plan toxicologique et environnemental. La préoccupation ne s’arrête cependant pas là, comme le démontrent les produits présentés dans ce test ; les produits de maquillage «conventionnels» peuvent contenir toute une série de composants controversés. Les produits de maquillage sélectionnés et analysés en fonction de leur composition sont issus de différents réseaux : pharmacie, magasin bio, supermarché, magasin propre à la marque et parapharmacie. Certaines marques ou produits sont bien sûr présents dans différents réseaux de distribution.

Place aux tests produits : maquillage des yeux 

1) BOHO Cosmetics –Ombre à paupières

Ardoise 221 –8,99 € – Certifié Cosmébio

 

 

Descriptif produit :

«Véritables stars de la marque, les ombres à paupières bio Boho Green Make-up se déclinent en plusieurs teintes, des plus nudes aux plus colorées. Riches en pigment, leur texture soyeuse et veloutée permet une grande facilité d’application, au pinceau comme au doigt. Ne perdez rien en qualité, ni en tenue, grâce à leur composition ultra-pigmentée. »

Ingredients (INCI): Mica, Zea Mays (corn) Starch*, Squalane, Zinc Stearate, Benzyl Alcohol, Silica, Prunus Armeniaca (Apricot) Kernel Oil*, Dehydroacetic Acid, Sodium Riboflavin Phosphate, Alumina, may contain : CI 77499 (Iron oxides), CI 77891(Titanium dioxydes) *Ingrédients issus de l’agriculture biologique.

Formulation de base / matières actives

Comme toujours, dans une formulation de produits cosmétiques, ce sont les 5-10 premiers composants, -présents en plus grande quantité-, qui déterminent le «profil» global d’un produit.Et dans les produits de maquillage de ce type (fards à paupières, poudres libres et compactes,etc) ce sont surtout des composants d’origine minérale, les poudres et pigments minéraux qui jouent le premier rôle. C’est la raison pour laquelle il serait plus judicieux de parler de maquillage «certifié» en cosmétique naturelle et bio que de parler de maquillage « bio ».

Par définition bio signifie «issu de l’agriculture biologique» et les composants minéraux comme les pigments minéraux naturels qui donnent ces jolis coloris ne peuvent pas être considérés comme «bio», mais plutôt comme naturels.  Et bien sûr qu’ils ont leur place dans la cosmétique naturelle et bio, les composants minéraux font partie intégrante des formulations et sont la seule alternative à l’arsenal chimique lourd que l’on retrouve parfois dans les produits conventionnels.

Qu’est-ce qui peut être bio dans certains produits de maquillage, les poudres, les blush, les fards à paupières, d’ailleurs?

Pour approfondir la question, je renvoie vers l’ebook, disponible sur le site.

Revenons à notre produit : rien à signaler dans cette formule, qui représente un mélange «classique» pour un produit de maquillage du type ombre à paupières : de composants minéraux, des pigments naturels: mica, silica, alumina, CI77499 et des composants de soin d’origine végétale: amidon de mais (matifiant, absorbant) et huile de noyau d’abricot (régénérante et revitalisante). A cela s’ajoutent quelques composants auxiliaires (stabilisateurs de formules,etc) et deux conservateurs doux, autorisés en cosmétique naturelle et bio certifiée : le Benzyl Alcool et Dehydroacetic Acid.

Qualité Bio : l’huile de noyau d’abricot et l’amidon de mais sont issus de l’agriculture biologique.

Verdict : un produit classique de cosmétique naturelle et bio, sans substances problématiques, controversés ou polluantes.

 

2) Monop’ Make-up Ombre à paupières

bleu roi paillette 25

5,99 €

Les produits Monop’ Make-UP ne sont pas disponible en ligne, uniquement dans les magasins Monoprix.

Ingredients (INCI)Talc, Mica, Polyethylene Terephthalate, Octyldodecyl Stearoyl Stearate, Magnesium Myristate, Phenyl Trimethicone, Silica, Ethylhexylglycerin, Sorbic Acid, Polyurethane-11, BHT, +/- CI77891, CI19140, CI77491, CI77492, CI77499,CI77742, CI77007, CI77510, CI77000, CI42090

Formulation de base / matières actives

En dehors des composants d’origine minérale, comme le talc, mica et silice que l’on retrouve à la fois dans les produits de maquillage «conventionnels» et «certifiés», on retrouve ici des composants moins naturels et d’autres ingrédients, problématiques à différents niveaux :

  • Le Polyethylene Terephthalate en troisième position, est un agent filmogène, qui peut également servir d’exfoliant (micro-billes de plastiques, extrêmement polluantes)
  • Le Phenyl Trimethicone en sixième position pose problème également, c’est un composant à base de silicone, polluant, car très peu biodégradable.
  • Le BHT (11ème), étudié en tant que perturbateur endocrinien et classé comme réellement problématique (cancérigène possible, surtout pour l’alimentaire) dans certains pays, dans la formule il intervient en tant que matière antioxydante.
  • Le colorant azoïque CI19140

Les colorants azoïques (pigments de synthèse) peuvent déclencher des allergies et sont classés «cancérigènes possibles».

Qualité Bio : Aucune (aucune substance végétale de soin, d’ailleurs)

Verdict : Des composants controversés et problématiques à différents niveaux, copie à revoir.

3) Dr. Hauschka  –Ombre à Paupières

Trio 02 – 32,50 € –Certifié NATRUE

 

Descriptif produit :

« Un regard scintillant : trois nuances harmonieuses qui illuminent, soulignent et animent le regard d’un éclat vibrant. La composition à base de pigments minéraux, d’extraits de plantes médicinales (notamment le thé), ainsi que la soie nourrit la peau délicate du contour de l’oeil. »

Ingredients (INCI):

Colour 01 : Talc, Mica, Magnesium Stearate, Caprylic/Capric Triglyceride, Silk (Serica) Powder, Diatomaceous Earth (Solum Diatomeae), Silica, Anthyllis Vulneraria Extract, Hamamelis Virginiana (Witch Hazel) Bark/Leaf Extract, Camellia Sinensis Leaf Extract, Fragrance (Parfum)*, Citronellol*, Geraniol*, Linalool*, Citral*, Eugenol*, Iron Oxides (CI77491, CI77492, CI77499), Titanium Dioxide (CI77891), Ultramarines (CI77007). Colour 02 : Talc, Mica, Magnesium Stearate, Caprylic/Capric Triglyceride, Silk (Serica) Powder, Silica, Diatomaceous Earth (Solum Diatomeae), Anthyllis Vulneraria Extract, Hamamelis Virginiana (Witch Hazel) Bark/Leaf Extract, Camellia Sinensis Leaf Extract, Fragrance (Parfum)*, Citronellol*, Geraniol*, Linalool*, Citral*, Eugenol*, Iron Oxides (CI77499), Titanium Dioxide (CI77891), Ultramarines (CI 77007). Colour 03 : Talc, Mica, Magnesium Stearate, Caprylic/Capric Triglyceride, Silk (Serica) Powder, Diatomaceous Earth (Solum Diatomeae), Silica, Anthyllis Vulneraria Extract, Hamamelis Virginiana (Witch Hazel) Bark/Leaf Extract, Camellia Sinensis Leaf Extract, Fragrance (Parfum)*, Citronellol*, Geraniol*, Linalool*, Citral*, Eugenol*, Iron Oxides (CI 77491, CI 77492, CI 77499), Titanium Dioxide (CI 77891), Ultramarines (CI 77007).

*from natural essential oils

Formulation de base / matières actives

Le produit contient trois nuances de couleurs, la formulation diffère seulement pour les pigments, l’analyse du produit porte ici sur la première teinte. Une formulation équilibrée qui se compose de composants minéraux (poudres minérales) et de pigments naturels minéraux: talc, mica, silice, oxydes de fer.

A cela se rajoutent des extraits végétaux de soin ; de l’extrait d’hamamélis (favorise la micro-ciculation), l’extrait de thé (astringent, adoucissant), l’extrait d’anthyllide (anti-inflammatoire et cicatrisante), de la poudre de soie (hydratante et lissante) et du parfum à base d’huiles essentielles.  Les parfums de synthèse ne sont pas autorisés en cosmétique naturelle et bio, les huiles essentielles interviennent donc en tant que parfum et jouent également un rôle dans la conservation du produit. Les composants issus d’huiles essentielles qui nécessitent une déclaration à part (Citronellol*, Geraniol*, Linalool*, Citral*, Eugenol*) se retrouvent donc souvent cités à la fin des formulations des produits de cosmétique naturelle et bio.*

Verdict : un produit classique de cosmétique naturelle et bio, sans substances problématiques, controversés ou polluantes qui incorpore un grand nombre de substances végétales de soin.

Qualité Bio :  non renseigné sur l’emballage, mais les informations se trouvent sur le site. Actuellement, la part des matières premières renouvelables issues de cultures biodynamiques ou biologiques contrôlées est supérieure à 80 %. L’extrait d’anthyllide  par exemple provient en majeure partie des cultures biodynamiques, l’hamamélis de cueillette sauvage durable.

Concernant la présence d’huiles essentielles en tant que parfum tout à la fin de la formulation, je renvoie vers l’article* suivant, qui évoque la question des substances (Citral, Limonene, Geraniol) issues d’huiles essentielles.

4) EYE CARE – Ombre à paupières (755 outremer)

7,95

Descriptif produit :

« Le silicium du crayon Jumbo paupières contribue à la tonicité et à l’élasticité du fin tissu palpébral, renforcé par la vitamine F. La présence de vitamine E, anti-âge par excellence, possède de fortes propriétés anti-oxydantes et lutte ainsi contre le vieillissement. »

Ingredients (INCI): Isododecane, Polyethylene Terephtalate, Synthetic Fluorphlogopite, Polyethylene, Polybutene, Caprylyl Methicone, Squalane, Hydrogenated Microcristalline Wax, Stearalkonium Hectorite, Ozokerite, Copernicia Cerifera (Carnauba) Wax, Sorbitan Olivate, Propylene Carbonate, Synthetic Wax, Tocopheryl Acetate, Allantoin, Panthenol, Linoleic Acid, Ethylhexyl Palmitate, Stearyl Glycyrrhetinate, Polyurethane-11, Dimethyl Oxobenzo Dioxasilane, Linolenic Acid, BHT, Tocopherol.

May Contain ± : CI77891 (Titanium Dioxide), CI77491 (Iron Oxides), CI77492 (Iron Oxides), CI 77499 (Iron Oxides),CI 77007 (Ultramarines), CI77742 (Manganese Violet), CI42090 (Blue 1 Lake), CI16035 (Red 40 Lake), CI77000 (Aluminium Powder), CI19140 (Yellow 5 Lake), CI15850 (Red 6 Lake/Red 7 Lake), CI77510 (Ferric Ammonium Ferrocyanide), Tin Oxide, Talc, Mica, Silica. (OPSi02)

Formulation de base / matières actives

Comme toujours, dans une formulation de produits cosmétiques, ce sont les 5-10 premiers composants, -présents en plus grande quantité-, qui déterminent le «profil» global d’un produit.

Et le ton est donné dès les quatre premiers composants, la substance de base, le socle, se compose essentiellement de substances de synthèse : Isododecane en première position, un solvant de synthèse, suivi du Polyethylene Terephtalate, un agent filmogène de synthèse, viennent ensuite le Polybutene (5ème position) et le Caprylyl Methicone (6ème position), composants dérivés de la pétrochimie. Le Synthetic Fluorphlogopite, est un composant de synthèse, régulateur de viscosité, ou aussi parfois employé comme pigment de synthèse  (« synthetic mica »), alors que de nombreuses alternatives naturelles (pigments minéraux naturels) existent.

D’autres composants controversés se sont glissés dans la formule :

  • Le Stearalkonium Hectorite (9ème position), régulateur de viscosité qui fait partie des «quats», au potentiel allergène (irritations) et peu biodégradables, donc polluants.
  • BHT (24ème), étudié en tant que perturbateur endocrinien et classé comme réellement problématique (cancérigène possible, surtout pour l’alimentaire) dans certains pays, dans la formule il intervient en tant que matière antioxydante.
  • Les colorants azoïques, CI16035/ CI19140/ CI15850

Les colorants azoïques (pigments de synthèse) peuvent déclencher des allergies et sont  classés cancérigènes possibles. 

Trois colorants azoïques dans un seul produit, bingo !!!

C’est qui encore plus surprenant, c’est que cette marque est vendue en pharmacie et se positionne sur le créneau «haute tolérance», «recommandée par les allergologues, dermatologues et ophtalmologistes» Voici ce que l’on peut par ailleurs lire sur le site de EYE CARE :

En développant des formules clean
Nos produits sont conçus pour offrir des formules propres et sûres, très haute tolérance, riches en ingrédients naturels et élaborés avec le culte de la satisfaction clients dans le respect des peaux sensibles ou allergiques

Qualité Bio : Aucune

Verdict : une copie à revoir de A … à Z.  Cette formulation soulève de nombreuses questions : Les allergologues et pharmaciens qui recommandent ce type de produit, lisent-ils réellement la composition des formules ?

5) SANTE –Eyeliner Lash Extension –black diamond n°1

4 ml 5,99 €

Certifié NATRUE

 

 

 

 

 

 

 

 

Descriptif produit :

« L’eyeliner Lash extension de SANTE est un eyeliner et un soin fortifiant. Il permet en effet d’obtenir des cils plus longs et plus épais en 4 semaines* seulement. Sa couleur intense et son pinceau ultra précis vous permet d’accentuer votre regard tout en stimulant la croissance de vos cils et en les hydratant. »

Ingredients (INCI): Aqua (Water), Betaine, Glycerin, Sorbitol, Calcium Aluminum borosilicate, Inulin, Aloe Barbadensis leaf juice*, Betula Alba Juice, Mica, Betula Alba Leaf Extract, Cimicifuga Racemosa Root Extract, Euphrasia Officinalis Extract*, Lycium Barbarum Fruit Extract*, Alcohol, Sodium Levulinate, Xanthan Gum, Arginine, Lactic Acid, Sodium Anisate, Sodium Lactate, PCA Ethyl Cocoyl Arginate, Silica, Tin Oxide, Parfum (Essential Oils), CI 77499 (Iron Oxydes), CI77491 (Iron oxydes), CI77492 (Iron oxydes), CI77891 (Titanium Dioxyde) *issus de l’agriculture biologique

Formulation de base / matières actives

Rien de problématique à signaler dans cette formule, il s’agit à la fois d’un produit de maquillage (eyeliner) et d’un produit de soin (soin fortifiant des cils) on y trouve donc à la fois des extraits végétaux de soin ; jus d’aloe vera bio, jus et extrait de bouleau, extrait d’euphraise bio, extrait de cimifuga, extrait de goji bio et des composants minéraux, des pigments naturels: silice, oxydes de fer, mica. A cela s’ajoutent quelques composants auxiliaires, des stabilisateurs de formules,  des composants hydratants naturels comme la glycérine, le sorbitol et l’inuline, des composants gélifiants comme le PCA Ethyl Cocoyl Arginate ou la gomme xanthane et divers composants qui contribuent à la conservation du produit, comme l’acide lactique, le Sodium Levulinate, l’alcool, les huiles essentielles ou le Sodium Anisate.

Qualité Bio : le jus d’aloe vera, l’extrait d’euphraise, et l’extrait des baies de goji sont issus de l’agriculture biologique.

Verdict : un produit classique de cosmétique naturelle et bio, sans substances problématiques, controversés ou polluantes qui incorpore des substances végétales de soin et qui joue la carte multi-fonction (maquillage & soin)

6) LAKSHMI –Kajal Khôl –noir 100C

 26 € –Certifié Demeter

 

Descriptif produit :

« Les Kohl Kajals 100% naturels de Lakshmi ont été conçus selon des principes Ayurvédiques traditionnels, associant en un geste simple, soin et maquillage des yeux.

Les Kohl Kajals vont protéger vos yeux de la pollution, de la sécheresse due à la climatisation ou chauffage, aux écrans et autres irritations quotidiennes que notre vie moderne inflige à nos yeux. Leurs ingrédients naturels vont lier ensemble poussières, pollen et autres particules indésirables, permettant ainsi au système lacrymal de les évacuer naturellement.Le charbon pur va aider à éliminer les impuretés, tandis que l’extrait d’euphraise va soulager la fatigue oculaire et apaiser les inflammations. »

Ingredients (INCI):  Mentha Piperita Extract(**), Aloe Barbadensis Extract(**), Euphrasia Officinalis Extract(*), Butyrum(**), Lanolin, Cera Flava(**), Cocos Nucifera Oil(*), Ricinus Communis Oil(*), Cera Carnauba(*), Camphor, Prunus Amygdalus Dulcis oil(*), CI77266 (**). (*) *issus de l’agriculture biologique

(**) *issus de l’agriculture biologique certifié Demeter

Formulation de base / matières actives

Une fois de plus, il s’agit à la fois d’un produit de maquillage (Kajal) et d’un produit de soin (soin des yeux) on y trouve donc à la fois des extraits végétaux de soin ;  extrait de menthe bio, extrait d’aloe vera bio, extrait d’euphraise bio, de l’huile de coco bio , de l’huile de ricin bio, de l’huile d’amande et le fameux ghee (Butyrum: beurre clarifié selon la tradition ayurvédique). A cela s’ajoutent  de la lanoline, de cire de carnauba et du camphre naturel. Pour rajouter des couleurs à la formule, on intègre de nouveaux des composants minéraux, des pigments naturels: CI77266, colorant noir.

Qualité Bio : Hormis la lanoline, le camphre et le pigment minéral, tous les composants sont issus de l’agriculture biologique. L’euphraise, l’huile de coco, la cire de carnauba et l’huile d’amande sont par ailleurs certifiés Demeter.Le produit en lui même est également certifié Demeter, (un label beaucoup plus connu pour les marques bio alimentaires) -Lakshmi est l’une des rares marques cosmétiques qui dispose de ce label exigeant pour la plupart de ses produits.

Verdict : un produit classique de cosmétique naturelle et bio, sans substances problématiques, controversés ou polluantes qui incorpore un grand nombre de substances végétales de soin et rajoute le savoir-faire traditionnel ayurvédique de notions de soin.

7) THE BODY SHOP –Khôl Matte Kajal Noir

11,00 €

Descriptif produit :

« Ajoutez une dose d’intensité à votre regard avec notre khôl Matte Kajal noir. Il s’utilise en crayon au ras des cils pour affirmer votre look ou estompé pour créer un regard charbonneux profond. »

Ingredients (INCI): Hydrogenated Polyisobutene (Emollient), Polyethylene (Binder/Stabiliser), Ethylhexyl Palmitate (Skin Conditioning Agent), Polymethyl Methacrylate (Emollient), Synthetic Fluorphlogopite (Viscosity Increasing Agent), Alumina (Bulking Agent), Tocopheryl Acetate (Antioxidant), Sclerocarya Birrea Seed Oil (Skin Conditioning Agent – Emollient), Caprylic/Capric Triglyceride (Emollient), Oryzanol (Skin Soothing Agent), Cera Alba (Emulsifier/Emollient), Silica (Absorbent), Rosa Hybrid Flower Extract (Skin Conditioning Agent). [+/- CI77499 (Colour), CI77891 (Colorant), CI77491 (Colorant)].

Formulation de base / matières actives

Comme toujours, dans une formulation de produits cosmétiques, ce sont les 5-10 premiers composants, -présents en plus grande quantité-, qui déterminent le «profil» global d’un produit. Et le ton est donné dès les quatre premiers composants, la substance de base, le socle, se compose de substances de synthèse.

  • Hydrogenated Polyisobutene en première position, une huile minérale issu de pétrochimie (= pétrole), suivi de près d’un liant de synthèse, le Polyethylene. En 4ème position on retrouve un émollient de synthèse, le Polymethyl Methacrylate.
  • LeSynthetic Fluorphlogopite, est un composant de synthèse, régulateur de viscosité, ou aussi parfois employé comme pigment de synthèse  (« synthetic mica »), alors que de nombreuses alternatives naturelles (pigments minéraux naturels) existent.

Les composants plus naturels, comme l’huile de Marula (Sclerocarya Birrea Seed Oil) et la cire d’abeille et l’extrait de rose interviennent plus bas dans la formule, en 8ème et 11ème et 13ème position et sont donc présent en plus faible quantité que les composants de synthèse, en tête de liste.  Point positif, pas de colorants problématiques (type colorant azoïque) ou de conservateurs de synthèse à l’horizon. Mais il a une vrai marge de manoeuvre entre ce type de produit et les produits de cosmétique naturelle et bio certifiés, beaucoup plus encadrés par des cahiers des charges exigeants.

Verdict :

Peut certainement mieux faire. Des bonnes intentions peut être… mais encore trop de place accordé aux composants de synthèse.  Mais la marque souhaite-elle réellement changer les formuler et aller dans ce sens ? On brouille toujours trop les pistes dans le rayon «pseudo-naturel ». Qualité Bio : Aucune

 

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À noter : cet article a été publié en 2017.

Les formules des produits évoluent constamment : une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre, avec des composants ou des produits ajoutés ou supprimés. Aucun site ou magazine consommateur ne peut mettre à jour en temps réel l’ensemble de ces modifications, car cela représenterait un travail colossal et continu.

Par ailleurs, les articles ne sont pas supprimés à la demande des fabricants, même si ces derniers signalent un changement de formule après la publication du test. En revanche, le test produit reflète l’état des connaissances et des produits au moment où il a été réalisé. Les résultats sont donc clairement datés et correspondent à une « image exacte » de cette période.

 

LUSH

Sésame Suntan Lotion

Lait Solaire

100g, 10,75€

 

Un autre sujet est en préparation sur le site, mais cette vérité cosmeto de Lait Solaire s’est imposée à nous et passera donc avant le prochain article, qui sera dédié au maquillage des yeux.

Sur le site «La Vérité sur les Cosmétiques», nous avons un faible pour les marques engagées, les marques qui ont des positionnements critiques affirmés et des causes à défendre.

Le secteur des cosmétiques, qui a cette capacité d’entourer de quelques paillettes des composants issu de la pétrochimie (en gros: du pétrole) pour vendre du rêve au prix fort,  a besoin de «contre propositions» claires et honnêtes.

Ce site veut donc aussi servir de tribune aux marques et engagements qui n’ont pas les budgets marketing des grands groupes industriels … mais qui valent tout autant, voir plus, de par la qualité de leurs formulations et produits et leur engagement, au quotidien.

La marque Lush est une marque engagée, que l’on pourrait même qualifier de «militante», avec des actions médiatiques très fortes pour la cause animale, contre le gaspillage, en faveur du mode de vie végan et bien d’autres cause «nobles». Et toujours avec un ton assez décalé, qui fait certainement bouger les choses.

Mais qu’en est-il réellement de la qualité des produits, des composants, des engagements réels à ce niveau là ? Si on regarde de près la formulation des produits…. est-qu’ils sont réellement aussi honnêtes, transparents, écologiques et engagés que la marque veut faire croire ? 

Le discours des «cosmétiques frais», «faits-maison» dans l’arrière boutique tient-il la route si on regarde de plus près la composition des produits ? 

Les personnes qui se sont lancées dans la formulation des cosmétiques «faits-maison» savent à quel point la question de la conservation est délicate.

Soit on formule pour une consommation immédiate (un gommage, un masque, etc), soit on conserve avec des conservateurs de synthèse plus ou moins problématiques, soit on conserve au frais avec toujours une incertitude de durée de conservation.

Ce qui surprend toujours également quand on passe devant un magasin Lush, ce sont les parfums particulièrement forts, qui embaument parfois les boutiques avoisinantes. 

Très très peu probables qu’il s’agisse de parfum naturels, les parfums naturels (issu  d’huiles essentielles) sont beaucoup plus volatils, seuls les parfums de synthèse peuvent être aussi présents et durables.

Pour la vérité cosméto du mois, nous avons posé notre regard critique sur un produit de circonstance, le Lait Solaire Sésame, SPF 10 (=IP 10)

Le petit flacon nous renseigne ;

«Un lait au parfum de sésame grillé contenant des filtres solaires pour vous protéger des rayons UV. Riche en infusion de feuille de noyer et en beurre de cacao pour nourrir la peau, il apportera  aussi de la fraicheur grâce à l’aloe vera.» Label Vegan. Regardons de plus près la liste des composants.

Composition (INCI) :

Juglans Nigra, Sesamum indicum, Ethylhexyl methoxycinnamate, Theobroma cacao, Aloe barbadensis, Aloe Barbadensis, Butyl Methoxydibenzoylmethane, Stearic Acid,Triethanolamine, Cetearyl Alcohol, Methylparaben, Propylparaben

Notons au passage que la liste des ingrédients sur le site est incomplète, mettant en avant surtout les composants végétaux et oubliant de mentionner quelques composants moins glamour comme le Butyl Methoxydibenzoylmethane et le Triethanolamine.

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Note ; cet article date de 2017

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

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Analyse des composants :

Ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le produit.

Et parmi ces premiers composants, on retrouve malheureusement de suite des filtres UV chimiques très controversés, le Ethylhexyl Methoxycinnamate (aussi connu sous le nom de Octyl Methoxycinnamate) en 3ème position et le Butyl Methoxydibenzoylmethane en  7ème position, tous les deux considérés comme des perturbateurs endocriniens, susceptibles d’interférer avec le système hormonal.

La problématique des filtres UV concerne pas seulement la santé de l’homme, mais aussi l’équilibre de l’écosystème, les filtres UV chimiques sont par exemple largement responsable de la destruction des coraux (voir ci-dessous) et se retrouvent bien entendu dans la chaine alimentaire.

Pour une marque qui se veut engagée dans la protection de l’environnement et des animaux l’utilisation de ces substances est juste… incompréhensible et inacceptable. 

D’autres substances controversées se sont glissées dans la formule :

  • Le triethanolamine, un composant qui est utilisé soit comme substance tampon, comme émulsifiant ou tensiofactif, mais qui est susceptible de former des nitrosamines, cancérigènes.
  • Deux autres conservateurs de synthèse, des parabènes, le methylparaben et le propylparaben classés également en tant que perturbateurs endocriniens.
  • Bien sûr que l’on y retrouve également des composants végétaux ; de l’huile de sésame bio, de l’infusion de feuille de noyer, du beurre de cacao bio.….mais quels rôles peuvent-ils jouer dans cette formulation ?  Ils hydratent et apportent soin,-certes-, mais sont entourés de composants problématiques.

Sur les treize composants du produit, on retrouve cinq substances très controversés sur le plan toxicologiques, qui sont polluantes et problématiques à d’autres niveaux. 

Comme disait ma prof de linguistique anglaise il y a longtemps «on ne mets pas de bijoux quand on est sale», quand on s’efforçait d’utiliser des mots très complexes, sans pour autant maîtriser les structures de phrase les plus simples.

Autre «boulette» de taille : dans la partie  «conseil» on peut lire : «le sésame fait office de filtre solaire et l’aloe vera apaise.»

Soit le service marketing s’est momentanément égaré à cause des effluves des parfums entêtants des savons «faits maison»… soit Lush a découvert une nouveau filtre minéral ou végétal naturel qui aurait échappé jusqu’à présent aux spécialistes des cosmétiques naturels et bio et dont Lush détiendrait le secret… L’huile de sésame peut faire valoir un léger effet de protection naturelle, mais en dessous de 10, l’indice de protection (/IP ou SPF) est non protecteur donc… plutôt inutile, en tout cas pour la protection contre les UV.

Ce qui fait surtout office de filtre solaire, c’est le mélange de filtres UV chimiques lourds.

Autre contradiction : un label «vegan», qui garantit l’absence de composants issus du règne animal… mais des produits qui contiennent des composants qui détruisent l’écosystème des poissons et qui sont responsables de la destruction des coraux...une logique assez difficile à suivre, en toute somme.

 

Récapitulatif sur la problématique des filtres solaires 

Les filtres solaires : protection solaire chimique et minérale

Dans les produits solaires «conventionnels» on utilise principalement des filtres chimiques (filtres UVA, filtres UVB, ou filtres à large spectre contre UVA et UVB).

De tels filtres solaires ne forment pas de couche protectrice qui s’interposerait entre le soleil et la peau, ils réagissent directement sur et avec la peau. Ces réactions chimiques sont à l’origine d’effets secondaires souvent non négligeables.

Dans les produits cosmétiques naturels et bio certifiés, on se sert exclusivement d’une protection solaire «physique». Cette protection est constituée de pigments qui réfléchissent les rayons solaires et les dispersent. Les substances protectrices physiques utilisées sont principalement des pigments d’origine minérale: le dioxyde de titane (INCI : Titanium Dioxide) et l’oxyde de zinc (INCI : Zinc Oxide). Ce mode de protection contre les UV a deux grands avantages: il n’entraîne pas les effets secondaires que peuvent avoir les filtres UV de synthèse et n’a pas d’impact nocif sur l’environnement.

Les filtres solaires de synthèse sont problématiques à divers égards

De nombreux filtres solaires présentent un sérieux potentiel de risque car la fonction de filtre s’appuie sur le fait que des molécules absorbent un certain spectre d’ondes. Cela n’est pas sans conséquences puisque les molécules vont être modifiées par le processus. De nouveaux composés moléculaires au fort potentiel allergisant ou provoquant des réactions phototoxiques (c’est à dire pouvant devenir instables à cause de la lumière ou des enzymes produites par le corps) peuvent se former.

De nombreux filtres UV de synthèse (entre autre ceux listés ci-dessous) sont désormais classés perturbateurs endocrinien, c’est à dire qu’ils interfèrent avec le système hormonal.

Oxybenzone (Benzophenone-3)

Octinoxate (Octylmethoxycinnamate)

Homosalate

3-benzylidene camphor

4-Methylbenzylidene Camphor

4,4-dihydroxybenzophenone 

Benzophenone-1 

Benzophenone-2 

Octyl Methoxycinnamate

Ethylhexyl methoxycinnamate (OMC) 

Octocrylene

En 2003 déjà, Margret Schlumpf, W. Lichtensteiger et H. Frei présentaient des recherches approfondies sur les conséquences de l’utilisation massive de filtres synthétiques. Selon ces études, nous sommes doublement exposés – par l’intermédiaire de la peau et de la chaîne alimentaire – « car ces composés généralement lipophiles s’accumulent dans les aliments gras, comme les poissons et le lait maternel. »

L’industrie cosmétique a refusé pendant de longues années la critique à l’égard des filtres UV synthétiques, la considérant comme infondée. Mais depuis, elle a, de fait, confirmé ces arguments puisqu’un certain nombre de ces filtres UV ne sont plus employés aujourd’hui (entre-autre pour la simple raison qu’ils ne sont plus autorisés).

Destruction du récif corallien

Il suffirait de 20 minutes de baignade pour que 25% des produits chimiques contenus dans les crèmes solaires se retrouvent aussi dans la mer. Le choix des produits que nous appliquons à la plage ou à la rivière n’est donc pas anodin.

Chaque année, ce sont plus de 4.000 tonnes de résidus de crèmes solaires qui se déposent sur les massifs coralliens, notamment en Thaïlande, au Mexique ou aux Caraïbes, là où les touristes s’entassent sur les plages. Des composants chimiques présents dans la plupart des crèmes solaires commercialisées sont jugés problématiques pour l’environnement et participent à la dégradation des coraux.

De recherches menées par des biologistes marins et rendues publiques début 2008, ont décrit l’étendue effrayante des dégâts. Les scientifiques de l’Université Polytechnique d’Ancône (Italie) en tirent une conclusion très claire : les crèmes solaires contenant des filtres synthétiques mettent en danger les récifs de coraux du monde entier.

Ce sont des observations réalisées au Mexique qui ont donné naissance à ces recherches sur les effets des filtres solaires : en effet, on avait alors constaté une forte mortalité de tous les êtres vivants dans les bassins marins fermés de la presqu’île du Yucatan, très fréquentés par les touristes.

Les scientifiques de l’Université d’Ancône ont travaillé dans le monde entier, que ce soit dans l’Atlantique, l’océan Indien et l’océan Pacifique ou la mer Rouge. Leurs résultats sont alarmants. D’après eux, 10 microlitres de crème solaire dans un litre d’eau de mer entraînent déjà une décoloration totale du corail en l’espace de 4 jours. On estime que les plus problématiques sont les filtres chimiques Ethylhexyl Methoxycinnamate, Benzophenone-3 et -4 et Methylbenzylidene Camphor. Conclusion des scientifiques: les produits solaires participent activement à la destruction d’écosystèmes importants et merveilleux du monde entier.

Une raison de plus pour éviter des protections solaires qui contiennent des filtres UV de synthèse. Vous trouverez plus d’information au sujet des de la protection solaire et des produits solaires sur le site.

 

 

mai 2017

Garnier

Ultra Doux, lait corps nourrissant

250 ml,  4,26 €

Parmi les matières actives en cosmétique, il y a bien sûr  des «classiques» ; les huiles végétales et notamment l’huile d’olive, utilisée depuis des siècles pour le soin de la peau et des cheveux, et réputée pour ses propriétés de soin multiples.

Le lait corps nourrissant de Garnier pour peaux très sèches met en avant cette huile de soin fabuleuse, en parlant même «d’olive mythique» et d’un soin à «l’huile d’olive vierge, une huile d’exception».

Les louanges de cette «huile mythique» ne s’arrêtent pas là. Dans le descriptif du produit sur le site de Garnier, on comprend que tout tourne autour de cette fabuleuse huile de soin :

« L’HUILE D’OLIVE VIERGE, UNE HUILE D’EXCEPTION

Issue d’un arbre millénaire, l’huile d’olive vierge est un véritable élixir utilisé depuis l’Antiquité pour ses propriétés hautement nutritives et l’extrême confort qu’elle procure à la peau. Extraite à froid pour mieux conserver ses propriétés, elle apporte à votre peau une hydratation intense. »

http://www.garnier.fr/soin-du-corps/beaute/garnier/ultra-doux-corps-olive-mythique/lait-nourissant

On a presque envie d’y croire avec ce beau flacon couleur olive verte qui évoque cette huile mythique….

 

Mais quelle rôle joue réellement l’huile d’olive dans la formulation de ce Lait Corps ?

En regardant de plus près la composition du produit, la réalité s’avère bien différente : dans la liste des matières principales, on retrouve d’abord des composants issus de la pétrochimie ; petrolatum et silicones, on y retrouve également une flopée de composants problématiques : des colorants azoïques, des PEGs, des conservateurs de synthèse classés perturbateurs endocriniens, etc.

L’huile d’olive, -mise en avant par le fabricant comme s’il s’agissait de la matière active de base-, est au final noyée au milieu de cette formule pas très naturelle.

On revient toujours aux mêmes principes : une touche d’huile végétale ou de composants naturels parmi une flopée de composants controversés de synthèse ne rend pas la formule automatiquement «green».

Composition : INCI: Aqua/water, petrolatum, glycerin, paraffinum liquidum/mineral oil, cetearyl alcohol, dimethicone, butyrospermum parkii butter/shea butter, benzyl alcohol, benzyl salicylate, caprylyl glycol, carbomer, cl15510/orange 4, cl47005/acid yellow 3, coumarin, glyceryl stéarate, hexyl cinnamal, limonène, linalool, olea europaea oil/olive fruit, palmitic acid, peg-100 stéarate, pentaerythrityl tetra-di-t-butyl hydroxyhydrocinnamate, phenoxyethanol, sodium hydroxide, stearic acid, parfum/fragrance. (FIL B173640/1). Sans paraben.

Analyse des composants :

Les composants naturels ne sont ni les composants principaux, ni les composants les plus significatifs du produit.

Ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le produit et l’huile d’olive intervient au final qu’en….18ème position de la formule !

Les principaux composants hydratants de ce produit sont des huiles minérales et des composants issus de la pétrochimie ; le Petrolatum (2ème), Paraffinum Liquidum (4ème), Dimethicone (6ème), la Glycerin (3ème) peut être d’origine minérale ou végétale, le seul composant hydratant naturel, c’est le beurre de karité Butyrosperum Parkii (7ème).

L’huile d’olive est positionnée bien trop bas dans la liste INCI pour avoir un effet notable sur l’ensemble de la formulation.

Ces huiles minérales ou synthétiques procurent hydratation, -certes-, mais posent problème à bien d’autres niveaux (voir l’encadré ci-dessous).

Une fois de plus d’autres substances controversées se sont glissées dans la formule :

  • Le Peg-100 stéarate, qui fait partie des PEG, des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  • Se rajoutent des matières premières problématiques sur le plan environnemental; car  très polluantes: l’antioxydant Pentaeriythrityl Tetra-DI-T-Butyl Hydroxyhydrocinnamate
  • Le Phenoxyethanol; conservateur de synthèse controversé, potentiel toxique avéré (nocif pour le foie, notamment)
  • Le CI15510 Colorant azoïque, orange. Les colorants azoïques qui permettent d’obtenir des teintes vives et variées mais sont susceptibles libérer des amines aromatiques, dont l’aniline. Irritations des yeux, des muqueuses, de la peau possibles en cas de contact important et prolongé.

L’huile d’olive, -si mythique qu’elle soit-,  est un peu perdue dans cette formulation et doit se contenter d’un rôle de figuration dans ce produit qui donne finalement la place principale aux composants de synthèse.

Dommage, car l’huile d’olive compte parmi les huiles de première qualité pour les soins de la peau et des cheveux. Elle pénètre bien dans la peau, l’assouplit et présente d’excellentes propriétés de soin. Riche en vitamine E, phytostérols et en polyphénols, c’est un allié de taille pour l’hydratation optimale et pour contrer le vieillissement prématuré de la peau.

Une copie à revoir … entièrement donc pour ce lait hydratant, afin de rendre à « l’olive mythique » la première place du podium.

 

 

« Le Match »  des Colorations Capillaires

Dans cette nouvelle rubrique, nous allons vous présenter régulièrement deux produits comparables de deux marques différentes, l’une du secteur des cosmétiques «conventionnel», l’autre du secteur des cosmétiques bio certifiés.

Ces produit s’affronteront sur le même terrain : la comparaison des composants.

Avec une particularité qui fera toute la différence ce mois-ci :

Les deux produits ont été achetés dans le réseau spécialisé des magasins bio. 

Une raison de plus pour vérifier la composition de vos produits, de poser des questions au enseignes, aux fabricants et marques OU de vous référer aux garanties des labels et certifications en cosmétique naturelle et bio.

Le commentateur vous accompagne tout le long du match et vous explique les règles du jeu quand celles-ci ne sont pas tout à fait claires.

Place au match : que le meilleur gagne. 

 

BELIFLORE

Coloration crème pour cheveux

Formule anti-âge

nuance  : 14 « châtain cuivré »

Aucune certification.

 

CONTRE 

 

LOGONA 

Soin Colorant 100% végétal

Reflet, brillance et volume

nuance / 92 « Café »

Certifié BDIH et Natrue

 

 

 

Les raisons qui nous motivent pour se colorer les cheveux sont multiples ; l’envie de changer de couleur, de changer tête…et souvent aussi l’envie de couvrir les premiers cheveux blancs pour faire illusion… un petit plus longtemps.

Et pour teindre les cheveux, il y a réellement que deux techniques ou deux écoles, d’un côté les colorations capillaires classiques «conventionnelles», -à base de composants colorants chimiques-, et de l’autre les colorations purement végétales qui utilisent essentiellement des colorants naturels, issu du règne végétal.

Les colorations capillaires qui utilisent des composants chimiques ont également quelques avantages techniques (possibilité d’éclaircir la teinte naturelle de vos cheveux, couverture uniforme et immédiate des cheveux gris, dès la première application- et indépendamment du constat de départ). De l’autre côté ces colorations capillaires classiques comportent aussi une liste assez impressionnante d’inconvénients; des composants chimiques très réactifs, controversés et extrêmement problématiques, que ce soit pour notre santé ou l’environnement.

Ce sont également des composants très réactifs qui abîment la texture du cheveux sur le long terme.

Les colorations purement végétales seront donc face à quelques limites techniques, mais représentent un avantage ultime, celui de ne pas nuire ni à la santé de l’utilisatrice/ l’utilisateur ou à l’environnement. Ces colorations purement végétales peuvent également être considérées comme un véritable soin, car elles gainent la fibre capillaire, au lieu de la fragiliser, comme c’est le cas avec les colorations chimiques. Modifiant la structure du cheveu, la coloration oxydante sensibilise la fibre capillaire et contraint à appliquer des soins et des shampoings adaptés. Ce n’est pas le cas des colorations végétales, qui fonctionnent sur d’autres principes, en enrobant la fibre capillaire.

 

Il est important, -surtout dans le secteur des colorations capillaires-, de réellement faire cette distinction entre «coloration à base de plantes» et les colorations purement végétales, car c’est un domaine ou le greenwashing règne en matière… même souvent dans les magasins spécialisés (bio).

Dans le comparatif des deux produits qui suivent, on court après le même but : la coloration uniforme des cheveux, mais d’un côte on se sert des techniques de coloration des composants de synthèse extrêmement controversés avec quelques substances naturelles qui se faufilent entre le lignes et de l’autre camp on joue la carte du « purement naturel ».

 

 

 

Le début du match, présentation des équipes : 

 

 

BELIFLORE

Coloration crème pour cheveux

Formule anti-âge

nuance  : 14 châtain cuivré

135 ml : 12,55 €

Selon les dires du fabricant sur l’emballage il s’agit d’un «concentré nutritif de fruits»  «d’huiles essentielles d’agrumes», la préparation est «enrichie d’aloe vera  & karité».

Beliflore se veut également rassurant avec la mention «sans parabens et sans ammoniaque».

On peut également lire dans le descriptif du produit «Beliflore vous propose une ligne naturelle de produits de soins capillaires, respectant l’équilibre fondamental entre la beauté, la santé et le bien-être. C’est cette philosophie qui guide la recherche, la formulation et la qualité de nos gammes de produits. »

Des produits et colorations «qui respectent l’équilibre entre la beauté, la santé et le bien-être »  la promesse du fabricant correspond bien aux attentes des consommateurs d’aujourd’hui : des produits naturels, inoffensifs… qui permettent de colorer les cheveux de manière efficace et durable.

Par contre, en regardant la composition du produit, les promesses semblent fondre comme neige au soleil : il s’agit tout simplement d’une coloration chimique, semblable à celles que l’on retrouve dans tous les commerces, des colorations à base de fixateurs et révélateurs.

Avec bien sûr la présence de quelques extraits de plantes, mais qui ne sont là que pour enrober la formulation très contestable et qui n’interviennent pas en tant que «composants colorants».

Il s’agit ici d’une coloration d’oxydation à deux phases (en kit, deux produits à mélanger), qui colore les cheveux de manière persistante.

C’est en quelque sorte une véritable «réaction chimique », qui s’opère en direct, sur votre chevelure.

Pour créer votre « laboratoire maison de petit chimiste » et faire interagir tous ces composants chimiques sur votre chevelure on retrouvera donc dans l’emballage :

  • L’émulsion crème révélatrice (qui contient,-entre autres-, le fameux péroxide d’hydrogène, nécéssaire au processus d’oxydation)
  • La crème colorante 41 (voir analyse INCI ci-dessous)
  • Le Bain équilibrant doux
  • Le concentré d’huiles nutritives
  • La masque capillaire au bambou

 

INCI : Aqua/ Water, Sodium Coco-Sulfate, Ethanolamine, Myristyl Alcohol, Cocoamide Mipa, Cetearyl Alcohol, Cocoamidopropyl Betaine, Oleth-20, p-Phenylenediamine, Sodium Sulfite, Tetrasodium EDTA, Resorcinol, p- Aminophenol, 4-Amino 2-Hydroxytoluene, 2-Methylresorcinol, Phenyl Methyl Pyrazolone, Simmondsia Chinensis Seed Oil/ Jojoba Seed Oil ,Propylene Glycol, Butyrospermum Parkii Butter,Triticum Vulgare Bran Extract,Aloe Barbadensis Extract, Oleth-5 Phosphate,2-Amino-4-Hydroxyethylaminoanisole Sulfate, Dioleyl Phosphate, Parfum/Fragrance

Certification : aucune

 

 

 

 

 

 

Analyse des composants :

Dans une formulation de produits cosmétiques, ce sont les 5-10 premiers composants, -présents en plus grande quantité-, qui déterminent le «profil» global d’un produit.

Après l’eau (en première position) se trouve déjà en troisième position un agent tampon chimique problématique l’Ethanolamine, suivi d’une liste de composants jusqu’à la 7ème position que l’on pourrait qualifier d’additifs secondaires, il s’agit de texturants, de tensioactifs, d’émulsifiants, de composants qui interviennent sur la qualité de la texture, mais qui n’ont pas de propriétés colorantes. Après tout, il s’agit ici d’une crème colorante et non d’un après-shampoing ou d’un soin du cheveux. C’est à partir de la 8ème position que Beliflor quitte le chemin du naturel et sort la charge de l’artillerie lourde : solvant de synthèse Oleth-20 (8ème) et surtout une flopée de colorants chimiques p-Phenylenediamine (9ème) 3-Hydroxyphenol (Resorcinol) (12ème) p-Aminophenol (13ème) 4-Amino-2 Hydroxytoluene (14ème) 2 -Methylresorcinol (15ème) Phenyl Methyl Pyrazolone (16ème) 2-Amino-4- Hydroxyethylaminoanisole Sulfate (23ème).

Les colorations chimiques opèrent toutes avec le même principe : c’est une réaction chimique entre révélateurs et fixateurs, qui nécessite jusqu’à 8-10 colorants chimiques différents.

Parmi les substances controversées et problématiques à plusieurs niveaux on retrouve :

  • Ethanolamine, un agent tampon alcaline, souvent employé à la place de l’ammoniaque (odeur très forte), mais bien plus problématique, car susceptible de former des nitrosamines, classé cancérigènes.
  • P-Phenylenediamine (synonymes ; 1,4-Phénylènediamine, 1,4-Benzènediamine, 1,4-Diaminobenzène, 4- Aminoaniline, p-Aminoaniline) : fait partie de aminés aromatique, considérés très allergènes
  • 3-Hydroxyphenol (Resorcinol) «un coupleur» potentiellement très allergène. Voir Fiche Resorcinol
  • P-Aminophenol, un amine aromatique, autorisé à max. 0,9%, nécessite déclaration sur l’emballage* (tout comme le résorcinol, 2-Methylresorcinol et peroxyde d’hydrogène) , modification de la réglementation existante  en cours (restriction)
  • 4-Amino-2 Hydroxytoluene : amine aromatique, potentiel allergène
  • 2-Methylresorcinol : potentiel allergène très élevé, concentration max. 1,8 %, modification de la réglementation existante  en cours
  • Phenyl Methyl Pyrazolone potentiel allergène élevé, recommandation officielle : «ne pas utiliser au-delà du 31.12.2009 », mais toujours employé par certaines marques, en attendant l’interdiction officielle ?
  • Se rajoutent des matières premières problématiques sur le plan environnemental; car polluantes: le Tetrasodium EDTA
  • doit figurer sur l’étique­tage: « Le ratio de mélange. Les colorants capillaires peuvent provoquer des réac­tions allergiques sévères. Lire et suivre les instruc­tions. Ce produit n’est pas destiné à être utilisé sur les person­nes de moins de 16 ans. ETC, etc, »

Les autres produits contenus dans l’emballage ont toutes des formulations tout aussi problématiques.

  • «L’émulsion crème révélatrice», qui contient, entre autres, le fixateur péroxide d’hydrogène et des composants issus de la pétrochimie, conservateurs de synthèse controversés, agents complexants problématiques :Paraffinum liquidum/des PEG/Etidronic Acid/ Ceteareah etc, etc (liste non exhaustive)
  • «Le Bain équilibrant doux» qui contient, entre autres, composants issus de la pétrochimie, conservateurs de synthèse controversés, perturbateurs endocriniens: des PEGs/Sodium Laureth Sulfate/Phenoxyethanol/ etc, etc (liste non exhaustive)
  • «Le concentré d’huiles nutritives»: un ensemble d’huiles végétales. C’est le seul point  réellement positif du produit.
  • «La masque capillaire au bambou», qui contient, entre autres, composants issus de la pétrochimie, conservateurs de synthèse controversés, perturbateurs endocriniens: Behentrimonium Chloride/Amodimethicone/PEGs/Methylchloroisothiazolinone/  etc, etc (liste non exhaustive)

LOGONA 

Soin Colorant 100% végétal

Reflet, brillance et volume

nuance / 92 «Café»

100g ml : 13,15 €

INCI : Indigofera Tinctoria (Indigo) Leaf Powder, Lawsonia Inermis (Henna) Leaf Extract*, Acacia Concinna (Shikakai) Fruit Powder*, Eclipta Prostrata Leaf Powder, Melia Azadirachta Leaf Powder*

* = issu de l’agriculture biologique

Certification : BDIH, NATRUE, Vegan

 

Analyse des composants :

Dans une formulation de produits cosmétiques, ce sont les 5-10 premiers composants, présents en plus grande quantité, qui déterminent le « profil » global d’un produit.

Dans cette coloration poudre, -que l’on mélangera avec de l’eau pour obtenir une pâte colorante-, la formulation est fidèle à son descriptif : 100% végétale.

5 composants = 5 extraits naturel de plantes. Rien de plus. Aucun colorant de synthèse, aucun conservateur (inutile avec une formulation en poudre, sans eau) aucune substance problématique. Mais au contraire un ensemble de plantes choisies pour leurs effets colorants et leurs propriétés de soin.

Indigofera Tinctoria

Lawsonia Inermis bio

Acacia Concinna (Shikakai) Emblica Officinalis bio

Eclipta Prostrata bio

Melia Azadirachta bio

 

 

Dans ce match, opéré en toute transparence, l’avantage va clairement du côté des colorations purement végétales, certifiées.

L’absence de composants problématiques et controversés,- de fixateurs et révélateurs largement utilisés dans les colorations chimiques- et de tout autre substance problématique  (conservateurs de synthèses classés perturbateurs endocriniens, solvants, amines aromatiques etc) ne sont qu’une partie des garanties que proposent les colorations purement végétales,  notamment celles garanties par les certifications des labels de cosmétique naturelle et bio.

Et dans ce match de formulation, l’avantage qualitatif penche clairement du côté du produit certifié.

Note ; cet article date de 2017

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

 

D’autres articles sur le site au sujet des colorations capillaires ou soin des cheveux.

 

Les produits pour peaux « réactives » vendus en pharmacie

Le premier réflexe, quand la peau dévient réactive, quand elle est très sensible ou même quand elle devient «atopique» et nécessite des soins et une attention spécifique, c’est souvent de demander conseil à son médecin généraliste, son dermatologue ou de passer par la case pharmacie et parapharmacie.

Peu de médecins, peu de dermatologues se sont vraiment penchés sur la problématique de la composition des produits cosmétiques. Ils conseillent généralement des marques plutôt considérées comme haut de gamme ou «fiables», souvent avec un marketing qui tourne autour des bienfaits d’eaux thermales ou de composants particulièrement apaisant, issu du règne végétal.

Même constat dans les pharmacies, la plupart du temps, on oriente vers des marques purement conventionnelles, (largement majoritaires dans les pharmacies) spécialisées dans le soin des peaux «très sensibles, réactives ou atopiques».

D’autant plus que le discours très commercial de certaines enseignes de pharmacies et parapharmacie valorise certaines marques pendant une semaine, pour ensuite passer à une autre marque la semaine suivante.

Dans beaucoup de pharmacies et parapharmacies, le chiffre d’affaire et les arrangements commerciaux avec les marques passent très souvent avant le conseil honnête, personnel et … nuancé.  C’est particulièrement le cas dans le rayon des cosmétiques.

Et si on regardait de nouveau de plus près la composition de base des produits cosmétiques vendus en pharmacie pour le soin des peaux réactives, au-delà des promesses de l’emballage ou du discours des conseillères de vente ?

 

Les produits sélectionnés et analysés en fonction de leur composition sont issus de du réseau des pharmacies ou parapharmacies. 

Ces marques ou produits sont parfois bien sûr aussi présents dans d’autres réseaux de distribution : grande distribution, sites en ligne, etc.

Avec notre sujet, nous sommes de nouveau en plein dans le débat actuel. 

Le site La Vérité sur les Cosmétiques existe depuis 2009 et sa fondatrice Rita Stiens alertait sur la problématique de certains composants cosmétiques depuis la parution de ses premiers livres… en 2001.

La presse en parle de nouveau beaucoup en ce moment : «tel produit serait à éviter à tout prix», «telle autre marque persisterait à utiliser des composants chimiques controversés dans leurs produits». Des magazines publient des listes de produits « sûrs» et des listes de ceux à bannir de la salle de bain.

Si seulement le débat pouvait se réduire à une «liste de produits» ou de «marques» ou de «composants» à éviter…. ce serait de nouveau un peu plus simple.

Certains fabricants de cosmétique conventionnelle ont aussi compris depuis un moment qu’il suffisait de mettre «sans parabènes» ou «sans phenoxyethanol» sur l’emballage pour faire passer des formulations bien plus problématiques que les fameux parabènes dont tout le monde a désormais entendu parler.

Plus d’information aux sujet des « quelques composants à éviter » ici :

Pour en savoir plus, nous sommes partis faire nos courses dans des pharmacies et parapharmacies et avons rempli notre petit panier de trois laits corps ou crèmes visage adaptés à la problématique des peaux très sèches, réactives et ultra-sensibles.

Verdict : Au secours. Beaucoup trop de composants très controversés pour le soin des peaux réactives, celles qui auraient besoin d’un soin particulièrement respectueux de leur peau.  Des produits de soin spécifiques où l’absence de composants controversés devrait être un principe de base… non négociable.

 

DERMAGOR, ATOPICALM

Peaux sèches à atopiques

Crème nourrissante corps

250 ml, 10,90 €

Le nom de la marque évoque le monde médical, (Dermagor) la présentation du produit se veut également rassurante :

  • «Crème nourrissante corps pour toute la famille»
  • «La peau est apaisée instantanément»
  • «Testé sous contrôle dermatologique»

Allons regarder la composition de plus près :


Formule INCI: Aqua, Paraffinum Liquidum, Glycerin, Prunus Armeniaca Kernel Oil

Polyacrylamide, C13-14 Isoparaffin, Butylene Glycol, Laureth-7, Parfum, Methylparaben, Disodium EDTA, Ethylparaben, Hexyl Cinnamal, Lactic Acid, Propylparaben,Linalool, Limonene, Citronellol, Geraniol, Benzyl Benzoate, Alpha-Isomethyl Ionone

Formulation de base / matières actives

Comme toujours, dans une formulation de produits cosmétiques, ce sont les 5-10 premiers composants,-présents en plus grande quantité-, qui déterminent le «profil» global d’un produit. Juste après l’eau, en 2ème position on trouve donc ici une huile minérale (Paraffinum liquidum) présente en quantité importante, suivi en 5ème et 6ème position par deux autres composants issus de la pétrochimie: Polyacrylamide, C13-14 Isoparaffin.

Ces huiles minérales ou synthétiques procurent hydratation, -certes-, mais posent problème à bien d’autres niveaux (voir l’encadré ci-dessous).

Les composants hydratants naturels: la glycérine et l’huile de noyaux d’abricot en 6ème et 7ème position sont les seuls points positifs et naturels de cette formulation.

Ce qui est plus problématique, c’est que d’autres substances controversées se sont glissées dans la formule :

  • Laureth-7, : qui fait partie des PEG, des matières éthoxylées obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  • Methylparaben, Ethylparaben, Propylparaben: des conservateurs de synthèse, certains classés en tant que perturbateurs endocriniens suspecté.
  • Se rajoutent des matières premières problématiques sur le plan environnemental; car polluantes: le Disodium EDTA.

Verdict : Une formulation globale qui donne la place centrale aux composants de synthèse, avec la présence de quelques composants naturels, mais aussi des composants controversés et problématiques à plusieurs niveaux.

DERMoACTIVE Cosmétologie

SVR

Xérial 10

Lait Corps

Peau sèche et squameuse

200 ml, 9,95 €

Le nom de la marque évoque aussi ici le monde médical, (DermoActive) la présentation du produit se veut également rassurante :

  • «Technologie Urée pure»
  • «Très haute Tolérance »
  • «Testé sous contrôle dermatologique»
  • «Sans parfum»
  • «Sans Paraben»

Allons regarder la composition de plus près :

 

Formule INCI : Aqua (Purified Water), Urea, Glycerin, Cyclopentasiloxane, Hexyl Decyl Stearate, Paraffinum Liquidum (Mineral Oil), Dicaprylyl Carbonate, Butyrospermum Parkii Butter (Shea Butter), Sorbitol, Polyglyceryl-4 Isostearate, Caprylic/Capric Triglyceride, Cetyl Peg/Ppg-10/1 Dimethicone, Hexyl Laurate, Sodium Chloride, Stearoxy Dimethicone, Serine, Allantoin, Histidine, Bacillus Ferment, Tocopherol, Disodium Edta, Propylene Glycol, Citric Acid, Pentaerythrityl Tetra-di-t-Butyl Hydroxycinnamate, Potassium Sorbate, Phenoxyethanol, Chlorphenesin, O-Cymen-5-Ol.

Formulation de Base / matières actives

Comme toujours, dans une formulation de produits cosmétiques, ce sont les 5-10 premiers composants,-présents en plus grande quantité-, qui déterminent le «profil» global d’un produit. On trouve ici de nouveau des huiles minérales issues de la pétrochimie Cyclopentasiloxane (4ème position) et Paraffinum Liquidum (6ème), puis plus bas suivi du Stearoxy Dimethicone. Ces huiles minérales ou synthétiques procurent hydratation, -certes-, mais posent problème à bien d’autres niveaux (voir l’encadré ci-dessus).

On y trouve également des substances hydratantes naturelles comme par exemple de la glycérine (3ème position) du beurre de karité (8ème), mais ce sont des composants minoritaires dans une formulation de base de synthèse.

Une fois de plus d’autres substances controversées se sont glissées dans la formule :

  • L’émulsifiant Cetyl Peg/Ppg-10/1 Dimethicone, fait partie des PEG qui sont des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  • Se rajoutent des matières premières problématiques sur le plan environnemental; car  très polluantes: le Disodium EDTA.
  • Phenoxyethanol, conservateur de synthèse controversé, potentiel toxique avéré (nocif pour le foie, notamment)
  • Chlorphenesin,une substance organo-halogénée susceptible d’effets allergisants et  problématique car elle peut s’accumuler dans l’organisme.
  • O-Cymen-5-Ol, conservateur ou parfum de synthèse, concentration maximale autorisée en Europe: 0,1%

Verdict : Une formulation globale qui donne la place centrale aux composants de synthèse, quelques facteurs hydratants naturels intéressants, mais toujours des composants controversés et problématiques à plusieurs niveaux.

 

URIAGE

Barrièrderm

Crème isolante réparatrice

isole, répare, protège

75 ml, 6,95 €

La présentation du produit se veut également rassurante :

  • «Peaux fragilisées, agressées»
  • «Résistant à l’eau»
  • «Sans parfum»
  • «Hypoallergénique»

Liste INCI

INCI : Aqua (Water, eau), Hydrogenated Polydecene, Octyldodecanol, Cetyl PEG/PPG-10/1 Dimethicone, Butylene Glycol, Stearyl Dimethicone, Glycerin, PVP, Squalane, Magnesium Sulfate, Brassica Campestris (rapeseed) Sterols, Dimethicone, Chlorphenesin, Diazolidinyl Urea, O-cymen-5-ol, Polyquaternium-51.

Formulation de Base / matières actives

Comme toujours, dans une formulation de produits cosmétiques, ce sont les 5-10 premiers composants, -présents en plus grande quantité-, qui déterminent le «profil» global d’un produit. Même constat, la formule de base se repose sur un socle d’huiles huiles minérales ou de composants issus de la pétrochimie. Parmi les tous premiers composants on retrouve le Hydrogenated Polydecene (2ème position),  le Cetyl PEG/PPG-10/1 Dimethicone (4ème) Stearyl dimethicone (5ème), puis un peu plus bas le Dimethicone (12ème). De nouveau, la partie des substances hydratantes naturelle et très minoritaire, car présents plus bas dans la liste INCI : la Glycérine (7ème position), le Squalane (9ème) les stérols d’huile de colza Brassica Campestris Sterols (11ème position).

Une fois de plus d’autres substances controversées se sont glissées dans la formule, surtout dans la partie « conservateurs »  :

  • Chlorphenesin,une substance organo-halogénée susceptible d’effets allergisants et  problématique car elle peut s’accumuler dans l’organisme.
  • Le Diazolidinyl urea, conservateur de synthèse susceptible de libérer des formaldehydes, classés cancérogènes.
  • L’émulsifiant Cetyl Peg/Ppg-10/1 Dimethicone, fait partie des PEG qui sont des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEGs sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  • O-Cymen-5-Ol, conservateur ou parfum de synthèse, concentration maximale autorisée en Europe: 0,1%.
  • Le Polyquaternium-51, qui fait partie des polyquats susceptibles de provoquer des irritations et représentant un problème environnemental, les quats sont difficilement biodégradables.

Verdict : Même constat : une formulation globale qui donne la place centrale aux composants de synthèse, quelques facteurs hydratants naturels intéressants, mais toujours des composants controversés et problématiques à plusieurs niveaux.

 

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Si une partie des soins spécifiques pour peaux très sèches ou réactives disponibles en pharmacie ou parapharmacie contient encore trop de composants indésirables,…alors quels produits choisir ?

Quels produits de soin pour les peaux réactives, très sensibles et atopiques ?

Avant de se ruer dans le rayon cosmétiques, il serait parfois utile de revoir ses routines de soin.

Très souvent les mauvaises habitudes de soin,-par exemple une hygiène excessive-, peuvent conduire au dessèchement de la peau et ainsi même provoquer ou entretenir des irritations.

Une peau au départ sèche et sensible devient ainsi encore plus réactive. 

La première étape serait donc de revoir les habitudes de soin des peaux sèches.

Par ailleurs, le type «peau sèche» est beaucoup plus largement répandu que l’on ne pense, même si la publicité ou les discours marketing des marques préfèrent mettre en avant la peau idéale, dite «normale». Très peu de personnes rentrent en fait dans la catégorie de ce qui pourrait être considéré comme «peau normale», la peau sèche étant le type de peau le plus plus répandu.

Environ deux tiers des enfants en dessous de 10 ans, 30 % des personnes entre 10 à 60 ans et pratiquement toutes les personnes au-delà de 60 ans ont une peau à tendance sèche, à très sèche. Et même les personnes qui ont un type de peau dite «normale» basculent régulièrement dans la catégorie « peaux sèches», notamment en hiver.

Ce qui signifie aussi que le soin des peaux sèches est une étape primordiale, aussi pour éviter qu’elles deviennent encore plus sensibles et réactives, ou même atopiques.

Les peaux très réactives, atopiques, peuvent aussi être le résultats d’autres déséquilibres dans l’organisme (maladies, stress, alimentation, facteurs psychologiques, etc), dont il faut tenir compte pour traiter les symptômes dans son ensemble. 

Dans cet article, nous resterons néanmoins focalisés sur les solutions de soin «externes», liées aux habitues de soin et aux produits cosmétiques adaptés.

 

Le soin adapté aux peaux sèches

• La peau qui manque d’hydratation ne devrait être nettoyée essentiellement qu’avec des produits adaptés très doux, respectueux de l’épiderme. Si la peau est très sèche, on pourrait aussi occasionnellement se passer du produit nettoyant le matin. Il suffit ainsi de se rincer le visage avec de l’eau claire et de le rafraîchir ensuite avec une lotion tonique, par exemple.

• Vous avez parfois l’impression d’être obligé d’appliquer votre crème fréquemment dans la journée ? Il pourrait s’avérer utile, dans ce cas-là, d’imposer à la peau une sorte de « sevrage », à savoir : se passer de produit nettoyant le matin, utiliser une émulsion-crème bien équilibrée, adaptée au type de peau, et laisser la peau au repos la nuit, afin qu’elle se régénère d’elle-même. Une peau qui reçoit trop de soins devient parfois très vite une «peau à problèmes». 

• Les produits de soin plus spécifiques comme les cures, les masques et surtout les gommages ne devraient être utilisés qu’à l’occasion – quand la peau signale un besoin spécifique.

Ensuite, c’est toujours un peu le même discours : pour bien prendre soin de sa peau, il faudrait rester réellement «à l’écoute» de ses besoins, et éviter de juste appliquer une crème qui vous aurait été recommandée par des conseillers en pharmacie, des proches, des médecins ou esthéticiennes…aussi professionnels qu’ils soient.

Après tout, la peau est le plus vaste de nos organes, et en tant que tel, elle s’exprime réellement, à nous de prendre le temps de l’écouter, c’est essentiel par exemple pour le choix de la « bonne crème »… du moment, par exemple :

Si après l’application d’une crème hydratante, la peau a une apparence régulière, sans sensations de tiraillement, c’est que le choix de la crème était cohérent. Si la peau a une apparence collante et grasse après l’application d’une crème très riche en lipides, c’est que la crème était trop riche pour l’état de la peau du moment et qu’il vaudrait mieux utiliser un produit de soin hydratant plus léger. 

Ce qui est valable pour le visage, le sera pour le reste du corps également, un lavage excessif avec des produits trop «décapants»  fragilise l’équilibre du film hydrolipidique et peut ainsi rendre la peau sèche…. et au final réactive.

Pour les produits nettoyant corps, le choix des bonnes bases lavantes (ou tensioactifs) est donc primordial.

Un produit nettoyant adapté à la peau sèche, devrait également toujours contenir des substances relipidantes très concentrées qui préviennent le dessèchement cutané et respecter un pH neutre autour de 5,5.

Une peau est équilibrée et en bonne santé lorsqu’elle obtient  à la fois suffisamment de lipides et assez d’hydratation. C’est un apport équilibré qui doit avoir lieu simultanément et non successivement.

Dans nos articles, nos portons souvent l’attention sur la qualité de l’apport des lipides, partie constituante importante et déterminante pour la qualité d’un produit cosmétique.

En effet, des produits qui seraient presque essentiellement basés sur des facteurs hydratants issu de la pétrochimie : petrolatum, paraffine, etc (comme c’est le cas dans les exemples ci-dessus,) n’apportent pas la même qualité de soin que les formulations basées sur d’authentiques huiles végétales de qualité, très riches naturellement en substances actives végétales secondaires.

 

En dehors des routines de soin adaptées et d’une analyse approfondie des composants, quels produits choisir ?

Que ce soit en pharmacie, en parapharmacie, en grande surface ou ailleurs, vous avez généralement le choix entre des produits «conventionnels » commercialisés dans tous les réseaux de distribution et des produits «certifiés» de cosmétique naturelle et bio, principalement distribués en magasin bio, magasins spécialisés ou sites de vente en ligne, mais aussi en plus petite partie dans des pharmacies et parapharmacies.

Les produits qui sont certifiés sur la base des différents cahiers de charges en cosmétique naturelle et bio par les différents organismes: Ecocert, Natrue, Cosmébio, BDIH, Cosmos, Nature & Progrès, Demeter ou encore Soil Association (UK), ICEA (Italie), USDA (US) représentent de nombreux avantages, avec un tronc commun considérable : notamment l’absence de composants issus de la pétrochimie (huiles minérales) ou de toute autre substance problématique tel que les perturbateurs endocriniens ou conservateurs de synthèse problématiques… bref, cela concerne toute la panoplie des composants problématiques et controversés.

Il existe bien entendu aussi des produits qui ne seraient pas certifiés en cosmétique naturelle et bio et qui ont des formulations de soin intéressantes, exemptes de tout composant controversé.

 

Pour vous aider à y voir plus clair au sujet des composants des vos produits cosmétiques :

La recherche INCI du site La Vérité sur les Cosmétiques vous permet de vous informer sur un composant cosmétique particulier ou même de déterminer « le profil » complet d’un produit.

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Note ; cet article date de 2017

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

 

 

 

 

Décembre 2016

KORRES

FOND DE TEINT N°RF4 (BEIGE DORÉ),

COUVRANT & LONGUE TENUE, SPF15

Rose Sauvage

30 ml / 29,90 €

TOUS TYPES DE PEAUX

 

Ce mois-ci, nous avons posé notre loupe critique sur le fond de teint de Korres.

INCI :

Aqua/Water, Dimethicone, Cyclopentasiloxane, Titanium Dioxide, Isohexadecane, Mica, Ethylhexyl Methoxycinnamate, Glycerin, Sorbitan Isostearate, Dimethicone Crosspolymer, Cyclohexasiloxane, Alumina, Caprylyl Dimethicone Ethoxy Glucoside, Aluminum/ Magnesium Hydroxide Stearate, Silica Silylate, Sodium Chloride, Phenoxyethanol, Hexylene Glycol, Potassium Sorbate, Chlorphenesin, Sodium Dehydroacetate, Zinc Stearate, Parfum/Fragrance, Fructose, Glucose, Mannitol, PCA Dimethicone, Sorbitol, Polyperfluoroethoxymethoxy Difluoroethyl PEG Phosphate, Urea, Dextrin, Rosa Canina Fruit Oil, Sucrose, Tocopherol, Sodium PCA, Retinyl Palmitate, Ascorbyl Palmitate, Helianthus Annuus Seed Oil, Caprylyl Glycol, Trehalose, Alanine, Aspartic Acid, Glutamic Acid, Triacetin, Acetyl Hexapeptide-8, Benzoic Acid, Polyquaternium-51, Sodium Hyaluronate. [+/- (May Contain) CI 77891 (Titanium Dioxide), CI 77491 (Iron Oxides), CI 77492 (Iron Oxides), CI 77499 (Iron Oxides)].

Toutes les informations (INCI et présentation produit) proviennent du site web du fabricant,  Korres

Présentation du produit sur le site de la marque Korres :

Ce fond de teint, embellisseur de teint à la couvrance moyenne haute, offre un fini lumineux naturel tout en alliant tenue et confort. Il unifie le teint en camouflant les pores dilatés, ridules apparentes et autres imperfections. Sa texture crémeuse est très agréable à appliquer. Contient un indice de protection solaire SPF15. Teinte n°: RF4 (beige doré). Testé sous contrôle dermatologique. Sans parabène, sans huile minérale, sans propylène glycol, sans éthanolmaine. Pas de test sur animaux.

Sur le site de la marque Korres, dans la partie mission et valeurs, on trouve également le paragraphe suivant :

NOS CHOIX « Notre engagement à développer des produits efficaces, naturels et sûrs, nous a conduit à remplacer les composants synthétiques comme les dérivés de pétrole (huiles minérales), les silicones (composants synthétiques non biodégradables), le propylène glycol (contenu dans les dissolvants et responsable de nombreuses allergies), les ethanolamines, les parabènes (responsables des irritations de la peau) et l’ammoniaque (composant fréquemment utilisé dans les colorants pour les cheveux) par des ingrédients d’origine naturelle hautement bénéfiques

Tous nos produits sont enrichis en extraits actifs de végétaux, en huiles végétales, acides aminés et organiques pour une efficacité et compatibilité optimales avec la peau et respectueux de l’environnement. »

Jusqu’ici tout va bien…. Un premier coup d’oeil sur les formulations des crèmes visages semble confirmer une partie de leur discours. Par contre la marque vend également bien d’autres produits; des soins visages, des soins corps, des produits pour cheveux, des cosmétiques pour homme, des solaires, des parfums et du maquillage. En choisissant au hasard de regarder de plus près un autre produit de la catégorie maquillage, -le fond de teint  n°RF4 (beige doré) on s’aperçoit que la formulation est bien différente des crèmes visage.

En analysant la composition du produit, on retrouve dans la liste des matières principales:

  • des silicones
  • des composants issu de la pétrochimie (dérivés du pétrole)
  • des filtres UV de synthèse controversés
  • plusieurs conservateurs de synthèse controversés
  • des quats

C’est assez contradictoire avec ce que Korres avait défini comme « mission et valeurs », l’engagement de la marque pour des «produits naturels, efficaces et sûrs» semble passer aux oubliettes, en tout cas pour une partie de leurs produits.

Allons voir de plus près la formulation du fond de teint.

 

 

Remarque ; liste des INCI rassemblées sur le site ;

  • Les répétitions de ne sont pas pris en compte (« Dimethicone » qui apparaît à plusieurs reprises, sous différentes variations) 
  • Certains composants comme le Sorbitan existent sous de multiples formes, le « Sorbitan Isostearate » apparaît donc sous le terme générique « Sorbitan. »

 

Analyse des composants :

Les composants chimiques identifiés ci-dessus se retrouvent en partie «majoritaire», car présents dans les 10 premières positions de la liste INCI. Juste après l’eau Aqua (Water),viennent deux composants à base de silicone; le Dimethicone et le Cyclopentasiloxane, suivi d’un filtre minéral, le Titanium Dioxide. Se rajoutent à cela un composant issu de la pétrochimie, le Isohexadecane, un pigment naturel Mica, un filtre UV chimique Ethylhexyl Methoxycinnamate, de la glycérine Glycerin, un émulsifiant Sorbitan, suivi d’un autre composant à base de silicone, le Cyclohexasiloxane. Donc on démarre avec 3 composants à base de silicone, un composant issu de la pétrochimie et un filtre chimique UV controversé…. rien que pour le tout début de la formule, wow ! On dirait que l’on est quand même loin du constat du départ d’une marque qui affichait une démarche et un engagement bien différent: « remplacer les composants synthétiques comme les dérivés de pétrole (huiles minérales), les silicones (composants synthétiques non biodégradables) (…..)  par des ingrédients d’origine naturelle hautement bénéfiques. » 

 

Les composants problématiques et controversés

  • Au-delà de la problématique environnementale (difficilement biodégradables), certains composants à base de silicone représentent d’autres problématiques, comme le Cyclopentasiloxane, perturbateur endocrinien suspecté.
  • Le filtre UV de synthèse controversé Ethylhexyl Methoxycinnamate est également perturbateur endocrinien suspecté.
  • On trouvera par ailleurs dans la formule deux conservateurs de synthèse controversés Phenoxyethanol, allergène, toxique pour le foie et le Chlorphenesin, une substance organo-halogénée susceptible d’effets allergisants et  problématique car elle peut s’accumuler dans l’organisme.
  • Vers la fin de la formule, on retrouve également un quat, le Polyquaternium -1, susceptible de provoquer des irritations et représentant un problème environnemental, les quats sont difficilement biodégradables.
  • Le «Parfum» ou «Fragrance» indiqué dans la liste des INCI peut également parfois poser problème: étant donné qu’il s’agit d’un produit non certifié (en cosmétique naturelle et bio) il y a des fortes chances que ce soit un parfum de synthèse, qui contient très souvent également des phtalates, classés également comme perturbateurs endocriniens. 
  • Pour éviter la présence de phtalates, la seule certitude serait d’opter pour un produit certifié, les parfums de synthèse ne sont tout simplement pas autorisés par les différents cahiers de charges en cosmétique naturelle et bio.

 

Mais où sont donc passés ces ingrédients «d’origine naturelle hautement bénéfiques » promis ? 

En dehors de certains composants naturels comme la glycérine hydratante et des émulsifiants d’origine végétale comme le sorbitane présents parmi les premiers composants et donc présents en plus grande quantité, on trouve bien sûr des composants naturels comme de l’huile de rose (en 33ème position) et de l’huile de tournesol (en 39ème position) par exemple, mais présents dans la dernière partie de la liste INCI et donc en quantité… plutôt minimaliste.

Des formulations de produits très diverses

Cette analyse des composants est l’exemple classique d’une marque qui fait de réels efforts d’un côté, avec des compositions plutôt encourageantes pour les crèmes visages par exemple, qui se rapprocheraient parfois à quelques composants près des formulations de la cosmétique naturelle et bio*, et qui d’un autre côté propose des formulations presque purement chimiques pour d’autres catégories, les solaires ou produits de maquillage par exemple. La composition, -la part de composants naturels et chimiques- varie fortement d’un produit à l’autre, ce qui rend l’ensemble de l’interprétation des produits assez complexe.

*notons tout de même la présence problématique de conservateurs de synthèse  phenoxyethanol, de PEGs, de solvants, etc, dans la plupart des formules des soins visages.

Ce qui signifie aussi que certaines marques, comme Korres, mettent en avant quelques formulations de produit plutôt «propres» pour se redorer le blason et faire croire que le reste de leurs produits et de leur offre suivrait la même ligne directrice.

La seule garantie pour éviter ce genre de pièges marketing, c’est d’opter pour des marques entièrement certifiées en cosmétique naturelle et bio ou alors… de vérifier gamme par gamme et … produit par produit…. si le discours correspond à la réalité concrète de la formulation du produit.

Vous trouverez d’autres articles et tests produits  sur le site.

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Note ; cet article date de 2016

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Dans cette rubrique, nous allons vous présenter régulièrement deux produits comparables de deux marques différentes, l’une du secteur des cosmétiques «conventionnel», l’autre du secteur des cosmétiques bio certifiés.
Ces produit s’affronteront sur le même terrain : la comparaison des composants.

         La commentatrice vous accompagne tout le long du match et vous explique les règles du jeu quand celles-ci ne sont pas tout à fait claires.

Place au match : que le meilleur gagne.

Les températures commencent à chuter, la peau et les cheveux réclament des soins un peu plus complets, plus hydratants …

Pour ce match, nous avons choisi des produits de soins pour cheveux, notamment des huiles  capillaires.

La fonction d’une huile pour cheveux ou d’un soin capillaire à base d’huile c’est de créer un effet nourrissant et protecteur intense, en complément des autres soins capillaires habituels utilisés au quotidien.

Dans le comparatif des deux produits qui suivent, on court après le même but : la régénération, le soin et l’hydratation des cheveux. Mais d’un côte on se sert des techniques d’hydratation des composants de synthèse avec quelques substances douteuses qui se faufilent entre le lignes et de l’autre camp on joue la carte du « purement naturel ».

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Le début du match, présentation des équipes :

MOROCCAN OIL

Moroccan Oil treatment
25ml, EUR 16€

Voici comment le fabricant présente son produit :

« Grâce à sa formule polyvalente, nourrissante et sans résidus, le Traitement MoroccanoilMD peut être utilisé comme un produit revitalisant ainsi que pour le coiffage et la finition. (…)

Ce traitement capillaire transforme et répare complètement la chevelure. Sa formule contient des protéines pour fortifier les cheveux, des acides gras, des oméga-3 et des vitamines pour leur donner de la brillance et des antioxydants pour assurer leur protection. » 

Par ailleurs, la marque communique principalement sur un composant phare, l’huile d’argan: « la magie de ce traitement capillaire à l’huile d’argan» une marque «inspirée par l’huile d’argan»... «Moroccanoil a été inspirée par le pouvoir de transformation de l’huile d’argan. Riche en vitamines, en minéraux et en antioxydants, ce secret de beauté séculaire a de nombreuses utilisations, aidant à hydrater et adoucir les cheveux, le visage, le corps et les ongles.»

Sur d’autres sites on parle de «la prestigieuse marque Moroccanoil®, qui a ouvert la voie et domine aujourd’hui l’industrie des produits capillaires à base d’huile d’Argan»

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Prenons le temps de vérifier la composition du produit en analysant de plus près la liste de composants, la liste INCI :

INGREDIENTS: Cyclomethicone, Dimethicone, Argania Spinosa Kernel Oil (Argan Oil), Parfum (Fragrance), Linum Usitatissimum (Linseed) Extract, CI26100 (D&C Red-17) CI47000 (D&C Yellow-11)

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Et là : surprise.…l’huile d’argan apparaît bien dans la formule, -certes-, mais elle est bien loin de jouer le rôle principal, c’est à dire celle de l’ingrédient principal qui serait présent en plus grande quantité, en première position.

En tête de liste, -donc en quantité la plus importante-, on trouve d’affilé deux composants de silicone: Cyclomethicone et Dimethicone. L’huile d’argan fait sont apparition qu’en 3ème position, suivi de parfum (sans doute de synthèse) et de l’huile de ricin.

A cela se rajoutent deux colorants, dont un colorant azoïque. Ce qui veut bien dire que le produit contient bien plus de silicones que d’huile d’argan, au final.

On est donc là face à un phénomène flagrant de «greenwashing», qui utilise un composant naturel phare, comme ici l’huile d’argan, pour construire son argumentaire commercial et marketing, alors que ce composant naturel ne joue pas le premier rôle de la composition. Et que cette formulation repose aussi principalement sur des composants de synthèse, c’est à dire des composants à base de silicones.

Ce qui peut être considéré comme problématique dans cette formulation ;

Les composants à base de silicone

  • Silicones et acrylates : les silicones et les acrylates sont employés comme agents filmogènes. Ils entourent les cheveux qui deviennent plus beaux et plus lisses au toucher. Les silicones et les acrylates ne représentent pas seulement un problème pour l’environnement mais aussi pour les cheveux. Ils ne sont pas toujours entièrement éliminés au lavage, ce qui risque d’alourdir les cheveux. Certains composants à base de silicone comme par exemple le Cyclomethicone et Cyclopentasiloxane sont également soupçonnés d’agir comme perturbateur endocrinien.
  • Le colorant CI26100, qui fait partie des colorants azoïques, à base de goudron de synthèse, critiques sur le plan toxicologiques.
  • Le « Parfum » indiqué dans la liste des INCI peut également parfois poser problème: étant donné qu’il s’agit d’un produit non certifié (en cosmétique naturelle et bio) il y a des fortes chances que ce soit un parfum de synthèse, qui contient très souvent également des phtalates, classés également comme perturbateurs endocriniens. Pour éviter la présence de phtalates, la seule certitude serait d’opter pour un produit certifié, les parfums de synthèse ne sont tout simplement pas autorisés par les différents cahiers de charges en cosmétique naturelle et bio.

Qualité bio : aucune

Verdict : Le seul point positif de la formulation reste la présence d’huile d’argan (nourrissante, régénérante, riche en vitamine E) et d’huile de ricin (fortifiante, riche en acides gras) mais ces deux composants ne font pas le poids face au reste de la formule.

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Précision supplémentaire

Sur d’autres sites de vente en ligne, en retrouve aussi des compositions du produit un peu différentes, mais encore plus problématiques, notamment ici.

Birch box 

https://birchbox.fr/marques/moroccanoil/moroccanoil-traitement-loriginal

Cyclomethicone, Dimethicone, Argania Spinosa Kernel Oil (Argan Oil), Fragrance (Parfum), Linum Usitatissimum (Linseed) Seed Extract, Butylphenyl Methylpropional, Benzyl Benzoate, Alpha-Isomethylionone, CI 26100 (D&C Red No.17), CI 47000 (D&C Yellow No.11)

On peut supposer qu’il s’agit ici d’anciennes formules qui ont été revues depuis, et dans ce cas-là on peut effectivement noter une amélioration dans la version actuelle, car l’ancienne comportait apparemment encore d’autres composants controversés.

En dehors de composants de silicone, Il y’ avait ici en plus le parfum de synthèse Butylphenyl Methylpropional (aussi appelé Lillal), qui fait partie des perturbateurs endocriniens suspectés.

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Passons au produit de l’adversaire ;

Antonin B.

Sérum du Désert aux Céramides

20 ml, EUR 29€

Sur le site de la marque, on trouve le descriptif du produit suivant ;

 

«Le Sérum du Désert agit pour une hydratation prolongée de vos cheveux. Il les renforce, les fait briller et aide à les lisser, sans les alourdir. Le Sérum du Désert aux Céramides est un sérum léger, fluide et concentré, conçu pour être rapidement absorbé. Il est composé d’une synergie de 9 huiles végétales biologiques riches en acides gras essentiels (oméga 3, oméga 6 et oméga 9).»

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Regardons de plus près également la liste des composants du produit.

Ingrédients INCI :Balanites aegyptiaca (Desert date) oil*, Brassica abyssinica (Abyssinian) oil*, Bertholletia excelsa (Brazil nut) oil*, Carthamus tinctorius (safflower) oil*, Corylus avellana (Hazelnut) oil*, Aleurites moluccana (Kukui) oil*, Caprylic/Capric Triglycerides, Simmondsia chinensis (Jojoba) oil*, Borago officinalis (Borage) oil*, Coco-Caprylate/Caprate, Coconut Alkanes (and) Coco-Caprylate/Caprate, Cocos nucifera (Coconut) oil*, Triticum vulgare (Wheat) flour lipids, Tocopherol, Cananga odorata (Ylang-ylang) oil*, Brassica oleracea (Broccoli) seed oil*, Citrus limonum (Lemon) oil*, Citrus aurantifolia (Lime) oil*, Cymbopogon martinii (Palmarosa) oil*, Pelargonium rosae (Geranium) oil*, Benzyl benzoate°, Benzyl salicylate°, Citral (geranial and neral)°, Citronellol°, Eugenol°, Farnesol°, Geraniol°, Limonene°, Linalool°.
*ingrédients issus de l’agriculture biologique
°éléments naturellement présents dans les huiles essentielles

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En regardant de plus près la formule, on s’aperçoit qu’il s’agit d’un véritable «cocktail» d’huiles végétales purement naturelles. Parmi les 10 premiers composants ont trouve les huiles végétales biologiques de dattier du désert, d’abyssinie, de noix du Brésil, de carthame, de noisette, de kukui, de jojoba, de bourrache.

A la formule de base constituée essentiellement d’huiles végétales naturelles et bio s’ajoutent des triglycérides, de la vitamine E et des huiles essentielles bio, utilisées en tant que substances parfumantes.

En bien sûr que cette richesse en authentique huiles végétales bio se traduit également dans le prix, le produit est 2 fois plus élevé que le produit concurrent, mais contient également plus de 2 fois plus de composants… de très grande qualité.

Concernant les sujet des huiles essentielles je renvoie vers l’article suivant, qui évoque la question des substances potentiellement allergènes (Citral, Limonene, Geraniol ) issues d’huiles essentielles.

https://lcs.lcliste-dune-vingtaine-de-substances-identifiees-problematiques-cosmetiques-suffisante/

Au-delà du fait que cette formule est exempt de composants problématiques et controversés, on retrouve les bienfaits des authentiques huiles végétales avec leurs précieuses substances végétales actives, comme par exemple :

Huile de dattier du désert: émolliente, riche en acides gras essentiel, vitamines (A, E, C)

Huile d’abyssinie : démêlante, riche en acides gras saturés, oméga 9

Huile de noix du Brésil : riche en acides gras insaturés et en minéraux, phytostérols

Huile de carthame : réparatrice, riche en oméga-6, d’actifs antioxydants, vitamine E

Huile de noisette : riche en acide oléique , vitamine E, phytostérols

Huile de kukui: régénérante et riche en acides gras essentiels, oméga-3,

Huile de de jojoba: lissante, riche en acides gras essentiels, insaponifiables

Huile de de bourrache: protectrice, riche en acide gamma-linolénique (oméga-6) phytostérols, vitamine E

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Qualité bio :

100 % du total des ingrédients sont d’origine naturelle

79,40 % du total des ingrédients sont issus de l’Agriculture Biologique

Cosmétique Ecologique et Biologique certifié par Ecocert Greenlife.

L’huile biologique de dattier du désert provient par ailleurs d’un projet de commerce équitable.

Verdict : Ce soin capillaire est exemplaire : un soin des cheveux naturel dont l’efficacité est directement issue de la force de la nature dans son intégralité avec son «cocktail de propriétés»: extraits de vitamines, de minéraux et les composants végétaux secondaires, si importants.

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Note ; cet article date de 2016

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

 

Vous trouverez d’autres articles et tests produits de produits capillaires sur le site.