la vérité sur les cosmétiques

La Vérité Cosméto du Mois : le gel-crème MIXA Hyalurogel revu à la loupe

avril 2018

MIXA

HYALUROGEL

Gel Crème Hydratant Intensif

50 ml, prix : 7,80€

Ingrédients/ INCI:

AQUA / WATER, GLYCERIN, DIMETHICONE, CAPRYLIC/CAPRIC TRIGLYCERIDE, SQUALANE, AMMONIUM POLYACRYLDIMETHYLTAURAMIDE / AMMONIUM POLYACRYLOYLDIMETHYL TAURATE, BHT, BIOSACCHARIDE GUM-1, CAPRYLYL GLYCOL, COPPER GLUCONATE, DIMETHICONOL, DISODIUM EDTA, MAGNESIUM ASPARTATE, PHENOXYETHANOL, POLOXAMER 338, SODIUM HYALURONATE, T-BUTYL ALCOHOL, XANTHAN GUM, ZINC GLUCONATE, PARFUM / FRAGRANCE.

 

Bénéfices produit MIXA HYALUROGEL , –  présentés sur le site de MIXA* :

DESCRIPTION

« DECOUVREZ HYALUROGEL, LE 1ER HYDRATANT INTENSIF 24H MIXA A L’ACIDE HYALURONIQUE.

La puissance hydratante de l’acide hyaluronique dans un gel-crème, pour une peau imprégnée d’hydratation pendant 24H.

Enrichi en Acide Hyaluronique pur, actif hydratant capable de retenir jusqu’à 1000 fois son poids en eau, le Hyalurogel Mixa diffuse une hydratation continue pendant 24H et la retient au coeur de l’épiderme. Sa texture gel-crème unique s’absorbe rapidement pour imprégner l’épiderme d’hydratation et laisse la peau confortable.

Formulé sous contrôle médical. 

Hypoallergénique.

Non comédogène.

Sans paraben. »

*https://www.mixa.fr/produit/peau-seche-hyalurogel-gel-creme-hydratant-intensif

Le fabricant vante, -à juste titre-, les propriétés de l’acide hyaluronique, une substance naturellement présente dans la peau et les tissus conjonctifs, qui a un effet naturellement «pulpant ». Le taux d’acide hyaluronique diminue par contre avec l’âge, ce qui modifie le volume des tissus conjonctifs et fait apparaître rides et ridules.

Un apport « externe » peut donc être tout à fait bénéfique dans les formulation de crèmes anti-âge, par exemple. Par contre, une fois de plus, il est intéressant de regarder de plus près l’ensemble de la formulation du produit et la rapprocher du discours de la marque.

Ici on mets par exemple en avant les vertus de l’acide hyaluronique, mais quand on regarde la liste INCI, on s’aperçoit que ce composant se retrouve parmi les 5 derniers composants, donc en quantité plutôt faible. Les principaux composants se trouvent en tête de liste, cela permet notamment d’identifier facilement ceux présents en concentration la plus élevée. Enfin, tout ce qui se trouve tout à la fin de la liste est présent en quantité extrêmement réduite.

Donc en première position, on trouve l’eau et quelque part vers la fin le fameux acide hyaluronique, ce qui serait intéressant maintenant, ce serait de savoir ce qui se trouve entre ces deux composants….

Analyse des composants du gel hydratant MIXA HYALUROGEL

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » global du produit.

Après l’eau et la glycérine, on retrouve un composant à base de silicone, suivi d’une huile estérifiée et de squalane. Tous ces composants interviennent en tant que matières hydratantes.  Alors que l’on peut discuter de la qualité de cette base hydratante (présence de silicone, absence d’authentiques huiles végétales), ce qui pose surtout problème ce sont des composants controversés, qui interviennent dès la 8ème position, comme le BHT, par exemple.

D’autres substances controversées se sont glissées dans la formule :

  1. Le BHT antioxydant chimique (classé perturbateur endocrinien)
  2. Le Phenoxyethanol, conservateur de synthèse controversé, potentiel toxique avéré (nocif pour le foie, notamment)
  3. Des silicones DIMETHICONE, DIMETHICONOL substances problématiques sur le plan environnemental, (non biodégradables), polluantes :
  4. DISODIUM EDTA, une autre substance problématique sur le plan environnemental; car polluante

Verdict :

Une formulation bien, bien loi d’être… irréprochable. 

Une marque qui se présente avant  tout comme « l’expert du soin de toutes les peaux sensibles de la famille » mais qui travaille toujours avec des composants très controversés (conservateurs de synthèse problématiques, perturbateurs endocriniens, silicones, etc…)

Des composants problématiques, potentiellement toxiques, dont se passeraient bien les peaux sensibles…et le reste de famille.

DIOR Forever Undercover Teint Fluide Haute Couvrance 30 ml 45,50€  

Fond de teint Forever Undercover de DIOR revu à la loupe

Bénéfices produit, –  présentés sur le site de DIOR : DESCRIPTION

Experts en matière de finis de peau et de tenue, les laboratoires Dior réinventent la correction extrême avec Diorskin Forever Undercover. Ce fond de teint fluide et haute couvrance 24H* réconcilie contrôle du teint maximal et aspect mat naturel pour un résultat « Kiss-Proof. Touch-Proof. Life-Proof. All Night. All Day. »** Peter Philips, Directeur de la Création et de l’Image du Maquillage Dior, nous livre sa perception de ce néo-camouflage*** : « Intégrée dans une texture très fluide, la haute concentration en pigments assure une correction parfaite des imperfections. Ce qui est très nouveau **** pour une telle couvrance : le produit ne se sent pas et ne se voit pas. Le fini est frais et suffisamment mat pour ne pas nécessiter de poudre. »

  • Les INCI proviennent de l’échantillon du produit, le fabricant n’a pas jugé nécessaire de rendre la formulation transparente sur son site.

Dans la partie FORMULA sur le site, on retrouve plutôt de nouveau un descriptif produit orienté commerciale, en tout cas, pas la liste INCI détaillée.

Diorskin Forever Undercover renferme la plus haute charge de pigments de toute la gamme, presque deux fois plus que dans le fond de teint fluide iconique Diorskin Forever, pour un camouflage parfait. La formule à base d’eau fixe sur la peau un film ultra-fin, très pigmenté sans aucune sensation de matière, pour offrir un fini mat imperceptible pendant 24H*

Dans l’article et test produit d’un produit comparable (L’ORÉAL Accord Parfait Highlight) nous avions vu également que dans les produits de maquillage, les composants minéraux, les pigments de couleurs jouaient un rôle important, complété par des substances « plus ou moins » naturelles pour la partie hydratation ou texture de la formule (fluide, mate, couvrante, etc…), par exemple. Tout comme le produit de L’Oréal, la présentation du produit de DIOR ne mentionne aucune substance naturelle ou végétale…. qui pourrait faire croire que la substance naturelle jouerait un rôle phare dans ce produit de maquillage.

Aucune authentique substance végétale

Pour la simple raison qu’il n’y a AUCUNE authentique substance végétale notable dans ce produit…

Pas d’huile ou de cire végétale, pas d’extrait de plante, pas d’huiles essentielle naturelle… Ah si…. une petite fraction d’extrait de rose, quelque part vers la fin… Le fabricant parle d’une « formule à base d’eau » , mais étant donné qu’il s’agit bien d’un fond de teint et non d’une eau florale, on se doute bien que l’eau joue une partie mineure dans les propriétés du produit.Le maquillage, le fond de teint « à l’eau » n’a pas encore vraiment été inventé, en tout cas… On retrouve bien sûr aussi des substances hydratantes comme la glycérine, qui -par contre- peut provenir de différentes sources : végétale, animale ou de de synthèse. Difficile de savoir d’où provient la glycérine ici en interprétant uniquement la liste INCI.  Les cosmétiques naturels et bio certifiés par contre n’autorisent essentiellement la glycérine végétale, pour les autres fabricants ou marques la question reste ouverte.

Ingrédients/ INCI du fond de teint DIOR

Cyclopentasiloxane (D5), Aqua (Water), Alcohol, Trimethylsiloxysilicate, Phenyl Trimethicone, PEG -, Glycerin, Silica, Vinyl Dimethicone/Methicone Silsesquioxane Crosspolymer, Disteardimonium Hectorite, Sodium Myristoyl Glutamate, Butylene Glycol, Glyceryl Undecyl Dimethicone, Phenoxyethanol, Propylene Carbonate, VP/VA Copolymer, Parfum (Fragrance), Tetrasodium EDTA, Aluminum Hydroxide, Rosa Multiflora Fruit Extract, Linalool, Limonene, Citronellol, BHT

[+/- May contain: CI19140, CI42090, CI77007, CI77163, CI77491, CI77492, CI77499, CI77891 )

 

DIORSKIN Forever Undercover Teint Fluide Haute Couvrance

 

 

Analyse des composants 

Ce qui saute aux yeux, quand on regarde l’ensemble de la formulation, c’est qu’il s’agit d’un socle basé essentiellement sur des composants de synthèse, principalement des silicones pour la texture ou l’hydratation, des conservateurs de synthèse pour la conservation, des solvants de synthèse, etc.

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » global du produit. 

Et la formulation ne démarre pas vraiment du bon pied, le tout premier composant, -présent en plus grande quantité-, est un composant de silicone, le Cyclopentasiloxane (D5), perturbateur endocrinien suspecté.

D’autres substances controversées se sont glissées dans la formule :

  • Le Phenoxyethanol, conservateur de synthèse controversé, potentiel toxique avéré (nocif pour le foie, notamment)
  • Une flopée de silicones, substances problématiques sur le plan environnemental, (non biodégradables), polluantes : Trimethylsiloxysilicate (4ème), Phenyl Trimethicone (5ème), Vinyl Dimethicone/Methicone Silsesquioxane Crosspolymer,  (9ème) Glyceryl Undecyl Dimethicone ( 13ème)
  • Tetrasodium EDTA, substance problématique sur le plan environnemental; car polluante
  • Le BHT antioxydant chimique (perturbateur endocrinien suspecté)
  • Des PEGs, ce sont des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et sont peu biodégradables, donc polluantes.
  • Le CI19140 Colorant jaune (colorant azoïque) Les colorants azoïques (pigments de synthèse) peuvent déclencher des allergies, certains colorants azo sont classés «cancérigènes possibles».

Donc en résumé, en dehors de l’eau, de l’alcool et de quelques pigments couvrants, le produit est constitué principalement de composants de synthèse, silicones, solvants de synthèse et de composants controversés (conservateurs de synthèse classés perturbateur endocrinien ou substances problématiques sur le plan environnemental)…

Verdict 

Forever Undercover… Le nom est juste parfait, avec une formulation de la sorte, le fond de teint de cette marque, – considérée comme très haut de gamme- a tout intérêt à se cacher et jouer profil bas…

 

Note ; cet article date de 2018

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Vous trouverez d’autres articles et tests produits  sur le site.

 

février 2018

BRUT

Déo Stick

Anti-Transpirant

Original

50 ml,

prix : 3 €

 

Certains produits cosmétiques se passent de toute explication ou de présentation de produit, c’est le cas de ce déodorant BRUT, le fabricant Unilever présente par exemple uniquement la composition du produit sur son site.Si on reste dans la logique de la marque, c’est un déodorant « Brut » de décoffrage, masculin qui va droit au but: inutile de s’encombrer avec un descriptif plus détaillé. C’est un déodorant, un produit de mec. Un point, c’est tout.

Passons donc directement aux choses sérieuses : la liste des composants.

Ingrédients/ INCI:

Cyclomethicone, Aluminum Zirconium Tetrachlorohydrex GLY, PPG-14 Butyl Ether, Stearyl Alcohol, Hydrogenated Castor Oil, Talc, PEG-8 distearate, Parfum, BHT, Amyl Cinnamal, Benzyl Benzoate, Benzyl Salicylate, Citral, Citronellol, Coumarin, Eugenol, Geraniol, Hydroxycitronellal, Limonene, Linalool

 

 

 

 

Analyse des composants :

La formule démarre bien fort avec le Cyclopentasiloxane en première position, une substance à base de silicone, suspecté perturbateur endocrinien. Suivi d’un sel d’aluminium, Aluminum Zirconium Tetrachlorohydrex GLY, particulièrement problématique.

Quel est le problème que posent les sels d’aluminium dans les produits cosmétiques ?

Les sels d’aluminium sont des composants réactifs, partiellement solubles, susceptibles de pénétrer dans les tissus de l’organisme. Cela fait un moment que les sels d’aluminium sont montrés du doigts dans différentes études, mais les deux études les plus récentes ont de nouveau relancé le débat du lien entre sels d’aluminium dans les déodorants et  formation de cancers.

Une étude suisse de 2016* s’intéresse à l’implication de l’aluminium dans la formation de cancers du sein. L’étude de André-Pascal Sappino et Stefano Mandriota a démontré que les déodorants contenant des sels d’aluminium provoquent des tumeurs chez les cobayes.

« International Journal of Cancer », Geneva Septembre 2016

Une autre étude de l’été dernier, Insbruck Autriche (Juillet, 2017)*, publié dans EBioMedicine, remet notamment certains sels d’aluminium en lien avec le risque de développer un cancer du sein.

Résultat de cette étude : celles qui utilisent dès leur plus jeune âge un anti-transpirant renfermant des sels d’aluminium, plusieurs fois par jour et sur des aisselles rasées, doublent leur risque de développer un cancer du sein. 

Comme souvent, la réponse des autorités* se veut rassurante et propose des restrictions de concentration (0,6%) qui sont pas toujours respectées.

« L’analyse des données a permis de proposer une restriction de la concentration en aluminium à 0,6 % dans les produits antitranspirants ou déodorants. Il convient de préciser que cette restriction ne concerne pas l’exposition sur peau lésée comme par exemple après le rasage ou des micro-coupures.De ce fait, l’Afssaps recommande de ne pas utiliser d’antitranspirants contenant de l’aluminium sur peau lésée. »  Mais la proposition de restriction reste qu’une proposition.

Selon les informations du BfR* « des taux de 20 % sont tout à fait habituel dans les anti-transpirants». Cela correspondrait à un taux d’aluminium d’environ 5 %. 

Les bulletins de la fédération allemande des professionnels des cosmétiques et produits nettoyants (Industrieverbandes Körperpflege- und Waschmittel e.V. (IKW) indiquent de leur côté des concentrations de chlorhydrates d’aluminium qui vont jusqu’à 30 %, dans les crèmes anti-transpirantes par exemple. (IKW, 2012).

Autre problématique : Les sels d’aluminium, obstruent les glandes sudoripares

Les chlorhydrates d’aluminium et les sulfates employés dans de nombreux déodorants conventionnels empêchent la sueur de perler à la surface de la peau, ils obstruent donc les pores. Ce qui peut entraîner démangeaisons et irritations de la peau.

Une distinction en ce qui concerne les composants à base d’aluminium s’impose :

Tous les composants qui s’appellent ou qui commencent en terme INCI par « Aluminum » ou « Alumina »  ne sont cependant pas des « sels d’aluminium ».

Il est important de faire la distinction entre les chlorhydrates d’aluminium* et les oxydes, hydroxydes et silicates** d’aluminium (qui font aussi par exemple partie de la composition des argiles, cf. “bauxite” ou „corundum“, naturellement présents sur terre)

*Chlorohydrates d’aluminium (parmi d’autres)

  • Aliminium Chloride
  • Aluminium Chlorhydrate
  • Aluminium Chlorhydrex
  • Aluminium Chlorhydrex PG
  • Aluminium Distearate
  • Aluminium Sesquichlorohydrate
  • Aluminium Starch Octenylsuccinnate
  • Aluminium Zirconium Trichlorohydrex GLY

**Oxydes/Hydroxydes d’aluminium (parmi d’autres)

+ Alumina (= aluminiumhydroxyde)

+ Aluminium/Magnesium  Hyroxide Stearate

+ Aluminium Starch Otenylsuccinate

+ Aluminium Silicate

  • Les oxydes, silicates et hydroxydes d’aluminium sont des alumines chimiquement inertes, c’est-à-dire qu’en l’état, ils ne sont pas chimiquement réactifs. 
  • Les oxydes et hydroxydes d’aluminium ne libèrent pas d’aluminium, mais cela peut être le cas avec chlorhydrates d’aluminium, considérés solubles.

(Au passage ; évitez par exemple de faire cuire vos aliments dans du papier aluminium avec du citron… meilleur moyen pour rendre l’aluminium disponible et… de l’absorber)

Revenons à notre produit

Ananlyse des composants :

Des substances controversées se sont glissées dans la formule :

  • Cyclopentasiloxane en première position, une substance à base de silicone, perturbateur endocrinien suspecté.
  • Aluminum Zirconium Tetrachlorohydrex GLY, qui fait partie des sels d’aluminium, voir problématique expliquée ci-dessus, restrictions d’utilisations (20%) en 2ème position, donc présent en grande quantité
  • Des PEG en 3ème et 7ème position, PPG-14 Butyl Ether/PEG-8 distearate, ce sont des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  • Le BHT (10 me), perturbateur endocrinien suspecté, classé comme réellement problématique (cancérogènes possible) dans certains pays, 

Verdict : Une copie tout à fait « brute de décoffrage » qui ne fait même pas semblant…

Un « amalgame impressionnant » de composants controversés et problématiques, très peu recommandables.

D’autres articles similaires sont consultables sur le site

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Commentaire: cet article date de 2018

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Janvier 2018

NUXE

Body

Gel Douche Fondant

Aux pétales de fleur d’amandier et d’oranger

mousse fine, sans savon

400 ml, prix : 9 €

La marque NUXE fait partie des marques qui proposent à la fois des gammes certifiés bio ( la gamme « Nuxe Bio Beauté ») et des produits qui ne sont pas certifiés.

Parfois cela peut créer la confusion chez les consommateurs qui ont tendance à croire que l’ensemble de la marque serait formulé de la même manière. 

L’analyse de la liste des composants peut s’avérer utile pour les produits qui ne sont pas certifiés.

Le gel douche fondant sélectionné ici ne fait pas partie de la gamme certifiée.

Voici le descriptif du produit sur le site de la marque :

« Avec sa base lavante d’origine végétale, ce gel douche sans savon pour le corps, aux Pétales de Fleurs d’Amandier et d’Oranger, nettoie avec une infinie douceur. Soin essentiel quotidien, il va vous faire fondre de plaisir avec sa mousse fine et délicatement parfumée. 

Ingrédients d’origine naturelle Fleurs d’Amandier et d’Oranger … Sans paraben. »

Contient 96 % d’ingrédients d’origine naturelle

 

Ingrédients/ INCI gel douche Fondant NUXE:

AQUA/WATER, SODIUM LAURYL SULFATE, GLYCERIN, CAPRYLYL/CAPRYL GLUCOSIDE, ACRYLATES/C10-30 ALKYL ACRYLATE CROSSPOLYMER, PARFUM/FRAGRANCE, PHENOXYETHANOL, GLUCONOLACTONE, SODIUM HYDROXIDE, SODIUM COCOAMPHOACETATE, LAURYL GLUCOSIDE, SODIUM BENZOATE, CITRIC ACID, TETRASODIUM EDTA, 1,2-HEXANEDIOL, CAPRYLYL GLYCOL, SODIUM COCOYL GLUTAMATE, SODIUM LAURYL GLUCOSE CARBOXYLATE, CALCIUM GLUCONATE, CITRUS AURANTIUM DULCIS (ORANGE) FLOWER EXTRACT, PRUNUS AMYGDALUS DULCIS (SWEET ALMOND) FLOWER EXTRACT, TROPOLONE [N2102/A].

 

 

 

Analyse des composants du gel douche Nuxe:

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit.  

De manière générale, un shampooing est constitué d’environ 70% d’eau, (voir plus) viennent ensuite des bases lavantes (environ 20%) et puis le reste, des composants annexes (additifs, extraits de plantes, etc).En ce qui concerne les shampooings, (ou même les gels douches, par exemple),  ce qui est donc primordial, c’est le choix des bases lavantes (aussi appelés tensioactifs) qui peuvent être soit très douces, -bien tolérés par la peau-, ou plutôt irritantes et/ou problématiques pour l’environnement.

La formulation se compose ici d’un mélange d’un tensioactif irritant le Sodium Lauryl Sulfate (2ème position), présent en plus grande quantité, associé et adouci par des tensioactifs plus doux comme le Caprylyl/Capryl Glucosideine (4ème) et Sodium Cocoamphoacetate et Lauryl Glucoside bien plus bas.

On est quand même un peu loin d’une « base lavante d’origine végétale ».

L’avantage de ce genre de formulation pour les fabricants, c’est que le tensioactif principal, le Sodium Lauryl Sulfate, -considéré comme le tensioactif le plus irritant-, est aussi parmi les tensioactifs les moins chers. 

Les bases lavantes les plus douces, les mieux tolérées par la peau, -les « acylglutamates » à base de sucre-, sont aussi les plus chères. 

Raison pour laquelle on trouve très peu de produits formulés exclusivement avec ces bases lavantes très douces.

Mais d’autres substances problématiques et controversées se sont également glissées dans la formule :

  • Le Phenoxyethanol, conservateur de synthèse controversé, potentiel toxique avéré (nocif pour le foie, notamment)
  • Se rajoutent des matières premières problématiques sur le plan environnemental; l’agent filmogène Sodium Acrylates/C10-30 Alkylacrylate Crosspolymer 
  • et le Tetrasodium EDTA, des substances polluantes.

On pourrait penser que les composants cosmétiques classés « polluants » seraient de manière générale « moins problématiques » que les composants controversés et avérés toxiques pour la santé. Sauf que tout est lié…

Si l’on prend par exemple le cas des microbilles de plastiques* qui polluent les lacs et les océans – ils sont ingérés par les poissons. Poissons que nous mangeons, par la suite.

Petit récapitulatif de la problématique dans cette vidéo (en anglais), très graphique:

  • En France, la commercialisation de produits contenant des microbilles de plastique dans les cosmétiques rincés – produits que l’on rince avec de l’eau – sera interdite à partir du 1er janvier 2018. Mais les océans et lacs sont déjà largement pollués par ces substances. Les microbilles de plastiques proviennent également d’autres produits du quotidien ; lessives, vêtements, etc.

Mais où sont d’ailleurs passés les « ingrédients d’origine naturelle » affichés dans le descriptif ?

Les « fleurs d’amandier et d’orange » vantées dans le descriptif du produit se retrouvent reléguées parmi les trois derniers composants en 20ème et 21ème position, ils sont donc présent en quantité infinitésimale. 

Verdict :

Dans la catégorie «substances problématiques et controversées» on retrouve : des tensioactifs plutôt irritants, un conservateur de synthèse douteux et des composants polluants. Et le % d’ingrédients naturels affiché ne fait plus vraiment sens, non plus. 

Pas très brillant dans son ensemble…. et assez loin des « promesses végétales », des pétales de fleurs.

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articles similaires 

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Commentaire: cet article date de 2018

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

novembre 2017

BIOLANE

Lingettes Pocket

Visage et main

50g, prix :1,42 €

 

  

Les lingettes ne sont à proprement parler pas considérés comme des produits cosmétiques, mais font partie des produits cosmétiques «frontières» (comme par exemple les produits anti-poux, les bains de bouche, le fil dentaire, etc).

Ces produits peuvent parfois évoluer entre plusieurs définitions règlementaires : la Commission Européenne définit alors ces produits comme « frontière ». 

Mais étant donné que les lingettes, -notamment celles pour bébés et enfants-, font partie intégrante de la plupart des salles de bain, ce test produit fait sens. D’autant plus que les tests produits de lingettes dans la presse ces dernières années ont révélés qu’ils contenaient de nombreux composants problématiques.

C’est toujours intéressant de vérifier tout d’abord la présentation du fabricant, afin de comparer ce descriptif ensuite avec la formulation réelle du produit.

Descriptif du produit, sur le site du fabricant Biolane* :  

Propriétés

• Leur formule haute tolérance cutanée et oculaire permet de nettoyer et rafraîchir le visage et les mains de bébé en toute occasion et d’apporter une hydratation* durable.

• Leur texture ultra-douce et résistante respecte la fragilité de la peau de bébé et garantit un nettoyage d’une très grande délicatesse.

• Légèrement parfumées, elles laissent la peau de votre bébé douce, souple et parfaitement protégée.

 

 Testées sous contrôle dermatologique.

 Fibres 100% biodégradables.

 Formulées à pH physiologique.

 Formulées sans alcool, sans parabènes, sans phénoxyéthanol et sans phtalate.

*http://biolane.fr/produit/lingettes-visage-et-mains/

Il s’agit d’un produit destinés aux bébés et enfants, on comprend donc tout à fait que le fabricant mette surtout l’accent sur l’aspect «sécurité de la formulation».

Ingrédients/ INCI:

AQUA, PARFUM, METHYLPROPANEDIOL, TETRASODIUM GLUTAMATE DIACETATE, SODIUM BENZOATE, CITRIC ACID, CETRIMONIUM CHLORIDE, CHLORHEXIDINE DIGLUCONATE, SODIUM HYDROXIDE

Allons maintenant jeter un coup d’oeil sur la formulation du produit :

 

 

 

Et là : surprise !

On confirme l’absence des parabènes, de l’alcool et du phenoxyéthanol, mais la formulation est loin d’être irréprochable ;

A la place des conservateurs de synthèse du type parabènes ou phenoxyéthanol, -par exemple-, on retrouve tout simplement le conservateur de synthèse CHLORHEXIDINE DIGLUCONATE, également problématique, mais nettement moins prononçable…

D’autres substances controversées se sont glissées dans la formule des lingettes Biolane:

  • Le CHLORHEXIDINE DIGLUCONATE, un conservateur de synthèse qui fait partie des composants organo-halogénés. Ces composants organo-halogénés ont un potentiel allergisant important, sont réactifs et peuvent en pénétrant dans les tissus, se décomposer, se fixer et y provoquer des dommages. Problématique environnementale également : ce sont des composants polluants.
  • Le conservateur/émulsifiant CETRIMONIUM CHLORIDE, qui fait partie des quats, substances peu biodégradables et légèrement irritantes.
  • Le solvant de synthèse, METHYLPROPANEDIOL, souvent aussi utilisé dans les déodorants comme « exhausteur de parfum », ou hydratant/lubrifiant, selon le contexte.
  • Le « Parfum » indiqué dans la liste des INCI peut également parfois poser problème: étant donné qu’il s’agit d’un produit non certifié (en cosmétique naturelle et bio) il y a des fortes chances que ce soit un parfum de synthèse, qui peut être problématique s’il contient par exemple de phtalates (perturbateurs endocriniens). Le Dietyl phtalate se retrouve souvent dans les parfums comme « agent fixateur », (ce qui permet de fixer le parfum dans la durée et de rendre les parfums moins volatils). Dans ce cas précis, il n’est pas nécessaire de le déclarer dans la liste INCI. Pour éviter systématiquement la présence de phtalates, il est préférable de choisir pour un produit certifié, les parfums de synthèse ne sont tout simplement pas autorisés par les différents cahiers de charges en cosmétique naturelle et bio.

 

D’un coté on met en avant l’absence de conservateurs de synthèse, la formule «haute tolérance cutanée » on vante le fait que les lingettes soient composées de fibres «100% biodégradables», et de l’autre on rajoute des conservateurs de synthèse, des composants controversés, et polluants

Tout comme le test produits des produits bébé de l’année dernière,

https://laveritesurlescosmetiques.com/produits-de-soin-bebe-4-produits-revus-a-loupe/

 

 Des articles plus récents sur les lingettes destinées aux tout-petits

https://laveritesurlescosmetiques.com/lingettes-bebe-le-match-cosmeto/

Cet exemple du produit Biolane choisi au hasard laisse de nouveau perplexe. 

Les produits pour bébés et tout-petits devraient se présenter avec des formulations «exemplaires», sans aucun composant controversé, potentiellement allergisant, toxique, polluant ou problématique à d’autres niveaux.

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Commentaire: cet article date de 2017

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Autres articles similaires

 

octobre 201BELIFLOR

BELIFLORE Masque Capillaire Restructurant

Extraits de Bambou

cheveux secs et fragiles

150 ml, prix : 8,50 €

Un masque  Beliflor, -marque surtout connue pour ses colorations pour cheveux pas du tout naturelles (il suffit d’analyser la composition des différents produits pour le constater)-, qui brouille allègrement les pistes en rajoutant quelques produits certifiés à leur offre.

Ingrédients/ INCI du Masque Beliflore :

Aqua/water, Glyceryl Stearate, Behentrimonium, Chloride, Isopropyl Myristate, Isopropyl Palmitate, Decyl Oleate, Isopropyl Alcohol, Amodimethicone, Glycerin, Peg-8 Stearamidopropyl Dimethylamine, Trideceth-10, Cetrimonium Chloride, Benzyl Alcohol, Propylene Glycol, Palmitoyl Myristyl Serinate, Peg-8/smdi Copolymer, Sodium Polyacrylate, Bambusa Vulgaris Extract/bamboo leaf/stem extract, Methylchloroisothiazolinone, Methylisothiazolinone, Parfum/ Fragrance

 

Le masque Beliflore restructurant, n’est pas certifié, d’où l’importance de vérifier la composition exacte de ce produit.Produit acheté en magasin bio.

Dans la présentation du produit sur l’emballage, on peut lire ;

« Le masque capillaire restructurant Beliflor fortifie et structure les cheveux secs et fragiles. Riche en extrait de bambou et céramide il démêle et nourrit les cheveux en les rendant plus forts et vigoureux».

En plus le produit est «  Garanti sans parabènes » !

Super.

Allons jeter un coup d’oeil derrière les coulisses pour vérifier la composition exacte du Masque Beliflore:

 

Masque Beliflore INCI
Masque Beliflore INCI

Masque Beliflore : Analyse des composants :

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit.

Et parmi ces premiers composants, présents en plus grande quantité,  on retrouve surtout des huiles de synthèse, un conditionneur capillaire de synthèse,  quelques émulsifiants et un composant issu de silicones.

Quelques substances problématiques et controversées se sont glissées dans la formule :

  1. Behentrimonium Chloride (3ème position !) un conservateur de synthèse ou conditionneur capillaire (antistatique), qui fait partie des Quats, substances peu biodégradables et légèrement irritantes.
  2. Amodimethicone, composant à base de silicones, peu biodégradables, donc problématique pour l’environnement.
  3. Plusieurs PEG (Peg-8 Stearamidopropyl Dimethylamine, Peg-8/smdi Copolymer,) des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et sont peu biodégradables, donc polluantes.
  4. Trideceth-10, un émulsifiant qui fait également partie de la catégorie des PEG 
  5. Le démêlant Cetrimonium Chloride, qui fait partie des Quats, substances peu biodégradables et légèrement irritantes.
  6. Le conservateur de synthèse Methylchloroisothiazolinone, très problématique, car potentiel allergisant très élevé.
  7. Le conservateur de synthèse Methylisothiazolinone très problématique, car potentiel allergisant très élevé. Les deux conservateurs sont souvent utilisés à la place des parabènes, qui son plus faciles à retenir et que désormais tout le monde évite soigneusement.  Restrictions d’utilisation pour le Methylisothiazolinone , qui sera bientôt interdit dans les produits « sans rinçage », la concentration maximale a été revue à la baisse. Restrictions d’utilisation pour la combinaison de ces deux composants.

A cela s’ajoutent en début de liste quelques huiles de synthèse, des solvants, émulsifiants et autres composants annexes (glycérine hydratante, etc)

Verdict :  L’extrait de bambou tant vanté fait son apparition discrète en fin de liste (18ème) mais ce composant végétal respectable se trouve bien seul, noyé au milieu d’une formulation qui préfère les composants de synthèse et controversés, qui posent aussi problème à l’environnement.

Et on ne répétera jamais assez, les composants polluants qui ne respectent pas l’environnement sont tout aussi problématique que les composants avérés toxiques pour l’homme, car un environnement pollué se répercute au final sur notre santé… assez rapidement.

Ce qui est particulièrement déplorable, c’est que le produits a été acheté dans un magasin bio. 

Si le produit n’est pas certifié par un label de cosmétique naturelle et bio, vaut donc mieux toujours vérifier sa composition.

TIMOTEI

Shampooing « Huiles Précieuses »

Huile d’Argan bio et d’Amande

et extrait de Fleur de Jasmin

300 ml, 2,68 €

 

INCI : Aqua, Sodium Laureth Sulfate, Cocamidopropyl Betaine, Sodium Chloride, Glycerin, Argania Spinosa Kernel Oil, Carbomer, Citric acid, Cocamide MEA, Cocos Nucifera Oil, Dimethiconol, Disodium EDTA, DMDM Hydantoin, Glycol Distearate, Guar Hydroxypropyltrimonium Chloride, Jasminum Officinale (Jasmine) Flower Extract, Parfum, PEG-45M, Phenoxyethanol,PPG-9, Prunus Amygdalus Dulcis Oil, Silica, Sodium Benzoate, Sodium Hydroxide,TEA-Dodecylbenzenesulfonate, TEA-Sulfate, Butylphenyl Methylpropional, Coumarin, Linalool

 

Note ; cet article date de 2017

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

 

 

 

Voici un shampooing qui se présente sous une facette «naturelle» , avec la mention « d’huiles d’Argan Bio et d’Amande », « d’extrait de fleur de jasmin » et un logo «0 % paraben, colorant » qui se veut rassurant.

Dans la présentation du produit sur l’emballage, on peut lire ;

« Sa formule est enrichie en Huile d’argan Bio et Huile d’Amande, connues pour leurs vertus nourrissantes, associées à de l’extrait de Fleur de Jasmin. Elle nourrit instantanément vos cheveux, leur apportant brillance et douceur infinie ».

A cela se rajoute le slogan prometteur «la beauté sans artifices». On pourrait donc même interpréter ce slogan comme « une beauté sans artifices, naturelle »…

Allons jeter un coup d’oeil derrière les coulisses pour vérifier la composition exacte du produit :

 

 

 

Analyse des composants :

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit.

De manière générale, un shampooing est constitué d’environ 70% d’eau, viennent ensuite des bases lavantes (environ 20%) et d’autres composants annexes.

En ce qui concerne les shampooing, (ou même les gels douches, par exemple),  ce qui est donc primordial, c’est le choix des bases lavantes (tensioactifs) qui peuvent être soit très doux, bien tolérés par la peau, ou plutôt irritants ou problématiques pour l’environnement.

La formulation se compose ici d’un mélange d’un tensioactif irritant le Sodium Laureth Sulfate, (voir PEG) associé à un tensioactif plus doux le Cocamidopropyl Betaine.

Mais d’autres substances problématiques et controversées se sont également glissées dans la formule :

  1. Le Butylphenyl Methylpropional (Lilial) classé perturbateur endocrinien
  2. Le conservateur de synthèse Phenoxyethanol,  hépatotoxique (problématique pour le foie),  allergisant, restriction d’utilisation.
  3. Plusieurs PEG (PEG-45M,PPG-9) des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et sont peu biodégradables, donc polluantes.
  4. Le Guar Hydroxypropyltrimonium Chloride, un autre composant éthoxylé, similaire au PEG
  5. Le conservateur de synthèse DMDM Hydantoin, susceptible de libérer du formaldehyde, cancérigène
  6. L’agent complexant Disodium EDTA, peu biodégradable et polluant, (voir fiche composant sur le site)
  7. Le Phenoxyethanol; conservateur de synthèse controversé, potentiel toxique avéré (nocif pour le foie, notamment)
  8. Le tensioactif de synthèse TEA-Dodecylbenzenesulfonate, susceptible de former des nitrosamines, cancérigènes
  9. Le Dimethiconol, composant à base de silicone, peu biodégradables et problématiques pour l’environnement.

Bien sûr que l’on retrouve également l’huile d’argan (6ème position) et l’huile d’amande (21ème), ainsi que l’extrait de jasmin (16ème ), mais ces composants naturels ne font pas le poids face au mélange de tensioactifs irritants, de composants problématiques, controversés et polluants.

Le fait de mentionner «O% parabènes » permet de rajouter en douce un conservateur de synthèse tout aussi, ou même plus problématique, que les parabènes, le DMDM Hydantoin, le fait de rajouter 0% de colorant me paraît plutôt incompréhensible, car qu’il s’agit bien d’un shampooing, ou les colorants ne jouent pas un rôle majeur.

On revient toujours aux mêmes principes : une touche d’huile végétale ou quelques composants naturels parmi une flopée de composants de synthèse controversés ne rend jamais la formule automatiquement « naturelle ».

Verdict : Une beauté sans artifices ?  Tout dépend de la définition du terme « artifices », en tout cas ce shampooing est formulé avec des composants peu recommandables, et surtout pas du tout naturels…

D’autres articles sur le site sont consacrés aux soins des cheveux.

 

 07 aout 2017

L’ORÉAL

Fond De Teint Accord Parfait

10,70 €

 

Liste ingrédients INCI* :

INGREDIENTS: AQUA / WATER • DIMETHICONE • ISODODECANE • CYCLOHEXASILOXANE • GLYCERIN • PEG-10 DIMETHICONE • METHYL METHACRYLATE CROSSPOLYMER • BUTYLENE GLYCOL • PENTYLENE GLYCOL • SYNTHETIC FLUORPHLOGOPITE • DISTEARDIMONIUM HECTORITE • HYDROXYETHYLPIPERAZINE ETHANE SULFONIC ACID • CETYL PEG/PPG-10/1 DIMETHICONE • SODIUM CHLORIDE • POLYGLYCERYL-4 ISOSTEARATE • HEXYL LAURATE • CAPRYLYL GLYCOL • PHENOXYETHANOL • DISODIUM STEAROYL GLUTAMATE • TOCOPHEROL • PANTHENOL • ALUMINUM HYDROXIDE • HYDROXYETHYL UREA • ALOE BARBADENSIS LEAF JUICE POWDER • SODIUM HYALURONATE • SILICA • TIN OXIDE • PENTAERYTHRITYL TETRA-DI-T-BUTYL HYDROXYHYDROCINNAMATE ● [+/- MAY CONTAIN: CI 77891 / TITANIUM DIOXIDE • CI 77491, CI 77492, CI 77499 / IRON OXIDES • MICA • CI 77288 / CHROMIUM OXIDE GREENS • CI 77007 / ULTRAMARINES].

L’ORÉAL Accord Parfait : ingrédients?

Bénéfices produit, –  présentés sur le site de L’Oréal :

« L’Oréal Paris a repensé la formule de son fond de teint phare, le fond de teint fluide Accord Parfait, pour s’adapter à chaque tonalité de peau. Grâce à sa formule et sa technologie « Skin-Matching » composée avec jusqu’à 6 pigments, il offre une couvrance naturelle sans démarcation qui se fond à toutes les carnations. 99,5%* des femmes qui l’ont essayé ont trouvé leur accord parfait. Trouvez le vôtre ! (…) Formule infusée avec du soin hydratant et de l’acide hyaluronique – pour une hydratation longue durée. »

Maquillage : agents hydratants,  composants minéraux, pigments de couleurs

Pour compléter l’article du mois de juillet sur les produits de maquillage pour les yeux, nous allons nous pencher sur un autre produit de maquillage, un « illuminateur de teint » de l’Oréal qui s’applique souvent en combinaison avec un fond de teint. Dans l’article précédent nous avions vu également que dans les produits de maquillage, les composants minéraux, les pigments de couleurs jouaient un rôle important, complété par des substances «plus ou moins » naturelles pour la partie hydratation, par exemple.

Ce qui est intéressant, avec ce type de produit, c’est que même la présentation du produit ne mentionne aucune substance naturelle ou végétale qui pourrait faire croire que la substance naturelle jouerait un rôle phare dans ce produit de maquillage. Pour la simple raison que les substances naturelles sont pratiquement inexistantes dans cette formule.

On retrouve bien sûr aussi des substances auxiliaires d’origine végétale comme l’émulsifiant sorbitan, ou la glycérine, qui -par contre- peut provenir de différentes sources : végétale, animale ou de de synthèse. Difficile de savoir d’où provient la glycérine ici en interprétant uniquement la liste INCI. Les cosmétiques naturels et bio certifiés par contre n’autorisent essentiellement la glycérine végétale, pour les autres fabricants ou marques la question reste ouverte.

L’ORÉAL Accord Parfait ingrédients

Ce qui saute aux yeux, quand on regarde l’ensemble de la formulation, c’est qu’il s’agit d’un socle basé essentiellement sur des composants de synthèse, des huiles minérales et silicones pour l’hydratation, des conservateurs de synthèse pour la conservation, des solvants de synthèse.

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit.

Et parmi ces premiers composants, on trouve déjà en 2ème et 6ème position des silicones (Dimethicone), substances hydratantes, -certes-, mais aussi très polluantes.

D’autres substances controversées se sont glissées dans la formule du maquillage de L’Oréal :

  1. Le conservateur de synthèse Phenoxyethanol,  hépatotoxique (problématique pour le foie),  allergisant, restriction d’utilisation.
  2. Le Synthetic Fluorphlogopite, est un composant de synthèse, régulateur de viscosité, ou aussi parfois employé comme pigment de synthèse («synthetic mica»), alors que de nombreuses alternatives naturelles (pigments minéraux naturels) existent.
  3. Cyclohexasiloxane , perturbateur endocrinien suspecté.
  4. Plusieurs PEG, des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et sont peu biodégradables, donc polluantes.

Donc en résumé, le produit est constitué principalement de composants de synthèse, issu de la pétrochimie ou de silicones, quelques composants moins problématiques en fin de liste (pigments naturels, vitamine E,) et de composants controversés (conservateurs de synthèse classé perturbateur endocrinien ou substances problématiques sur le plan environnemental). Le seul mérite que je donnerai à ce produit, c’est qu’il ne joue pas la carte du «greenwashing», mais c’est juste un hasard, car d’autres produits de la marque exploitent bien sûr aussi allègrement cette astuce de marketing.

Verdict :

Un accord parfait… entre des composants de synthèse problématiques et des composants polluants.

 

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Commentaire: cet article date de 2017

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

 

 

LUSH

Sésame Suntan Lotion

Lait Solaire

100g, 10,75€

 

Un autre sujet est en préparation sur le site, mais cette vérité cosmeto de Lait Solaire s’est imposée à nous et passera donc avant le prochain article, qui sera dédié au maquillage des yeux.

Sur le site «La Vérité sur les Cosmétiques», nous avons un faible pour les marques engagées, les marques qui ont des positionnements critiques affirmés et des causes à défendre.

Le secteur des cosmétiques, qui a cette capacité d’entourer de quelques paillettes des composants issu de la pétrochimie (en gros: du pétrole) pour vendre du rêve au prix fort,  a besoin de «contre propositions» claires et honnêtes.

Ce site veut donc aussi servir de tribune aux marques et engagements qui n’ont pas les budgets marketing des grands groupes industriels … mais qui valent tout autant, voir plus, de par la qualité de leurs formulations et produits et leur engagement, au quotidien.

La marque Lush est une marque engagée, que l’on pourrait même qualifier de «militante», avec des actions médiatiques très fortes pour la cause animale, contre le gaspillage, en faveur du mode de vie végan et bien d’autres cause «nobles». Et toujours avec un ton assez décalé, qui fait certainement bouger les choses.

Mais qu’en est-il réellement de la qualité des produits, des composants, des engagements réels à ce niveau là ? Si on regarde de près la formulation des produits…. est-qu’ils sont réellement aussi honnêtes, transparents, écologiques et engagés que la marque veut faire croire ? 

Le discours des «cosmétiques frais», «faits-maison» dans l’arrière boutique tient-il la route si on regarde de plus près la composition des produits ? 

Les personnes qui se sont lancées dans la formulation des cosmétiques «faits-maison» savent à quel point la question de la conservation est délicate.

Soit on formule pour une consommation immédiate (un gommage, un masque, etc), soit on conserve avec des conservateurs de synthèse plus ou moins problématiques, soit on conserve au frais avec toujours une incertitude de durée de conservation.

Ce qui surprend toujours également quand on passe devant un magasin Lush, ce sont les parfums particulièrement forts, qui embaument parfois les boutiques avoisinantes. 

Très très peu probables qu’il s’agisse de parfum naturels, les parfums naturels (issu  d’huiles essentielles) sont beaucoup plus volatils, seuls les parfums de synthèse peuvent être aussi présents et durables.

Pour la vérité cosméto du mois, nous avons posé notre regard critique sur un produit de circonstance, le Lait Solaire Sésame, SPF 10 (=IP 10)

Le petit flacon nous renseigne ;

«Un lait au parfum de sésame grillé contenant des filtres solaires pour vous protéger des rayons UV. Riche en infusion de feuille de noyer et en beurre de cacao pour nourrir la peau, il apportera  aussi de la fraicheur grâce à l’aloe vera.» Label Vegan. Regardons de plus près la liste des composants.

Composition (INCI) :

Juglans Nigra, Sesamum indicum, Ethylhexyl methoxycinnamate, Theobroma cacao, Aloe barbadensis, Aloe Barbadensis, Butyl Methoxydibenzoylmethane, Stearic Acid,Triethanolamine, Cetearyl Alcohol, Methylparaben, Propylparaben

Notons au passage que la liste des ingrédients sur le site est incomplète, mettant en avant surtout les composants végétaux et oubliant de mentionner quelques composants moins glamour comme le Butyl Methoxydibenzoylmethane et le Triethanolamine.

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Note ; cet article date de 2017

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

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Analyse des composants :

Ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le produit.

Et parmi ces premiers composants, on retrouve malheureusement de suite des filtres UV chimiques très controversés, le Ethylhexyl Methoxycinnamate (aussi connu sous le nom de Octyl Methoxycinnamate) en 3ème position et le Butyl Methoxydibenzoylmethane en  7ème position, tous les deux considérés comme des perturbateurs endocriniens, susceptibles d’interférer avec le système hormonal.

La problématique des filtres UV concerne pas seulement la santé de l’homme, mais aussi l’équilibre de l’écosystème, les filtres UV chimiques sont par exemple largement responsable de la destruction des coraux (voir ci-dessous) et se retrouvent bien entendu dans la chaine alimentaire.

Pour une marque qui se veut engagée dans la protection de l’environnement et des animaux l’utilisation de ces substances est juste… incompréhensible et inacceptable. 

D’autres substances controversées se sont glissées dans la formule :

  • Le triethanolamine, un composant qui est utilisé soit comme substance tampon, comme émulsifiant ou tensiofactif, mais qui est susceptible de former des nitrosamines, cancérigènes.
  • Deux autres conservateurs de synthèse, des parabènes, le methylparaben et le propylparaben classés également en tant que perturbateurs endocriniens.
  • Bien sûr que l’on y retrouve également des composants végétaux ; de l’huile de sésame bio, de l’infusion de feuille de noyer, du beurre de cacao bio.….mais quels rôles peuvent-ils jouer dans cette formulation ?  Ils hydratent et apportent soin,-certes-, mais sont entourés de composants problématiques.

Sur les treize composants du produit, on retrouve cinq substances très controversés sur le plan toxicologiques, qui sont polluantes et problématiques à d’autres niveaux. 

Comme disait ma prof de linguistique anglaise il y a longtemps «on ne mets pas de bijoux quand on est sale», quand on s’efforçait d’utiliser des mots très complexes, sans pour autant maîtriser les structures de phrase les plus simples.

Autre «boulette» de taille : dans la partie  «conseil» on peut lire : «le sésame fait office de filtre solaire et l’aloe vera apaise.»

Soit le service marketing s’est momentanément égaré à cause des effluves des parfums entêtants des savons «faits maison»… soit Lush a découvert une nouveau filtre minéral ou végétal naturel qui aurait échappé jusqu’à présent aux spécialistes des cosmétiques naturels et bio et dont Lush détiendrait le secret… L’huile de sésame peut faire valoir un léger effet de protection naturelle, mais en dessous de 10, l’indice de protection (/IP ou SPF) est non protecteur donc… plutôt inutile, en tout cas pour la protection contre les UV.

Ce qui fait surtout office de filtre solaire, c’est le mélange de filtres UV chimiques lourds.

Autre contradiction : un label «vegan», qui garantit l’absence de composants issus du règne animal… mais des produits qui contiennent des composants qui détruisent l’écosystème des poissons et qui sont responsables de la destruction des coraux...une logique assez difficile à suivre, en toute somme.

 

Récapitulatif sur la problématique des filtres solaires 

Les filtres solaires : protection solaire chimique et minérale

Dans les produits solaires «conventionnels» on utilise principalement des filtres chimiques (filtres UVA, filtres UVB, ou filtres à large spectre contre UVA et UVB).

De tels filtres solaires ne forment pas de couche protectrice qui s’interposerait entre le soleil et la peau, ils réagissent directement sur et avec la peau. Ces réactions chimiques sont à l’origine d’effets secondaires souvent non négligeables.

Dans les produits cosmétiques naturels et bio certifiés, on se sert exclusivement d’une protection solaire «physique». Cette protection est constituée de pigments qui réfléchissent les rayons solaires et les dispersent. Les substances protectrices physiques utilisées sont principalement des pigments d’origine minérale: le dioxyde de titane (INCI : Titanium Dioxide) et l’oxyde de zinc (INCI : Zinc Oxide). Ce mode de protection contre les UV a deux grands avantages: il n’entraîne pas les effets secondaires que peuvent avoir les filtres UV de synthèse et n’a pas d’impact nocif sur l’environnement.

Les filtres solaires de synthèse sont problématiques à divers égards

De nombreux filtres solaires présentent un sérieux potentiel de risque car la fonction de filtre s’appuie sur le fait que des molécules absorbent un certain spectre d’ondes. Cela n’est pas sans conséquences puisque les molécules vont être modifiées par le processus. De nouveaux composés moléculaires au fort potentiel allergisant ou provoquant des réactions phototoxiques (c’est à dire pouvant devenir instables à cause de la lumière ou des enzymes produites par le corps) peuvent se former.

De nombreux filtres UV de synthèse (entre autre ceux listés ci-dessous) sont désormais classés perturbateurs endocrinien, c’est à dire qu’ils interfèrent avec le système hormonal.

Oxybenzone (Benzophenone-3)

Octinoxate (Octylmethoxycinnamate)

Homosalate

3-benzylidene camphor

4-Methylbenzylidene Camphor

4,4-dihydroxybenzophenone 

Benzophenone-1 

Benzophenone-2 

Octyl Methoxycinnamate

Ethylhexyl methoxycinnamate (OMC) 

Octocrylene

En 2003 déjà, Margret Schlumpf, W. Lichtensteiger et H. Frei présentaient des recherches approfondies sur les conséquences de l’utilisation massive de filtres synthétiques. Selon ces études, nous sommes doublement exposés – par l’intermédiaire de la peau et de la chaîne alimentaire – « car ces composés généralement lipophiles s’accumulent dans les aliments gras, comme les poissons et le lait maternel. »

L’industrie cosmétique a refusé pendant de longues années la critique à l’égard des filtres UV synthétiques, la considérant comme infondée. Mais depuis, elle a, de fait, confirmé ces arguments puisqu’un certain nombre de ces filtres UV ne sont plus employés aujourd’hui (entre-autre pour la simple raison qu’ils ne sont plus autorisés).

Destruction du récif corallien

Il suffirait de 20 minutes de baignade pour que 25% des produits chimiques contenus dans les crèmes solaires se retrouvent aussi dans la mer. Le choix des produits que nous appliquons à la plage ou à la rivière n’est donc pas anodin.

Chaque année, ce sont plus de 4.000 tonnes de résidus de crèmes solaires qui se déposent sur les massifs coralliens, notamment en Thaïlande, au Mexique ou aux Caraïbes, là où les touristes s’entassent sur les plages. Des composants chimiques présents dans la plupart des crèmes solaires commercialisées sont jugés problématiques pour l’environnement et participent à la dégradation des coraux.

De recherches menées par des biologistes marins et rendues publiques début 2008, ont décrit l’étendue effrayante des dégâts. Les scientifiques de l’Université Polytechnique d’Ancône (Italie) en tirent une conclusion très claire : les crèmes solaires contenant des filtres synthétiques mettent en danger les récifs de coraux du monde entier.

Ce sont des observations réalisées au Mexique qui ont donné naissance à ces recherches sur les effets des filtres solaires : en effet, on avait alors constaté une forte mortalité de tous les êtres vivants dans les bassins marins fermés de la presqu’île du Yucatan, très fréquentés par les touristes.

Les scientifiques de l’Université d’Ancône ont travaillé dans le monde entier, que ce soit dans l’Atlantique, l’océan Indien et l’océan Pacifique ou la mer Rouge. Leurs résultats sont alarmants. D’après eux, 10 microlitres de crème solaire dans un litre d’eau de mer entraînent déjà une décoloration totale du corail en l’espace de 4 jours. On estime que les plus problématiques sont les filtres chimiques Ethylhexyl Methoxycinnamate, Benzophenone-3 et -4 et Methylbenzylidene Camphor. Conclusion des scientifiques: les produits solaires participent activement à la destruction d’écosystèmes importants et merveilleux du monde entier.

Une raison de plus pour éviter des protections solaires qui contiennent des filtres UV de synthèse. Vous trouverez plus d’information au sujet des de la protection solaire et des produits solaires sur le site.

 

 

mai 2017

Garnier

Ultra Doux, lait corps nourrissant

250 ml,  4,26 €

Parmi les matières actives en cosmétique, il y a bien sûr  des «classiques» ; les huiles végétales et notamment l’huile d’olive, utilisée depuis des siècles pour le soin de la peau et des cheveux, et réputée pour ses propriétés de soin multiples.

Le lait corps nourrissant de Garnier pour peaux très sèches met en avant cette huile de soin fabuleuse, en parlant même «d’olive mythique» et d’un soin à «l’huile d’olive vierge, une huile d’exception».

Les louanges de cette «huile mythique» ne s’arrêtent pas là. Dans le descriptif du produit sur le site de Garnier, on comprend que tout tourne autour de cette fabuleuse huile de soin :

« L’HUILE D’OLIVE VIERGE, UNE HUILE D’EXCEPTION

Issue d’un arbre millénaire, l’huile d’olive vierge est un véritable élixir utilisé depuis l’Antiquité pour ses propriétés hautement nutritives et l’extrême confort qu’elle procure à la peau. Extraite à froid pour mieux conserver ses propriétés, elle apporte à votre peau une hydratation intense. »

http://www.garnier.fr/soin-du-corps/beaute/garnier/ultra-doux-corps-olive-mythique/lait-nourissant

On a presque envie d’y croire avec ce beau flacon couleur olive verte qui évoque cette huile mythique….

 

Mais quelle rôle joue réellement l’huile d’olive dans la formulation de ce Lait Corps ?

En regardant de plus près la composition du produit, la réalité s’avère bien différente : dans la liste des matières principales, on retrouve d’abord des composants issus de la pétrochimie ; petrolatum et silicones, on y retrouve également une flopée de composants problématiques : des colorants azoïques, des PEGs, des conservateurs de synthèse classés perturbateurs endocriniens, etc.

L’huile d’olive, -mise en avant par le fabricant comme s’il s’agissait de la matière active de base-, est au final noyée au milieu de cette formule pas très naturelle.

On revient toujours aux mêmes principes : une touche d’huile végétale ou de composants naturels parmi une flopée de composants controversés de synthèse ne rend pas la formule automatiquement «green».

Composition : INCI: Aqua/water, petrolatum, glycerin, paraffinum liquidum/mineral oil, cetearyl alcohol, dimethicone, butyrospermum parkii butter/shea butter, benzyl alcohol, benzyl salicylate, caprylyl glycol, carbomer, cl15510/orange 4, cl47005/acid yellow 3, coumarin, glyceryl stéarate, hexyl cinnamal, limonène, linalool, olea europaea oil/olive fruit, palmitic acid, peg-100 stéarate, pentaerythrityl tetra-di-t-butyl hydroxyhydrocinnamate, phenoxyethanol, sodium hydroxide, stearic acid, parfum/fragrance. (FIL B173640/1). Sans paraben.

Analyse des composants :

Les composants naturels ne sont ni les composants principaux, ni les composants les plus significatifs du produit.

Ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le produit et l’huile d’olive intervient au final qu’en….18ème position de la formule !

Les principaux composants hydratants de ce produit sont des huiles minérales et des composants issus de la pétrochimie ; le Petrolatum (2ème), Paraffinum Liquidum (4ème), Dimethicone (6ème), la Glycerin (3ème) peut être d’origine minérale ou végétale, le seul composant hydratant naturel, c’est le beurre de karité Butyrosperum Parkii (7ème).

L’huile d’olive est positionnée bien trop bas dans la liste INCI pour avoir un effet notable sur l’ensemble de la formulation.

Ces huiles minérales ou synthétiques procurent hydratation, -certes-, mais posent problème à bien d’autres niveaux (voir l’encadré ci-dessous).

Une fois de plus d’autres substances controversées se sont glissées dans la formule :

  • Le Peg-100 stéarate, qui fait partie des PEG, des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  • Se rajoutent des matières premières problématiques sur le plan environnemental; car  très polluantes: l’antioxydant Pentaeriythrityl Tetra-DI-T-Butyl Hydroxyhydrocinnamate
  • Le Phenoxyethanol; conservateur de synthèse controversé, potentiel toxique avéré (nocif pour le foie, notamment)
  • Le CI15510 Colorant azoïque, orange. Les colorants azoïques qui permettent d’obtenir des teintes vives et variées mais sont susceptibles libérer des amines aromatiques, dont l’aniline. Irritations des yeux, des muqueuses, de la peau possibles en cas de contact important et prolongé.

L’huile d’olive, -si mythique qu’elle soit-,  est un peu perdue dans cette formulation et doit se contenter d’un rôle de figuration dans ce produit qui donne finalement la place principale aux composants de synthèse.

Dommage, car l’huile d’olive compte parmi les huiles de première qualité pour les soins de la peau et des cheveux. Elle pénètre bien dans la peau, l’assouplit et présente d’excellentes propriétés de soin. Riche en vitamine E, phytostérols et en polyphénols, c’est un allié de taille pour l’hydratation optimale et pour contrer le vieillissement prématuré de la peau.

Une copie à revoir … entièrement donc pour ce lait hydratant, afin de rendre à « l’olive mythique » la première place du podium.