la vérité sur les cosmétiques

La Vérité Cosméto du Mois : Rouge à lèvres Yves Rocher «Rouge Vertige»/ Effet Brillant revu à la loupe

Yves Rocher
Rouge à lèvres
Rouge Vertige
Effet Brillant
30 ml
6,50 €

   

En s’appliquant du rouge à lèvres quotidiennement, quelle quantité est ingérée, d’après vous ?

Le magazine de consommateurs allemand « Ökotest » évoque une étude du comité scientifique de l’EU qui a calculé que cela représentait environ 20 grammes par an environ : ce qui représente environ 4 rouges à lèvres/an. Raison de plus de regarder de plus près la composition des rouges à lèvres, qui ont parfois des compositions assez contestables. Dans son édition de mars 2018 le magazine »Ökotest » avait d’ailleurs également analysé la composition d’une sélection de rouges à lèvres.Le test comportait en tout 22 produits, à la fois des marques conventionnelles, «classiques» et des marques certifiées de cosmétique naturelle et bio.                                                         

Verdict :

  • 7 produits classés «très bien» (dont 6 de cosmétique naturelle et bio) 
  • 1 produit classé  « satisfaisant »
  • 1 produit classé  « suffisant » et le reste des produits conventionnels passent directement aux cases «déconseillés ».                                                                                  

Les produits -analysés sur la base de leurs formulations-, ont été déclassés à cause des composants suivants :                    

  • Composants à base d’huiles minérales qui contenaient des MOSH et MOAH,(hydrocarbures aromatiques), substances classées potentiellement cancérigènes, accumulation dans les tissus 
  • Des composés organo-halogénés, potentiel allergène plus élevé
  • Des colorants azoïques allergènes Tartazin CI19140
  • Des traces de métaux lourd (plomb), neurotoxique 
  • Des filtres UV de synthèse controversés (perturbateur endocriniens ou autres)     
  • Des composants à base de silicone, polluants          

Revenons à l’analyse de notre produit, le rouge à lèvres de Yves Rocher

Bénéfices produit du rouge à lèvres, –  présentés sur le site de Yves Rocher :

DESCRIPTION

Rouge Vertige Effet Brillant

« Des couleurs rayonnantes qui habillent, un soin nourrissant qui enveloppe.
54 nuances et effets du plus délicat des nudes au plus intense des rouges; d’infinies variations pour sublimer toutes les femmes.
Des couleurs rayonnantes associées à une texture soin à l’huile de Cerise nourrissante pour un confort absolu. Son + : Texture fondante Actif Végétal : Huile de Cerise L’huile de cerise, par sa composition en acides gras, est reconnue pour ses propriétés émollientes et nourrissantes. Testée en efficacité biologique in-vitro, elle s’est révélée efficace sur le renouvellement cellulaire. »

Donc, selon Yves Rocher, la matière active la plus importante, celle qui mérite en tout cas à être mise en avant en tant qu’actif végétal, serait «l’huile de cerise»…aux propriétés émollientes et nourrissantes…

Allons jeter un coup d’oeil sur la formulation du rouge à lèvres Yves Rocher désormais.

Ingrédients/INCI* :

  • PENTAERYTHRITYL TETRAISOSTEARATE, PROPYLHEPTYL CAPRYLATE BIS-DIGLYCERYL,POLYACYLADIPATE-2 POLYBUTENE, OCTYLDODECANOL, HYDROGENATED POLYISOBUTENE, POLYETHYLENE VP/EICOSENE COPOLYMER, METHYL HYDROGENATED ROSINATE, CANDELILLA CERA/EUPHORBIA CERIFERA (CANDELILLA) WAX/CIRE DE CANDELILLA, CERA ALBA/BEESWAX/CIRE D ABEILLE, SYNTHETIC WAX, HYDROGENATED MICROCRYSTALLINE WAX, PRUNUS AVIUM (SWEET CHERRY) SEED OIL, (HUILE DE NOYAU DE CERISE,) PARFUM/FRAGRANCE, BHT, BENZYL ALCOHOL, LECITHIN [+/- (MAY CONTAIN/PEUT CONTENIR) MICA SILICA (SILICE) SYNTHETIC FLUORPHLOGOPITE, TIN OXIDE, CI 12085 (RED 36) CI 15850 (RED 6) CI 15850 (RED 7 LAKE) CI 16035 (RED 40 LAKE) CI 19140 (YELLOW 5 LAKE) CI 42090 (BLUE 1 LAKE) CI 45380 (RED 21 LAKE) CI 45410 (RED 27 LAKE) CI 73360 (RED 30) CI 77491 (IRON OXIDES) (OXYDE DE FER) CI 77492 (IRON OXIDES) (OXYDE DE FER) CI 77499 (IRON OXIDES) (OXYDE DE FER) CI 77891 (TITANIUM DIOXIDE) ] 3020v0

 

Analyse des composants :

 

 

 

 

Analyse des composants du rouge à lèvres Yves Rocher :

Ce qui saute aux yeux, quand on regarde l’ensemble de la formulation, c’est que les composants d’origine végétale sont loin de jouer le premier rôle… Dans la première partie, celle qui détermine le profil global du produit, (car les composants y sont présents en plus grande quantité), on retrouve surtout un mélange d’huiles minérales ou de cires de synthèse. Avec quelques huiles ou cires végétales coincées au milieu de la formule, mais qui vont jouer un rôle plutôt accessoire.Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » global du produit. Ces huiles minérales ou synthétiques présentes en première partie de la liste (POLYBUTENE, HYDROGENATED POLYISOBUTENE, POLYETHYLENE VP/EICOSENE COPOLYMER) procurent hydratation, -certes-, mais posent problème à d’autres niveaux (voir ci-dessous). Les huiles minérales représentent par ailleurs aussi un réel problème environnemental : le processus d’extraction et du raffinage du pétrole présentent un bilan écologique désastreux.

Précisions concernant les huiles minérales en cosmétique

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Le BFR allemand a récemment publié une conclusion rassurante concernant l’application cutanée de produits cosmétiques à base d’huiles minérales, – qui ne poseraient pas de problématique de santé. Ce qui n’enlève pas la problématique de l’effet occlusif en forte concentration, ni la qualité  «inerte» de la matière première, la rendant moins intéressante que les huiles minérales, et la problématique environnementale. « According to the currently available scientific knowledge, no health risks are to be expected for consumers who apply cosmetic products to their skin, in the view of the BfR. »  En ce qui concerne les % d’huiles minérales appliqués sur les lèvres (contenus dans les produits pour les lèvres: baumes, mais aussi rouges à lèvres et gloss), le BFR estime qu’il n’y a pas de problématique de santé, non plus, à partir du moment où les fabricants respectent la typologie des huiles minérales utilisées et le taux maximal d’ingestion potentielle quotidienne. (aussi appelé « ADI » : Acceptable Daily Intake, qui vaut aussi pour l’alimentaire.)

Mais est-ce que les fabricants respectent toujours ce seuil ‘ADI’, et la typologie des huiles minérales recommandées ?

Pas toujours, dans le même communiqué le BFR admet que des études portant sur de produits de soin pour les lèvres en Suisse et en Allemagne ont démontré que la recommandation n’est souvent tout simplement pas respectée par les fabricants. « According to Recommendation No. 14 from Cosmetics Europe (2014), only those mineral oil hydrocarbons for which an ADI value has been derived should be used in lip care and oral care products. » (….) The examination of more than 200 lip care products from the Swiss market (Niederer et al., 2015) showed that the mineral oil quality used in numerous products did not comply with Recommendation No. 14 of Cosmetics Europe (Cosmetics Europe 2014). (….) Analysis of lip care products in Switzerland and Germany demonstrate, however, that mineral oils which do not comply with this recommendation were also used in a number of products. The BfR advises manufacturers of lip care products to comply with the recommendation of Cosmetics Europe.

Par ailleurs, selon certaines analyses de test produits du magazine allemand Ökotest le taux de MOAH contenu dans les produits à base d’huiles minérales varie fortement, et peut parfois même atteindre jusqu’à 5%. (Ökotest 01_2018)

Concernant l’analyse du rouge à lèvres de Yves Rocher

Ce qui peut être considéré comme problématique dans cette formulation, – en dehors des composants issus de la pétrochimie (huiles minérales, voir plus haut)

Quelques substances controversées se sont glissées dans la formule du rouge à lèvres d’Yves Rocher:

  1. Un grand nombre de composants de synthèse, issus de la pétrochimie ou silicones, problématiques environnementale et peu intéressants en terme de substances de soin.
  2. Le BHT antioxydant chimique (classé perturbateur endocrinien supposé)
  3. Le Synthetic Fluorphlogopite, est un composant de synthèse, régulateur de viscosité, ou aussi parfois employé comme pigment de synthèse («synthetic mica»), alors que de nombreuses alternatives naturelles (pigments minéraux naturels) existent.
  4. Des colorants de synthèse controversés (les colorants azoïques) CI 12085 (RED 36) /CI 15850 (RED 6)/CI 16035 (RED 40 LAKE)/CI 19140 (YELLOW 5 LAKE), présents en qualité variable en fonction des différentes nuances. Les colorants azoïques (pigments de synthèse) peuvent déclencher des allergies, certains colorants azo sont classés «cancérigènes possibles».

Verdict: 

Une formulation où les composants de synthèse hydratants (huiles et cires minérales) et composants colorants (colorants azoïques) jouent le rôle principal... L’huile de cerise, vantée par Yves Rocher dans la présentation du produit joue un rôle purement anecdotique et sert d’alibi pour « verdir » la formule, la faire paraître plus naturelle et végétale qu’elle ne l’est en réalité.

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Vous trouverez d’autres articles et tests produits  sur le site.

Note ; cet article date de 2019

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Uriage
Bébé – 1er Lait Hydratant
Soin Quotidien Douceur
200 ml
12,60 €

Lait Bébé Uriage, analyse de la formulation

C’est souvent à l’arrivée du premier bébé que les familles commencent à s’intéresser aux compositions des cosmétiques qu’ils utiliseront pour leurs enfants.Et très souvent, ce questionnement est accompagné d’une prise de conscience au sens plus global. C’est généralement l’occasion de se poser de vraies questions : dans quel monde mon enfant va-t-il évoluer ? Quels produits j’achète ? Quelle alimentation, quelle crème serait la meilleure pour mon bébé ?….. et aussi : quels produits seraient les meilleurs pour le monde dans lequel il va grandir ?

Formulation Produits pour Bébé & Tout petits

Et dès que l’on penche son nez dans la formulation de produits pour bébés ou tout-petits, (comme ici le lait hydratant Uriage Bébé) on s’aperçoit qu’il y a encore beaucoup trop de formulations contestables.

Même si la plupart des fabricants ont allégés leur formules; -pas forcément toujours parce que cela correspond à leur éthique du départ-, mais surtout parce que les consommateurs sont de plus en plus regardants.De manière générale, les bébés, les tout-petits et les femmes enceintes sont particulièrement vulnérables et ne devraient donc pas être exposés davantage à des substances potentiellement toxiques, que ce soit avec des produits cosmétiques ou d’autres produits du quotidien (alimentation, vêtements, ameublement, environnement,  produits divers du quotidien, etc). Beaucoup trop de marques cosmétiques aujourd’hui disponibles sur le marché contiennent encore des composants réellement controversés, potentiellement toxiques pour les bébés, tout-petits, femmes enceintes et aussi leur bébé à venir. Différentes études confirment par ailleurs que les femmes enceintes sont par exemple souvent déjà beaucoup trop exposées à des substances très controversées du type perturbateurs endocriniens, entre autre.

Femmes enceintes & perturbateurs, l’étude de Santé Publique

En 2016 Santé Publique a publié la plus vaste étude menée sur les traces de perturbateurs endocriniens chez les femmes enceintes en France.

Résultat :
Le bisphénol A, les phtalates, les pyréthrinoïdes (famille d’insecticides), les dioxines, les furanes, les PCB, les retardateurs de flamme et les composés perfluorés » sont détectés « chez près de la totalité des femmes enceintes », 

«Les femmes enceintes constituent une population particulièrement sensible car l’exposition pendant la grossesse à ces polluants est soupçonnée de favoriser naissances prématurées et malformations congénitales, ainsi que des anomalies dans le développement et la santé future de l’enfant, ajoute l’organisme public. » 

Nous le répétons assez souvent dans nos communications, les perturbateurs endocriniens ne concernent bien entendu pas uniquement la problématique des cosmétiques, mais les objets du quotidien au sens plus large. Mais beaucoup trop de cosmétiques, -même ceux destinés aux enfants, aux bébés et aux femmes enceintes-, plus vulnérables, contiennent encore des substances controversées du type perturbateurs endocriniens supposés ou d’autres composants considérés comme problématiques à différents niveaux. Dans le tests produits pour bébé, nous avions aussi déjà évoqué les raisons pour lesquelles une peau de bébé ne devrait tout simplement pas être en contact avec des composants chimiques controversés.

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Analyse du Lait hydratant bébé Uriage.

Voici le descriptif du lait hydratant Bébé Uriage sur le site de la marque * :

À base d’Eau Thermale d’Uriage apaisante, ce lait est indispensable pour restaurer le confort de la peau parfois desséchée par le frottement des vêtements et l’environnement extérieur. Texture fondante et délicatement parfumée qui laisse la peau du bébé souple, douce et hydratée. Hydrate Grâce à l’Eau Thermale d’Uriage et à la Glycérine aux propriétés hydratantes, la peau retrouve tout son confort. Protège Le Beurre de karité et de l’Illipée sont des actifs nourrissants qui renforcent l’action protectrice contre le desséchement cutané. Apaise L’association de l’Aloé Vera et de l’Eau Thermale d’Uriage apaisent la peau sensible de bébé.

Actifs mis en avant par la marque

  • Eau Thermale d’Uriage Beurre de Karité Beurre d’Illipé Glycérine Aloe vera
  • Testé sous contrôle dermatologique Non comédogène

Nous voilà bien rassurés. Allons jeter un coup d’oeil sur la formulation désormais.

Ingrédients/ INCI:

AQUA (WATER) – PARAFFINUM LIQUIDUM (MINERAL OIL) – BUTYROSPERMUM PARKII (SHEA BUTTER) – HYDROGENATED POLYDECENE – GLYCERIN – CETYL ALCOHOL – DIMETHICONE – POLYSORBATE 60 – SHOREA STENOPTERA SEED BUTTER – TROMETHAMINE – PARFUM (FRAGRANCE) – ACRYLATES / C10-30 ALKYL ACRYLATE CROSSPOLYMER – CHLORPHENESIN – DIAZOLIDINYL UREA – SODIUM ACRYLATE / SODIUM ACRYLOYLDIMETHYL TAURATE COPOLYMER – ISOHEXADECANE – TOCOPHERYL ACETATE – POLYSORBATE 80 – SORBITAN OLEATE – ALOE BARBADENSIS LEAF EXTRACT.

Analyse des composants :

Comme toujours, dans une formulation de produits cosmétiques, ce sont les 5-10 premiers composants,  -présents en plus grande quantité-, qui déterminent le « profil » global d’un produit.

Et pour le lait hydratant bébé Uriage, juste après l’eau thermale d’Uriage, on trouve ici en 2ème position une huile minérale issue de la pétrochimie : Paraffinum Liquidum, présente donc en quantité importante. On retrouve également une autre substance issue de la pétrochimie Isohexodecane, plus bas dans la liste.Ces huiles minérales ou synthétiques procurent hydratation, -certes-, mais posent problème à d’autres niveaux (voir l’encadré ci-dessus).Les huiles minérales représentent par ailleurs aussi un réel problème environnemental : le processus d’extraction et du raffinage du pétrole présentent un bilan écologique désastreux.

Et si l’on souhaite se soucier du bien être de son bébé et de ses enfants, il serait préférable de prendre en considération l’image globale et choisir des produits sans aucune substance potentiellement toxique, que ce soit pour le bébé ou…. l’environnement.

Les bébés et enfants de manière générale sont déjà trop exposés aux pollutions environnementales et chaque geste qui va dans le sens de la protection de l’environnement leur sera bénéfique. Cela peut paraître tellement banal comme constat, mais il y a encore beaucoup de consommateurs qui estiment qu’un composant polluant serait au final « moins problématique »  qu’un composant potentiellement toxique pour l’humain.

Tout est lié, forcément.

Il y a bien sûr aussi le beurre de karité en 3ème position et la glycérine en 5ème position, intéressants pour leurs apports hydratants. Un composant à base de silicone, le Dimethicone se rajoute au tableau en 7ème position. La formule hydratante de base est donc constituée d’un mélange d’huiles minérales, de cires végétales, de glycérine et de silicone. L’aloe Vera, vanté par Uriage dans la présentation du produit, intervient en toute dernière position, donc de manière complètement anecdotique.

Autres ingrédients controversés

D’autres substances controversées se sont par contre aussi glissées dans la formule du Lait Hydratant Bébé Uriage :

  • Des huiles minérales Paraffinum Liquidum et Isohexodecane, composants issus de la pétrochimie. Hydratants, mais « inertes »,  (voir encadré)
  • Le Dimethicone (silicone) problématique sur le plan environnemental; car polluant
  • Du Polysorbate qui, tout comme les PEG, font partie des composés éthoxylés, des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes.
  • La TROMETHAMINE, une substance tampon susceptible, sous certaines conditions, de développer des nitrosamines (substances considérée comme cancérigènes)
  • Des conservateurs de synthèse controversés : Chlorphenesin, une substance organo-halogénée susceptible d’effets allergisants et  problématique car elle peut s’accumuler dans l’organisme.
  • Le Diazolidinyl Urea, conservateur de synthèse susceptible de libérer des formaldehydes, classés cancérogènes.

Verdict :

Une formulation hydratante qui mélange allègrement composants de synthèse (parrafine, silicones etc) et composants naturels (beurre de karité & shorea). Mais qui contient aussi des composants controversés et problématiques à différents niveaux, qui ne devraient tout simplement pas se retrouver dans des produits pour bébé. Même avec le rajout d’eau thermale d’Uriage, -mise en avant par le fabricant-, la formulation du lait Bébé Uriage reste extrêmement bancale. Copie à revoir

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Note ; cet article date de 2019

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu.

Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. 

Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

BIORE
Eau Micellaire au Charbon
300 ml
5,90 €

 

Voici la présentation du produit de BIORÉ par le fabricant*:

« Démaquille parfaitement, nettoie les pores en profondeur et absorbe l’excès de sébum, sans dessécher la peau (…)La nouvelle Eau Micellaire au Charbon de Bioré est une solution tout-en-1 qui démaquille, nettoie les pores en profondeur et rafraîchit le teint. Sa formule au charbon naturel élimine efficacement le maquillage du visage et des yeux, tout en débarrassant la peau de la pollution, de l’excès de sébum et des impuretés accumulées pendant la journée. Plus besoin de frotter ni de rincer, cette eau nouvelle génération enrichie en micelles permet de tout retirer, en un seul geste ! « 

La marque BIORÉ se présente par ailleurs comme «l’expert des pores»* :

« N°1 des nettoyants visage au Japon* Bioré est une marque japonaise spécialiste des soins de la peau qui s’attaque à l’ennemi public n°1:  les pores obstrués. Au Charbon ou au Bicarbonate de Sodium, les produits Bioré débarrassent vos pores des impuretés et de l’excès de sébum pour vous aider à combattre efficacement les imperfections et les points noirs incrustés. »

On se baserait donc ici, – à priori-, sur des substances organiques naturelles ou « des astuces et recettes de grand-mère » comme le charbon naturel ou le bicarbonate de soude pour combattre les impuretés de la peau. Cela a l’air plutôt intéressant au départ.

Prenons tout de même le temps de vérifier la composition du produit de Bioré en analysant de plus près la liste de composants, la liste INCI :

Ingrédients/ INCI:

Aqua, Hexylene Glycol, Glycerin, PEG-6 Caprylic/Capric Glycerides, Polysorbate 20, Decyl Glucoside, PEG-12 Laurate, Sodium Benzoate, Phenoxyethanol, Disodium EDTA, Isododecane, Citric Acid, Parfum, Benzophenone-4, Charcoal Powder, CI 61570, CI 60730, CI 15510.

Analyse des composants, eau micellaire BIORÉ :

 

 

Comme toujours, ce sont les 8-10 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit.  Le premier composant étant présent en quantité la plus élevée et la suite en ordre décroissant. Une eau micellaire ressemble aux lotions toniques pour le visage et commence donc de manière logique avec un mélange d’eau, d’émulsifiants et de bases lavantes (=tensioactifs). En troisième position, on retrouve de la glycérine hydratante et en 7ème position une base lavante à base de sucre, particulièrement bien tolérée par la peau. Mais même dès le début de la formule, les choses « se gâtent » rapidement, on retrouve notamment des PEGs, susceptibles de rendre la peau perméable à d’autres substances, d’autres matières polluantes et des conservateurs de synthèse controversés. Le fameux charbon tant vanté se retrouve parmi les 4 derniers ingrédients (16ème position), en quantité minimale, donc. La couleur noir intense provient sans doute plutôt du mélange des trois colorants tout à la fin, dont un qui fait partie des colorants azoïques, considérés problématiques.

Des substances controversées se sont glissées dans la formule de BIORÉ :

  • Le Phenoxyethanol, un conservateur de synthèse controversé : potentiel toxique avéré, notamment pour le foie. Restrictions d’utilisations (1%)
  • Le Benzophenone-4, un filtre UV de synthèse polluant, employé ici sans doute pour préserver la formule dans l’emballage transparent.
  • Substances à base de silicones : Isododecane problématique environnementale,  qui fait partie des matières peu biodégradables et polluantes.
  • Le PEG-6 et PEG-12 qui font partie des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  • L’agent complexant Disodium EDTA, peu biodégradable et polluant 
  • Un point d’interrogation pour le « Parfum », impossible de savoir avec la simple appellation INCI s’il s’agit de parfums naturels (à base d’huiles essentielles/ arômes) ou de parfums conventionnels qui peuvent contenir des substances très controversées : phtalates ou composés musqués, Lilial, etc
  • Le colorant azoïque CI 15510. Les colorants azoïques (pigments de synthèse) peuvent déclencher des allergies et certains colorants azoïques sont classés «cancérigènes possibles».

Verdict :

Une eau micellaire de couleur noire, qui laisse supposer que la formule serait basée principalement sur les propriétés du charbon…mais qui au final contient une formule assez classique, avec des composants controversés et polluants. Le charbon a juste un rôle complètement « accessoire », tout en fin de liste. Le nom de la marque BIORÉ porte a confusion également,  mais elle n’est réellement pas seule dans ce cas… à l’occasion je propose de faire un test produit avec des marques qui contiennent le terme « bio » , mais qui n’ont presque rien à avoir avec le/la bio (biologique dans le sens « bio » ou biologie de manière plus large).La biologie étant par définition « la science du vivant », on se demande parfois quel lien les marques peuvent trouver entre des formules, des packagings et une approche globale… qui s’en éloigne à tous les niveaux ?

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Note ; cet article date de 2019

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

avril 2019

 Filorga OPTIM-EYES LOTION formulation revue à la loupe

 

FILORGA

OPTIM-EYES LOTION

Démaquillant Sérum Yeux

110 ml,  24,90 €

Filorga Optim Eyes  formulation ?

La marque Filorga se présente comme « la révolution médi-cosmétique » et met en avant «des solutions anti-âge haute performance (injections d’acide hyaluronique, mésothérapie anti-âge, peelings) utilisées par les plus grands spécialistes de la médecine et de la chirurgie esthétique dans plus de 60 pays. » Filorga, c’est donc une marque qui serait directement «inspirée de la médecine esthétique (….) avec des formules novatrices et des ingrédients high-tech issus de l’expertise du Laboratoire.»

Donc, en interprétant le discours marketing et en schématisant un peu, on pourrait comprendre que Filorga disposerait de «secrets de formulation» dont d’autres marques ne disposent pas et des soins cosmétiques qui par conséquence seraient plus «efficaces», proche des résultats de la médecine esthétique, – et cela bien entendu sans passer sous le bistouri.

Chouette, cela nous fera des économies.

Et si on allait regarder un peu derrière les coulisses pour voir avec quels composants la marque travaille ?

Voici la présentation du produit par Filorga* :

/ Système bi-phasique démaquillant : enrichi d’un complexe oléo-clean pour éliminer en un seul passage le maquillage, même waterproof./ Phase sérum fortifiante : contient un peptide stimulant et un booster de protéines, pour défatiguer visiblement le regard et renforcer les cils.Testé sous contrôle ophtalmologique. 110ml.

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Le produit de Filorga est donc présenté comme un démaquillant qui serait à la fois sérum des yeux, permettant de « renforcer les cils » et de « défatiguer le regard », grâce notamment au fameux complexe « oléo-clean »… Tout un programme…Prenons le temps de vérifier la composition du démaquillant Filorga en analysant de plus près la liste de composants, la liste INCI :

Ingrédients/ INCI:

AQUA (WATER, EAU), PARAFFINUM LIQUIDUM (MINERAL OIL), DIMETHICONE, ISOHEXADECANE, PENTYLENE GLYCOL, PEG-8 CAPRYLIC/CAPRIC GLYCERIDES,BUTYLENE GLYCOL, SODIUM CHLORIDE, CAPPARIS SPINOSA FRUIT EXTRACT, OCTYLDODECYL MYRISTATE,PARFUM (FRAGRANCE), STYRENE/VP COPOLYMER, DISODIUM EDTA, ACETYL TETRAPEPTIDE-5, DEXTRAN, SORBIC ACID, ACETYL TETRAPEPTIDE-3, TRIFOLIUM PRATENSE (CLOVER) FLOWER EXTRACT, CI60725 (VIOLET 2), CI61565 (GREEN 6)

Analyse des composants :

 

L’importance de la formulation de base

Comme toujours, ce sont les 8-10 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit.  Le premier composant étant présent en quantité la plus élevée et la suite en ordre décroissant. 

Et le début de la liste est composé d’une série de composants issu de la pétrochimie (huiles minérales) et de silicones, Parffinum Liquidium (2ème), Dimethicone (3ème), (silicone), Isohexadecane (4ème) etc.. Ce sont des composants hydratants plutôt « basiques », peu intéressants en terme de propriétés de soin,- en dehors de leur pouvoir hydratant (et de leur coût, bien inférieur aux huiles végétales, par exemple) A cela s’ajoutent par la suite quelques extraits végétaux et matières actives de soin. Mais au final le fameux  «complexe oléo-clean » annoncé par Filorga est bien loin de constituer le socle de base de la formulation, qui est constituée d’eau, suivi d’une majorité de composants issus de la pétrochimie.

Des substances controversées se sont glissées dans la formule du démaquillant Filorga :

  • Le DIMETHICONE, qui fait partie des silicones, substances problématiques sur le plan environnemental, (non biodégradables), polluantes
  • Les composants à base d’huiles minérales (voir encadré) Paraffinum Liquidum, Isohexadecane, etc
  • Le PEG-8 CAPRYLIC/CAPRIC GLYCERIDES qui fait partie des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  • L’agent complexant Disodium EDTA, peu biodégradable et polluant 
  • Un point d’interrogation pour le «Parfum», impossible de savoir avec la simple appellation INCI s’il l’agit de parfums naturels (à base d’huiles essentielles/ arômes) ou de parfums conventionnels qui peuvent contenir des substances très controversées : phtalates ou composés musqués, Lilial, etc

Le BFR* a récemment publié une conclusion rassurante concernant l’application cutanée de produits cosmétiques à base d’huiles minérales qui ne poseraient pas de problématique de santé. Ce qui n’enlève pas la problématique de l’effet occlusif en forte concentration, ni la qualité  «inerte» de la matière première, la rendant moins intéressante que les huiles végétales, et la problématique environnementale.

Verdict :

Donc ce  fameux « Système bi-phasique démaquillant : enrichi d’un complexe oléo-clean » vanté par Filorga, se traduit en fait par une formulation « ultra classique », presque datée avec comme socle de base des composants issus d’huiles minérales ou des silicones, ainsi que d’autres composants posant problème pour l’environnement. Le tout saupoudré plus bas dans la liste de quelques substances de soin intéressantes et de quelques extrait végétaux.

Peut être que les « formules novatrices et ingrédients high-tech» mises en avant par la marque sont toutes cachées dans d’autres produits Filorga ?

Un simple coût d’oeil sur les formulation des crèmes ou solaires sur le site confirme surtout aussi la présence de nombreux autres composants controversés (PHENOXYETHANOL, CHLORPHENESIN, SYNTHETIC FLUORPHLOGOPITE, HOMOSALATE, ETHYLHEXYL METHOXYCINNAMATE, BHT, etc, etc…) Des « formules novatrices »… ou peut être pas aussi novatrices que cela (voir formulation du produit)…rehaussées de composants controversés du type perturbateurs endocriniens… Merci, on repassera. Et on essayera de trouver d’autres alternatives à la chirurgie esthétique, aussi, d’ailleurs.

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Note ; cet article date de 2019

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Biotherm
BIOVERGETURES
GEL-CRÈME PRÉVENTION ET RÉDUCTION DES VERGETURES
à l’algo silicium
150 ml, 32,50 €

Voici la présentation du produit par le fabricant, Biotherm* :

 « Biovergetures est un gel crème non gras qui prévient l’apparition des vergetures potentielles et réduit visiblement l’aspect des vergetures existantes. Il agit donc à 2 niveaux : 
– il améliore l’élasticité de la peau et aide la peau à résister à l’étirement causé par un gain de poids important ou une grossesse. 
– il réduit l’apparence des vergetures existantes, qu’elles soient récentes ou non. 
Efficace même sur les vergetures installées depuis l’adolescence. 
Résultat : La taille et la profondeur des vergetures diminuent, leur coloration s’estompe. »

Sur l’emballage on trouve également le descriptif suivant :

Prévention : riche en agents hydratants, en huiles végétales (karité, soja) et en algo silicium , il améliore la résistance et l’élasticité de la peau pour faciliter son étirement pendant la grossesse.

Prenons le temps de vérifier la composition du produit en analysant de plus près la liste de composants, la liste des composants, la liste INCI :

Ingrédients/ INCI:

Aqua, Dimethicone, Glycerin, Propylene Glycol, Stearoxy Dimethicone, Myreth-3 Myristate, Propylene Glycol Diethylhexanoate, Glycine Soja Oil, Hydroxyproline, Butyrospermum Parkii Butter, Carbomer, Hydrogenated Lecithin, Phenoxyethanol, Tocopheryl Acetate, Benzyl Salicylate, Cholesterol, Dimethiconol, Benzyl Alcohol, Sodium Hydroxide, Chlorphenesin, Sodium Stearoyl Glutamate, Disodium Edta, Methylsilanol Mannuronate, Peg-100 Stearate, Glyceryl Stearate, Eugenol, Benzyl Benzoate, Linalool, CI 77491, CI 77492, Parfum.

 

Note ; cet article date de 2019

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Note :

Analyse des composants :

 

Comme toujours, ce sont les 8-10 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit.  Le premier composant étant présent en quantité la plus élevée et la suite en ordre décroissant. 

Et avant les huiles végétales mises en avant par par le fabricant (karité, soja), on retrouve surtout deux silicones et la glycérine, qui interviennent autant, (si ce n’est plus… car en quantité plus élevée) pour la partie hydratante.

Mais effectivement c’est nettement moins vendeur d’afficher par exemple, «grâce aux propriétés  lissantes des silicones» ou «au pouvoir hydratant de la glycérine» (un composant hydratant intéressant, mais qui est presque considéré comme « banal » de nos jours.)

Par contre, des substances controversées se sont également glissées dans la formule :

  • Le conservateur de synthèse Chlorphenesin : une substance organo-halogénée qui peut provoquer des effets allergisants et problématique car susceptible de s’accumuler dans l’organisme. Problématique environnementale également, substance polluante.
  • Trois substances de la catégorie des silicones : Dimethicone, Stearoxy Dimethicone, Dimethiconol problématique environnementale, matières peu biodégradables et polluantes.
  • Le Peg-100 Stearate et Myrteth- 3 Myristate qui font partie des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  • L’agent complexant Disodium EDTA, peu biodégradable et polluant 
  • Le Phenoxyethanol, un conservateur de synthèse controversé : potentiel toxique avéré, notamment pour le foie. Restrictions d’utilisations (1%)
  • Un point d’interrogation pour le « Parfum », impossible de savoir avec la simple appellation INCI s’il l’agit de parfums naturels (à base d’huiles essentielles/ arômes) ou de parfums conventionnels qui peuvent contenir des substances très controversées : phtalates ou composés musqués, Lilial, etc

Verdict :

Donc dans une formule qui serait «riche en agents hydratants» et recommandée lors de la grossesse (voir aussi les recommandation sur l’emballage) , on retrouve de nombreuses substances polluantes, un perturbateur endocrinien et d’autres substances problématiques…

Cela pose réellement problème, on retrouve déjà trop de traces de perturbateurs endocriniens *  chez la plupart des femmes enceintes, d’ailleurs…. pourquoi en rajouter ?

Et toutes ces substances polluantes qui ne font qu’empirer la problématique de pollution globale, – que ce soit pour nous… ou le bébé à venir, cela ne fait pas vraiment sens non plus.

Une formule de revoir… de A à Z. Et il existe bien entendu des alternatives plus naturelles, sans composants controversés… mais tout aussi efficaces.

Des produits aussi controversés, dans des produits pour femmes enceintes ou tout-petits, cela nous laissera toujours perplexes.

 

 

 

Décembre 2018

RITUALS of Ayurveda

Balancing Body Cream

100 ml, 17,50 €

Voici la présentation du produit par le fabricant RITUALS * :

Trouvez l’harmonie intérieure en prenant soin de votre peau selon les principes traditionnels de l’Ayurvéda. Cette onctueuse crème pour le corps de la collection The Ritual of Ayurveda vous aide à rééquilibrer vos énergies vitales grâce aux senteurs délicatement sucrées de la rose indienne et aux effets apaisants du miel de l’Himalaya. Elle laisse une sensation soyeuse et nourrissante sur votre peau. (……)ROSE INDIENNE  Symbole universel de pureté et d’amour, le parfum doux et délicat de la rose inspire des sentiments positifs. Il possède également des propriétés apaisantes. Rien de tel que le parfum délicat de la rose des Indes pour vous rehausser le moral. Sans oublier ses bienfaits pour la peau.

MIEL DE L’HIMALAYA   Le miel de l’Himalaya est depuis longtemps reconnu pour ses propriétés médicinales. Le miel a un effet particulièrement apaisant et hydratant sur la peau. Le miel de l’Himalaya provient des forêts préservées de l’Himalaya, l’environnement le plus naturel qu’il soit, et détient des nutriments essentiels et des vitamines. Le miel de l’Himalaya constitue en outre une excellente source de minéraux.

Prenons le temps de vérifier la composition de la crème RITUALS en analysant de plus près la liste de composants, la liste des composants, la liste INCI :

Ingrédients/ INCI: 

AQUA/WATER, CYCLOPENTASILOXANE, CETEARYL ALCOHOL, GLYCERIN, DICAPRYLYL ETHER, DIMETHICONE, BUTYROSPERMUM PARKII (SHEA) BUTTER, PENTAERYTHRITYL DISTEARATE, HELIANTHUS ANNUUS (SUNFLOWER) HYBRID OIL, ISOPROPYL PALMITATE, TOCOPHERYL ACETATE, TOCOPHEROL,UBIQUINONE, THEOBROMA CACAO (COCOA) SEED BUTTER, OLUS OIL (VEGETABLE OIL), HELIANTHUS ANNUUS (SUNFLOWER) SEED OIL, ROSA DAMASCENA FLOWER (ROSE) OIL, PARFUM/FRAGRANCE,SODIUM STEAROYL GLUTAMATE, ACRYLATES/C10-30 ALKYL ACRYLATE CROSSPOLYMER, XANTHAN GUM,POLYGLYCERYL-2 DIPOLYHYDROXYSTEARATE,POLYSORBATE 20, PHENOXYETHANOL, CAPRYLYL GLYCOL, POTASSIUM SORBATE, BENZYL ALCOHOL, SODIUM BENZOATE,LINALOOL, HEXYL CINNAMAL,LIMONENE,COUMARIN, BUTYLPHENYL METHYLPROPIONAL,CITRONELLOL, BENZYL BENZOATE, GERANIOL,CINNAMYL ALCOHOL, CITRAL, SODIUM HYDROXIDE,CITRIC ACID.

Note :

La liste INCI du fabricant, celle de l’échantillon et celle que l’on retrouve sur des sites de distribution sont toutes différentes, – il se peut que la formule ait changé à plusieurs reprises récemment… La liste INCI du produit provient en tout cas de l’échantillon et reflète la réalité du produit/échantillon.

Analyse des composants de la crème Rituals :

établie à l’aide de la recherche INCI du site :

 

 

Comme toujours, ce sont les 8-10 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit. 

Le premier composant étant présent en quantité la plus élevée et la suite en ordre décroissant.  En regardant de plus près la composition du produit, la réalité s’avère bien différente du discours marketing :  les deux composants mis en avant, la « Rose Indienne » et le « Miel d’Himalaya » sont pratiquement « inexistants » : dans la liste des matières principales, on retrouve d’abord un mélange d’apports hydratants naturels (glycérine, huile de tournesol, beurre de karité) et de synthèse (silicones) ; la fameuse « rose indienne » intervient bien plus tard, en 20ème position, donc en quantité très faible. Le « miel d’Himalaya » est tellement bien planqué que l’on ne retrouve pas clairement sa trace, en tout cas il ne fait pas partie du socle de base. 

(L’appellation INCI de miel habituelle étant « MEL », qui est introuvable dans la formule, même sur la liste du site de la marque.)

… Et toujours des substances controversées….

Par contre, une fois de plus des substances controversées se sont glissées dans la formule de la crème RITUALS :

  • Le Cyclopentasiloxane (D5), un silicone perturbateur endocrinien supposé. Composant classé comme persistant, bioaccumulable et toxique dans l’environnement.
  • Le silicone  Dimethicone, problématique environnementale, matière polluante.
  • Le Polysorbate-20 qui fait partie des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  • Le Phenoxyethanol, un conservateur de synthèse controversé : potentiel toxique avéré, notamment pour le foie. Restrictions d’utilisations (1%)
  • Le Butylphenyl Methylpropional (Lilial) classé perturbateur endocrinien supposé.

Quel est le rapport de cette crème avec les « principes traditionnels » de l’Ayruvéda ?

Ce qui pose problème également ici c’est l’appropriation marketing (et culturelle) de l’Ayurvéda, la médecine médecine traditionnelle de l’Inde, considérée comme l’une des plus anciennes médecines « holistiques » du monde. Mais l’Ayurvéda dépasse largement la notion de « simple médecine » : à la fois philosophie, spiritualité, médecine, art de vivre… c’est une notion globale qui ne peut pas être réduite à quelques ingrédients empruntées à sa pharmacopée.

Verdict : Une formule qui prône les bienfaits de l’Ayurvéda…(la marque évoque même les « principes traditionnels» )…. mais qui ne suit pas réellement les principes… et qui contient autant de composants controversés… forcément cela pose problème. Un exemple classique de greenwashing, saupoudré d’appropriation culturelle. 

 

D’autres tests produits sont disponibles sur le site

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Note ; cet article date de 2018

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple.

Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Octobre 2018

INSTACOCOONING

#AnimalBeautyMask

HYDRACALM

15 ml, prix : 2,80€

Vendu en grande Surface

En France, et en Europe de manière générale, les cosmétiques venus de Corée sont tendance, les  produits comme la BB Cream (Blemish Balm), les masques en tissus imbibées (comme celui de INSTACOCOONING), les huiles poudrées, les emballages girly très «kawaï» (=mignons, comme diraient les Japonaises), sont tout un univers très codé et exotique qui a fait son apparition dans les rayons des magasins, parfumeries et grandes surfaces il y a quelques années déjà.

Parfois, on évoque même un «savoir-faire spécifique des cosmétiques asiatiques»* notamment en terme de cosmétiques anti-âge et de layering, par exemple.

Les marques ou consultants qui mettent en certains produits cosmétiques venus de Corée (K-Beauty) précisent parfois même que : « Les Sud-Coréens excellent aussi dans l’art de marier des ingrédients naturels puisés dans la médecine orientale avec des composants cosmétiques de haute technologie »

Nous en reparlerons certainement lors d’un test produit plus large prochainement sur le site, en attenant, pour «la Vérité Cosméto du Mois», nous avons sélectionné un masque tissu (= sheet mask) INSTACOCOONING, qui arbore fièrement son label «Seoul» et la mention «Designed in France, made in Korea»

Ingrédients/ INCI:

Aqua/ Water, Methylpropanediol, Glycereth-26, Dipropylene Glycol, 1,2 Hexanediol, PEG-60 Hydrogenated Castor Oil, Chlorphenesin, Hydrolyzed Collagen, Glycerin, Carbomer, Arginine, Propolis Wax,  Butylene Glycol, Xanthan Gum,  Disodium EDTA, Ethylhexylglycerin, Tocopheryl Acetate, Asiaticoside, Camellia Sinensis Leaf Extract,  Prunus Armeniaca (Abricot) Fruit Extract, Argania Spinosa Kernel Extract, Bambusa Vulgaris Extract, Aloe Barbadensis Leaf Juice, Papaya ( Papaya Fruit Extract), Sodium Hyaluronate, Fragrance/ Parfum

Bénéfices produit, –  présentés sur l’emballage du produit:

DESCRIPTION du masque Hydracalm INSTACOCOONING

Une pause cocooning, un soin fun, et une efficacité au top pour hydrater, protéger et réparer votre peau, grâce au masque Hydracalm. ça fonctionne!

Aloès, une plante réputée pour ses propriétés apaisantes et protectrices pour la peau. Elle soulage les sensations de tiraillement et offre une agréable sensation de confort.

Glycérine & Argan permettent d’hydrater, d’adoucir votre peau, vous procurent la sensation d’avoir une peau gorgée d’eau.

Thé Vert + Concombre + Grenade + Bambou + Papaye , une cocktail chargé de revitaliser et réparer votre peau.

Bref, on a l’impression qu’il s’agit d’un masque hydratant purement naturel, essentiellement basé sur les bienfaits des extraits naturels cités.

Le masque INSTACOCOONING met par exemple en avant les propriétés de l’aloès, de l’argan, du bambou, du thé vert, de la papaye, du concombre, mais quand on regarde la liste INCI, on s’aperçoit que ces composant se retrouvent parmi les 10 derniers composants, tout à la fin de la formule, donc en quantité très faible. 

Les principaux composants se trouvent en tête de liste, cela permet notamment d’identifier facilement ceux présents en concentration la plus élevée. Enfin, tout ce qui se trouve tout à la fin de la liste est présent en quantité extrêmement réduite.

Donc en première position, on trouve l’eau et quelque part vers la fin les extraits végétaux vantés…. ce qui serait intéressant maintenant, ce serait de savoir ce qui se trouve entre ces deux composants….

Allons voir si cette «association de composants naturels et d’ingrédients de haute technologie » est valable dans la formulation de ce produit, par exemple.

Analyse des composants :

Comme toujours, ce sont les 5-10 premiers composants qui constituent majoritairement le «profil» global du produit. 

Après l’eau, on passe directement à une formule basée tout simplement sur des composants de synthèse, notamment la série des  solvants de synthèse Dipropylene Glycol, 1,2 Hexanediol, Butylene Glycol, Methypropanediol, a cela s’ajoutent d’autres composants  encore plus controversés, potentiellement toxiques ou polluants. 

Les composants en tête de liste représentent le tronc de base, l’excipient, et les extraits végétaux viennent juste un peu «anoblir» la formule à la fin, mais sans réel effet, vu la faible quantité employée.

Parmi les substances controversées qui se sont glissées dans la formule, on retrouve :

  1. Le Glycereth-26 est une matière première éthoxylée (de la chimie « pure et dure », problématique voir PEG, voir explication plus bas)
  2. Des substances problématiques sur le plan environnemental, car polluantes : Carbomer
  3. Le conservateur de synthèse Chlorphenesin, une substance organo-halogénée susceptible d’effets allergisants et problématique car elle peut s’accumuler dans l’organisme.
  4. Les PEG : PEG-60 Hydrogenated Castor Oil. Les PEG sont des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEGs sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  5. L’agent complexant Disodium EDTA, peu biodégradable et polluant 
Verdict : 

Donc pour un produit qui met en avant essentiellement des composants végétaux… on est  bien loin du compte. 

Le socle de base de ce masque INSTACOCOONING, ce sont des composants chimiques avec un peu de glycérine hydratante « on top », et toute à la fin de la liste délicatement saupoudré de quelques composant végétaux qui servent plus d’alibi qu’autre chose… 

Pour trouver une quelconque «expertise» de K-Beauty, qui différerait d’un produit conventionnel classique,  (un produit basé sur des composants chimiques et qui ferait croire que les composants végétaux jouent le premier rôle)… il faut fait preuve d’un peu d’imagination.

Ou se voiler la face avec un masque en tissu, tout simplement.

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Vous trouverez d’autres articles et tests produits  sur le site.

Note ; cet article date de 2018

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

 

Septembre 2018

Mixa Bébé
Crème Multi-Confort
Cold Cream

100 ml, prix : 3,70  €

 

Les produits pour bébé, -tout comme les produits pour enfants est femmes enceintes d’ailleurs- font partie de la catégorie de produits, qui nécessitent réellement que l’on vérifie leur composition.

Bien que ce soit bien sûr aussi valable pour les autres produits et toutes les autres personnes de manière générale, les bébés, les tout-petits et les femmes enceintes sont particulièrement vulnérables et ne devraient donc pas être exposés davantage à des substances potentiellement toxiques, que ce soit avec des produits cosmétiques ou d’autres produits du quotidien (alimentation, vêtements, ameublement, environnement, etc)

Encore trop de substances problématiques

Beaucoup trop de marques cosmétiques aujourd’hui disponibles sur le marché, comme le produit Mixa Bébé ci-dessous, contiennent encore des composants controversés, polluants et potentiellement toxiques pour les bébés, tout-petits, femmes enceintes et aussi leur bébé à venir.

Différentes études confirment par ailleurs que les femmes enceintes par exemple sont très souvent déjà beaucoup trop exposés à des substances très controversées du type perturbateurs endocriniens, par exemple.

En 2016 Santé Publique a publié la plus vaste étude menée sur les traces de perturbateurs endocriniens chez les femmes enceintes en France.

Résultat :
Le bisphénol A, les phtalates, les pyréthrinoïdes (famille d’insecticides), les dioxines, les furanes, les PCB, les retardateurs de flamme et les composés perfluorés sont détectés «chez près de la totalité des femmes enceintes»,

«Les femmes enceintes constituent une population particulièrement sensible car l’exposition pendant la grossesse à ces polluants est soupçonnée de favoriser naissances prématurées et malformations congénitales, ainsi que des anomalies dans le développement et la santé future de l’enfant, ajoute l’organisme public.» 

Nous le répétons assez souvent dans nos communications, les perturbateurs endocriniens ne concernent bien entendu pas uniquement la problématique des cosmétiques, mais les objets du quotidien au sens plus large.

Mais beaucoup trop de cosmétiques, -même ceux destinées aux enfants, aux bébés et aux femmes enceintes-, plus vulnérables, en contiennent encore. 

Dans le tests produits pour bébé, nous avions aussi déjà évoqué les raisons pour lesquelles une peau de bébé ne devrait pas être en contact avec des composants chimiques controversés :

Passons au test produit du Cold Cream Mixa Bébé destiné aux bébés.

Voici le descriptif du produit de Mixa Bébé sur le site de la marque :

« La Crème Multi-confort enrichie en Cold cream, apaise les 5 signes d’inconfort de la peau sèche de bébé : Sécheresse, irritations, rougeurs, grattage et croûtes de lait légères. Le Cold Cream, préparation utilisée depuis toujours en pharmacie, est la synergie d’ingrédients essentiels au confort de la peau. Il la nourrit intensément, l’assouplit et apaise les signes d’inconfort. Il agit comme un véritable ciment pour reconstituer la barrière protectrice de la peau.

Formulé et testé sous contrôle dermo-pédiatrique.Hypoallergénique.Sans paraben.»

La mention sur le tube précise par ailleurs :

«Tous les soins MIXA sont Formulés et testés sous contrôle médical pour vous assurer sécurité et tolérance.»

Nous voilà bien rassurés. Allons jeter un coup d’oeil sur la formulation désormais.

Ingrédients/ INCI: 

AQUA / WATER, GLYCERIN, PETROLATUM, PARAFFINUM LIQUIDUM / MINERAL OIL, GLYCERYL STEARATE, CETYL ALCOHOL, PEG-40 STEARATE, CERA ALBA / BEESWAX, CETYL PALMITATE, DIMETHICONE, CHLORHEXIDINE DIGLUCONATE, CITRIC ACID, SORBITAN TRISTEARATE, PARFUM / FRAGRANCE. (F.I.L. B176561/1).

Analyse des composants :

Comme toujours, dans une formulation de produits cosmétiques, ce sont les 5-10 premiers composants,  -présents en plus grande quantité-, qui déterminent le « profil » global d’un produit.

Juste après l’eau, en 3ème position et 4ème on trouve ici des huiles minérales issues de la pétrochimie Petrolatum et Paraffinum Liquidum présentes en quantité importante. Ces huiles minérales ou synthétiques procurent hydratation, -certes-, mais posent problème à d’autres niveaux (voir l’encadré ci-dessus).

Les huiles minérales, (tout comme les silicones d’ailleurs) représentent un réel problème environnemental : le processus d’extraction et du raffinage du pétrole présentent un bilan écologique désastreux.

Et si l’on souhaite se soucier du bien être de son bébé et de ses enfants, il serait préférable de prendre en considération l’image globale et choisir des produits sans aucune substance potentiellement toxique, que ce soit pour le bébé ou…. l’environnement.

Les bébés et enfants de manière générale sont déjà trop exposés aux pollutions environnementales et chaque geste qui va dans le sens de la protection de l’environnement leur sera bénéfique. 

Cela peut paraître tellement banal comme constat, mais il y a encore beaucoup de consommateurs qui estiment qu’un composant polluant serait « moins problématique »  qu’un composant potentiellement toxique pour l’humain.

Tout est lié, forcément.

 

Dans le produit Mixa bébé, on retrouve bien sûr aussi la glycérine en 2ème position, avec son apport hydratant intéressant et la cire d’abeille en 8ème position, suivi d’une silicone, Dimethicone (10ème). 

C’est donc le trio « glycérine + deux huiles minérales » en tête de liste et présent en plus grande quantité, suivi de quelques émulsifiants qui constitue sans doute la base hydratante de ce cold cream Mixa Bébé.

On y retrouve bien de la cire d’abeille, mais aucune authentique huile végétale, qui sont  des composants hydratants de base particulièrement intéressants pour la peau délicate des tout-petits.

Quelques substances problématiques

Une fois de plus d’autres substances controversées se sont glissées dans la formule de Mixa Bébé :

  • Les huiles minérales Petrolatum et Paraffinum Liquidum, composants issus de la pétrochimie. Hydratants, mais « inertes » (voir encadré)
  • Le Peg-40 stéarate, qui fait partie des PEG, des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances (ce qui pose problème pour la peau délicate et fragile des bébés) et ne sont pas très biodégradables, donc polluantes.
  • Le Dimethicone (silicone) problématique sur le plan environnemental; car polluant
  • Le CHLORHEXIDINE DIGLUCONATE, un conservateur de synthèse qui fait partie des composants organo-halogénés. Ces composants organo-halogénés ont un potentiel allergisant important, sont réactifs et peuvent en pénétrant dans les tissus, se décomposer, se fixer et y provoquer des dommages. Problématique environnementale également : ce sont des composants polluants.

Verdict :

Une formulation globale qui donne de nouveau la place centrale aux composants de synthèse (parrafine; petrolatum etc), surtout pour son effet principal, l’hydratation. On remarque aussi l’absence d’authentiques huiles végétales, si intéressantes dans le soin des peaux délicates des bébés. Mais aussi toujours des composants controversés et problématiques à différents niveaux (conservateurs de synthèse, silicone, etc), qui ne devraient tout simplement pas s’y retrouver.

 

 

 

Note ; cet article date de 2018

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

août 2018

La marque ENERGIE FRUIT fait partie de ces jeunes marques qui s’affichent avec des valeurs de «made in France», avec des formules affichées comme «minimalistes»,  « sans phenoxyéthanol, silicones et parabens »

Le tout avec une présentation pétillante, un nom de marque qui évoque les fruits et un univers résolument «Girly».

Ainsi on peut par exemple lire sur le flacon d’un gel douche :

« Energie Fruit, c’est l’histoire de 2 super amies qui ont décidé de révolutionner l’instant beauté en créant des produits de leurs rêves ! Des pépites de beauté innovantes, saines et efficaces, aux formules magiques concoctées avec une équipe de choc.(….) Fabriqué en Provence. »

Donc au premier coup d’oeil, on pourrait croire qu’il s’agit de « cosmétique naturelle » à la formulation «très propre, purement naturelle» qui intègre des composants bio avec une gamme qui propose également quelques produits certifiés bio. 

Jusqu’ici plutôt rassurant comme discours, allons jeter un coup d’oeil derrière les coulisses en analysant la composition d’un gel douche, par exemple..

 

ENERGIE FRUIT

Gel Douche Hydratant

Fruit de la passion et Huile d’argan bio

500 ml, prix : 4,30 €

  

Voici le descriptif du produit sur le site de la marque Energie Fruit :

« Fruit de la passion l’exotique ! L’été, une plage, le soleil qui se couche sur une mer turquoise… Évadez-vous chaque jour avec notre gel douche et bain moussant au parfum des îles.

Formule testée dermatologiquement et composée de 94% d’ingrédients d’origine naturelle, fabriquée en Provence.  0% parabens, silicones, pH neutre. »

La mention sur le flacon précise par ailleurs :

* 0% Phenoxyethanol, parabens, phtalates.

Sur son site la marque affiche par ailleurs des mentions très rassurantes :

  • Testé sur les copines, et non sur les animaux
  • Ingrédients d’origine naturelle
  • Testé dermatologiquement/ 0% parabens, ph neutre

La marque Energie Fruit se vante par ailleurs d’être « la première marque Vegan approuvée par PETA en GMS (grande distribution)»

Quelques produits sont également certifiés bio (Cosmébio), mais ce n’est qu’une partie minoritaire de l’offre.

Parfois cela peut créer la confusion chez les consommateurs qui ont tendance à croire que l’ensemble de la marque serait formulée de la même manière. 

L’analyse de la liste des composants peut s’avérer utile pour les produits qui ne sont pas certifiés.

Allons vérifier de plus près la formulation du produit qui nous intéresse :

Ingrédients/ INCI: 

Aqua (Water), Sodium Laureth Sulfate, Cocamidopropyl, Sodium Chloride, Argania Spinosa*, Capryl Glucoside, Glycerin, Parfum (Fragrance), Sodium Benzoate, Citric Acid, Potassium Sorbate, Limonene, Chlorphenesin, Linalool, Geraniol, Styrene/Acrylates Copolymer, CI17200, CI15510, Sodium Hydroxide

* issu de l’agriculture biologique 

Analyse des composants :

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » du produit.  

De manière générale, un produit de type shampooing ou gel douche est constitué d’environ 70% d’eau, (voir plus) viennent ensuite des bases lavantes (environ 20%) et puis le reste, des composants annexes (additifs, extraits de plantes, etc).

En ce qui concerne les gels douches, (ou même les shampooings par exemple), ce qui est donc primordial, c’est le choix des bases lavantes (aussi appelés tensioactifs) qui peuvent être soit très douces, -bien tolérés par la peau-, ou plutôt irritantes et/ou problématiques pour l’environnement.

La formulation se compose ici d’un mélange d’un tensioactif irritant le Sodium Laureth Sulfate (1ère position), présent en plus grande quantité, associé et adouci par des tensioactifs plus doux comme le Cocamidopropyl Betaine (2ème) et le Capryl Glucoside (5ème).

L’avantage de ce genre de formulation pour les fabricants, c’est que le tensioactif principal, le Sodium Laureth Sulfate, -faisant parti des tensioactifs les plus irritants-, est aussi parmi les tensioactifs les moins chers. 

Le Sodium Laureth Sulfate (aussi appelé SLS) fait partie des tensioactifs de synthèse, issus de la pétrochimie, qui sont susceptibles de provoquer des irritations et réactions cutanées, raison pour laquelle ils sont généralement mélangés à des tensioactifs plus doux.

Ces tensioactifs de synthèse sont par ailleurs des polluants importants, ils sont peu ou mal biodégradables et libèrent en se décomposant des composés chimiques.

Les bases lavantes les plus douces, les mieux tolérées par la peau, -les « acylglutamates » à base de sucre-, sont aussi les plus chères (prix jusqu’à 10 fois plus élevé que les tensioactifs issu de pétrochimie)

Raison pour laquelle on trouve très peu de produits formulés « exclusivement » avec ces bases lavantes conçus à partir de matières premières végétales (sucres, acides aminés, coprah, colza, …) .

Mais d’autres substances problématiques et controversées se sont également glissées dans la formule :

  • Le conservateur de synthèse Chlorphenesin, substance organo-halogénée qui peut provoquer des effets allergisants et problématique car susceptible de s’accumuler dans l’organisme. Problématique environnementale également, car substance polluante.
  • Les colorants CI17200, CI15510, colorants chimiques qui font partie des colorants azoïques, qui se révèlent problématiques sur le plan toxicologique, car allergisants; certains colorants azoïques sont aussi classés cancérigènes.

Comment justifier alors la mention « 95% d’ingrédients d’origine naturelle »  ? 

Quelle garantie apporte cette mention sur le gel douche Energie Fruit ?

La mention sur le produit ne correspond pas réellement à un label ou une certification officielle,- ce qui serait différent si le produit était rattaché à une «certification officielle» de cosmétiques naturelle et bio, comme par ex. Ecocert où l’on fait la distinction claire entre «ingrédients naturels » ET « ingrédients d’origine naturelle », comme suit :

Les ingrédients naturels : issus de la nature végétale, animale ou minérale, obtenus par des procédés physiques d’extraction sans «transformation chimique » des constituants.

Cela concerne par ex. les extraits végétaux obtenus par extraction etc

Les ingrédients « d’origine naturelle »  sont issus de transformations chimiques 

(il s’agit là d’une liste restrictive de procédés chimiques : hydrolyse, réactions enzymatiques, liste de procédés qui peut également très légèrement varier d’une certification à une autre…).

Cela concerne par ex. : des émulsionnants dérivés du glucose, des gélifiants d’origine végétale etc ….

Bref, un consommateur non averti, qui ne connait pas toutes ces distinctions, aurait sans doute tendance à interpréter les 95% d’ingrédients  d’origine naturelle = 95 % de composants naturels, (voir même 95 % de composants végétaux !) alors qu’il s’agit ici surtout d’eau et de tensioactifs. 

Et que l’eau et forcément naturelle et que l’importance se joue plutôt du coté des bases lavantes (voir explication plus haut)

Verdict :

Dans la catégorie «substances problématiques et controversées» on retrouve : un tensioactif principal irritant et polluant, un conservateur de synthèse controversé et des colorants loin d’être purement naturels.  Et le % « d’ingrédients d’origine naturelle » affiché ne fait plus vraiment sens, non plus. 

Par ailleurs se soucier des animaux avec les garanties des labels « Vegan » etPETA, c’est très bien, mais éviter des composants qui ont un effet néfaste sur l’environnement serait encore mieux, car les animaux sont de nos jours aussi les premières victimes immédiates de la pollution et du réchauffement climatique.

Et du coup même l’huile d’argan bio ne sauve pas vraiment la mise, vu la formulation globale. Pas très brillant dans son ensemble…. on demanderait bien aux copines en Provence de revoir leur copie.

 

 

Note ; cet article date de 2018

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

Juillet 2018

LE PETIT MARSEILLAIS
Soin Bonne Mine
Éclat d’Abricot
Gelée Hydratante Sublimante

50 ml, prix : 5,30€

INCI, Le Petit Marseillais Soin Bonne Mine :
Aqua, Dimethicone, Glycerin, Dimethicone/Vinyl Dimethicone Crosspolymer, Prunus Armeniaca Fruit extract, Ethylhexylglycerin, Propylene Glycol, Polyacrylamide, Dimethiconol, C13-14 Isoparaffin, C12-14 Pareth-12, Cetearyl Olivate, Laureth-7, Sorbitan Olivate, Dimethicone Crosspolymer, Mica, Siluca, Carbomer, Sodium Hydroxide, Benzoic Acid, Chlorphenesin,Methylparaben, Phenoxyethanol, Parfum, CI77891, CI15985, CI19140

Bénéfices produit, – présentés sur le site du fabricant, Le Petit Marseillais * :

DESCRIPTION

« Cette gelée légère et joliment nacrée, illumine votre peau et l’enveloppe d’une agréable sensation de confort. Hydratée pendant 24h, votre peau est souple et lumineuse, telle la robe éclatante et soyeuse d’un abricot gorgé de soleil.
Elle offre un parfum subtil et gourmand avec une note ensoleillée qui rappelle les bienfaits d’une chaude journée d’été, à l’ombre d’un abricotier. Adaptée à tous les types de peaux.
Testée sous contrôle dermatologique. »

Notons au passage que Le Petit Marseillais n’a pas jugé utile de mettre la composition détaillée du produit sur son site, à droite, dans la partie « le secret des ingrédients »; on vante tout simplement le fameux «abricot ». Mais quel rôle il joue au fait, cet extrait d’abricot ?

Le Petit Marseillais vante, – certes à juste titre-, les propriétés de l’acide hyaluronique, une substance naturellement présente dans la peau et les tissus conjonctifs, qui a un effet naturellement «pulpant ». Le taux d’acide hyaluronique diminue par contre avec l’âge, ce qui modifie le volume des tissus conjonctifs et fait apparaître rides et ridules.
Un apport « externe » peut donc être tout à fait bénéfique dans les formulation de crèmes anti-âge, par exemple. Par contre, une fois de plus, il est intéressant de regarder de plus près l’ensemble de la formulation du produit et la rapprocher du discours de la marque.

Ici on mets par exemple en avant les vertus de l’acide hyaluronique, mais quand on regarde la liste INCI, on s’aperçoit que ce composant se retrouve parmi les 5 derniers composants, donc en quantité plutôt faible. Les principaux composants se trouvent en tête de liste, cela permet notamment d’identifier facilement ceux présents en concentration la plus élevée. Enfin, tout ce qui se trouve tout à la fin de la liste est présent en quantité extrêmement réduite.
Donc en première position, on trouve l’eau et quelque part vers la fin le fameux acide hyaluronique, et quelque part au début on retrouve bien sûr aussi l’extrait d’abricot….

Mais ce qui serait intéressant maintenant, ce serait de savoir ce qui se trouve entre ces différents composants….

Note ; cet article date de 2017

➡️ Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.

 

 

Analyse des composants :

Comme toujours, ce sont les 5-8 premiers composants qui constituent majoritairement le « profil » global du produit.
Après l’eau, on trouve un composant à base de silicone, la glycérine, suivi d’un autre composant à base de silicone, et ensuite intervient le fameux extrait d’abricot suivi par d’autres composants à base de silicones et une huile minérale un peu plus bas dans la liste. Tous ces composants interviennent en tant que matières hydratantes.
Alors que l’on peut discuter de la qualité de cette base hydratante (présence de silicone, d’huile minérale et surtout absence d’authentiques huiles ou cires végétales), ce qui pose surtout problème ce sont des composants controversés, problématiques à différentes niveaux, qui interviennent tout au long de la formule.


Les substances controversées :

  • Des silicones DIMETHICONE, Dimethicone/Vinyl Dimethicone Crosspolymer, DIMETHICONOL substances problématiques sur le plan environnemental, (non biodégradables), polluantes :
  • Le composant C13-14 Isoparaffin, une huile minérale issue de la pétrochimie, problématique sur le plan environnemental, les huiles minérales ont par ailleurs un effet occlusif à forte concentration
  • Plusieurs PEG (C12-14 Pareth-12, Laureth-7) des matières éthoxylées. Obtenues à partir de gaz extrêmement réactifs et toxiques, issues d’un procédé chimique qui impose des mesures de sécurité les plus strictes. Les PEG sont par ailleurs susceptibles de rendre la barrière de la peau plus perméable à d’autres substances et sont peu biodégradables, donc polluantes.
  • Le conservateur de synthèse Chlorphenesin, une substance organo-halogénée susceptible d’effets allergisants et problématique car elle peut s’accumuler dans l’organisme.
    Le conservateur de synthèse Methylparaben, conservateur de synthèse controversé.
  • Le Phenoxyethanol, conservateur de synthèse controversé, potentiel toxique avéré (nocif pour le foie, notamment)
    Les colorants CI15985 et CI19140 font partie des colorants azoïques, des colorants de synthèse qui se révèlent problématiques sur le plan toxicologique, car allergisants; certains sont classés cancérigènes.

Verdict :
Une formulation bien, bien loi d’être… irréprochable.
La marque Le Petit Marseillais se présente avant tout comme « l’expert du soin de toutes les peaux sensibles de la famille » mais travaille toujours avec des composants très controversés (conservateurs de synthèse problématiques, perturbateurs endocriniens, silicones, etc…)
Des composants problématiques, potentiellement toxiques, dont se passeraient bien les peaux sensibles…et le reste de famille.

Toujours aussi surprenant, les produits pour peaux sensibles, qui contiennent autant de composants controversés.

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Note ; cet article date de 2018

Les compositions des produits peuvent changer, même une gamme entière peut changer d’orientation d’une année à l’autre et choisir de supprimer ou de rajouter certains composants ou même produits, par exemple. Aucun site ou magazine de consommateur actualise en permanence ces changements, ce serait un travail gigantesque, à faire en continu. Et les articles ne sont pas supprimés à la simple demande des fabricants qui expliqueraient que les formules aient changé de formulation depuis la parution du test. Le test produit reflète par contre «l’image exacte du moment», les tests sont clairement datés.