la vérité sur les cosmétiques

Eau et cosmétiques; gestion des ressources le défi des années à venir, quelles solutions ?

Eau & cosmétiques  : la planète bleue….manque d’eau

Avant d’évoquer la problématique de la gestion de l’eau et des cosmétiques, il s’avère utile de remettre la problématique dans le contexte plus large.

La « planète bleue », c’est le nom que nous donnons à la Terre. ¾ de la surface de notre planète est occupée par l’eau, mais seulement 0,1% de cette ressource est potable….Et comme le précise de manière officielle le service public d’information sur l’eau*, les enjeux sont multiples.

Les enjeux de l’eau

« La politique publique de l’eau s’inscrit ainsi pleinement dans le développement durable, en visant une gestion équilibrée des ressources en eau. Sur le long terme, elle doit permettre le développement des usages économiques de l’eau (enjeux économiques), assurer l’accès de tous à une eau de qualité (enjeux sociaux), tout en garantissant la préservation des ressources en eau et des milieux aquatiques (enjeux écologiques). »

Passons sur le fait que les communication officielles semblent évoquer les enjeux économiques bien avant la problématique réelle, celle du manque d’eau potable dans le monde qui fait partie des défi majeurs de 5 milliards d’êtres humains d’ici 2050. Cette problématique va donc bien au-delà de la gestion de l’eau dans les cosmétiques.

Eau & cosmétiques
L’eau reste une ressource précieuse, même pour les cosmétiques

Surconsommation et changement climatique

Sous la pression de la « surconsommation » et du changement climatique, les pénuries d’eau «tendent à se généraliser», faisant peser un «risque imminent» d’une crise mondiale de l’eau, met en garde un rapport de l’ONU publié le 21 mars. Le monde doit se préparer à une « crise de l’eau douce », les pénuries vont se multiplier et créer de plus en plus de tensions.

Du côté de la surconsommation: l’agriculture consomme 90% de nos ressources en eau, comme le précise entre autre Juliette Duquesne. (L’eau que nous sommes. Un élément vital en péril -Presses du Châtelet, 2018). Comment gérer alors durablement la problématique de surconsommation d’eau ?

« D’abord en pratiquant une agriculture biologique, en agroécologie ou permaculture. Car le poids de l’agriculture est énorme, même par rapport à la consommation domestique ou industrielle. », précise l’auteur.

L'eau et agriculture : un lien important
L’agriculture a un impact important sur la gestion de l’eau

Le lien entre agriculture bio et ressources en eau

Le fait d’encourager l’agriculture biologique, l’agroécologie ou la permaculture n’est donc pas juste un choix de « bobos à la mode », mais devient une nécessité pour protéger, entre autre, la pérennité de nos ressources en eau. 

Sans évoquer des risques et dangers qu’engendre l’agriculture intensive (calé sur le rendement à grande louche de pesticides) pour notre santé et celle de la planète. Et bien sûr que l’agriculture biologique a un prix plus élevé… à moins que ce soit l’agriculture intensive qui ne soit pas assez «chère » ? Vu tout l’impact de destruction que l’agriculture productiviste engendre, de nombreuses analyses proposent désormais de calculer le coût à un plus large échelle

Le bio pas pour tout le monde ?

Les produits issus de l’agriculture biologique ont un prix plus élevé ( = correspondant à la réalité du travail effectué) et que ce soit dans le domaine de l’alimentaire ou des cosmétiques, les produits bio sont désormais disponibles dans toutes les catégories de prix : du plus abordable … aux tarif de luxe. De nombreuses pistes existent désormais pour bénéficier de produits bio… même en fonction de son budget.

Et bien entendu que ce message s’adresse principalement et d’abord et en priorité à tous ceux et celles qui ont largement les moyens d’encourager l’agriculture biologique, au quotidien.

 

 

Eau ; et le secteur des cosmétiques, alors ?

Et pour en revenir au sujet des cosmétiques, il s’agit en France tout de même d’un secteur qui génère 26 MRd de chiffre d’affaires et donc de toute une industrie qui se sert également de l’eau pour la fabrication ou formulation de ses produits.

Exemple côté formulation cosmétiques :  un produit cosmétiques peut contenir 60- 90% d’eau…Au-delà des considérations politiques, quelles sont les solutions côté industriels ou même des consommateurs, en ce qui concerne les produits cosmétiques et nos habitudes dans la salle de bain ?

Deux leviers

Simplifions le débat, il y a principalement deux lévriers concernant la gestion de l’eau dans les cosmétiques:

  • éviter la surconsommation de l’eau à tous les niveaux &

  • réduire la pollution de l’eau

(=traitements couteux supplémentaires pour la rendre potable de nouveau)

Eau et cosmétiques : Côté Fabricants

1. Réduire l’utilisation d’eau dans les formulations cosmétiques 

La première étape pour économiser de l’eau dans les cosmétiques consiste à repenser les formulations. Les fabricants peuvent adopter des techniques de formulation innovantes qui réduisent la quantité d’eau nécessaire sans compromettre l’efficacité des produits.  Et aussi prendre en considération l’aspect eau dans le choix des matières premières (modes de cultivation, extraction, processus de transformation) et proposer des formulations de produits moins «énergivores en eau»

2. Encourager l’utilisation de produits cosmétiques sans eau 

Une autre approche intéressante consiste à promouvoir les produits cosmétiques sans eau/cosmétiques solides. Ces produits sont fabriqués sans l’utilisation d’eau dans leur formulation, ce qui réduit considérablement la consommation d’eau associée à leur production. De plus, ils peuvent être plus concentrés en ingrédients actifs, offrant ainsi des avantages supplémentaires pour notre peau. Comme par exemple des cosmétiques solides (avec des formulations irréprochables, qui justement ne polluent pas davantage de nouveaux).

3. Sensibiliser à la pollution de l’eau due aux cosmétiques 

L’utilisation de certains ingrédients dans les produits cosmétiques peut contribuer à la pollution de l’eau. Par exemple, les polyfluoroalkyls (PFAS aussi appelés polluants éternels), qui sont couramment utilisés, peuvent être toxiques pour les écosystèmes aquatiques et pour l’humain. Plus d’informations à ce sujet dans l’article Les PFAS c’est quoi – au juste ?

Il est primordial aussi d’écarter des ingrédients qui polluent davantage les nappes phréatiques : PFAS (polluants éternels), micro-plastiques, silicones, PEG, etc, Filtres UV de synthèse controversés, etc.  Il est donc essentiel d’éviter les produits contenant ces substances et de choisir des alternatives plus respectueuses de l’environnement. (par ex. des cosmétiques bio certifiés, qui excluent systématiquement ces substances.) A défaut : lire les étiquettes.

Eau et cosmétiques : Coté consommateurs

  • Réduire -de manière considérable- le nombre de produits utilisés, cela fait toujours sens.
  • S’inspirer de la mouvance « zéro déchet », même pour la salle de bain.
  • Privilégier, quand cela fait sens, des produits solides, ainsi que des produits certifiés bio ou des produits aux formulations irréprochables.
  • Appliquer, autant que possible, tous les éco-gestes dans la salle de bain, comme dans le reste de la maison pour éviter une sur-consommation d’eau.

Conclusion:

Pour économiser de l’eau et préserver cette précieuse ressource, il est important de repenser nos habitudes de consommation cosmétique et de s’engager aussi pour la sobriété hydrique- que ce soit du côté de l’industrie ou du côté des consommateurs. En réduisant l’utilisation d’eau dans les formulations, en encourageant les produits sans eau et en évitant les substances polluantes comme les PFAS, les silicones, les micro-plastiques, les PEG ou les filtres UV de synthèse nous pouvons tous contribuer partiellement à protéger davantage notre environnement et à préserver notre eau propre et saine.

La gestion de l'eau et les cosmétiques
La ressource de l’eau & les cosmétiques, un défi pour les années à venir

Le plastique n’a rien de fantastique — y compris dans les produits cosmétiques. À l’échelle de l’histoire humaine, son apparition est relativement récente, avec notamment l’invention de la bakélite en 1907 puis du PVC en 1924. Les matières plastiques développées tout au long du XXᵉ siècle sont, pour la majorité, issues de la pétrochimie et fabriquées à partir de fractions raffinées de pétrole. C’est surtout à partir des années 1950, avec l’essor de la consommation de masse et la diversification des plastiques, que ces matériaux ont envahi notre quotidien, jusqu’à saturation. Aujourd’hui, cette omniprésence pose de sérieux problèmes pour la santé humaine, la faune et l’environnement. Pour mieux comprendre cette pollution invisible, intéressons-nous de plus près aux microplastiques, également présents dans de nombreux cosmétiques.

Les microplastiques, Késako ?

Définition : les microplastiques sont de minuscules morceaux de plastique qui mesurent généralement moins de 5 millimètres. On fait également la distinction entre:

  • Les microplastiques primaires = des microplastiques synthétisés puis ajoutés de façon intentionnelle (cette partie concerne la formulation des produits cosmétiques, par exemple)
  • Les microplastiques secondaires =  des microplastiques qui proviennent de la dégradation de déchets plastiques plus grands (cette partie concerne notamment aussi les emballages des produits cosmétiques)

Les microplastiques dans les cosmétiques

Les microplastiques « rajoutés » sont encore largement présents dans les cosmétiques de nos jour sous forme de polymères de synthèse ou de microbilles. Leurs fonctions sont multiples, ils interviennent en tant qu’agent exfoliant (microbilles), filmogène (par ex. les silicones, que l’on qualifie aussi de « plastiques liquides »), régulateur de la viscosité, font office de liant, etc…

Concernant les ingrédients de type « microbilles » que l’on peut encore retrouver en tant qu’exfoliant dans des gommages, gels douches, ou d’autres « produits rincés » : Ils peuvent représenter jusqu’à 10% du poids total du produit* – ce qui correspond à plusieurs milliers de microbilles par gramme de produit !

 

pollution microplastiques cosmétiques
Les microplastiques, c’est quoi déjà ?

 

Microplastiques : Comment les repérer sur une liste INCI ?

• Acrylates Co-, Crosspolymer (AC, ACS)

• Polyamides (PA, Nylon)

• Polyacrylates (PA)

• Polymethyl Methacrylate (PMMA)

• Polyquaternium (PQ)

• Polyethylene (PE)

• Polyethylene Glycol (PEG)*

• Polyethylene Terephthalate (PET)

• Polypropylene (PP)

• Polypropylene Glycol (PPG)*

• Polystyrene (PS)

• Polyurethane (PUR)

Et dans la partie «plastiques liquides » ont retrouvera les silicones sous toutes formes divers et variées, comme

Silicones
–Cyclo-, Di-, Amodi-, Tri-, Methicone
–Cyclotetra-, Cyclopenta-, Cyclohexasiloxane
– Dimethiconol –Di-, Tri-, Siloxane , Silsesquioxane

plastiques invisibles cosmétiques

Où se cachent les microplastiques dans les cosmétiques ?

Alors que des alternatives existent, ces microplastiques sont encore bien présents, comme l’a récemment de nouveau souligné le collectif Rethink Plastic, qui regroupe une vingtaine d’associations alertant sur la problématique des microplastiques dans les cosmétiques.

La preuve, l’étude de Plastic Soup Foundation

Dans son étude et projet « Beat the Microbead », l’association néerlandaise Plastic Soup Foundation a mené une étude sur les ingrédients microplastiques dans les cosmétiques en analysant les produits des marques « classiques » conventionnelles, issues de multinationales cosmétiques européennes : L’Oréal, Nivea, Dove, Gilette, Rexona. L’étude est disponible en intégralité sur leur site. Les analyses des produits montrent que 9 cosmétiques sur 10  (parmi les produits testés) contiennent encore ces fameux microplastiques.

Autre exemple : ces belles paillettes du maquillage…. ah mince c’est des microplastiques aussi ?

La plupart du temps, les paillettes dont nous raffolons pendant les fêtes ou même pour le maquillage des enfants, ce sont tout simplement des microparticules de plastiques, élaborés à partir d’un mélange de composants d’aluminium et de matières plastiques.Surtout s’il s’agit de produits paillettes du secteur des cosmétiques « conventionnels »- les microparticules de plastiques ne sont pas autorisés dans les cosmétiques naturels et bio certifiés, par ex.

Des alternatives aux paillettes en plastique

Mais des alternatives existent depuis quelques années: des paillettes « biodégradables », même le Carnaval de Rio tourne apparamment le dos au microplastiques et se passionne pour ces nouvelles paillettes plus écologiques. Mais tant que les paillettes proposées ne sont pas certifiées par des labels de cosmétique naturelle et bio avec des directives strictes, vaut mieux toujours aussi vérifier l’intégralité de la liste des ingrédients.

Et l’impact des microplastiques sur la santé, au final ?

Pourquoi sont-ils problématiques ?

Au-delà de la présence de microplastique en tant qu’ingrédients cosmétiques, ces microparticules de plastiques proviennent aussi de la pollution plastique générale: des particules de matières plastiques divers et variés, qui passent à travers les filtres des stations d’épurations (trop petites pour être correctement filtrées) et se retrouvent ensuite dans les océans et eaux continentales en très grande quantité. La pollution à base de microplastiques avait déjà été retracé selon différentes études un peu partout dans notre environnement immédiat. Dans les océans, nos sols, les animaux et même… dans nos estomacs.

Les microplastiques dans le corps humain

Une nouvelle étude de 2022 révèle désormais que des traces de ces microplastiques ont même été découverts dans du sang humain. L’étude publiée dans Environment International, a analysé des échantillons sanguins de 22 donneurs anonymes, tous des volontaires en bonne santé, et découvert des microplastiques chez 17 d’entre eux.

« Pour la première fois, nous avons été capables de détecter et de quantifier » de tels microplastiques dans du sang humain, a déclaré Dick Vethaak, un écotoxicologue de l’université libre d’Amsterdam. »C’est la preuve que nous avons des plastiques dans notre corps – et nous ne devrions pas », a-t-il dit à l’AFP, jugeant nécessaire d’autres recherches sur l’impact possible sur la santé. Selon l’étude, les microplastiques détectés ont pu pénétrer dans le corps par bien des voies, l’air, l’eau ou la nourriture, ou encore des produits d’hygiène ou cosmétiques. (…) Il est scientifiquement vraisemblable que des particules plastiques puissent être acheminées jusqu’à des organes via le système sanguin », ajoutent ses auteurs.

La grande question est de savoir ce qui se passe dans notre corps, souligne le professeur Dick Vethaak. Les particules sont-elles retenues dans le corps ? Sont-elles transportées vers certains organes, peuvent-elles franchir la barrière hémato-encéphalique ? Et ces niveaux sont-ils suffisamment élevés pour déclencher la maladie ? Nous devons de toute urgence financer des recherches supplémentaires afin de pouvoir le découvrir.”

impact environnemental des microplastiques
Microplastiques & pollution marine

Les femmes enceintes aussi concernées

Le placenta est aussi contaminé par les microplastiques, révèle une étude italienne publiée dans la revue Environment International en 2021. Ce qui pourrait altérer la santé du bébé à naître, particulièrement sensible aux perturbateurs endocriniens.

« Quant à la provenance de ces microplastiques, les chercheurs évoquent deux voies possibles: la voie alimentaire, ces particules étant présentes aussi bien dans les aliments que dans l’eau, ainsi que la voie respiratoire, les microplastiques abondant aussi dans l’air que nous respirons. Celui-ci est aussi source de particules fines, également retrouvées dans le placenta. »

Pollution microplastiques & cosmétiques

– Et les animaux & l’environnement dans tout ça ?

Le choix des produits au quotidien, que ce soit pour les produits cosmétiques ou autre (ingrédients, emballages et produits de tous les jours) ne concerne jamais uniquement notre périmètre étroit – celle de notre santé, et de la santé de nos enfants-, mais l’ensemble du système… Et tôt ou tard ces choix de consommation nous reviennent « façon effet boomerang » avec l’accumulation de la pollution chimique dans les océans qui se retrouve ensuite par exemple dans notre assiette – pour celle.eux qui ne sont pas végan. Les microplastiques sont déjà largement présent dans l’environnement et affectent faune et flore, de nombreuses études en attestent.

Impact sur la vie océanique

Dans l’article du monde du 29 avril 2021 intitulé « Dans les océans, la pollution chimique menace toute la chaîne alimentaire » on détaille la problématique»; les scientifiques précisent, par exemple:

« Engrais, pesticides, métaux lourds, hydrocarbures, résidus de médicaments, milliers de tonnes de crème solaire et plastique sous toutes ses formes, sans compter les sédiments chargés de divers produits chimiques y juxtaposent ou synthétisent leurs effets délétères. Le rapport du Réseau international pour l’élimination des polluants constate que les rejets de l’homme impactent l’ensemble de la vie océanique, du plancton aux oiseaux. Plus de deux cents de ces études sont résumées dans un rapport sur les Polluants aquatiques dans les océans et les pêcheries, publié mardi 27 avril. Ce recensement a été réalisé pour le Réseau international pour l’élimination des polluants (IPEN), qui regroupe plus de 600 ONG dans plus de 120 pays, avec l’organisation australienne pour un avenir sans toxiques (National Toxics Network, NTN). »

 

La pollution des océans se retrouve aussi dans la chaine alimentaire

Où en est la législation concernant les microplastiques  ?

En Europe, la restriction ou l’interdiction des microplastiques dans les cosmétiques n’est pas encadrée par la réglementation cosmétique (1223/2009 EC) mais règlementée de manière indépendante dans les différents pays.

Restriction partielle

Cette restriction concerne uniquement les microplastiques ajoutés intentionnellement dans des produits destinés à être rincés, par ex. En France, depuis 2018 la Loi pour la Biodiversité interdit les microbilles de plastique des «cosmétiques rincés» (gel douches, peeling, shampooings, etc) à fonction de nettoyage ou d’exfoliation. ll s’agit donc d’une interdiction qui vise qu’une partie de la problématiques des microplastiques. D’autres pays dans le monde ont mis en place des restrictions similaires (USA, Canada, Inde, Corée…). Mais l’harmonisation d’une législation au niveau européen, voir au niveau international, se fait attendre.

7 kg de plastiques rejetés chaque minute à cause des cosmétiques, à ce rythme il y a urgence…

L’alliance Rethink Plastic, qui regroupe une vingtaine d’associations environnementales (Plastic Soup Foundation, No Plastic in my sea, Client Earth ou encore Surfrider), souligne notamment « les dommages négatifs et irréversibles à nos écosystèmes » et le risque pour la santé humaine.

« Rien qu’en Europe, 7 kg de matières plastiques provenant de cosmétiques sont rejetés dans l’environnement chaque minute »   

Et la législation, alors ?
Microplastiques : et la législation, alors ?

Et les délais d’interdiction des microplastiques ?

Des délais particulièrement lents & une phase de transition … en faveur des industriels concernés

Le 1er mars 2023, le comité d’experts européen qui devait décider dans le cadre du règlement Reach de restreindre ces microplastiques « ajoutés intentionnellement » a reporté son vote. Ce qui a fait réagir aussi des marques engagées pour accélérer le processus de l’interdiction des microplastiques. Un groupe d’une vingtaine de marques et d’associations, conduit par Weleda, Beauty Kitchen et Naïf, a adressé une lettre ouverte à la Commission européenne pour demander une interdiction plus rapide et plus complète des microplastiques dans les produits cosmétiques.

Selon la proposition actuelle au sujet de l’interdiction des microplastiques dans les cosmétiques (qui représentent par ailleurs qu’un aspect de cette pollution globale) les périodes de transition varieraient de quatre ans pour les produits rincés jusqu’à 12 ans pour certains produits de maquillage. Les parfums encapsulés bénéficieraient d’un délai de cinq à huit ans, et les produits cosmétiques sans rinçage auraient six ans pour s’adapter.

Des délais…bien trop longs, exemples :

Le règlement européen prévoit un délai de mise en oeuvre progressif allant de 2025 à 2035 concernant les autres produits contenant des polymères synthétiques. Ces produits peuvent être sur le marché jusqu’à :

  • 17 octobre 2027 : pour les produits rincés
  • 17 octobre 2028 : pour les cires, les polissants, les détergents
  • 17 octobre 2029 : pour les cosmétiques non-rincés, les parfums encapsulés
  • 17 octobre 2035 : pour le maquillage, les cosmétiques pour les lèvres et les ongles. Ces produits devront porter une mention indiquant qu’ils contiennent des microplastiques du 17 octobre 2031 au 16 octobre 2035 afin de pouvoir continuer à être vendus.

Impact environnemental des cosmétiques

Des chiffres qui n’ont rien de rassurant. Bien entendu que le secteur des cosmétiques n’est pas l’unique responsable de la pollution des microplastiques, mais il en fait partie. L’industrie dans son ensemble doit donc accélérer le processus de changement. Ensuite à nous aussi, en tant que consommateurs informés et éclairés, de favoriser toutes les marques engagées dans la protection de l’environnement depuis leurs débuts, et pas juste depuis quelques années, en version greenwashing.

Plastique et pollution : une crise mondiale
Microplastiques et pollution : une crise mondiale

Microplastiques dans les cosmétiques : comment les éviter ?

En ce qui concerne les cosmétiques :

  • Choisir des produits certifiés en cosmétique naturelle et bio, les microplastiques ajoutés ne sont pas autorisés par les labels.
  • Déchiffrer la formulation de vos produits grâce à la recherche INCI du site pour écarter les microplastiques,
  • Côté emballages : encourager les initiatives de marques qui s’engagent réellement dans ces sens, comme überwood et Dr; Bronner’s. Posez les questions « qui fâchent » à vos marques préférées, -même à celles du secteur bio- pour savoir ce qu’ils ont prévu pour accélérer le processus d’alternatives aux emballages en plastique.
  • Inviter le « zéro déchet » dans vos salles de bain; tellement de produits existent désormais en version solide, à vous de trouver la marque ou le produit qui vous convient. Tant que le produit  en version solide n’est pas certifié en bio, continuez à vérifier les compositions, encore trop de composants controversés dans certaines marques , voir article suivant.
  • Se concentrer sur l’essentiel : est-ce que l’on a vraiment besoin de 4 crèmes différentes, à la promesse d’ingrédients miraculeux, alors qu’une bonne nuit de sommeil, un vrai moment de détente, une belle séance de surf ou un fou rire partagé avec les copines, libérant des tonnes d’endorphines… nous donnera cet effet « bonne mine » instantané, jalousé par les meilleurs formulation cosmétiques du monde ? Même celles des crèmes certifiées bio ? Bref la décroissance fait sens, même dans la salle de bain… et peut rester un processus joyeux, basé sur le bon sens et le partage.

Et le reste ?

➡️ En ce qui concerne tous les autres produits du quotidien, le web regorge d’alternatives et d’astuces pour s’engager dans un quotidien qui s’éloigne, autant que possible, de notre vie actuelle, engluée dans le plastique.

Et même si le plus gros levier reste le secteur industriel, nos choix de dépenses quotidiens restent un levier réellement crucial, qui pourra aussi inspirer notre entourage pour en faire autant. On le répète donc jamais assez, le choix de nos produit de consommation au quotidien a son importance… à tous les niveaux… Les produits cosmétiques, tout comme les autres produits du quotidien contiennent toujours trop de produits à base de plastique (emballages), mais aussi de nombreux ingrédients controversés comme des perturbtateurs endocriniens, PFAS, acrylates, etc… A nous aussi de choisir des marques et projets qui proposent des alternatives.

“Every time you spend money, you’re casting a vote for the kind of world you want.” (Anna Lappe)

FAQ Microplastiques dans les cosmétiques

 Les microplastiques dans les cosmétiques : de quoi s’agit-il ?

Les microplastiques sont de minuscules particules de plastique (rajoutées) utilisées dans certaines formules cosmétiques pour leurs propriétés abrasives, filmogènes ou texturantes.

Pourquoi les microplastiques sont-ils problématiques ?

Ils ne sont pas biodégradables, polluent durablement les écosystèmes aquatiques et s’accumulent dans l’environnement – et aussi le corps humain.

Dans quels cosmétiques trouve-t-on des microplastiques ?

On peut en trouver dans des soins visage, maquillages, exfoliants, crèmes et produits capillaires, même sans particules visibles.

Comment repérer les microplastiques sur une liste INCI ?

Ils apparaissent sous différents noms (polymères synthétiques). L’analyse de la liste INCI reste indispensable. Voir listing ci-dessus.

Peut-on éviter les microplastiques dans les cosmétiques ?

Oui, en privilégiant des cosmétiques certifiés bio (ces microplastiques rajoutés n’y sont pas autorisés)  ou en vérifiant attentivement la composition des produits.

 

Sources  :

https://echa.europa.eu/fr/hot-topics/microplastics

https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/lutte-contre-pollution-plastique

https://ecomundo.eu/blog/interdiction-microplastiques-cosmetiques

 

Les Trois Points de Suspension…

Pleins phares sur 3 composants : Oxybenzone,Triclocaraban & Pentafluoropropane

Cette rubrique mettra régulièrement l’accent sur trois composants, qui soulèvent des questions, dont l’évaluation a évolué…. ou qui méritent quelques éclaircissements… 

La rubrique vient compléter les informations que vous trouverez dans les différents articles et tests produits sur le site tout le long de l’année.

Et ce mois-ci nous parlerons de l’Oxybenzone,  du Triclocaraban et du Pentafluoropropane

1) Oxybenzone (Benzophenone-3) 

Fonction :  Filtre UV

Origine : chimique

➡️ Évaluation du site « La Vérité Sur les Cosmétiques » : insuffisant
➡️ Par ailleurs aussi problématique environnementale : destruction des coraux. Concentration maximale (EU) •6 %.

➡️  (perturbateur endocrinien suspecté)

L’association EWG The Environmental Working Group, (États-Unis), vient de publier un appel à la US Food & Drug Administration (FDA) pour l’inciter à prendre des mesures urgentes pour l’Oxybenzone (INCI : Benzophenone-3). 

EWG cite également plusieurs études mettant en cause ce composant, 

➡️ en lien avec le risque du cancer du sein

➡️ Son interférence avec le système hormonal (perturbateur endocrinien)

➡️ Et le côté particulièrement allergène de ce Filtre UV

 

Un homme qui note les informations sur des composants cosmétiques

Sur le site, on parle aussi, -entre autre-, des filtres UV dans tous les articles dédiés aux produits solaires :

***********

Triclocaraban

Fonction :  Conservateur

Origine : chimique

➡️ Évaluation du site « La Vérité Sur les Cosmétiques » : insuffisant
➡️ (perturbateur endocrinien suspecté)

Restrictions 

Le comité du  CSSC* vient de publier ses conclusions définitives sur le Triclocaraban, en rajoutant les précisions et restrictions suivantes

– L’utilisation du triclocarban comme conservateur dans les produits cosmétiques appliqués par voie cutanée est sans danger jusqu’à une concentration maximale de 0,2% pour les enfants (0,5-18 ans) et les adultes, lorsqu’il est utilisé individuellement ou en combinaison.

– En plus de la fonction de conservation, l’utilisation du triclocarban est également sûre jusqu’à une concentration maximale de 1,5 % dans un produit à rincer, lorsqu’il est utilisé individuellement ou en combinaison, pour les enfants (0,5-18 ans) et les adultes.

– Toutefois, l’utilisation de triclocarban à une concentration maximale de 0,2% dans un bain de bouche n’est pas sûre pour les adultes et les enfants et dans un dentifrice n’est pas sûre pour les enfants de moins de 6 ans.

* CSSC = Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs

Le comité CSSC émet des avis sur les risques en matière de santé et de sécurité (risques chimiques, biologiques, mécaniques et autres risques physiques) des produits de consommation non alimentaires (par exemple, les produits cosmétiques et leurs ingrédients, les jouets, les textiles, l’habillement, les produits d’hygiène corporelle et les produits à usage domestique), ainsi que des services aux consommateurs (par exemple, les tatouages, le bronzage artificiel, etc.).

Quelques précisions du contexte

Remarque : Les limitions est restrictions d’utilisation mentionnées par le CSSC représentent un avis partiel, qui  ne tiennent par exemple pas compte du ce que l’on appelle « l’effet cocktail »* 

Le mélange de substances

Il s’agit de l’effet qui pourrait résulter du mélange de différentes substances chimiques controversées et qui ne concerne bien entendu pas essentiellement la problématique des cosmétiques.                                  

➡️  La problématique du Triclocaraban en tant que perturbateur endocrinien a notamment été documenté par ED List  et L’avis de ANSES de 2021

Deux filles qui notent les explications sur l'effet cocktails dans les cosmétiques
effet cocktail & cosmétiques

2 ) Pentafluoropropane

➡️  Fonction :  Solvant, agent masquant

➡️ Origine : chimique

➡️ Évaluation du site « La Vérité Sur les Cosmétiques » : insuffisant

➡️ Ce composant fait partie des substances poly- et perfluoroalkyles (PFAS), Polluants Organiques Persistants.
Les PFAS, substances poly- et perfluoroalkyles, sont des substances chimiques – fabriquées par l’humain – constituées d’environ 4 000 à 6 000 composants différents. La caractéristique des PFAS, c’est qu’ils sont persistants, se répandent rapidement et ne sont pas ou peu biodégradables. Une fois de plus, la problématique ne concerne pas que les cosmétiques. Plus d’informations à ce sujet dans l’article Les PFAS c’est quoi – au juste ? Que veut dire Pfas ? Pfas où les trouver ?

 

Et quels sont les risques pour la santé ?

Les composés perfluoroalkylés, PFAS, aussi appelés « polluants éternels » ne sont pas détruits dans le corps humain et se bioaccumulent, augmentant ainsi les risques sur la santé. Plusieurs PFAS sont fortement soupçonnés d’être toxiques, avec des risques pour la santé des humains, des animaux et de l’environnement. Il s’agit notamment des effets sur l’équilibre hormonal (perturbateurs endocriniens), le système immunitaire, la reproduction et le développement de l’enfant à naître. Les propriétés exactes diffèrent pour chaque PFAS spécifique. Ces substances peuvent s’accumuler dans le corps humain, chez les animaux et dans les plantes. Les PFAS  peuvent pénétrer dans le corps humain par les aliments, l’eau potable, l’inhalation ou la peau.

 

 

Une fille qui note les explications au sujet de l'Oxybenzone dans les cosmétiques
Oxybenzone , c’est quoi déjà ?

Perturbateurs endocriniens, comment les éviter ? 

Vous voulez approfondir la question des perturbateurs endocriniens ?  Quels sont les cosmétiques sans perturbateurs endocriniens ? Est-ce qu’il existe une liste perturbateur endocrinien cosmétique ? Quels sont les produits sans perturbateurs endocrinien ?

Le module d’accompagnement sur les perturbateurs endocriniens est désormais disponible en auto-apprentissage ici:

Comment éviter les perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques ? 

 

 

Les Trois Points de Suspension : Octocrylène, Butylphenyl Methylpropional (Lilial) et Sodium Hydroxymethylglycinate

Cette rubrique mettra régulièrement l’accent sur trois composants, qui soulèvent des questions, dont l’évaluation a évolué…. ou qui méritent quelques éclaircissements… La rubrique vient compléter les informations que vous trouverez dans les différents articles et tests produits sur le site tout le long de l’année.

Pleins phares sur 3 composants

Et ce mois-ci nous parlerons de L’octocrylène, du Butylphenyl Methylpropional (Lilial) et du Sodium Hydroxymethylglycinate

1) OCTOCRYLENE

Fonction :  Filtre UV

Origine : chimique

➡️   Évaluation du site « La Vérité Sur les Cosmétiques » : insuffisant

➡️  (perturbateur endocrinien suspecté)

➡️   Selon une étude publiée lundi 8 mars dans Chemical Research in Toxicology,  par une équipe de chercheurs franco-américaine…on retrouve du #benzophénone, un « perturbateur » hormonal également soupçonné d’être cancérogène dans de nombreux produits solaires. La benzophénone n’est pas présente au départ dans ces produits, mais résulte de la transformation d’un filtre solaire, l’octocrylène, que l’on retrouve dans de nombreux cosmétiques (crèmes hydratantes, autobronzantes, shampooings…). Or, une fois le produit ouvert, il se transforme rapidement en benzophénone, ont montré les chercheurs.« Des augmentations de benzophénone dépassant les 100 % et même atteignant les 200 % ont ainsi été observées, ajoute le biologiste. C’est la première fois que l’on montre cette dégradation de l’octocrylène en benzophénone. » Soulignant que cette substance est facilement absorbée par la peau, les chercheurs estiment que les produits à base d’octocrylène, et donc contaminés par de la benzophénone, peuvent constituer une menace pour la santé ainsi que pour l’environnement. C’est pourquoi ils prônent leur interdiction dans les cosmétiques. »

On parle aussi de la problématiques des filtres UV dans de nombreux autres articles sur le site :

 

 

***********

2)  Butylphenyl Methylpropional (Lilial)

Fonction :  Substance odoriférante, perturbateur endocrinien suspecté

Origine : chimique

➡️  Évaluation du site « La Vérité Sur les Cosmétiques » : insuffisant

➡️ Substance odoriférante, perturbateur endocrinien suspecté

  • ➡️  Classifié CMR 1B dans la 15e ATP du Règlement CLP pour son caractère répro-toxique
  • ➡️   Suite à sa classification CMR, le Lilial sera officiellement interdit en cosmétique avec l’Omnibus IV qui est actuellement en cours de finalisation auprès de la Commission Européenne. ➡️  Interdiction entrera en application au 1er mars 2022. A cette date, le Lilial (butylphenyl methylpropional) sera interdit dans tous les produits cosmétiques mis à disposition sur le marché Européen.

********

3) Sodium Hydroxymethylglycinate

Fonction :  Conservateur

Origine : chimique

  • ➡️  Évaluation du site « La Vérité Sur les Cosmétiques » : insuffisant
  • ➡️   Le Sodium Hydroxymethylglycinate a aussi a été classifié CMR 1B dans la la 15e ATP pour ses propriétés de cancérigène et de mutagène.

 

Pleins phares sur 3 composants : Benzophénone, Lyral (HICC) et Zinc Pyrithione (ZPT)

**********************

Cette rubrique mettra régulièrement l’accent sur trois composants, qui soulèvent des questions, dont l’évaluation a évolué…. ou qui méritent quelques éclaircissements… La rubrique vient compléter les informations que vous trouverez dans les différents articles et tests produits sur le site tout le long de l’année.

Et ce mois-ci nous parlerons du Benzophénone, Hydroxyisohexyl 3-Cyclohexene Carboxaldehyde (HICC)/ Lyral et du Zinc Pyrithione (ZPT)

 

cosmétiques : focus ingrédients
cosmétiques : focus ingrédients

1) BENZOPHÉNONE

(et ses différentes variantes :  Benzophénone 1, -3 (oxybenzone), -4, -9)

Fonction :  Filtre UV

Origine : chimique

➡️   Évaluation du site « La Vérité Sur les Cosmétiques » : insuffisant

Depuis août 2019, cette substance fait l’objet d’une consultation publique par l’ECHA pour son inclusion à l’annexe VI du règlement CLP.  La proposition de classification est cancérigène de catégorie 2/ CMR *(C1B). Sans avis favorable (et défense) du SCCS, cette classification pourrait entrainer l’interdiction automatique en cosmétique de la benzophenone via un règlement omnibus qui amenderait le règlement 1223/2009.

➡️  (perturbateur endocrinien suspecté)

Mis en ligne 2 juin 2020, le site edlists.org répertorie la liste des substances reconnues comme étant des perturbateurs endocriniens ou celle qui sont en cours d’évaluation (p.e. suspecté) dans la règlementation européenne sur les produits chimiques. Ce site est le résultat d’une coopération entre la Belgique, le Danemark, les Pays-Bas, la Suède, et la France.

Les filtres UV, c’est un sujet réellement récurrent dans les différents articles et tests produits du site. 

***********

 

 

2 ) Hydroxyisohexyl 3-Cyclohexene Carboxaldehyde (HICC) 

aussi appelé « Lyral »

Fonction :  substance parfumante

Origine : chimique

➡️   Évaluation du site « La Vérité Sur les Cosmétiques » : insuffisant

HICC (Lyral) : substance parfumante de synthèse allergisante

La mise sur le marché des produits contenant cette substance est interdite depuis 23 Août 2019. Les produits déjà dans la chaine de distribution pourront être écoulés jusqu’au 23 août 2021. Cette substance pouvant être naturellement présentes dans de nombreux composés de parfums; sur la base de l’article 17 du Règlement, sa  présence semble acceptable dans le produit fini si et seulement si elle respecte 4 critères : présente en petite quantité, non intentionnelle, techniquement inévitable et sans risque pour la santé.

➡️   Composant interdit des cosmétiques par le Règlement (UE) 2017/1410 de la Commission du 2 août 2017,

« La mise sur le marché dans l’Union de produits cosmétiques contenant cette substance est interdite à partir du 23 août 2019. La mise à disposition sur le marché dans l’Union de produits cosmétiques contenant cette substance est interdite à partir du 23 août 2021.» 

 

 

3) Zinc Pyrithione (ZPT)

Fonction :  conservateur, antibactérien

Origine : chimique

➡️   Évaluation du site « La Vérité Sur les Cosmétiques » : insuffisant

Utilisation dans shampooings (principalement actif anti-pelliculaire)

➡️  Avis du CSSC : Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs

Conformément aux conditions énoncées à l’article 15, point (d) du règlement (CE) no 1223/2009 et compte tenu des données scientifiques fournies, le CSSC considère la pyrithione de zinc (ZPT) est sûre lorsqu’elle est utilisée comme antipelliculaire dans les produits capillaires à rincer jusqu’à une concentration maximale de 1%.

➡️   En 2018, le comité d’évaluation des risques (RAC / Risk Assessment Committee ) de l’ECHA a adopté un avis proposant une classification en tant que substance CMR 1B en vertu du règlement (CE) n ° 1272/20081.

  ************

Liste des substances CMR*

* Les substances CMR (Cancérogène, Mutagène et Réprotoxique) sont interdits dans les produits cosmétiques, sauf à titre exceptionnel ( = restrictions)

 

 

juillet 2018

L’huile de Baobab

Au Sénégal, on l’appelle « l’arbre à pharmacie »… et le Baobab est connu et respecté depuis des siècles pour ses nombreuses propriétés de soin.
Anne Bickert, propriétaire d’un centre de bien-être spécifique pour les personnes atteintes de cancer „onko medical welleness“ en Allemagne (www.onko-medical-wellness.de) s’en est inspirée pour créer une gamme de cosmétiques BAOBABLINE Naturkosmetik et des protocoles de soin, conçus autour de cette huile, si précieuse.

Présentation d’un projet innovant autour de l’huile de baobab : Quel était le point de départ de votre projet ?

En ce qui me concerne, j’ai découvert l’huile de baobab en 2009 lors de ma visite sur le Stand (salon bio Biofach-Nürnberg) de mon producteur/fournisseur d’huiles cosmétiques bio, Martin Späth (Biomega) et la Directrice de production au Sénégal Madame Adama Mbaye (Baonane).

A travers nos échanges et nos connaissances des effets de cette huile en médecine traditionnelle sénégalaise, les applications cosmétiques, les propriétés préventives de cette huile j’ai trouvé là de nombreuses réponses aux besoins de ma clientèle.


Je cherchais à l’époque de nouvelles huiles pour mon centre de bien-être pour personnes atteintes de cancer (onko medical wellness). A l’époque nous n’avions là que de maigres informations dans ce domaine. J’ai utilisé cette huile dans plusieurs de mes mélanges, en massage, en huile de soin du corps, des muqueuses, des cheveux et des ongles, en protections contre les désagréments des traitements anti-cancéreux.

J’ai pu constater avec grande satisfaction les vertus généreuses de cette huile que j’utilise aujourd’hui plus que jamais. Je développe donc depuis plus de 10 ans des soins de bien-être avec cette huile de baobab auprès de la clientèle de onco medical wellness et suis devenue une pionnière de ces applications dont je relate dans la presse spécifique et professionnelle des résultats constatés.

Onko medical welleness/ Baobabline Naturkosmetik sont soutenus par Biomega et Baonane qui sont nos fournisseurs directs. Nous continuons d’échanger nos résultats, expériences, nouvelles analyses, et de faire connaître l’efficacité cosmétologique et préventive de cette huile pendant les traitements oncologiques. (entre autre).

Quelle avantage représente l’huile de baobab en tant que composant cosmétique ?

L’huile contient des phytostérols, des tocophérols et de la vitamine E et a donc un fort effet antioxydant, anti-aging ! Elle augmente l’élasticité et la régénération des cellules de l’épiderme. En application pure, elle pénètre relativement vite dans la peau. Elle ne la laisse donc pas la peau luisante ou collante. Elle convient à tous types de peau mais particulièrement à celles qui sont irritées, sèches, gercées, impures.

Elle peut être utilisée en prévention des vergetures pendant la grossesse et lutter contre les comédons (points noirs). L’huile de baobab renforce la fibre capillaire et le cuir chevelu (action antipelliculaire). Elle est utilisée en traitements des cheveux secs, cassants, fourchus et colorés comme des ongles fragiles.

Cette huile douce, presque inodore, convient aussi parfaitement pour les peaux de bébé. Soins préventifs des petites fesses rouges, comme en huile de massage. L’huile de baobab est pour la peau et les cheveux, un soin naturel contre les agressions des rayons du soleil en été.

Régulièrement, quelques gouttes d’huile de baobab dans le bain procurent une sensation de peau douce ou en masque de beauté et réparation quelques heures avant le shampooing, pour des cheveux brillants et faciles à peigner.

L’huile de baobab : propriétés de soin

Elle est aussi :
• Antiallergique, convient aux peaux sensibles (par ailleurs, il ne nous est pas connu de cas d’allergie après application)
• Antifongique (pour traiter les mycoses ongles et pieds mais aussi vaginale)
• Anti-inflammatoire (apaises les rougeurs de la peau du visage, piqûres d’insectes)
• Antipyrétique (à utiliser après un coup de soleil)
• Anti-comédogène (utilisée contre l’acné, les points noirs)

Quelles sont les utilisations traditionnelles de l’huile ou de l’extrait de baobab, est- ce que c’est une matière qui est toujours utilisée au quotidien, aujourd’hui ?

L’arbre du Baobab est appelé par les Sénégalais « l’arbre pharmacie » on pourrait aussi lui rajouter……..et de beauté !
Ses feuilles, fruits, graines…sont utilisées au quotidien pour répondre à certains soins médicaux et aux soins corporels quotidiens.

Elle va être utilisée en médecine comme:
• Antiallergique (convient aux peaux sensibles, piqûres d’insectes) A ce jour, il ne nous est pas connu de cas d’allergie après application.
• Antifongique (pour traiter les mycoses ongles et pieds mais aussi des la muqueuses buccale et vaginale)
• Anti-inflammatoire (apaises les rougeurs de la peau du visage dans les cas de rosacée, couperose. Utilisée dans les traitements des maladies et inflammations des gencives et de la cavité buccale
• Antipyrétique (à utiliser après un coup de soleil pour réduire l’effet de chaleur, soulager la brûlure)
• Anticomédogène (contre les comédons, nettoyant de la peau du visage)
En traitement de l’acné, l’eczéma et le psoriasis

Oui, l’huile de baobab est utilisée au quotidien au Sénégal (entre autres). Il n’existe pas d’extrait de baobab (huile essentielle) seule la poudre de son fruit peut être utilisée en complément alimentaire, de renforcement du système immunitaire, en prévention de certaines maladies intestinales, ou de traitement de la diarrhée.

Sur place, quel impact peut avoir votre projet sur l’économie locale, le projet est-il rattaché à des certifications de commerce équitable ?

En ce qui concerne onko medical wellness, ce projet consiste à répondre au plus juste aux besoins de ma clientèle pendant les traitements oncologiques et de faire connaître mes expériences, mes résultats pour en faire profiter une plus grande population, pour bonifier les vertus connues ou pas encore de l’huile de baobab.


Ma contribution à faire connaitre « l’or du Sénégal » par des articles de journaux, magazines, conférences et séminaires permet de mieux informer les personnes privées comme les professionnels de la cosmétique, de la santé du monde entier et donc de contribuer à une meilleure vente de l’huile. L’impact de ces ventes et de l’exploitation (sur place) sur l’économie locale: Au Sénégal, chez Baonane (une entreprise 100% Africaine), les productions et exploitations sont croissantes, (elle produit aujourd‘hui 7 tonnes d’huile par an). Les fruits de baobab sont livrés à l’entreprise par 76 agriculteurs sur plus de 100 villages. Les capacités de livraisons en Europe sont assurément rodées, fiables à long terme et assurent un commerce durable.

Le baobab : »L’arbre Pharmacie »

La main-d’oeuvre jouit aujourd’hui de formations spécifiques et de qualifications internes sur les machines agricoles, les presses de l’usine. Baonane conserve une récolte traditionnelle faite par les hommes du village tandis que les femmes sont chargées du tri des différentes parties du fruit, du conditionnement à l’usine. « L’arbre pharmacie » est aujourd’hui plus précieux que jamais et cette exploitation, non excessive, de cette richesse naturelle en brousse est assurément une affaire « Fair Trade ».

Une gamme de cosmétiques & Un centre de bien être

J’ai développé la ligne de soin « BAOBABLINE Naturkosmetik » de mon centre de bien-être « onko medical wellness » en 2017. Je suis restée dans la logique bio, écologique de ce produit. Pas d’emballage superflu, pas de bouteille en plastique mais en verre, étiquettes et dépliants en papier recyclé.

Aujourd’hui, l’huile de baobab est en vente directe au centre et je fournis aussi en plus des particuliers, certains professionnels en Allemagne et outre- Rhin.
Je projette l’an prochain, d’exposer sur des salons de bien-être et de la santé, en Allemagne et en France pour mieux faire connaitre l’huile de baobab et à terme la poudre.

Présentation

Anne Bickert (française vivant en Allemagne depuis 1992) Consultante en aromatologie , Aromatologue, Aroma-Wellness- Masseur, (spécialisée en accompagnement de soins de bien-être pendant les traitements oncologiques)
Auteur d’articles spécifiques professionnels, animatrice de conférences, ateliers, événements, formations.

 

 

BAOBABLINE Naturkosmetik (2017) www.onko-medical-wellness.de

Crédits photos :

Anne Bickert –onko medical wellness

Martin Späth – Biomega

Le dioxyde de titane, qu’est ce que c’est exactement ?

On fait le pointDans la nature, le dioxyde de titane est présent sous la forme de rutile, un minéral tétragonal. On retrouve le dioxyde de titane (TiO2) dans de nombreuses applications (additif alimentaire, cosmétiques, pigments), notamment pour ses propriétés d’absorption des rayons ultraviolets et son caractère colorant blanc (additif alimentaire). Il est utilisé dans le secteur alimentaire (colorant), cosmétiques (filtre UV) ou les peintures (colorant, pigment); par exemple.

Dans les cosmétiques, ce composant est généralement utilisé en tant que colorant/pigment ou filtre minéral pour sa capacité à réfléchir, disperser et absorber les rayons ultra-violets (UV). Il s’agit d’un composant qui utilisé dans différents produits cosmétiques (conventionnels OU bio), il est donc également autorisé par les différents cahiers des charges en cosmétique naturelle et bio (BDIH, NaTrue, Ecocert, Cosmébio, Soil Association, ICEA, etc). Son utilisation en cosmétique naturelle et bio est donc tout à fait répandue, le dioxyde de titane étant principalement utilisé comme filtre minéral dans les produits solaires ou pigment dans les produits de maquillage.

Nom INCI (tel qu’il apparait sur les étiquettes des produits cosmétiques) : titanium dioxyde.

Dioxyde de titane, quel danger ? D’où vient la controverse, d’ailleurs ?

La méfiance envers le composant vient du fait que le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) ait classé le dioxyde de titane parmi les composants potentiellement cancérogènes pour l’homme (catégorie 2 B).

Comme toujours, les études scientifiques doivent être interprétées dans leur contexte et il est important de ne pas en tirer des conclusions hâtives ou généralistes. En effet, l’étude du CIRC évoque un risque cancérogène du dioxyde de titane sous forme de poussières inhalées par les poumons (sous forme aérienne, en suspension). L’inhalation intensive de dioxyde de titane type « poudre libre » peut donc poser problème et nécessite des mesures de protection, notamment pour les travailleurs exposés aux fines particules de ce composant.

Et cette problématique d’inhalation massive de particules fines, par exemple dans un contexte industriel, qui peut poser des problèmes de santé importants concerne non seulement ce composant, mais aussi d’autres composants susceptibles d’être inhalés à grande échelle dans un contexte professionnel (comme par exemple le charbon, laines minérales, graphite, etc, etc, etc )

Et le dioxyde de titane en tant qu’additif alimentaire ou dans les confiseries ?

En dehors des cosmétiques, quels produits contiennent du dioxyde de titane ?

Le dioxyde de titane en tant que additif alimentaire (nom en tant qu’additif alimentaire; E 171) est interdit depuis 2020 en France dans l’alimentation et depuis 2022 en Europe. Pourtant, il est encore présent dans de nombreux médicaments. Ce qui pose problème c’est l’absorption de ce composant sous forme de nanoparticules, comme c’était le cas dans les bonbons, chewing-gums ou même dans les médicaments, par exemple. Le fait d’ingérer le dioxyde de titane sous forme de nanoparticules, est problématique sur le long terme. 

Update 2021 : L’EFSA considère que le dioxyde de titane n’est plus considéré comme sûr en tant qu’additif alimentaire:

 

dioxyde de titane et bonbons - à éviter

Faudrait-il donc éviter tout produit cosmétique contenant du dioxyde de titane ?

L’application cutanée de crèmes contenant du dioxyde de titane, quant à elle, n’est pas mise en cause par ces études, il est important de faire la distinction entre les différents contextes d’utilisation.

La plupart des dioxydes de titane actuellement utilisés en cosmétique ont d’ailleurs également subi un traitement de surface qui consiste à enrober chaque grain d’oxyde de couches de composés organiques (polyols, esters, etc.) ou inorganiques (alumine, silice, etc.). Cette étape le rend stable, non volatile et non assimilable par le corps.

En ce qui concerne l’utilisation du dioxyde de titane de manière générale (hors contexte nano) dans les produits de cosmétique naturelle et bio certifiés, certains labels préconisent, dans ce contexte d’incertitude de remplacer ce composant par une alternative, lors ce qu’elle existe, comme le précise par exemple Cosmébio*. Le label précise par ailleurs à juste titre que « si le dioxyde de titane venait à être interdit par le label …. cela signifierait également qu’il y aurait plus du tout de références en matière de maquillage et de produits de protection solaire ».

Solaire, quel est le rôle du dioxyde de titane ?
Solaire, quel produit choisir ?

Le cas des produits solaires (bio ou conventionnels)

Est-ce que toutes les crèmes solaires contenant du dioxyde de titane sont donc concernées par cette problématique ?

Récapitulons : ce qui pose problème, c’est l’inhalation massive de poussières de dioxyde de titane, son ingestion en tant qu’additif alimentaire, son utilisation sous forme de nanoparticules dans les sprays et non sa simple présence dans une formulation de crème.

➡️ Ce qui peut poser problème également, c’est la présence de ce ingrédient dans des dentifrices ou rouges à lèvres, par exemple, car les produits appliqués sur la bouche (dentifrices, rouge à lèvres, baumes, etc) sont partiellement ingérés.

Ce qui pourrait éventuellement poser problème aussi, c’est la présence de ce composant sous forme de nanoparticules dans les crèmes, sans problème pour la peau saine (étude EU NanoDerm*), d’autres études se penchent sur la problématique que des produits contenant des nanoparticules pourraient avoir sur les peaux endommagées, mais selon les dernières études il semblerait que la barrière de protection reste intacte et que les substances ne dépassent pas l’épiderme. Affaire à suivre…

En ce qui concerne la thématique des nanoparticules dans les solaires je vous invite à lire l’article suivant, qui évoque également la question ci-dessous: « Idée reçue  : Les produits solaires bio contiennent tous des « nanoparticules » de filtres minéraux. »

Le dioxyde de titane est par ailleurs l’une des seules alternatives (avec l’oxyde de zinc) aux filtres UV de synthèse, pour la plupart très controversés, classés perturbateurs endocriniens, etc….

Mais la présence de dioxyde de titane dans un produit cosmétique ne veut pas dire «inhalation massive de poussières fines», ni automatiquement dire que ce composant est présent sous forme de «nanoparticules».

Une brosse à dent avec du dentifrice qui contient du dioxyde de titane
dentifrices et dioxyde de titane – éviter

Sous forme de poudre libre, composant minéral incorporé, ou rajouté dans des confiseries et additifs alimentaires ? 

Il est néanmoins important de faire la distinction entre le dioxyde de titane ingéré sous forme de nanoparticules en tant qu’additif alimentaire, le dioxyde de titane inhalée sous forme de « poudre libre » (ce qui concernait plutôt le secteur industriel), le dioxyde de titane dans le domaine médical (médicaments,), alimentaire (confiseries), et le dioxyde de titane dans les cosmétiques oraux (dentifrices, rouge à lèvres, etc) et en tant que minéral incorporé dans des crèmes ou autres cosmétiques.

Conclusion dioxyde de titane dans les cosmétiques

 Le dioxyde de titane est à ce jour toujours autorisé dans tous les cosmétiques, avec restrictions. 

  • ➡️ Son utilisation sous forme de nanoparticules est interdite dans les sprays et aérosols.
  • ➡️ En tant que filtre UV, il est limité par le règlement cosmétique européen (1223/2009) à un dosage de 25% du total de la formule.

➡️ Le dioxyde de titane pose surtout problème s’il est ingéré, avalé ou utilisé sous forme de nanoparticules

Cadre règlementaire: précisions et mise à jour 2019/2020

Le 4 octobre 2019, la Commission européenne a adopté le 14ème ATP du règlement CLP. Ce texte comprend notamment la classification harmonisée du dioxyde de titane et prévoit une classification CMR Carcinogène de catégorie 2, par inhalation.
Des précautions d’emplois et des notes sont ajoutées concernant la classification du dioxyde de titane, notamment « sous forme de poudre contenant 1 % ou plus de dioxyde de titane qui se présente sous la forme de particules ou qui est incorporé dans des particules ayant un diamètre aérodynamique ≤ 10 µm ». La classification finale en CMR sera ensuite reprise par un règlement omnibus pour définir son application en cosmétique. Potentiellement, l’utilisation du dioxyde de titane dans un produit ayant des applications pouvant conduire à l’exposition des poumons de l’utilisateur final par inhalation pourrait être exclue.

*****

Cadre règlementaire: précisions et mise à jour 2024

Le Comité Scientifique SCCS en charge de l’évaluation de la sécurité des ingrédients cosmétiques a récemment publié son avis sur la sécurité d’utilisation de l’ingrédient Titanium dioxide (TiO2) (Opinion SCCS/1661/23).

En mars 2021, le groupe scientifique sur les additifs alimentaires et les arômes (groupe FAF) de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié un avis sur la sécurité du TiO2 (E171) en tant qu’additif alimentaire indiquant qu’une préoccupation concernant la génotoxicité ne pouvait être exclue.

La Commission européenne a alors demandé au SCCS de réévaluer la sécurité du TiO2 en cosmétique, en se concentrant sur la génotoxicité et l’exposition par inhalation et par voie orale (soin des lèvres, rouge à lèvres, dentifrice, poudre libre, spray pour cheveux).

Résultat : les preuves disponibles ne sont pas suffisantes pour exclure le risque de génotoxicité de presque tous les types de grades de TiO2 utilisés dans les produits cosmétiques oraux. La seule exception concerne les 2 grades nanos (RM09 et RM11) pour lesquels les données de génotoxicité fournies n’indiquent aucun problème. Des informations supplémentaires sont toutefois nécessaires pour les considérer comme sûrs d’utilisation dans les produits de soin oraux.L es conclusions données dans les précédentes opinions (et SCCS/1583/17, SCCS/1617/20) sur la sécurité du TiO2 utilisé dans les produits cosmétiques pouvant entraîner une exposition par inhalation restent également inchangées.

****

SOURCES

  • EFSA : https://www.efsa.europa.eu/fr/news/titanium-dioxide-e171-no-longer-considered-safe-when-used-food-additive
  • ECHA : https://echa.europa.eu/fr/-/titanium-dioxide-proposed-to-be-classified-as-suspected-of-causing-cancer-when-inhaled
  • INRA : https://www.inrae.fr/actualites/dioxyde-titane-bouche-premiere-voie-passage-du-e171-sang
  • ANSM : https://ansm.sante.fr/uploads/2021/03/11/07fee639ffe2915fd26d91d42a9487d8.pdf
  • SCCS https://health.ec.europa.eu/system/files/2021-11/sccs_o_238.pdf

 

 

Précisions : l’article date de 2017, mais est régulièrement mise à jour avec de nouvelles données.

 

 

 

Focus sur un composant EDTA

 

L’ EDTA est un agent complexant, régulateur de viscosité, conservateur. Ce composant est peu biodégradable, avec un risque d’accumulation aquatique.

Un composant « juste polluant », est-ce que c’est réellement moins problématique qu’un composant classé CMR (cancérogènes, mutagènes et toxiques) par exemple ?

Est-ce que cela fait sens par exemple, de mettre en avant son engagement pour les animaux, comme le font de nombreuses marques, tout en utilisant des composants très polluants, qui compromettent leur habitat ?

L’ EDTA est un agent chélateur, encore largement utilisé en cosmétique « conventionnelle », mais son utilisation n’est pas indispensable pour la formulation des produits cosmétiques. Il existe bien entendu toute une panoplie d’autres composants cosmétiques encore plus polluants (notamment tous les polymères de synthèse de type silicones ou la problématique des microplastiques.

Mais c’est aussi une question d’accumulation, plus on rajoute de composants polluants peu biodégradables (du type EDTA) dans la formulation des produits cosmétiques, plus on amplifie la problématique de la pollution mondiale, qui a déjà atteint des pics inquiétants de non-retour.

➡️  Exemple d’un test produit contenant du EDTA, avec la crème main DOVE

Une formulation aussi peu « naturelle », c’est rare de nos jours…

Des composants controversés, mais aussi problématique pour l’humain, les animaux et la planète. Pour une marque qui se veut désormais aussi engagée dans la protection des animaux et par définition de leur habitat – l’utilisation de ces substances dans le socle de la formulation est juste incompréhensible et illogique. Peu cohérent pour une marque qui met en en avant son son engagement pour les animaux, avec sa campagne contre les tests sur les animaux. Tout en proposant des produits basés sur des composants chimiques polluants,  rajoutant à la problématique de la pollution globale. Et donc contribuant aussi à son niveau à la destruction de notre environnement, et de l’habitat de vie des animaux.On ne le répètera assez jamais une marque engagée pour les animaux ou même un produit certifié végan… qui n’est pas aussi écologique que possible, respectueux de l’environnement de vie des animaux… ne fait aucun sens. 

D’autres Focus sur les Composants se trouvent sur le site.