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Substances à risques

 

Depuis des années, de nombreux composants cosmétiques sont sous le feu de la critique. Entre-temps, certains d’entre eux ont été interdits, et pour d’autres, on se bat encore pour déterminer la quantité autorisée. Certaines appréciations toxicologiques de composants cosmétiques autorisés sont sujettes à des astuces qui sont tout sauf rassurantes. On parle par exemple de « marge de sécurité » que l’on peut obtenir dans la mesure où « l’emploi de la substance se limite aux conservateurs et où la concentration et le temps de pose sur la peau sont limités ». Même si une telle estimation est exacte: pourquoi le consommateur devrait-il s’exposer à des substances dangereuses qui nécessitent une « marge de sécurité », et pour lesquelles il faut âprement lutter si on veut obtenir une limitation acceptable de la quantité. Surtout qu’il existe des alternatives qui ne comportent – elles – pas le moindre risque ou doute. La qualité, voire l’efficacité d’un produit cosmétique, ne nécessite en aucun cas l’utilisation de constituants problématiques. Les substances douteuses pourraient, si on le voulait vraiment, être depuis longtemps remplacées par des matières premières moins nocives pour l’environnement et la santé. Vous trouverez ci-dessous des informations sur les composants cosmétiques les plus souvent utilisés dans les produits cosmétiques conventionnels.

 

risk2Colorants azoïques
En matière de maquillage, les couleurs sont une des clés de la réussite commerciale. Nous les voulons lumineuses sans savoir que c’est au détriment de notre santé. Le fait que les produits cosmétiques naturels ne puissent pas vraiment participer à la course aux nouvelles couleurs à la mode, et choisissent d’autres voies en matière de couleurs, s’explique facilement: leurs fabricants renoncent au plus grand groupe de colorants que sont les colorants azoïques.
Les pigments azoïques sont synthétisés. Ils présentent des couleurs intenses et se révèlent problématiques sur le plan toxicologique. Des études prouvent que 25 des colorants utilisés en Europe peuvent franchir la peau, endommager le foie et dissocier l’aniline. Or, la dissociation de l’aniline est tout aussi problématique que la formation de nitrosamines. Ce qui signifie, ni plus ni moins, que certains colorants azoïques sont soupçonnés d’être cancérigènes. Il est prouvé qu’ils peuvent déclencher des allergies surtout chez les personnes présentant une sensibilité extrême à l’aspirine (acide acétylsalicylique).

En ce qui concerne les dangers potentiels liés à l’aniline, l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) a déclaré le 9/09/2007: « Sur la base d’études conduites sur l’animal, le groupe scientifique AFC a conclu que l’aniline devrait être considérée comme cancérigène. Selon les nouvelles preuves scientifiques, il ne peut être exclu que le potentiel cancérigène de l’aniline affecte le matériel génétique des cellules.

Par conséquent, il n’est pas possible de déterminer un taux d’apport d’aniline qui pourrait être considéré comme sûr pour l’homme.“

 

BHT et BHA
Le BHT (Butylhydroxytoluène) et le BHA (Butylhydroxyanisole) sont encore et toujours employés comme antioxydants dans toute une série de matières premières lipophiles (huileuses), pour les empêcher de rancir. Le magazine allemand des consommateurs, Ökotest, constate en ce qui concerne le BHT et le BHA : « Dans les tests sur les animaux sont apparues des modifications du système immunitaire et de la formule sanguine, de la thyroïde et du foi. Le BHT et le BHA se fixent dans les tissus humains et atterrissent dans le fœtus. Ils sont connus pour être des déclencheurs d’allergie. » Comme ils peuvent être remplacés sans problème par l’antioxydant naturel Tocophérol (vitamine E), il n’y a aucune raison de continuer à les utiliser encore.

 

risk5Composés organohalogénés
Les conservateurs sont souvent des substances halogénées. Cela signifie que leurs molécules portent quelque part du chlore, du brome ou de l’iode. Quand on trouve des halogènes lors de l’analyse chimique d’un produit, on a tendance à en conclure qu’ils proviennent de conservateurs de synthèse. Or, les composés halogénés existent aussi dans la nature, ce qui ne signifie pas pour autant qu’ils ne se révèlent pas problématiques ! Ils ont tous un important potentiel allergique, sont réactifs et peuvent en pénétrant dans les tissus, se décomposer, se fixer et provoquer des dommages.

 

Formaldéhyde et libérateurs de formaldéhyde
Le formaldéhyde (ou formol), pourtant classé substance cancérigène, est encore autorisé comme conservateur dans les cosmétiques si sa concentration ne dépasse pas 0,2 % (0,1 % dans les produits bucco-dentaires). Au dessus de 0,05 % la présence de formaldéhyde doit être mentionnée sur l’emballage.
Les libérateurs de formaldéhyde comme le DMDM hydantoïne sont des « ersatz » du formaldéhyde et sont un exemple classique de l’expression « remplacer le diable par Belzébuth ». Sous certaines conditions (comme par exemple un long contact avec l’eau), les libérateurs de formaldéhyde libèrent du formaldéhyde. Le Professeur Eberhard Heymann (Haut, Haare, Kosmetik, Verlag Hans Huber, Bern, 2003) qualifie les libérateurs de formaldéhyde de chevaux de Troie: « Les substances qui libèrent du formaldéhyde ont un pouvoir antimicrobien encore plus fort que les formaldéhydes. Cela vient probablement du fait que ces substances introduisent l’aldéhyde dans les cellules, tel un cheval de Troie, alors que le formaldéhyde libre – lui - est , du fait de sa réactivité, détruit de diverses manières avant même d’atteindre les cellules. » Le formaldéhyde peut endommager de manière décisive la fonction des protéines, et comme toute substance capable de dénaturer les protéines, c’est un danger potentiel pour la santé.

 

risk4Les nitrosamines
Lorsque des substances réagissent entre elles pour former des nitrosamines, une chaîne dangereuse et potentiellement cancérigène se constitue (on observe par exemple ce phénomène lorsque la graisse de viande tombe sur le feu du barbecue). Dans les produits cosmétiques, les nitrosamines peuvent se former quand par exemple la triéthanolamine et certains conservateurs nitrosants sont employés simultanément. Des matières premières peuvent aussi être polluées par des nitrosamines. Il arrive régulièrement que des cosmétiques soient incriminés par des services de contrôle pour leur taux trop élevé en nitrosamines. Les Services de Santé et d’Alimentation du Land de Bavière vérifient par exemple à partir d’échantillons l’éventuelle présence de nitrosamines dans des produits cosmétiques. En 2004, 20 % ( !) des mascaras et eyeliners étaient incriminés. Du fait de la dangerosité des nitrosamines, les cosmétiques ne devraient pas contenir de composants pouvant entraîner leur formation. Par conséquent, le renoncement aux substances halogénées comme conservateurs est une avancée de plus dans la protection du consommateur.

 

Les composés d’aluminium de synthèse
L’aluminium dans les déodorants est dangereux : nombreuses sont les personnes qui ont retenu cette information et refusent tout produit en contenant. Mais les oxydes ou hydroxydes d’aluminium utilisés en cosmétologie naturelle diffèrent de façon significative des substances de synthèse aux noms d’Aluminium Chloride ou d’Aluminiumchlorhydrate. En bouchant les pores, les complexes aluminium-chlore et les sulfates empêchent l’élimination de la sueur. Ce phénomène assez agressif peut provoquer des réactions inflammatoires et endommager les glandes sudoripares.

 

risk3Les filtres UV
Les filtres solaires chimiques réagissent sur et avec la peau. Ce processus est à l’origine d’effets secondaires non négligeables car la fonction de protection résulte du fait que les molécules absorbent une certaine longueur d’ondes. Cela n’est pas sans effets puisqu’elles sont modifiées et que cela peut entraîner la formation de nouveaux composés moléculaires au fort potentiel allergène, ou provoquant des réactions phototoxiques. En 2003, Margret Schlumpf, W. Lichtensteiger et H. Frei présentaient les résultats de leurs conséquentes recherches dans leur livre : « Les cosmétiques, effets et comportement environnemental des substances odorantes et des filtres solaires de synthèse » (Kosmetika, Wirkungen und Umweltverhalten von synthetischen Parfümstoffen und UV-Filtern, Verlag Kind und Umwelt, 2003). Selon eux, nous sommes doublement exposés aux filtres UV : par l’intermédiaire de la peau d’une part et par la chaîne alimentaire d’autre part, « car ces composés généralement lipophiles se fixent dans les aliments gras, comme le poisson ou le lait maternel ». Dans une étude de l’Institut de pharmacologie et de toxicologie de l’Université de Zürich, des filtres UV synthétiques testés en laboratoire ont réagi comme des oestrogènes. Mais en quantité si infime qu’on ne peut en tirer de conclusion sur le danger qu’ils pourraient représenter pour la santé.

 

Décoloration totale du corail: Les dégâts que des filtres UV synthétiques peuvent causer dans l’environnement ont été démontrés au travers de recherches menées par des biologistes marins. Les scientifiques de l’Université Polytechnique d’Ancône (Italie) en tirent une conclusion très claire : les crèmes solaires contenant des filtres synthétiques mettent en danger les récifs de corail du monde entier. Ce sont des observations réalisées au Mexique qui ont donné naissance à ces recherches : en effet, on avait alors constaté une forte mortalité de tous les êtres vivants dans les bassins marins fermés de la presqu’île du Yucatan, très fréquentés par les vacanciers.

Les scientifiques de l’Université d’Ancône ont travaillé dans le monde entier, que ce soit dans l’Atlantique, l’océan Indien et l’océan Pacifique ou la mer Rouge. Leurs résultats sont alarmants. D’après eux, 10 microlitres de crème solaire dans un litre d’eau de mer entraînent déjà une décoloration totale du corail en l’espace de 4 jours.

On estime que les filtres chimiques les plus problématiques sont l’Ethylhexyl Methoxycinnamate, les Benzophenone-3 et -4 et le Methylbenzylidene Camphor, tous déjà mis en doute pour leur effet hormonal.

Conclusion des scientifiques : les produits solaires participent activement à la destruction d’écosystèmes importants et merveilleux du monde entier. Les experts s’attendent à ce que le nombre de récifs de corail diminue de manière significative.

 

Parabènes
voir : la conservation

 

PEG et PPG
Dans la déclaration INCI, on repère facilement un groupe de substances à leurs lettres PEG ou PPG. Ces composants éthoxylés sont élaborés à partir de polyéthylèneglycol (PEG) et de polypropylèneglycol (PPG). Les substances hydroxypropyliques, comme le Hydroxypropyl Guar ou l’Hydroxypropyltrimonium Chloride, sont la forme la plus simple des éthers de propylène-glycol. Ils sont principalement employés comme émulsifiants, mais également comme base de gels, comme substances liantes ou comme émollients. Ils peuvent rendre la peau perméable et laisser passer les substances nocives. Les PEG et PPG sont fabriqués à partir de substances cancérigènes qui peuvent aussi être utilisées pour produire des gaz de combat. Même si aujourd’hui, pour les obtenir, on travaille avec des procédés de purification modernes sans le dangereux oxyde d’éthylène libre, l’éthoxylation reste un procédé chimique dur, hautement explosif, qui impose les mesures de sécurité les plus strictes.
La cosmétologie naturelle certifiée refuse d’utiliser des matières premières éthoxylées car, pour fabriquer un bon émulsifiant, on n’a pas besoin de produits de base dangereux, et encore moins d’une cuve sous pression pour garantir toute sécurité.

Les matières premières cosmétiques polluantes

Les composants cosmétiques qui ne font « que » polluer l’environnement sont-ils moins problématiques que ceux qui sont classés comme étant mauvais ou dangereux pour la santé? Non, car les conséquences de la pollution environnementale mettent – elles aussi - les hommes et les animaux en danger. Les matières qui ne sont pas biodégradées dans les stations d’épuration, ou qui atterrissent directement dans la nature, se développent de manière autonome. On ne sait pratiquement rien sur les chemins que ces matières vont prendre et les dégâts qu’elles pourraient causer. Elles peuvent par exemple atteindre l’homme par le biais de l’eau potable. Elles peuvent aussi être ingérées par des animaux, par exemple des poissons, et être ensuite consommées par l’homme par l’intermédiaire de la chaîne alimentaire. Ces facteurs imprévisibles jouent un rôle important dans la méfiance croissante qui s’installe face à ces substances non biodégradables.

 

risk6EDTA
L’EDTA (Éthylene-Diamino-Tetra-Acetate) était, et est encore très apprécié pour ses qualités d’agent chélateur. Mais l’EDTA et son ersatz (Editronic Acid) se fixent dans l’organisme et sont difficilement biodégradables. Ceci s’explique par l’interaction entre L’EDTA et les métaux lourds, les substances à fonction hydrogénante ou les micronutriments. L’EDTA n’est pas éliminé dans les stations d’épuration et atterrit (avec les métaux lourds qu’il a fixés) dans les rivières et les lacs. Comme l’EDTA se trouve déjà dans les eaux usées (stations d’épuration) comme substance complexe contenant des métaux lourds, il n’y a pas de processus de biodégradation dans les cours d’eau. Cependant, les complexes EDTA-fer sont bio dégradables dans les eaux de surface, sous l’action de la lumière. Cette dégradation dégage des substances inconnues, qui pourraient représenter des risques majeurs pour l’environnement. De plus, comme l’EDTA (qui peut accélérer ou inhiber la production d’algues dans les eaux) n’est pas retenu par les filtres à charbon actif, il peut arriver dans notre eau potable. Quel danger représente cette eau potable chargée de complexes de métaux lourds et d’EDTA pour l’homme? Il existe très peu de recherches sur la question comme d’ailleurs sur de nombreuses autres conséquences possibles de la pollution de l’environnement. L’EDTA est reconnaissable dans la déclaration INCI par les lettres EDTA, généralement combinées avec un autre mot, comme par exemple Tetrasodium EDTA. C’est un scandale que l’EDTA soit encore utilisé alors qu’il serait très facile de le remplacer. L’acide phytique obtenu à partir du son de riz, par exemple, est une alternative naturelle à l’EDTA.

 

risk6COV
Les lettres COV signifient Composés Organiques Volatils. La pollution de l’environnement par les COV produits par l’homme a fortement augmenté ces dernières années, du fait de la circulation automobile, des substances chimiques utilisées dans le bâtiment (peintures, colles), etc. Quelques-uns des nombreux COV sont considérés comme hautement toxiques et cancérigènes, d’autres, comme l’éthanol, sont inoffensifs.

 

Quats et Polyquats
Les quats classiques sont le CTAC (Cetyl triméthyl ammonium chlorure) et le DSDMAC (Quaternium-5). Tous les quats simples ne sont pas biodégradables et ils entraînent généralement une légère irritation de la peau. Ceci est également vrai pour les polyquats (Polyquaternium, suivi d’un chiffre). Ce sont des composés complexes ayant comme molécule centrale des sels d’ammonium quaternaires.
Ces polyquats sont utilisés car les polycations s’accrochent mieux à la surface du cheveu que les cations simples. Ils contiennent souvent des substances naturelles : les polyquaternium-4 ou -10, par exemple, sont deux composés complexes renfermant de la cellulose. Les parties naturelles se dégradent en général facilement, contrairement à la molécule centrale.
Les quats (composés d’amonium quaternaires, INCI : Quaternium, suivi d’un chiffre) sont utilisés comme antistatiques dans les produits capillaires pour éviter que les cheveux ne se chargent électriquement et pour faciliter le coiffage.

 

Les silicones
Les silicones sont-elles biodégradables ou non? S’accumulent-elles dans l’environnement? Les experts débattent toujours sur la question. Les arguments des défenseurs des silicones ne sont pas convaincants. Ils font valoir que les silicones qui arrivent dans les stations d’épuration s’évaporent ou s’accrochent à de petites particules se trouvant dans l’eau et atterrissent ainsi dans les boues d’épuration. Ces boues sont brûlées, déposées, enfouies ou épandues dans les champs.
Même s’il est vrai que l’évaporation des silicones et la combustion des boues d’épuration contenant des silicones n’ont pas de conséquences sur l’effet de serre, on ne connaît pas pour autant les implications que pourraient avoir une utilisation massive de silicones. Que deviennent-elles une fois dans le sol? Elles sont biodégradées que lorsque le sol s’assèche. S’il est durablement humide, elles ne se dégraderont pas. Dans les régions sans stations d’épuration (et cela concerne la plus grande partie de la planète!) les silicones atterrissent dans les lacs et les fleuves où elles ne seront pas décomposées, et on ignore encore quelles pourraient en être les conséquences sur les êtres humains, la flore et la faune.

 

Les acrylates
Un shampooing et une crème ne doivent pas être trop liquides. Pour qu’un produit cosmétique ait la consistance à laquelle nous sommes habitués, on utilise des agents gonflants. Alors qu’on pourrait utiliser des substances naturelles comme l’acide alginique, l’amidon, ou la bentonite d’origine minérale, l’industrie cosmétique conventionnelle a fait le choix des acrylates, substances polluantes. Il est vrai que les agents gonflants naturels ont parfois l’inconvénient (en surdose) de former un film sur la peau, qui s’enlève néanmoins facilement en frottant. Les acrylates n’ont pas cet désavantage, mais présentent un tout autre inconvénient : ils peuvent boucher les pores de la peau.


 

 

 

 

 

 

 

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