Bonjour Alex.
Merci de votre appréciation dans „le livre d'or“. En ce qui concerne les composants des cosmétiques que je classe dans les catégories peu recommandées ou que je déconseille, il s'agit surtout d'ingrédients déjà étudiés depuis des dizaines d'années. Quand vous écrivez „je trouve que vos propos sont assez légers (sans fondements scientifiques)“, j'aimerais vous répondre: je pars du principe que mes lecteurs attendent de moi que je résume d'une manière concise et compréhensible les résultats de recherches dont on dispose.
Prenons par exemple l'effet cancérigène des nitrosamines, la classification du formaldéhyde dans les substances cancérigènes, ou bien les matières premières et les méthodes chimiques par lesquelles on fabrique les PEG: à elles seules, les connaissances sur ces trois substances suffiraient à remplir de nombreuses étagères de bibliothèques.
Mon principe est le suivant: „En cas de doute, il faut opter pour la sécurité“. Il existe, toujours et encore, une kyrielle d'exemples qui montrent que l'utilisation de certains produits chimiques peut avoir des conséquences néfastes, et pas seulement dans le domaine des cosmétiques. C'est le cas du triclosan, par exemple. Quand j'apporte des informations spécifiques, comme par exemple de nouveaux résultats concernant les effets du triclosan, je cite généralement mes sources.
En ce qui concerne le triclosan, j'ai écrit:
„Une utilisation répétée de cette substance entraîne le risque de formation de germes résistants, comme c’est déjà le cas avec les antibiotiques. La dermatologue et allergologue Heidelore Hofmann (de la Technische Universität München – Université technique de Munich) va, elle aussi, dans ce sens quand elle déplore l’augmentation significative de la résistance du staphylocoque doré, bactérie qui provoque des infections du nez et de la gorge chez les nourrissons et les jeunes enfants. Sachant que le triclosan peut être absorbé par le biais du lait maternel, les bébés allaités se retrouvent ainsi plus particulièrement menacés. Comme le dit le Dr Heidelore Hofmann : « Les produits d’usage courant, jusqu’aux textiles mêmes, contiennent de plus en plus souvent cette substance antimicrobienne, le triclosan, à hauteur de 0,03 %. Cette faible quantité suffit à entraîner une résistance des bactéries. »“
Autre exemple: je me penche actuellement sur la protection solaire minérale et les nanoparticules. Et bien, vous trouvez dans un encadré les informations suivantes:
Etudes concernant la protection solaire minérale*
1
http://ec.europa.eu/health/ph_risk/committees/04_sccp/docs/sccp_o_123.pdf
2
http://ec.europa.eu/comm/health/ph_risk/committees/sccp/
documents/out135_en.pdf
3 A. O. Gamer, E. Leibold, B. v. Ravenzwaay, Toxicology in Vitro 20 (2006), 301–307;
S. E. Cross, B. Innes, M. S. Roberts, T. Tsuzuki, T. A. Robertson, P. McCormick, Skin Pharmacology and Physiology 20 (2007), 148–154;
P. Filipe, J. N. Silva, R. Silva, J. L. Cirne de Castro, M. Marques Gomes, L. C. Alves, R. Santus, T. Pinheiro, Skin Pharmacology and Physiology 22 (2009), 266–275.
4
http://www.bfr.bund.de/cm/206/69_und_70_sitzung_der_vorlaeufigen_
kommission_fuer_kosmetische_mittel.pdf
5
http://www.bfr.bund.de/cd/7720
6
http://www.tga.gov.au/npmeds/sunscreen-zotd.htm
7 C. Günther, A. Kecskes, T. Staks, U. Täuber, Skin Pharmacol Appl Skin Physiol 11 (1998), 35–42.
8 D. B. Warheit, R. A. Hoke, C. Finlay, E. M. Donner, K. L. Reed, C. M. Sayes, Toxicology Letters 171 (2007), 99–110.
Ce ne sont que quelques sources et le sujet est bien plus vaste. Comme je suis d'avis que les consommateurs, malgré toute leur bonne volonté, ne sont pas en mesure de pouvoir lire des montagnes d'études (comme je le fais moi-même depuis 15 ans), je vais à l'essentiel.
Je ne suis qu'une voix parmi toutes celles que l'on entend depuis des années dans les controverses autour de la qualité des ingrédients utilisés dans les cosmétiques. Et je tiens à saluer expressément le fait que ces voix ne s'expriment pas à l'unisson, car c'est des discussions de personnes engagées que jaillit la lumière. Du moins, c'est mon opinion. C'est pourquoi je vous remercie encore une fois de vous être exprimé sur le sujet.
Cordialement Rita Stiens